Christine Macel

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Christine Macel, née en 1969, est une commissaire d'exposition française, conservatrice en chef au Centre Pompidou, plus particulièrement responsable du département création contemporaine, et nommée en 2017 directrice artistique du Pavillon international de la 57e Biennale de Venise.

Biographie[modifier | modifier le code]

Elle est née en 1969, fille d’un père architecte et d’une mère historienne. En 1977, elle assiste à 8 ans à l’inauguration du Centre Pompidou.Après un passage en classe préparatoire littéraire, elle s’inscrit en muséologie à l’université Paris-Sorbonne et à l’École du Louvre. Suite à ses stages dans les musées à Marseille et au Guggenheim Museum SoHo de New York, elle passe avec succès le concours des conservateurs territoriaux, puis démissionne pour celui des conservateurs nationaux[1].

En 1995, Alfred Pacquement la remarque et la fait venir comme inspectrice à la Direction des arts plastiques au sein du ministère de la culture. En 1997, elle présente à l’École des beaux-arts, à Paris, l'exposition Transit, une sélection d’œuvres des collections du Fonds national d’art contemporain (Fnac), créées par des artistes nés après 1960. Elle se voit ensuite confier la direction du Printemps de Cahors en 1999 et 2000. Elle y présente notamment en 2000 l'exposition Sensitive sur les frictions entre les sens et la pensée[1],[2],[3].

Mais en septembre de cette même année 2000, Alfred Pacquement est nommé à la tête du Musée national d'art moderne (MNAM), au Centre Pompidou, et l'appelle à ses côtés[4]. Elle devient une des figures clés et une des têtes chercheuses du musée, concernant notamment la prospection parmi les artistes vivants[5]. Elle y crée l'espace 315, en y invitant l'artiste sud-coréenne Koo Jeong-A (en)[6], elle y confronte, avec Emma Lavigne, la danse à l’effervescence des arts visuels par l'exposition Danser sa vie[7], elle y présente une contre-histoire de l'art des dernières décennies, prenant à contre-pied le marché de l'art[8], etc. Elle affirme aussi : « Le marché de l'art a le mérite d'avoir rendu le sujet de l'art contemporain plus populaire, mais il présente le désavantage de faire croire que l'art est un objet de luxe. On surconsomme les artistes et, après, on les jette. Je tiens à ce qu'on les comprenne mieux.  »[9]. Puis en 2016, elle est désignée directrice artistique de sa célèbre biennale de Venise, pour l’été 2017, seule femme française qui ait été choisie pour ce poste, auquel avait accédé, en 1995, l'historien de l'art français Jean Clair[2].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Sabine Gignoux, « Christine Macel, à la barre de la Biennale de Venise », La Croix,‎ (lire en ligne)
  2. a et b Emmanuelle Lequeux, « Christine Macel, une alchimiste de l’art à Venise », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  3. Brigitte Ollier, « Cahors, pleine de sens », Libération,‎ (lire en ligne)
  4. Geneviève Breerette, « Alfred Pacquement, un conciliateur à la tête du Musée national d'art moderne », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  5. Emmanuelle Lequeux, « Les « Pompidou girls », trois femmes puissantes et rayonnantes », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  6. Emmanuelle Lequeux, « Koo Jeong-A : le monde emballé dans son vide », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  7. Nathalie Yokel, « Christine Macel et Emma Lavigne », La Terrasse, no 192,‎ (lire en ligne)
  8. Philippe Dagen, « Au Centre Pompidou, une contre-histoire de l'art », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  9. Judith Benhamou-Huet, « Biennale - Christine Macel, Amazone de l'art contemporain », Le Point,‎ (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]