Pommerit-le-Vicomte

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Pommerit-le-Vicomte
L'église de Pommerit-le-Vicomte et l'if millénaire
L'église de Pommerit-le-Vicomte et l'if millénaire
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Guingamp
Canton Guingamp
Intercommunalité Leff Armor Communauté
Maire
Mandat
Alain Gautier
2014-2020
Code postal 22200
Code commune 22248
Démographie
Gentilé Pommeritain, Pommeritaine
Population
municipale
1 794 hab. (2014)
Densité 54 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 37′ 12″ nord, 3° 05′ 14″ ouest
Altitude 100 m (min. : 34 m) (max. : 119 m)
Superficie 33,03 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.pommeritlevicomte.fr

Pommerit-le-Vicomte [pɔmʁit lə vikɔ̃t] est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Neuf communes entourent Pommerit-le-Vicomte.

Rose des vents Saint-Clet Saint-Gilles-les-Bois Gommenec'h Rose des vents
Squiffiec, Trégonneau N Goudelin
O    Pommerit-le-Vicomte    E
S
Pabu Saint-Agathon Le Merzer

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Trieux
Liste et situation des moulins à eau du Trieux sur la commune de Pommerit-le-Vicomte

Le Trieux est une rivière située à l'ouest de la commune et qui en fait une des limites administratives avec les communes de Trégonneau et Squiffiec.

De nombreux moulins à eau se trouvaient le long de cette portion. Certains existent toujours mais reconvertis en habitation, d'autres ne laissent leur trace que par la présence de leur bief.

Liste des huit moulins à eau, d'amont en aval :

  • moulin de Ferrière, dit du Perrier ;
  • moulin Neuf ;
  • moulin Barzic ;
  • moulin de Pommerit ;
  • moulin du Poirier ou du Perron ;
  • moulin de Kerhonn, aussi nommé moulin de Kerquestel du nom du lieu-dit sur la commune de Squiffiec[1]
  • moulin du Restmeur : ce moulin dépendait à une époque du château du Restmeur ;
  • moulin de Kerbrézellec : il ne reste presque plus de trace de ce moulin, qui dépendait de la ferme de Kerbrézellec. Il se trouvait près de la passerelle actuelle[1].
Autres cours d'eau

Le Trieux est le principal cours d'eau de la commune.

En voici d'autres :

  • Le Frout au sud-ouest de la commune. Il matérialise la limite entre Pommerit-le-Vicomte et Pabu ;
  • ruisseau du Paou ;
  • ruisseau du moulin du Vert ;
  • rivière du Traoun.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom breton de la commune est Pañvrid Ar Beskont[2].

Le nom de la localité est attesté sous la forme latinisée Pomerit Vicecomitis dès 1330.

Le nom de la commune est issu du gallo-roman pomeratu (pomeretum) passé en breton[3]. Il est dérivé du gallo-roman pomariu. cf. le latin médiéval pomarius, substantif masculin de pommier[4]. En revanche, le latin classique pomarium signifie verger[4]. Le suffixe est le gallo-roman -etu, d'origine gauloise ou latine, qui sert à désigner un ensemble d'arbre appartenant à la même espèce (cf. la forme féminine -ata/-aie, ex : pommeraie, chênaie, etc.).

L'évolution du suffixe -etu en langue d'oïl aurait dû se faire en -oy ou -ey (autrement -et, -ay), évolution qui n'a pas eu lieu en langue bretonne[3].

Le nom de la commune a pu parfois être noté sous la variante graphique Pommerit-le-Vicompte, dès 1668.

Histoire[modifier | modifier le code]

Origine[modifier | modifier le code]

L'origine romaine supposée n'est pas attestée par l'archéologie. Dès le XIIe siècle, les hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem, de la commanderie du Palacret, possèdent sur le territoire de sa trève Saint-Gilles, le membre de Kerdanet, et la chapelle Saint-Jean qui en dépend. Les hospitaliers sont sans doute à l'origine d'une léproserie, dont les lieux-dits Cracoussery (du breton kakous, lépreux), Parc-ar-C'hlandry (de klanvdi, maladrerie) et La Corderie conservent le souvenir.
Au Moyen Âge, l'histoire locale est liée à celle de la famille du Châtelier, dont un des membres se voit attribuer, au plus tard à la fin du XIIIe siècle, le titre de vicomte.

