Charols

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Charols
Charols
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Nyons
Intercommunalité Montélimar-Agglomération
Maire
Mandat
Hervé Icard
2020-2026
Code postal 26450
Code commune 26078
Démographie
Gentilé Charolais
Population
municipale
934 hab. (2018 en augmentation de 11,06 % par rapport à 2013)
Densité 128 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 35′ 38″ nord, 4° 57′ 08″ est
Altitude Min. 184 m
Max. 290 m
Superficie 7,31 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Montélimar
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Dieulefit
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Charols

Charols est une commune française, située dans le département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont dénommés les Charolais et les Charolaises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Charols est situé à 18 km au nord-est de Montélimar.

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Sites particuliers :

  • Col de la Grosse Pierre[1] ;
  • Serre de Gland (264 mètres d'altitude)[1] ;
  • Serre des Griottes (291 mètres)[1].

Géologie[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est arrosée par les cours d'eau suivants :

  • le Roubion[1] ;
  • Ruisseau de Bramefaim[1],[2] ;
  • Ruisseau de la Mère d'Eau[1] ;
  • Ruisseau de Mourgon[1],[3], affluent du ruisseau de Bramefaim ;
  • Ruisseau de Salettes[1].

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par[1] :

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Charols est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[4],[5],[6].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Montélimar dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 45 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[7],[8].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (75,2 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (81,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (67,7 %), forêts (14,2 %), zones agricoles hétérogènes (7,5 %), zones urbanisées (6,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (4,2 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[10].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Quartiers, hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Site Géoportail (carte IGN)[1] :

  • Abeillons
  • Chabois
  • Chagnac
  • Château de Salettes
  • Faysses
  • Font Aymard
  • Griotte
  • Griotte Chaude
  • la Blache
  • la Bouterine
  • la Forge
  • la Motte
  • la Motte
  • la Tuilerie
  • la Vertulie
  • le Carréron
  • le Clos
  • le Grand Bois
  • le Planas
  • les Radalles
  • Maronne
  • Mourgon
  • Plan
  • Ventebrun

Logement[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations[modifier | modifier le code]

Dictionnaire topographique du département de la Drôme[11] :

  • 956 : locus qui dicitur Carrovolis (cartulaire de Saint-Chaffre, 6), (du Monastier[réf. nécessaire]).
  • 958 : mention de l'église Saint-Jean : ecclesia Sancti Johannis de Carrovolo (cartulaire de Saint-Chaffre, 8).
  • XIVe siècle : mention de l'église Saint-Jean : capella de Chairovals (pouillé de Die).
  • 1332 : Caravolsium et Charavols (Gall. christ., XVI, 130).
  • 1340 : castrum de Charols (Long, notaire à Grignan).
  • 1378 : Charolis (cartulaire de Montélimar, 72).
  • 1385 : Chairovols et Charrovols (de Coston, Hist. de Montélimar, I, 244).
  • 1391 : Charrols (choix de documents, 214).
  • 1509 : mention de l'église Saint-Jean : ecclesia beati Johannis de Carrovolo (visites épiscopales).
  • 1521 : mention de l'église Saint-Jean : cura de Charrollis (rôle de décimes).
  • 1529 : Charous (archives hosp. de Crest, B 11).
  • 1533 : Charoulx (archives de la Drôme, E 2161).
  • 1597 : Charos (archives de la Drôme, E 6179).
  • 1630 : Charoux (archives de la Drôme, E 6187).
  • XVIIe siècle : Charrols (inventaire de la chambre des comptes).
  • 1790 : Charol (état du clergé).
  • 1891 : Charols, commune du canton de Marsanne.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Plusieurs hypothèses :

  • Carrovolis serait dérivé de Carolus (Charlemagne)[12].
  • Carrovolis serait dérivé de quadrivium « carrefour »[réf. nécessaire].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité : les Gallo-romains[modifier | modifier le code]

Les piles du pont médiéval sur le Roubion montrent des traces d'édifice romain (utilisation de la pierre des carrières de Die)[réf. nécessaire].

Du Moyen Âge à la Révolution[modifier | modifier le code]

La seigneurie[11] :

  • Au point de vue féodal, la terre (ou signeurie) était du patrimoine des comtes de Valentinois.
  • Elle est donnée aux commandeurs de Poët-Laval, seigneurs de Charols jusqu'à la Révolution.

1742 (démographie) : 218 maisons[11].

Avant 1790, Charols était une communauté de l'élection, subdélégation et sénéchaussée de Montélimar.
Elle formait une paroisse du diocèse de Die dont l'église, dédiée à saint Jean-Baptiste, dépendait du prieur du Pont-de-Barret qui y prenait la dîme et présentait à la cure[11].

