Gommenec'h

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Gommenec'h
Gommenec'h
La chapelle Notre-Dame.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Guingamp
Intercommunalité Leff Armor Communauté
Maire
Mandat
Alain Herviou
2020-2026
Code postal 22290
Code commune 22063
Démographie
Gentilé Gommenechois
Population
municipale
555 hab. (2019 en augmentation de 2,02 % par rapport à 2013)
Densité 47 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 38′ 27″ nord, 3° 02′ 52″ ouest
Altitude 80 m
Min. 32 m
Max. 91 m
Superficie 11,83 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Plouha
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Bretagne
Voir sur la carte administrative de Bretagne
City locator 14.svg
Gommenec'h
Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor
Voir sur la carte topographique des Côtes-d'Armor
City locator 14.svg
Gommenec'h
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Gommenec'h
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Gommenec'h

Gommenec'h [gɔmnɛk] est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor, en région Bretagne.

Ses habitants sont les Gommenechois et les Gommenechoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Gommenec'h est bordée par quatre rivières : le Leff, le Gouazel, le Roz et le Goas Mab.

Le bourg de Gommenec'h est formé des hameaux : Kerbalan, Kerilis, Kerbillion-Bihan, Kerhuel, Kerdoret, Kerdouanec, Kerampalier, Villepierre, Pors-Hamonet, Kervenou, Kermovezen, Kervernier, Kerbars, Kerolland, Kergaff, Kerloas, Kerien, Kervily, Kerbost, Guern-Bras, le Guily, la Ville-Basse, la Trinité, Lochrist, Traou-Morvan, Traou-Gouziou, Traou-Hamon, Traou-Bistihou.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[1]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[2].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[1]

  • Moyenne annuelle de température : 11,3 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 0,7 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 0,3 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 10,5 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 3] : 785 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 13,4 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 6,8 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[5] complétée par des études régionales[6] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Lanleff », sur la commune de Lanleff, mise en service en 1987[7] et qui se trouve à 6 km à vol d'oiseau[8],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 11,6 °C et la hauteur de précipitations de 839,3 mm pour la période 1981-2010[9]. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 5], « Saint-Brieuc », sur la commune de Trémuson, mise en service en 1985 et à 20 km[10], la température moyenne annuelle évolue de 11 °C pour la période 1971-2000[11] à 11,2 °C pour 1981-2010[12], puis à 11,4 °C pour 1991-2020[13].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Gommenec'h est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 6],[14],[15],[16]. La commune est en outre hors attraction des villes[17],[18].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (85,9 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (85,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (67 %), zones agricoles hétérogènes (18,9 %), forêts (10,6 %), zones urbanisées (3,5 %)[19].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[20].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Ecclesia de Gomenech vers 1330, Gommenech fin du XIVe siècle, Gomenec en 1419, Gomenech en 1429[21], Goumenech, Gommenech en 1441[22], Gomenech en 1444[23], Gomenec'h en 1782, Gomennec'h en 1787, Gommenech en 1801 puis Gommenec'h à partir de 1877[24].

Gommenec'h est un composé formé du préfixe gou (en vieux-breton gu) (sous) et de meneh, pluriel du breton manah (moine)[24],[25]. « Sous la dépendance des moines »[26].

Le nom breton de Gommenec'h est Gouanac'h.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Gommenec'h, qui aurait comme origine un monastère celte, appartenait à la paroisse de Pommerit-le-Vicomte jusqu'en 1429.

Saint Joran moine ermite bénédictin est, selon la tradition, né à Gommenec'h vers 1300 (ne pas confondre avec saint Jorand de Plouëc-du-Trieux).

Sous l'Ancien Régime, Gommenec'h, appartenait à l'évêché de Tréguier et au comté de Goëlo.

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Les guerres du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le monument aux Morts porte les noms de 84 soldats morts pour la Patrie[27] :

  • 64 sont morts durant la Première Guerre mondiale.
  • 19 sont morts durant la Seconde Guerre mondiale.
  • 1 est mort durant la Guerre d'Indochine.