Pommerit-le-Vicomte (en latin : Pomerit Vicecomitis) est cité dès 1330 au diocèse de Tréguier, lors du procès de canonisation de saint Yves. La paroisse, avec sa trève de Saint-Gilles, est mentionnée en 1426. Pommerit-le-Vicomte et la paroisse voisine de Saint-Gilles-Les-Bois (autrefois Saint-Gilles-Le-Vicomte) constituent le berceau de la famille de Kermoysan qui y possédait notamment la terre et le manoir de Goasmap, puis du Rumeur. Tugdual de Kermoysan en est un des plus illustres représentants.

En janvier 1489, à l'époque de la prise de Guingamp par les Français, un combat près du pont de Squiffiec oppose les troupes commandées par Jean, vicomte de Rohan, à celles de la duchesse Anne, lors duquel périssent beaucoup de seigneurs bretons. Une petite lande, aux confins de Pommerit et de Pelet, porterait encore, selon la tradition, le nom de Placen-traou-bataille ou « Lieu bas de la bataille »[5].

Le 20 mai 1571, par un mariage entre Claude (ou Claudine) du Châtelier et Charles Gouyon de la Moussaye, (marquis de la Moussaye en 1615), la vicomté de Pommerit échoit aux Gouyon de la Moussaye.

Cette branche, issue de Claudine et Charles, s'étant éteinte sans postérité masculine, le marquisat de la Moussaye passe à une branche cadette des Gouyon.

Le 29 septembre 1681, Henri Gouyon, marquis de la Moussaye, comte de Quintin, vend le comté de Quintin et la vicomté de Pommerit à Guy-Aldonce de Durfort, comte de Lorge et maréchal de France.

Par lettres données à Versailles en mai 1691, la vicomté de Pommerit fut incorporée au comté de Quintin et celui-ci érigé en duché en faveur du maréchal de Lorge.

En 1715, Saint-Gilles, qui était une paroisse succursale de celle de Pommerit, devient paroisse indépendante.

1790 - 1801 : Pommerit-le-Vicomte, chef-lieu de canton[modifier | modifier le code]

Le 15 janvier 1790, sur les conclusions de l'abbé Sieyès, député du Tiers-Etat, l'Assemblée Nationale, redécoupant les circonscriptions territoriales issues de l'Ancien Régime et la féodalité, décrète que la France sera partagée en 83 départements. Le département des Côtes-du-Nord est divisé en districts et chaque district en cantons. Pommerit, sous le nom de Pommerit-les-Bois, est érigée en chef-lieu de canton.

Cette commune élit sa première municipalité au début de 1790.

Le canton de Pommerit est intégré le 30 avril 1790 au district de Pontrieux. Les autres cantons en sont : Lézardrieux, Paimpol, Lanvollon, Plouha, La Roche-Derrien, Saint-Gilles-les-Bois et Yvias.

Le canton de Pommerit incluait les communes de Gommenec'h, Le Merzer, Trévérec et Pommerit. Dans celui de Lanvollon : Lannebert, Pléhédel, Pludual, Tréméven et Lanvollon.

Cette multiplicité entraîne bien des dépenses, chaque district ou canton ayant son administration spéciale et sa juridiction. Certains sont d'une superficie minuscule. Le Consulat modifie les subdivisions départementales en arrondissements plus étendus que les districts et réduit aussi le nombre de cantons. D'autres changent de chef-lieu pour raison de commodité des communications.
Pommerit-le-Vicomte disparaît alors de la liste des cantons pour redevenir simple commune en 1801.

Pommerit-les-Bois[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune devient Pommerit-le-Bescond à partir d'octobre 1793. Mais cette modification, adoptée par la municipalité, paraît insuffisante au district de Pontrieux, Bescond voulant dire vicomte en breton. Le district, par son arrêté du 28 nivôse an II (17 février 1794), impose à la commune le nom de Pommerit-les-Bois.

L'ordonnance royale du 8 juillet 1814 prescrit aux communes qui avaient changé de nom pendant la Révolution de reprendre celui qu'elles avaient antérieurement à 1790. Le nom de Pommerit-le-Vicomte est rétabli. Cette ordonnance est annulée par un décret impérial du 14 avril 1815, mais ce décret cesse d'avoir effet à la fin des Cent-Jours (25 juin 1815) et n'a guère le temps d'être appliqué.

