Che, 1re partie : L'Argentin

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Che, 1re partie : L'Argentin
Description de cette image, également commentée ci-après
Che Guevara en juin 1959 à Cuba
Titre original Part 1: The Argentine
Réalisation Steven Soderbergh
Scénario Peter Buchman
Acteurs principaux
Sociétés de production Estudios Picasso
Morena Films
Telecinco
Laura Bickford Productions
Section Eight
Wild Bunch
Pays d’origine Drapeau de la France France
Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau de l'Espagne Espagne
Genre Film biographique
Durée 134 minutes
Sortie 2008

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Che, 1re partie : L'Argentin (Part 1: The Argentine) est un film franco-américano-espagnol réalisé par Steven Soderbergh, sorti en 2008.

Première partie du diptyque Che, il raconte une tranche de vie de Che Guevara qui se termine avec Che, 2e partie : Guerilla. Benicio del Toro qui interprète le rôle de Che Guevara a obtenu le prix d'interprétation masculine lors du 61e festival de Cannes.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Cuba, 1952. Un jeune avocat, Fidel Castro, candidat du parti du Peuple, veut stopper le général Fulgencio Batista qui prépare un putsch. Mais l'opération échoue malgré l'aide de jeunes soldats et Castro est condamné à 2 ans de prison. Amnistié, il s'exile à Mexico en 1955. À ce moment, un certain Ernesto Guevara, jeune Argentin idéaliste, commence sa carrière politique au Guatemala. Après un complot militaire soutenu par la CIA, Guevara est obligé de se réfugier lui aussi au Mexique. Il rejoint un groupe de révolutionnaires cubains. Le dans un petit appartement de Mexico, Raúl Castro le présente à son frère ainé, Fidel.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

L'équipe du film au festival de Cannes 2008

Production[modifier | modifier le code]

« J'ai eu envie de consacrer un film (ou deux) au Che, non seulement parce que sa vie a des allures de roman d'aventures, mais parce que je suis fasciné par les défis techniques qu'entraîne la mise en application d'une vision politique de grande envergure. J'avais envie d'illustrer en détail les efforts psychiques et physiques que nécessitèrent ces deux campagnes ; de montrer le processus par lequel un homme doté d'une volonté indomptable va découvrir sa capacité à inspirer et mener d'autres hommes. Le Che : 1re Partie est encadré par des images de la visite du Che à New York en 1964. C'est au cours de ce voyage que celui-ci exprima, sur la plus grande scène du monde, son mépris pour l'impérialisme et pour tous les pays d'Amérique Latine qui se plieraient aux demandes des États-Unis. Le corps du film évoque la Révolution Cubaine à travers le regard du Che. Les cadrages en Cinémascope et le formalisme des compositions préfigurent l'issue de cet affrontement classique entre oppresseur et opprimé[1]. »


Développement[modifier | modifier le code]

Le film est l'adaptation cinématographique des mémoires Souvenirs de la guerre révolutionnaire' (Reminiscences of the Cuban Revolutionary War) d'Ernesto Guevara. Il devait à l'origine être basé sur la biographie Che Guevara: A Revolutionary Life (1997) écrite par Jon Lee Anderson. Benicio del Toro et Laura Bickford achètent alors les droits mais l'option expire après que le projet ne se soit concrétisé[2].

Plusieurs membres de l'équipe se sont rendus plusieurs fois à Cuba pour compléter les recherches et informations, comme l'explique la productrice Laura Bickford : « au cours de ces sept années, nous sommes allés à Cuba, en Bolivie, à Paris, à Miami et dans tous les lieux où des gens de divers horizons politiques avaient quelque chose d'intéressant à nous dire. Trois hommes qui ont côtoyé le Che durant la Révolution et l'on suivi en Bolivie sont encore en vie : Pombo, Urbano et Benigno. Tous trois figurent dans Che. Nous les avons interrogés séparément et avons occasionnellement réuni Pombo et Urbano pour qu'ils nous parlent de ce qui leur était arrivé à Cuba et en Bolivie. Urbano a été notre conseiller technique en Espagne. Il a été pour nous et les acteurs une irremplaçable référence, un lien vivant avec le passé[1]. »

La production a été retardée au profit du film Traffic, que Soderbergh a préféré développer avant[1].

Distribution des rôles[modifier | modifier le code]

Steven Soderbergh avait déjà dirigé Benicio del Toro dans Traffic (2000), pour lequel ils avaient reçu respectivement les Oscars du meilleur réalisateur et du meilleur acteur dans un second rôle.

Tournage[modifier | modifier le code]

Steven Soderbergh a voulu dès le début du projet tourner le film entièrement avec la lumière naturelle. Il a utilisé pour cela la caméra RED, un tout nouveau prototype de caméra numérique haute performance. Grâce à sa légèreté (4,5 kg), la caméra a pu être très facilement maniée et a offert de grandes libertés à l'équipe. À noter aussi l'utilisation référencé du format Super 16 mm de chez Aäton, qui donne la particularité d'avoir un grain plus prononcé et authentique à l'image.

Cette première partie est filmée en CinemaScope (soit un ratio de 2,35:1), alors que la 2e partie est tournée en panoramique (1,85:1). Steven Soderbergh explique ce choix car il voulait que la première partie montre une grande victoire, plus épique, avec une image plus large, alors qu'il souhaitait que la deuxième partie ait un aspect plus documentaire, moins raffiné, etc.

Dans une scène, un révolutionnaire cubain essaie de détruire un bâtiment au lance-roquettes mais manque à plusieurs reprises sa cible. Le Che prend sa place et détruit le bâtiment d'un coup. À l'origine, il devait manquer sa cible au premier tir, mais la lumière naturelle venait à manquer et l'équipe décida d'abréger cette scène et de détruire le bâtiment en un coup[1].

Sortie[modifier | modifier le code]

Le film a été présenté en intégralité, soit 4 h 15, au festival de Cannes le . Benicio del Toro y a obtenu le Prix d'interprétation masculine. Il a alors salué la mémoire de Che Guevara et l'a fait applaudir par le public.

Box-office[modifier | modifier le code]

Dans certains pays, comme les États-Unis, le film n'est pas sorti en deux parties. Cette version a récolté 1 778 287 USD de recettes mondiales dont 1 497 109 USD sur le sol américain[3].

Pays ou région Box-office Date d'arrêt du box-office Nombre de semaines
Drapeau de la France France 547 445 entrées[4] 4
Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau du Canada Canada
1 497 109 $ (version intégrale 257 minutes)[3] [5] 23
Alt=Image de la Terre Mondial 33 222 381 $[6] - -

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Secrets de tournage - Allociné
  2. (en) Two-Part Movie Che doesn't make Apologies for its Hero - Miami Herald.com
  3. a et b (en) « Che », sur Box Office Mojo (consulté le 11 juin 2017)
  4. « Che, 1re partie : L'Argentin », sur JP box-office.com (consulté le 11 juin 2017)
  5. (en) « Che - weekly », sur Box Office Mojo (consulté le 11 juin 2017)
  6. (en) « The Argentine (Che: Part One) », sur Box Office Mojo (consulté le 11 juin 2017)