Auguste Durand-Rosé

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Auguste Durand-Rosé
Naissance
Décès
(à 75 ans)
Paris
Nationalité
Drapeau : France Française
Activité
Mouvement

Auguste Durand-Rosé est un artiste peintre né le 19 février 1887 à Marseille, mort en décembre 1962 à Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un employé de chemin de fer marseillais, Auguste Durand-Rosé qui, « dès son enfance, manifeste un goût prononcé pour la peinture », a pour premier emploi, et ce pour satisfaire la volonté parentale, un poste d'employé de nuit à la compagnie du P.L.M., ce qui lui permet de consacrer ses journées à dessiner et à peindre[1].

« À force de volonté »[1], Auguste Durand-Rosé est à l'âge de trente ans professeur aux beaux-arts de Marseille. Installé ensuite à Paris où il expose à partir de 1927[2], il est reconnu comme un « maître du clair-obscur dans la tradition du Caravage, influencé également par Rembrandt »[3]. Ainsi, la correspondance datée des années 1932-1933 que lui adresse le peintre Émile Bernard, (dont il a été répertorié un portrait d'Auguste Durand-Rosé peint en 1923[4]) énonce une étroite amitié assortie d'une haute admiration: « Comme je voudrais aller chez vous dimanche pour voir ce que votre génie vous a de nouveau inspiré... » écrit Émile Bernard[5]. Auguste Durand-Rosé est également l'ami d'André Derain, Maurice Utrillo, Maurice de Vlaminck, Othon Friesz, Moïse Kisling et Albert Marquet[6].

Après le décès d'Ambroise Vollard, qui présentait des tableaux d'Auguste Durand-Rosé dans sa galerie et qui venait de le prendre en contrat quand la mort l'a surpris[6], Auguste Durand-Rosé se retire à Charols dans la Drôme : « il aimait y vivre en sage, dans l'univers paisible qu'il s'était créé. Il y a travaillé dans le calme, avec la fougue de son tempérament et dans la plénitude d'un style rarement atteint »[6].

Des œuvres d'Auguste Durand-Rosé ont été présentées dans des expositions à Amsterdam, Bruxelles, Vienne, Prague, Varsovie, New York, Philadelphie et Montréal[7],[3].

Expositions personnelles[modifier | modifier le code]

  • Galerie Charpentier, Paris, expositions non datées.
  • Galerie Carmine, Paris, 1927.
  • Galerie Drouant, Paris, novembre-décembre 1945[8].
  • Rétrospective Auguste Durand-Rosé - cent œuvres, soixante ans de peinture, La Jansonne, Raphèle-lès-Arles, mars-mai 1964[6].
  • Guy Loudmer, commissaire-priseur à Paris, Vente de l'atelier Auguste Durand-Rosé, Hôtel Drouot, Paris, 1995.

Expositions collectives[modifier | modifier le code]

Réception critique[modifier | modifier le code]

  • « Il a du moins, dans la cohue, ce style, le mérite d'exister, truculent, capiteux, corsé, généreux, musclé, nerveux, puissamment charpenté, visant haut et loin pour émouvoir, à propos des plus humbles choses aussi bien que des plus mystérieusement sacrées, les sens d'abord, puis l'esprit et le cœur : un style d'homme. » - Maximilien Gauthier[10]
  • « La part austère du paysage provençal, dans une pâte lourde aux dominantes ocres. » - Gérald Schurr[11]
  • « Sa peinture est fondée sur la vieille tradition de l'enluminure. » - Dictionnaire Bénézit[7]
  • « Il a touché tous les sujets. Paysagiste, peintre de marines, de natures mortes et de nus, mais aussi de corridas et de manades. Il pratique le clair-obscur qui transfigure l'œuvre et lui confère relief et mystère. » - Jean-Pierre Delarge[2]

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

  • Médaille d'or, Exposition universelle de 1937, Paris[3]
  • Prix de la Triennale de la Jansonne, mars 1958[1].

Musées et collections publiques[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Maximilien Gauthier, Durand-Rosé, un homme, une œuvre, Office du livre, Paris, 1945.
  • Patrick-F. Barrer, L'histoire du Salon d'automne de 1903 à nos jours, Éditions Arts et Images du Monde, 1992.
  • Gérald Schurr, Le guidargus de la peinture, Les éditions de l'amateur, 1996.
  • Emmanuel Bénézit, Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, Gründ, 1999.
  • Jean-Pierre Delarge, Dictionnaire des arts plastiques modernes et contemporains,Gründ, 2001[2].
  • Martin Wolpert, Figurative paintings: Paris and the modern spirit, Éditions Schiffer, 2006.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Pierre Imbourg, « La Triennale de la Jansonne - A. Durand-Rosé », Journal de l'amateur d'art, n°209, 10 avril 1958, pages 10-11.
  2. a b et c Jean-Pierre Delarge, Durand-Rosé (ici orthographié par erreur Durand Roé), in Dictionnaire des arts plastiques modernes et contemporains
  3. a b et c Newman Galleries, Philadelphie, Biographie d'Auguste Durand-Rosé
  4. Piasa, n°92 du catalogue Tableaux, dessins et sculptures des XIXe et XXe siècles, Hôtel Drouot, 15 juin 2012 Le portrait de Durand-Rosé est décrit sous le n° 1088, page 172, dans le livre de Jean-Jacques Luthi Émile Bernard - Catalogue raisonné de l'œuvre peint, Éditions Side, Paris, 1982.
  5. Maison Alde, Lettres d'Émile Bernard à Auguste Durand-Rosé, 1932-1933
  6. a b c et d « A. Durand-Rosé », Connaissance des arts, n°145, mars 1964, pages 4 et 5.
  7. a b et c Dictionnaire Bénézit, Gründ, 1999, tome 4, page 905.
  8. Patrick Reynolds, Emmanuel David marchand de tableaux - les peintres de la Galerie Drouant-David, Le musée privé
  9. Patrick-F. Barrer, L'histoire du Salon d'automne de 1903 à nos jours, Éditions Arts et Images du Monde, 1992.
  10. Maximilien Gauthier, Durand-Rosé, un homme, une œuvre, Office du livre, 1945.
  11. Gérald Schurr, Auguste Durand-Rosé, in Le guidargus de la peinture, Les éditions de l'amateur, 1996.

Liens externes[modifier | modifier le code]