Républicains et royalistes[modifier | modifier le code]

Le 8 février 1800, en revenant de la région de Plouha, les chouans de la région de Tréguier-Lannion, sous les ordres du chef Taupin (ancien valet de chambre de l'évêque de Tréguier) s'emparent du château du Restmeur où ils s'établissent.

Informé, le cantonnement de Pontrieux (composé en partie de soldats de la Garde Nationale et en partie d'éléments d'une compagnie franche) marche vers le Restmeur. Alertés et préparés au combat, les chouans affrontent les Bleus dès l'arrivée de ces derniers près du château.

Suivant un dur combat, les Républicains battent en retraite après la perte de trois hommes et la blessure du capitaine Daniel.

Le jardinier du château du Restmeur, étant allé fêter la victoire au cabaret, rentre ivre au Restmeur et répond imprudemment "Républicain" au "Qui-vive" du factionnaire, qui tire et fait de lui l'une des dernières victimes de ces journées tragiques.

Le lendemain, 9 février, vers 7 heures du matin, les chouans abandonnent le Restmeur et, par le pont de Squiffiec, se dirigent vers le bourg de Tréglamus où ils sont attaqués, le 1er mars au matin, par la troupe de Belle-Isle-en-Terre. Le chef Taupin est tué. Les combats du Restmeur et de Tréglamus sont les deux derniers des chouans avant la pacification définitive de la région.

Splendeur et déclin [6][modifier | modifier le code]

L'industrie importante de la commune est celle du lin. Beaucoup de familles pauvres sont venues y chercher un travail. Mais la concurrence des fils belges et anglais, préparés mécaniquement, anéantit l'industrie linière locale.

La misère s'installe alors et Pommerit ne compte pas moins de cinq cents mendiants, sur une population de 3 000 âmes. Le lin, encore cultivé un certain temps, est exporté et non plus préparé sur place.

La commune exporte, par le port de Pontrieux, des grains à destination du midi de la France et de la graine de trèfle pour la Belgique. Elle expédie aussi des graisses et du bois de chauffage pour Paimpol et les environs.

Il y a également, dans la partie sud-ouest de Pommerit, un gisement assez étendu d'argile à poterie. La couche supérieure de cette argile est grossière mais, au-dessous de deux ou trois mètres, on trouve une argile fort belle qui pouvait être employée pour la fabrication de la faïence fine. Ce gisement alimentait les nombreuses poteries de la commune de Pabu.

En 1880, on ramasse des miséreux morts de froid et de faim sur la route de Pabu. L'hiver est si long et si fort qu'il permettrait le passage d'une charrette sur le Trieux ! La glace est si épaisse qu'elle résiste à la chute des arbres et l'on voit des riverains tailler des troncs et fagoter sur cette rivière gelée.

En 1904, la misère reste grande et s'il arrive aux artisans d'être momentanément riches, ils possèdent peu et leur métier ne leur permet pas d'économiser pour les mauvais jours. Dès que leur santé les empêche de poursuivre leur activité, ils viennent automatiquement grossir les rangs des indigents.

Les laboureurs (propriétaires exploitants), vivant dans une aisance toute relative, sont fort peu nombreux et les fermiers des terres nobles ou bourgeoises sont accablés de charges puisqu'ils supportent le paiement pour compte de l'impôt foncier et remettent aussi à d'autres tout le profit de leur labeur. Ils sont par conséquent presque aussi malheureux que ceux qu'on leur demande de secourir.

Tradition jusqu'en 1914[modifier | modifier le code]

[réf. nécessaire] Les populations de certains villages, comme Pabu et Plouisy par exemple, se connaissaient parfaitement, se fréquentaient, se mariaient, cousinaient et s'amusaient ensemble. Ces localités n'entretenaient pratiquement aucune relation affective avec Pommerit-le-Vicomte, seules existaient celles dictées par les nécessités du labeur. Quand les gars de Pommerit s'aventuraient à Pabu, dans l'espoir de courtiser une belle Pabuaise, ils étaient arrêtés au Lann où, formés en deux groupes, Pommeritains et Pabuais se flanquaient de belles raclées. On dit même que, lorsqu'il arrivait que les gars de Pommerit soient vaincus, on les reconduisait chez eux en leur lançant des cailloux. Il arrivait même qu'ils furent refoulés au-delà du bois, jusqu'à Kermilon ! Là, avec l'arrivée des renforts des deux côtés, les choses devenaient plus sérieuses et faisaient surtout du bruit car on s'empoignait généralement à la lutte, mais rares étaient les mauvais coups.