Résidant à Gommenec'h, Désiré Hervé travaillait pour une entreprise allemande chargée d'édifier les fortifications côtières. Avec d'autres camarades, il projeta de détruire les batteries côtières du chantier. Dans la nuit du 21 au 22 juin 1942, ils furent interceptés par 2 soldats allemands qu'ils tuèrent. Le lendemain, Désiré Hervé fut arrêté après dénonciation du maire de la commune sur laquelle le chantier était en cours. Il fut exécuté le 18 juillet 1942. Il avait 27 ans.

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

La variété du breton traditionnellement parlée à Gommenec'h est le breton trégorrois.

Économie[modifier | modifier le code]

Commune agricole du Petit-Trégor (5 fermes), Gommenec'h qui est situé seulement à 13 km des plages de la Manche s'ouvre au tourisme pendant la période estivale (gîtes ruraux, résidences secondaires appartenant à des Allemands ou des Anglais).

Une autre activité saisonnière gommenechoise : le ramassage des cocos paimpolais.

Cinéma[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2006 Hélène Ollivier DVD  
janvier 2007 En cours
(au 25 mai 2020)
Alain Herviou [28]
Réélu pour le mandat 2020-2026
S.E Commerçant

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[29]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[30].

En 2019, la commune comptait 555 habitants[Note 7], en augmentation de 2,02 % par rapport à 2013 (Côtes-d'Armor : +0,59 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 2001 2421 1481 1371 2311 2161 2061 2361 246
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 2101 2151 2628001 2821 2861 3111 2061 155
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 1691 041995941867825803803699
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
671552513457421475494499531
2015 2019 - - - - - - -
548555-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[31] puis Insee à partir de 2006[32].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • La chapelle de Douannec du XVIe siècle : statues de la Vierge à l'enfant, de saint Pierre et saint Eutrope en bois polychrome.
  • L'église Saint-Guy : anciens panneaux du XVIIIe siècle sculptés montés en devant d’autel et statue en bois de saint Joran. Le tableau « Le Rosaire » est de Raphaël Donguy.
  • La fontaine Saint-Guy du XVIIIe siècle.
  • L'ancien lavoir.
  • Quatre moulins (transformés en habitation) dont deux à eau.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[3].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[4].
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
  6. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  7. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  2. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  3. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  4. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  5. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  6. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Bretagne », sur www.chambres-agriculture-bretagne.fr, (consulté le )
  7. « Station Météo-France Lanleff - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  8. « Orthodromie entre Gommenec'h et Lanleff », sur fr.distance.to (consulté le ).
  9. « Station Météo-France Lanleff - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  10. « Orthodromie entre Gommenec'h et Trémuson », sur fr.distance.to (consulté le ).
  11. « Station météorologique de Saint-Brieuc - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  12. « Station météorologique de Saint-Brieuc - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  13. « Station météorologique de Saint-Brieuc - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  15. « Commune rurale-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  16. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  17. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  18. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  19. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  20. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  21. Archives de Loire Atlantique, B 2981
  22. Lettres de Jean V, no 2474.
  23. Archives des Côtes d'Armor, 1G
  24. a et b infobretagne.com, « Étymologie et Histoire de Gommenec'h » (consulté le ).
  25. Bernard TANGUY : Dictionnaire des noms de communes, trèves et paroisses des Côtes d'Armor. Chasse-Marée - Ar Men. 1992
  26. Hervé Abalain, Noms de lieux bretons, Paris, Editions Jean-paul Gisserot, coll. « Universels Gisserot » (no 22), , Universels Gisserot, (ISBN 978-2-87747-482-5, OCLC 2877474828, lire en ligne).
  27. « MémorialGenWeb Relevé », sur www.memorialgenweb.org (consulté le ).
  28. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le )
  29. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  30. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  31. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  32. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :