Charentonnay

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Charentonnay
Mairie de Charentonnay.
Mairie de Charentonnay.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Cher
Arrondissement Bourges
Canton Avord
Intercommunalité Communauté de communes Berry Loire Vauvise
Maire
Mandat
Gérard Massay
2014-2020
Code postal 18140
Code commune 18053
Démographie
Population
municipale
296 hab. (2014)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 08′ 47″ nord, 2° 52′ 29″ est
Altitude Min. 173 m – Max. 227 m
Superficie 21,85 km2
Localisation

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Charentonnay

Charentonnay est une commune française située dans le département du Cher en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune fait partie du canton d'Avord[1],[2].

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Lugny-Champagne Sancergues Rose des vents
Sévry N
O    Charentonnay    E
S
Couy Garigny Jussy-le-Chaudrier

Lieux-dits[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Retirada.

Au moment de l'effondrement de la république espagnole, qui provoque la Retirada, d’importantes arrivées de réfugiés espagnols ont lieu. Entre le 30 janvier et le 9 février 1939, 3 002 réfugiés espagnols fuyant devant les troupes de Franco, arrivent dans le Cher[3],[4]. Ils sont acheminés en quatre convois à la gare de Bourges[5]. Le château des Trois-Brioux est prêté par la commune de Vierzon (qui s’en servait comme colonie de vacances)[3],[4].

Les réfugiés sont essentiellement des femmes et des enfants, sont soumis à une quarantaine stricte, du fait des risques d’épidémie[6]. Le courrier est limité, le ravitaillement, s'il est peu varié et cuisiné à la française, est cependant assuré[7]. Au printemps et à l'été, les réfugiés sont regroupés au camp de Châteaufer (commune de Bruère-Allichamps)[8].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
germinal an II 1810 Jean Baptiste Cullon de Troisbrioux    
janvier 1810 mai 1810 Silvain Bessonnat   adjoint municipal
1810 1843 Armand Louis Cullon de Troisbrioux    
1844 1848 François Mulon    
1848 1850 Pierre Jacques Jobiniot    
1850 1865 Jean Mulon    
1865 1903 Hilaire Adolphe Chenu    
1903 1925 François Priot    
1925 1936 Albert Massicot    
1936 1938 Célesten Chevalier    
1938 juillet 1941
(révoqué)
Antoine Paturel  ? Révoqué par le Gouvernement de Vichy[9]
1941 1945 Auguste Dubois    
1945 1947 Isidore Bienvenu    
1947 1953 Edmond Ratillon    
1953 1959 Pierre Jamet   Agriculteur
1959 1962 Auguste Gitton   Agriculteur
1962 1971 Albert Chicon   Transporteur
1971 1995 Jean-Pierre Colin   Agriculteur
1995 septembre 2015 Gérard Massay[1] DVD Agriculteur
septembre 2015 en cours
(au 30 novembre 2016)
Thierry Duprez   Gérant de silo

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2016, le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France a attribué deux fleurs à la commune au Concours des villes et villages fleuris[10].

la Mairie : politique administrative[modifier | modifier le code]

La secrétaire de mairie se nomme Catherine Tragin. Il y a 11 conseillers municipaux, élus au suffrage universel par les habitants de la commune. Les conseillers municipaux élisent 1 maire et 2 adjoints qui reçoivent une indemnité de fonction pour ce rôle. Il y a 5 employés communaux, 2 à temps complet et 3 à temps partiel. La mairie est compétente dans divers domaines :

  • Carte nationale d’identité (délai de 2 à 3 semaines)
  • Urbanisme;Le permis de construire
  • Inscription sur la liste électorale
  • Mariage
  • Baptême civil
  • Déclaration de naissance
  • Reconnaissance d’un enfant avant ou après la naissance
  • Déclaration de décès
  • Recensement militaire
  • Déclaration des chiens de 1er ou de 2ème catégorie
  • Pour le passeport biométrique (délai 2 à 3 semaine), les demandes peuvent êtres déposées auprès d’une mairie équipée du matériel adéquat (Sancergues, la Charité sur Loire)
  • Pour les cartes grises, seule la Préfecture peut la délivrer.
  • Concours départemental des maisons fleuries, inscription à partir du 1er juin 2017
  • Coupes de taillis : inscription avant le 15 octobre 2017