Au terme de ces combats, tout redevenait calme… jusqu'à une prochaine fois.

Autres dates[modifier | modifier le code]

  • En 1375 Geoffroi de Kermoysan, évêque de Cornouaille et de Dol, assiste au parlement tenu à Paris pour fixer la majorité des rois à 14 ans.
  • En 1429 Tugdual de Kermoysan participe au siège d'Orléans aux côtés de Jeanne d'Arc.
  • En 1451 et 1455, Jean du Châtelier, vicomte de Pommerit, assista, en qualité de chevalier banneret, aux parlements généraux tenus par le duc Pierre II.
  • Le 25 août 1795 Rolland Marie Gabriel, élève de marine, chevalier de Kermoysan, volontaire au régiment d'émigrés Loyal Emigrant, est condamné à mort et fusillé à 19 ans, avec son ami René Joseph de Lantivy de Trédion, à l'issue du débarquement de Quiberon, le jour de la grande charrette des jeunes émigrés.
  • Janvier 1799, combat de Restmeur.
  • En 1817 Jean René Louis de Kermoysan, chevalier de Saint-Louis, est chef de l'état major de l'armée royale de Bretagne.
  • En 1826, le 27 juin, un orage épouvantable occasionna dans la commune des dégâts qui furent évalués à la somme de 23 236 francs. On constata que plusieurs des grêlons qui furent ramassés avaient la grosseur d'un œuf de pigeons.
  • En 1919, le 26 octobre, fut bénie la première pierre de la nouvelle église Notre-Dame.
  • En 1921, le 27 octobre, fut bénie l'église nouvellement construite.
  • En 1943, le 7 mai, les habitants de Pommerit-le-Vicomte manifestèrent massivement en faveur de la Résistance. À la suite de cette manifestation, le maire, Marcel Renaut, fut suspendu.
  • En 1944, le 15 juillet, cinq résistants tentèrent de forcer un barrage établi par une patrouille allemande. Dans ce combat, ils furent tués et leur voiture fut incendiée.

Le train[modifier | modifier le code]

La commune de Pommerit-le-Vicomte est traversée par une ligne de chemin de fer durant la première moitié du XIXe siècle. Le ligne allait de Guingamp à Plouha. Cette ligne était métrique.

Le lieu-dit La Gare, près de la chapelle du Paradis, témoigne de son existence.

Voir l'article Chemins de fer des Côtes-du-Nord pour plus de détail.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Voici ci-dessous le partage des sièges au sein du conseil municipal de Pommerit-le-Vicomte :

Listes candidates aux élections municipales de mars 2014 Tête de liste Effectif Statut
Bien vivre ensemble à Pommerit-le-Vicomte Alain Gautier 15 Majorité
Pommerit-le-Vicomte Autrement Marie-Ange Rondot 4 Minorité

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2006 en cours Alain Gautier PS Retraité, 3e mandat
1977 2006 Jean Le Floc'h PS Conseiller général, 5 mandats
1965 1977 François Nicolas PS 2 mandats
  1965 Francis Poulouin DVG  
    Joseph Page DVD Conseiller général
1896   Charles Le Bourdellès    
  1896 Jules De Botmiliau    
1852   Adolphe Floyd    
1846 1852 Al. Floyd    
1832 1846 Joseph Le Page    
1830 1832 Joseph Mazé    
1826 1830 Armand Floyd    
1802 1826 Louis Marquier    
1801 1802 F. Ellien    
1801 1801 Y. Le Tanaff    
1800 1800 Jean Le Page    
Les données manquantes sont à compléter.
  • mars 2006 : Jean Le Floc'h annonce sa démission (pour raison personnelle) de son mandat de maire ;
  • avril 2006 : Alain Gautier, alors premier adjoint chargé de la voirie, est élu maire par le conseil municipal.

