Champagne Perrier-Jouët

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Perrier Jouët
Image illustrative de l'article Champagne Perrier-Jouët

Pays Drapeau de la France France
Siège social Epernay
Fondation 1811
Appellations Champagne
Cépage pinot noir et
chardonnay
Volume produit 3,2 millions de bouteilles
Personnes clés Pierre Nicolas Perrier
Rose Adélaide Jouët
Charles Perrier
Henri Gallice
Louis Budin
Personnel 65
Site web perrier-jouet.com

Perrier-Jouët & Cie est une maison de Champagne fondée à Épernay en 1811 par Pierre Nicolas Perrier et son épouse Rose Adélaide Jouët, peu après leur mariage le .

La maison Perrier-Jouët est connue pour son vin de champagne brut et sa cuvée « Belle Époque » également baptisée « Fleur de Champagne».

Le domaine viticole[modifier | modifier le code]

Perrier-Jouët possède 65 ha classés à 99 % quasi exclusivement en Grands Crus sur un terroir homogène avec près de 40 ha de Chardonnay, localisés sur les Grands Crus de Cramant et d’Avize[1]. Le Chardonnay constitue la signature distinctive des vignobles Perrier-Jouët, avec une forte présence de vignes âgées de 23 ans en moyenne[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

La maison Perrier-Jouët à Epernay.
Réclame de 1923 dans L'Illustration.

En 1811, Pierre Nicolas Perrier, épouse Rose Adélaide Jouët, et fonde la maison de commerce de vin de champagne Perrier-Jouët à Épernay. Dès 1815, Perrier-Jouët réalise sa première expédition de vins au Royaume-Uni, puis en 1837 aux États-Unis.

À partir de 1860, la maison constitue l’essentiel de son vignoble situé dans les meilleurs crus de champagne: Aÿ, Mailly-Champagne, et surtout Avize et Cramant.

Charles Perrier, succède à ses parents en 1854 et assure définitivement le succès de la maison en Angleterre.

Sous l’égide de Charles Perrier, Perrier-Jouët devient à partir de 1861 le fournisseur attitré de la Cour d’Angleterre et de la reine Victoria, puis quelques années plus tard, celui de la Cour impériale française. La mode du champagne se poursuit avec éclat et s’accorde parfaitement avec l’euphorie des années 1900. On chante : c’est « la Belle Époque, c’est du Champagne »[3]. Perrier-Jouët s’impose et l'entreprise expédie alors une grande part de sa production à destination du Royaume-Uni[4].

Après le décès de Charles Perrier en 1878, la maison est reprise par ses neveux par alliance Henri et Octave Gallice.

Henri et son cadet Octave sont des amateurs d'arts, si Henri dirige la maison à Epernay, Octave passe plutôt son temps à Paris, profitant de la Belle Epoque. Paris est alors le lieu d'une grande effervescence culturelle, scientifique et artistique. C'est dans ce bouillonnement qu'il rencontre Emile Gallé, pionnier et chef de file du mouvement Art nouveau, expression du bouleversement artistique de l'époque. À la demande des deux frères, Emile Gallé dessine un tourbillon d'anémones du Japon, témoignage de sa passion pour la botanique. Quatre magnums émaillés sont livrés en 1902, ils deviendront non seulement l'emblème de la cuvée Belle Epoque mais aussi celui de la maison elle-même[5].

En 1959, la maison de Champagne G.H. Mumm, acquiert la Maison Perrier-Jouët[6].

La cuvée de prestige « Belle époque » est créée en 1964 par André Baveret, chef de cave, et lancé en 1969 par Pierre Ernst, alors directeur commercial. C'est l'une des grandes réussites des cuvées de prestige du XXe siècle. Ce lancement marque un tournant décisif de la marque, avec la redécouverte du flacon imaginé par Émile Gallé, qui dormait depuis plus de soixante ans dans les celliers de la Maison. La cuvée « Belle époque », baptisée un temps « Fleur de Champagne » aux États-Unis, est l'une des plus prisées dans le monde.

Informations juridiques et financières[modifier | modifier le code]

La société actuelle a été immatriculée le 22 juin 1957

SIREN : 095 750 261

Chiffre d'affaires : 109 130 400 € au 30 juin 2018

Résultat net : 5 636 300 € au 30 juin 2018

Effectif : 90 en 2017/2018

Direction : Cesar Giron (depuis 2015)[7].

Élaboration[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Méthode champenoise.

Les vendanges débutent à la fin du mois de septembre, environ cent jours après la pleine floraison des vignes, et durent entre dix et douze jours. Les raisins récoltés sont aussitôt acheminés vers les pressoirs traditionnels, situés au cœur du vignoble. Le pressurage qui permet d’extraire le moût est doux et progressif pour ne pas endommager les grappes.

La première pression exercée sur le grain permet d’obtenir un jus riche en sucre et en acidité, constituant la « cuvée ». Cette première pression offre un caractère aromatique fin, subtil et complexe, et possède une grande aptitude au vieillissement. Elle est la seule qui entre dans l’élaboration des champagnes de la Maison Perrier Jouët[3].

Ces moûts sont débarrassés de leurs impuretés et stockés en cuves. Afin de conserver leurs caractères spécifiques et leurs arômes naturels, les crus sont vinifiés selon leur cépage, leur cotation dans l’échelle des crus et leur qualité. L'étape suivante est l’assemblage des vins pour obtenir le champagne désiré, avant que ne s'appliquent les autres étapes de la méthode champenoise : tirage, prise de mousse, vieillissement, remuage, dégorgement, dosage.

Mode de consommation[modifier | modifier le code]

La température idéale de consommation est de 7 à 9 degrés. Cette température peut être atteinte en plongent la bouteille dans un seau à glace 30 minutes avant de la servir, ou en la laissant dans un réfrigérateur. L'usage d'un congélateur est déconseillé, une trop grande baisse de la température peut modifier le goût du vin.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Legifrance
  2. Dico du vin
  3. a et b Affiche Publicitaire Peynet
  4. Le Monde, 1920
  5. Devroye Jean Pierre, Perrier-Jouët, L'esprit du Champagne, Paris, Stock, (ISBN 978-2-234-05111-9)
  6. Champagne : Mumm, des bulles et des idées, Le Figaro Vin, 3 janvier 2012
  7. « Perrier Jouet », sur www.societe.com (consulté le 3 décembre 2019)

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]