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[12],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 296 habitants, en diminution de -7,79 % par rapport à 2009 (Cher : -0,24 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
675 658 566 666 656 720 714 720 803
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
827 848 857 817 865 827 792 778 754
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
693 652 628 585 525 490 479 502 449
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
396 381 313 317 329 314 342 321 296
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église[modifier | modifier le code]

L’histoire du village est liée à celle de la seigneurie de Charentonnay. L’un des premiers seigneurs connus appartient à la famille Troussebois. Au début du XVème siècle, par son mariage avec Guyonne Troussebois, Jean Chenu, orfèvre du duc Jean de Berry, devient Seigneur de Charentonnay. Le fief dépend féodalement de Sancergues, alors que dans la même paroisse, le fief de Chaumasson relève de Précy, qui dépend de Sancerre. Aux XIXe et XXe siècles, l’agriculture constitue l’essentiel de l’activité économique de la commune. La partie orientale de cette église dont la nef parait dater du XIIIe siècle est reconstruite au XVIe siècle.Pendant les guerres de religion les voûtes en bois furent sérieusement endommagées puis réparées en 1610.

La nef est accostée de deux chapelles.Celle du Nord est affectée au Seigneur de Charentonnay et celle du Sud au Seigneur de Trisbrioux. Le clocher surmonté d’une flèche aiguë est dressé au-dessus de la travée du chœur qui est accolée à la nef.

Le lavoir[modifier | modifier le code]

Situé en léger contrebas du village, il est construit en pierres calcaires et sa charpente en chêne supporte une couverture en ardoises. Le terrain étant d’une nature extrêmement perméable, le débit de la source qui alimente le lavoir-abreuvoir n’est pas suffisant à certaines périodes de l’année. C’est pour cette raison, que ses ingénieux constructeurs ont imaginé un édifice capable de recueillir l’eau de pluie. La solution est directement inspirée des constructions romaines dont quelques lavoirs du pays sont dotés. Le principe est simple : la couverture (le Compluvium) est percé en son centre afin que l’eau de pluie se déverse dans le bassin à ciel ouvert (l’Impluvium).

A Charentonnay, le lavoir faisait également office d’abreuvoir.

Les commerces en 1970[modifier | modifier le code]

  • Boulangerie et café dans la maison Lacour tenu par Mr et Mme Delaisse
  • Epicerie dans la maison Delclos tenu par Mr Tarrery
  • Café et restaurant dans le café actuel tenu par Mme Valaire
  • Café dans la maison Mainguet tenu par Mme Boyeau
  • Café, pompes à essence, mécanique agricole, forgeron dans la maison Sirot tenu par Mr et Mme Sirot
  • Café dans la maison Chauveau tenu par Mme Charpentier, Mr et Mme Gaillard
  • Menuiserie dans le café actuel tenu par Mr Valaire
  • Menuiserie dans la maison Mainguet tenu par Mr Boyeau
  • Cordonnier dans la maison André tenu par Mr Ferry
  • Bourrelier, Matelassier dans la maison Maggini tenu par Mr et Mme Lavot
  • Forgeron et Maréchal-ferrant dans la maison Leclerc tenu par Mr Leclerc
  • Couturière dans la maison Michel tenu par Mme Dugenne
  • Gérante de cabine téléphonique dans la maison Leclerc tenu par Mme Leclerc


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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Liste des maires du Cher et appartenance des communes aux cantons sur le site de la préfecture (consulté le 26 septembre 2014).
  2. Décret no 2014-206 du 21 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département du Cher
  3. a et b Jeanine Sodigné-Loustau, « L'accueil des réfugiés civils espagnols de 1936 à 1940. Un exemple : la région Centre », Matériaux pour l'histoire de notre temps. 1996, no 44. p. 43.
  4. a et b Didier Arnold, Les réfugiés de la Guerre d'Espagne dans le Cher. 1936-1946, documents disponibles aux Archives départementales du Cher, Archives départementales du Cher, mis à jour en mars 2013, consulté le 25 mars 2013
  5. Alain Gardant, « L’enfance pendant les deux conflits mondiaux », L’enfance dans le Cher (1830-1945), consulté le 25 mars 2013, p. 3
  6. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 44.
  7. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 43-44.
  8. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 46.
  9. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9619550z/f8.item.r=canton.zoom
  10. Site des villes et villages fleuris, consulté le 23 décembre 2016.
  11. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien(s) externe(s)[modifier | modifier le code]