Frise chronologique de la succession des maires de Pommerit-le-Vicomte.

Enseignement primaire[modifier | modifier le code]

Pommerit-le-Vicomte dispose de deux établissements d'enseignement primaire :

  • l'école publique ;
  • l'école Saint-Anne.

Santé[modifier | modifier le code]

Un grand nombre de services de santé est présent sur la commune :

  • cabinet médical, médecine générale ;
  • cabinet d'infirmiers ;
  • chirurgien-dentiste ;
  • kinésithérapeute ;
  • pharmacie ;
  • établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) : la résidence de l'if, qui comprend 130 places.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[8],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 794 habitants, en diminution de -1,7 % par rapport à 2009 (Côtes-d'Armor : 1,65 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 740 2 726 2 497 2 670 2 855 2 948 2 987 3 039 3 013
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 050 3 059 3 119 3 091 2 936 2 890 2 806 2 748 2 613
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 555 2 426 2 326 2 021 2 020 2 015 2 013 1 804 1 715
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
1 857 1 724 1 631 1 713 1 690 1 728 1 783 1 812 1 794
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006 [10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

L'adhésion à la charte Ya d'ar brezhoneg a été votée par le Conseil municipal le 13 février 2017.

Commerces et services[modifier | modifier le code]

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Religieux[modifier | modifier le code]

Église Notre-Dame[modifier | modifier le code]

L'église Notre-Dame a conservé son clocher, inscrit en 1926 au titre des Monuments historiques[11], de 34 m du XVIIIe siècle où l'on peut déchiffrer une curieuse inscription rédigée à rebours « cette tour fut faite par un irlandais en 1712 ». De très beaux confessionnaux du XVIIe siècle, des albâtres du XVe siècle et des statues anciennes de Saint Michel et Saint Antoine attirent l'attention dès l'entrée dans l'édifice[12]. Un superbe if de 1 700 ans orne le parc de l'église[13], ainsi qu'une chaire extérieure originale du XVe siècle. Depuis le 15 février 2007, un éclairage met en valeur le clocher.

Chapelle Notre-Dame du Folgoat[modifier | modifier le code]

Cet édifice a été reconstruit en 1839. La chapelle précédente, datant du XVe siècle, avait été donnée à la fabrique (Conseil de Paroisse) le 26 décembre 1826, par Pierre et Yves Le Tanaff-Le Corvoisier (ce serait peut-être Le Corvaisier) et leurs héritiers. Par délibération du 12 mars 1827, le Conseil avait accepté cette donation avec les gages qu'elle comportait. Le 6 juin 1827, l'édifice était érigé en chapelle de secours.

Contrairement à ce qu'il en est pour la chapelle du Paradis qui appartient à la commune, la chapelle du Folgoat est propriété du Centre communal d'action sociale. La toiture a été entièrement refaite en 1959, puis en 2006 ; la remise en état du chœur, du dallage et de l'autel a été réalisée en 1986-1987 et les vitraux ont été restaurés en 1998.

Autrefois, de nombreux pèlerins y accouraient et parfois même de fort loin. Les enfants qui tardaient à marcher y étaient conduits et placés sous la protection de la Vierge du Folgoat.

Il est également raconté que, d'après les dires d'un ancien recteur de Trévérec, il existerait un baril d'or enfoui dans un champ tout proche, dénommé Parc ar Chapel. Une pierre plate, enterrée à faible profondeur, désignerait son emplacement. Des fouilles y ont été faites, mais en vain !

Chapelle Notre-Dame du Paradis[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Chapelle du Paradis.

Cette chapelle aux multiples gargouilles (classée Monument Historique en 1912)[14] fut fondée vers le milieu du XVIe siècle par les du Châtelier, seigneurs de Pommerit, dont l'écu figure au-dessus de la porte principale. Édifice rectangulaire, la chapelle du Paradis est remarquable avec sa piscine élégante, l'influence anglaise sur le portail de style gothique au sud et ses curieuses gargouilles[15].

Érigée en chapelle de secours le 17 octobre 1818, elle fut restaurée en 1819 (à l'aide d'une souscription qui donna environ 4 000 francs). Vers 1720, elle menaçait ruine et on la rebâtit en partie. Elle fut restaurée à nouveau en 1931, époque où l'on déboucha et vitra le fenestrage du chevet[15].