De la Révolution à nos jours[modifier | modifier le code]

En 1790, Charols fait partie du canton de Marsanne[11].

En l'an VII (1798-1799), la population est de 343 personnes[11].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendance politique et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter. : de la Révolution au Second Empire
1790 1871 ?    
Les données manquantes sont à compléter. : depuis la fin du Second Empire
1871 1874 ?    
1874 1878 ?    
1878 1884 ?    
1884 1888 ?    
1888 1892 ?    
1892 1896 ?    
1896 1900 ?    
1900 1904 ?    
1904 1908 ?    
1908 1912 ?    
1912 1919 ?    
1919 1925 ?    
1925 1929 ?    
1929 1935 ?    
1935 1945 ?    
1945 1947 ?    
1947 1953 ?    
1953 1959 ?    
1959 1965 ?    
1965 1971 ?    
1971 1977 ?    
1977 1983 ?    
1983 1989 ?    
1989 1995 ?    
1995 2001 Hervé Icard UMP-LR agriculteur
2001 2008 Hervé Icard   maire sortant
2008 2014 Hervé Icard   maire sortant
2014 2020 Hervé Icard   maire sortant
2020 En cours
(au 28 avril 2021)
Hervé Icard[13][source insuffisante]   maire sortant

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Finances locales[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[15].

En 2018, la commune comptait 934 habitants[Note 3], en augmentation de 11,06 % par rapport à 2013 (Drôme : +4,05 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
310343330373462456460454469
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
444451438468445446428416405
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
405411411380352350347331304
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
278265261305415501693721748
2013 2018 - - - - - - -
841934-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Services et équipements[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Charols fait partie de l'académie de Grenoble.

L'école primaire, composée de plusieurs classes, accueille 90 enfants[18].

  • Le bâtiment actuel (datant du début des années 1890) est situé à l'est du village et partagé avec la mairie. Il remplace les deux anciennes écoles de la commune[19].
  • Il regroupe les deux classes de CM1 et CM2. Les petites sections sont logées dans un autre bâtiment, proche de Pont-de-Barret[20].

Les collégiens se rendent à Cléon-d'Andran[21].

Santé[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Loisirs[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Une association sportive, regroupant plusieurs disciplines, a vu le jour en 2008, et propose des activités autour du jogging, du tennis de table, et du cyclisme[22].

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

La paroisse catholique Saint-Jean-Baptiste dépend du diocèse de Valence, doyenné de Cléon-d'Andran[23].

Économie[modifier | modifier le code]

En 1992 : céréales, vergers (jus de pomme), vignes, porcins, ovins, volailles[12].

  • Foires : les , , , [12].

Commerces[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

  • Vallée du Roubion[12].

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Jean-Baptiste de Charols du IXe siècle, sur plan basilical carré de 12 x 12 m terminé par une abside centrale et deux absidioles : escalier en voûte, saint Gilles dans la partie rez-de-chaussée, 1er étage du clocher. Elle est considérée comme la plus vieille église de la Drôme (le titre est disputé avec l'église de Crupies). Elle est inscrite au titre des monuments historiques depuis 1994[24].
  • Pont médiéval sur le Roubion[12].
Les piles du pont montrent des traces d'édifice romain (utilisation de la pierre des carrières de Die). Le pont sera réaménagé au XVe siècle puis, après la bataille de Montélimar, en 1944[réf. nécessaire].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason de Charols Blason
Inconnu.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michèle Bois et Chrystèle Burgard, Fortifications et châteaux dans la Drôme, éditions Créaphis, 2004, 192 pages.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g h i et j https://www.geoportail.gouv.fr/
  2. Fiche du Bramefaim sur le site du SANDRE
  3. Fiche du Mourgon sur le site du SANDRE
  4. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  6. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  7. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  10. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  11. a b c d e et f J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 71 (Charols).
  12. a b c d e f g h i j et k Michel de la Torre, Drôme, le guide complet de ses 371 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, (ISBN 2-7399-5026-8), p. Charols.
  13. Association des maires de la Drôme, « Renouvellement électoral », sur mairesdeladrome.fr.
  14. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  18. l'école primaire de Charols
  19. Histoire de l'école
  20. organisation de l'école primaire
  21. collège de Cléon d'Andran
  22. sport à Charols
  23. Paroisse de Charols
  24. Notice no PA00132811, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  25. A. Durand-Rosé, Connaissance des arts, no 145, , pp. 4-5.