Clément Cogitore

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Clément Cogitore
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Clément Cogitore est un artiste contemporain et réalisateur français, né en 1983 à Colmar.

Biographie[modifier | modifier le code]

Clément Cogitore est originaire de Lapoutroie dans le Haut-Rhin[1]. Il est le frère de Romain Cogitore, également réalisateur et scénariste.

Après des études à l'École supérieure des arts décoratifs de Strasbourg et au Fresnoy-Studio national des arts contemporains, Clément Cogitore réalise Chroniques, un court-métrage produit par le GREC[2] et récompensé en 2006 par le grand prix (Mention spéciale) au Festival Entrevues de Belfort[3]. Il tourne ensuite Visités (sélection officielle Festival de Locarno en 2007[4]) et Parmi nous (Grand prix européen des premiers films 2010[5]). Il a travaillé pour le journal de la chaîne Arte de 2008 à 2010[2].

En 2011, il reçoit pour l'ensemble de son travail de vidéaste le Grand Prix du Salon de Montrouge[6] ; son documentaire Bielutine est sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs du Festival de Cannes [7]. La même année, il est nommé pensionnaire de la Villa Médicis[8].

Depuis 2011, son travail fait l'objet de régulières expositions personnelles ou projections monographiques (Palais de Tokyo[9], Musée d'art moderne et contemporain de Strasbourg[10], Centre européen d'actions artistiques contemporaines[11], Galerie White Project[12]...) et collectives (Centre Georges Pompidou-Paris[13], Eyebeam, Art+Technology Center, New York[14], Haus der Kulturen der Welt-Berlin, Kunsthalle-Basel, MoMA de New York...).

Il est lauréat en 2015 du prix BAL de la jeune création puis du prix Sciences Po pour l'art contemporain et reçoit, en 2016, le Prix de la Fondation d'entreprise Ricard pour l'art contemporain.

En 2015, son premier long-métrage Ni le ciel ni la terre est sélectionné à la Semaine de la critique du Festival de Cannes[15] et récompensé par le prix de la Fondation Gan, puis en 2016 par le prix du Meilleur premier film français décerné par le Syndicat Français de la critique de cinéma, nominé pour le prix Louis-Delluc ; le prix Lumière ainsi que pour le César du meilleur premier film.

En 2017, son documentaire Braguino sort en salles et est récompensé par de nombreux prix en festivals (Telluride, San Sebastian, Marseille, Toronto, Buenos Aires, Moscou...). En 2018, il est lauréat du prix Marcel-Duchamp pour l'art contemporain.

Son travail figure dans de nombreuses collections privées et publiques telles que le Centre Georges-PompidouMusée national d'Art moderne, le FNAC Fonds national d'art contemporain, FMAC Fonds municipal d'art contemporain de la Ville de Paris, le FRAC Fonds régional d'art contemporain – Alsace – Aquitaine, la Daimler Art Collection – Stuttgart/Berlin, et le musée d'Art moderne et contemporain de Strasbourg.

En 2017, il réalise un court métrage de 6 minutes mettant en scène un passage de l'opéra baroque Les Indes Galantes, de Rameau[16]. Il y intègre des danses contemporaines (hip-hop et krump). Ce court-métrage est remarqué par le directeur de l'Opéra de Paris qui lui propose de mettre en scène l'ensemble de l'œuvre[17]. Il collabore avec la chorégraphe Bintou Dembélé dans le cadre de ce projet, dont la première a lieu en . Le spectacle est un succès critique et public dans l'ensemble[18],[19], même si certaines critiques pointent une déception de ne pas avoir plus d'interactions entre la danse contemporaine et la mise en scène[20].

Expositions personnelles[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Long métrage[modifier | modifier le code]

Courts métrages[modifier | modifier le code]

Mises en scène[modifier | modifier le code]

2019 ː Les Indes Galantes

Publications[modifier | modifier le code]

Prix, distinctions et récompenses[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Florence Grandon, « Nomination aux César : le premier film de Clément Cogitore en compétition ce vendredi soir », France 3 Alsace, 27 janvier 2016.
  2. a et b Laura Tuillier, « Clément Cogitore, la tête froide », entretien avec le réalisateur, Cahiers du cinéma, no 715, octobre 2015, p. 49
  3. Site du Festival
  4. Site Unifrance
  5. Site images.ch
  6. http://www.salondemontrouge.fr/index.php/2011-10-11-15-02-16/2-uncategorised/3051-la-56eme-edition-du-salon-de-montrouge
  7. Site de la Quinzaine
  8. Site de l'institution
  9. Site archives.palaisdetokyo
  10. Site musees.strasbourg
  11. Site ceaac.org
  12. Site whiteproject.fr
  13. Site du Centre Pompidou
  14. Site eyebeam.org
  15. Site de la Semaine de la critique
  16. (en-US) Madison Mainwaring, « Vogue Dancers Subvert a Baroque Spectacle at the Paris Opera », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le 10 octobre 2019)
  17. « Clément Cogitore mêle hip hop et opéra », {{Article}} : paramètre « périodique » manquant,‎ (lire en ligne, consulté le 10 octobre 2019)
  18. « Opéra : les « Sauvages » de Clément Cogitore prennent l’Opéra Bastille », {{Article}} : paramètre « périodique » manquant,‎ (lire en ligne, consulté le 10 octobre 2019)
  19. (en-GB) « Subscribe to read », sur Financial Times (consulté le 10 octobre 2019)
  20. « À l’Opéra Bastille, les “Indes Galantes” ne valent pas forcément le détour », sur Télérama.fr (consulté le 10 octobre 2019)
  21. http://ecartproduction.net/artists/clement-cogitore/
  22. http://www.lespressesdureel.com/ouvrage.php?id=3180

Liens externes[modifier | modifier le code]