Sous la seconde restauration, le 25 mai 1818, Marie-Mauricette de Cremeur, qui habitait le château de Munehorre à Pabu, fit don à la paroisse de Pommerit-le-Vicomte de cette magnifique chapelle ; chapelle qu'elle avait achetée pour la sauver lors de sa vente comme bien national le II frimaire An III (30 novembre 1794)[15].

La chapelle et son calvaire sont classés depuis 1912-1913 au titre de monument historique[16].

Chapelle Notre-Dame-de-Grâces du Restmeur[modifier | modifier le code]

La chapelle Notre-Dame du Restmeur à Pommerit-le-Vicomte dépendait jusqu'à la fin du XVIIIe siècle de l'évêché de Tréguier. Elle fait partie d'un ensemble architectural plus vaste appelé Le Restmeur construit entre 1730 et 1790.

Elle fut construite par Jean François de la Monneraie entre 1757 et 1763 dans un style Louis XVI naissant et fut probablement consacrée la même année par Joseph-Dominique de Chaylus, Évêque de Tréguier. Sa décoration intérieure fut terminée en 1780. Située à l'entrée ouest d'une cour d'honneur, sur laquelle se trouvent des écuries de style Louis XIV et un château de style Louis XVI, elle fait vis-à-vis à un pavillon des invités de facture identique.

Peu percées, les baies de Notre-Dame du Restmeur sont à arcs cintrés et clavés. L'ensemble est surmonté d'un toit à croupe possédant une lucarne à œil-de-bœuf à volutes sculptées.

Les murs étaient revêtus d'enduit de chaux, les feuillures des harpes des chaînages sont marquées.

Cette chapelle a un plafond et des murs peints en trompe-l'œil dans un style néo-classique, avec voûte à caissons et rosaces en trompe-l'œil et un retable de style Louis XVI. Le retable porte l'inscription suivante : DONUM . DIVO BLASIO HUIUS ECCLESIAE PATRONO FACTUM A. F. DERINE MOESSART ET EIUS CONIUGEI MOESSART : DO(MI)NO G. LE DANTEC CURATO F. P. Y. LE BRAS 1749[17].

Le sol était initialement en tomettes. Le plancher a été rajouté et l'autel a été arraché en 1984.

L'ensemble (intérieur et extérieur), en très mauvais état, a été inscrit à l'Inventaire supplémentaire des Monuments historiques en 1997 et est ouvert à la visite du public.

Autres[modifier | modifier le code]

Plusieurs autres édifices religieux parsèment la commune. Beaucoup ne sont plus visibles en ce XXIe siècle[18].

  • Croix de Folgoat, XVIIe siècle ;
  • La chapelle domestique de Saint-Tugdual était la chapelle de Kermoisan (Château du Rumeur - Le Rumeur-Kermoisan, appartenant à la famille de Kermoysan). Elle fut détruite avant 1789.
  • Chapelle Saint-François de Sales, détruite au XIXe siècle ;
  • Chapelle Saint-Jérôme, détruite au XIXe siècle ; une petite croix de fer marquerait son emplacement sur le talus d'un champ de la ferme de Villeneuve ;
  • Chapelle Saint-Pierre-Le-Gal, près du Trieux, détruite au XIXe siècle ;
  • Chapelle du Rumeur, détruite avec le château.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Le château du Restmeur[modifier | modifier le code]

Un certain De La Lande fut seigneur du Restmeur[19].

Le château de Restmeur (XVIIIe siècle) fut un manoir typiquement breton du XVe siècle acheté en 1724 par Jean de La Monneraie, Grand Prévost de Bretagne. Cette propriété, très importante, s'étendait sur cinq communes. Elle restera dans la même famille jusqu'en 1803.

Jean de la Monneraie construsit les écuries en 1730, son fils détruisit le manoir à partir de 1755 pour construire une première version Louis XV du Château, la chapelle Notre-Dame du Restmeur, le pavillon du chapelain et le pavillon des invités. Son petit-fils Jean Dimas entreprit des travaux d'amélioration sur la façade sud en 1788 qui se terminèrent en 1790.

Aujourd'hui Le Restmeur est un ensemble très harmonieux du XVIIIe siècle présentant les principaux styles du siècle des Lumières, en cours de restauration depuis 1985 par Jean Baptiste et Christine de Bellescize.

L'ensemble, avec le parc, est partiellement inscrit au titre de Monument Historique depuis 1997[20] et ouvert à la visite publique l'été. Il a été successivement la propriété de la famille de La Monneraye (de 1723), de Mme de Boissard (en 1803), d'Amédée de Kergariou, de la baronne de Lespinasse (en 1824), du marquis de Keroüartz (en 1871) et des Bellescize depuis 1985.

Il y eut une bataille entre chouans et républicain au Restmeur en 1800 qui fit quatre morts (Les chouans étaient commandés par Taupin, ancien valet de chambre de l'évêque de Tréguier).

Le 10 mai 1944, quatre jeunes résistants étaient à la ferme du Restmeur quand les Allemands arrivèrent. Le gardien du Château les ayant aperçus courut les prévenir. Ils s'enfuirent dans le bois. L'un d'entre eux, Henri Corbel, 22 ans, craignant de compromettre les fermiers, revint chercher son pistolet oublié sur la table. En s'échappant de nouveau il fut blessé à la jambe, interrogé sur place, torturé et exécuté une heure plus tard. Le lendemain, le 11 mai 1944, une grande Croix de Lorraine fut déposé sur le perron de la chapelle du Restmeur où le recteur de Pommerit célébra la messe devant tout le village rassemblé[réf. souhaitée].

Le château de Kerbic[modifier | modifier le code]

Kerbic est initialement un modeste manoir. Acquis au XVIIe siècle par les Raison, il a depuis lors été transmis par succession passant des Raison de Kerbic aux Floyd puis La Motte Rouge et Henry de Villeneuve.

L'édifice a été remanié et agrandi par ses propriétaires successifs aux XVIIIe et XIXe siècles. Kerbic comporte aujourd'hui un bâtiment principal exposé au sud, encadré de deux longères formant une cour carrée. Un jardin clos de murs ayant conservé les vestiges de défenses sommaires complète l'ensemble à l'est.

En 1596, Gilles Chaillou, seigneur de Kermouster en Pommerit-le-Vicomte acquiert quelques pièces de terre situées près du manoir de Kerbic. Vers 1647, Claude Chaillou, fille du seigneur de Kermouster, épouse Jean Raison. Le 25 avril 1647, Écuyer Jean Raison, seigneur de Kerviou et son épouse Claude Chaillou « faisant à présent le plus continuellement résidence au lieu et manoir noble de Kermouster » font l'acquisition à proximité immédiate de leur demeure du « lieu et manoir noble de Kerbic avec toutes les dépendances, franchises, prairies embellissements, pourpris, bois de hautes futaies et de décorations ».

En 1666, Jean Raison fait aveu pour la terre de Kerbic à Messire Henri Gouyon, Seigneur Marquis de la Moussaye, Comte de Quintin et de Pommerit-le-Vicomte. Cet aveu porte « droit de colombier et de fuie, de banc en la chapelle du Paradis du côté de l'épître, avec armes à la vitre et d'un banc et chapelle en l'église de Pommerit-le-Vicomte du côté de l'évangile près de celui du Rumeur avec armes à la vitre et au mur ».

En 1801, Adélaïde Renée Raison de Kerbic épouse Armand Floyd de Tréguibé de la Salle. Les Floyd émigrèrent du Pays de Galles en France au début du XVIIe siècle pour fuir les persécutions anti-catholiques qui suivirent en Angleterre la conspiration des poudres en 1605. Le nouveau châtelain de Kerbic fut adjoint au maire de Pommerit-le-Vicomte le 12 août 1809, puis conseiller d'arrondissement et maire de la commune jusqu'à son décès. Sans enfant, Adolphe de Floyd, fils du précédent, lègua Kerbic en 1883 au vicomte Alain de La Motte Rouge, neveu de son épouse. Sa fille Yvonne de La Motte Rouge épouse Jacques Henry de Villeneuve en 1924.

Autres[modifier | modifier le code]

L'ancien moulin de Pommerit[22] et celui de Restmeur[23] sont inscrits à l'inventaire général du patrimoine culturel.

L'if de 1 500 à 1 800 ans dans le parc de l'église est listé « arbre remarquable »[13].

Culture[modifier | modifier le code]

Le Bagad Pañvrid ar Beskont évolue entre la première et la seconde catégorie du championnat national des bagadoù.

Pommerit-le-Vicomte est riche d'activités culturelles :

Chanson populaire[modifier | modifier le code]

La Pommeritaine

I.
Un joli bourg assis dans une plaine
Entre les bords du Leff et du Trieux
Offre à nos yeux l'humble Pommeritaine
Au cœur bien tendre à l'aspect gracieux.

II.
Ses longs cheveux couronnent son visage
Et son sourire annonce la douceur
Son beau jupon et son joli corsage
La rendent belle à l'égale d'une fleur.

III.
Vous la voyez constamment à l'ouvrage
Soit au logis, au champ ou au lavoir
Pleine d'ardeur, de zèle et de courage
Dès le lundi jusqu'au samedi soir.

IV.
Belle et joyeuse après chaque journée
Il faut la voir près de son seuil s'assoir
Ou suivre encore une route isolée
Pour y goûter l'air pur et frais du soir.

V.
Quand au printemps, les dimanches de fêtes
Elle s'en va au bois de Pommerit
Ou au Restmeur cueillir la violette
En la voyant passer chacun se dit.

VI.
Elle aime bien son bourg et son village
Et les bois qui ombragent son terrain
Jeune amoureuse elle aime davantage
Les beaux yeux bleus du gars Pommeritain.

VII.
Vous la voyez, les grands jours d'assemblée
Pleine d'entrain et de fraîche gaieté
Se promener modestement parée
Tenant au bras son amant bien aimé

VIII.
Elle a vingt ans, centre de sa jeunesse
Elle a déjà plusieurs amants
Elle semble avoir pour tous la même tendresse
Mais son cœur est à celui qu'elle attend.

IX.
Un jour venu, enfin on la marie
Un gars breton a demandé sa main
Paisiblement dans sa plaine chérie
Vit l'humble enfant du sol Pommeritain.

Refrain
Ah ah ah, ah ah ah, c'est la Pommeritaine
La fleur de la plaine
Ah ah ah, ah ah ah, c'est la Pommeritaine

Jumelages[modifier | modifier le code]

Le but du jumelage est de permettre aux personnes intéressées d’améliorer leur anglais et de découvrir l’Irlande et les Irlandais. Millstreet (environ 1 500 hab.) se situe à mi-chemin entre Killarney et Mallow dans le comté de Cork. Le Millstreet Country Park est un parc magnifique de 250 ha sur fond de la pittoresque montagne Clara.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Xavier Cottin, L'enfance pommeritaine de Victor Coliou : d'une civilisation à l'autre, juin 2013, (ISBN 978-2-95457300-7)
  • Auguste Lemasson, Répertoire des églises et chapelles du diocèse de Saint-Brieuc et Tréguier (suite), Société d'émulation des Côtes-du-Nord - Bulletins et mémoires, , 293 p. (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Archives et sources[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Cadastre 1849, Squiffiec, C1 », sur Archives départementales des Côtes-d'Armor,‎ (consulté le 24 août 2014).
  2. Pommerit-le-Vicomte, sur Geobreizh.bzh.
  3. a et b Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, 1990,. IVe partie, page 700.
  4. a et b "pommier" sur cnrtl.fr.
  5. Charles Le Maout, Collection de pièces inédites}, tome 2, Bibliothèque bretonne, 1851.
  6. Ogée, Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne], tome 2, 1853 (lire en ligne).
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  11. « Église Notre-Dame », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  12. Lemasson 1939, p. 195.
  13. a et b L’if millénaire de Pommerit le Vicomte, sur conseil-citoyen.org.
  14. « Chapelle du Paradis et calvaire », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  15. a, b et c Lemasson 1939, p. 195-196.
  16. « Chapelle Notre-Dame du Paradis », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  17. Lemasson 1939, p. 197.
  18. Lemasson 1939, p. 195-197.
  19. Potier de Courcy, Nobiliaire et armorial de Bretagne, 1890, tome 2.
  20. « Château du Restmeur », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  21. « Motte du moulin de Pommerit », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  22. « Moulin à farine de Pommerit, puis minoterie », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  23. « Moulin à farine de Restmeur », base Mérimée, ministère français de la Culture.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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