Communauté caribéenne

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Communauté caribéenne
(en) Caribbean Community
(nl) Caribische Gemeenschap
(es) Comunidad del Caribe
Logo de l'organisation
Carte de l'organisation
  •      Pays membres
  •      Pays associés
  •      Pays observateurs
Situation
Région Caraïbe
Création
Type Union supranationale
Siège Georgetown (Guyana)
Coordonnées 6° 49′ 14″ N, 58° 07′ 01″ O
Langue Anglais
Espagnol
Français
Néerlandais
Organisation
Membres
Secrétaire-général Irwin LaRocque
Président Jovenel Moïse

Site web http://www.caricom.org/

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La Communauté caribéenne, en abrégé CARICOM (en anglais Caribbean Community, en néerlandais Caribische Gemeenschap et en espagnol Comunidad del Caribe), est une organisation supranationale qui regroupe plusieurs États anglophones des Caraïbes, le Suriname néerlandophone et Haïti à la fois francophone et créolophone. Sa langue officielle demeure l'anglais ; cependant le président haïtien Martelly a demandé en 2011 que le français devienne également langue officielle en insistant sur le fait que son pays représente à lui seul la moitié de la population de l'organisation.

Elle est née le 4 juillet 1973 du traité de Chaguaramas[1] entre quatre pays (la Barbade, le Guyana, la Jamaïque et Trinité-et-Tobago) avec pour objectifs de renforcer les liens interétatiques dans la Caraïbe, et de construire un espace de libre-échange autour d'un marché unique : le CSME (économie et marché unique caribéen, en anglais Carribean Single Market and Economie) dont la mise en pratique est prévue par la révision de 2001 du Traité de Chaguaramas[2],[3].

Actuellement elle est composée de quinze États membres et de cinq membres associés, la majorité appartenant au Commonwealth. Il existe actuellement aussi sept États observateurs de cet espace. Les États membres sont Antigua-et-Barbuda, les Bahamas, la Barbade, Belize, la Dominique, Grenade, le Guyana, Haïti, la Jamaïque, Montserrat, Saint-Kitts-et-Nevis, Sainte-Lucie, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, le Suriname, et Trinité-et-Tobago. Les membres associés sont tous des territoires britanniques : Anguilla, Bermudes, Îles Caïmans, Îles Vierges britanniques, Îles Turks-et-Caïcos. Montserrat présente la particularité de figurer dans la liste officielle des "États membres", bien qu'il s'agisse d'un territoire britannique.

Les principaux organes de décision de l'organisation sont les conférences des chefs d'État et le Conseil des ministres.

Antécédents à la communauté actuelle[modifier | modifier le code]

Le CARICOM remplace l'Association de libre-échange caribéenne (CARIFTA, Caribbean Free Trade Association en anglais) qui a existé entre 1965 et 1972. Cette association avait elle-même été constituée pour renforcer l'alliance économique des pays anglophones des Caraïbes en lieu et place de la Fédération des Indes occidentales (West Indies Federation) existante entre le et le .

La communauté est née sous le nom de Communauté et Marché commun de la Caraïbe avec le traité de Chaguaramas signé le par les Premiers ministres Errol W. Barrow de la Barbade, L.F.S. Burnham du Guyana, Michael Manley de Jamaïque et Eric Williams de Trinité-et-Tobago.

Le , lors de la vingt-deuxième rencontre des membres à Nassau (Bahamas), les chefs des gouvernements de la Communauté caribéenne ont révisé le traité de Chaguaramas[4] ré-établissant les statuts du Caricom en y incluant le marché et l'économie unique caribéenne (CSME) ainsi que la création de la Cour caribéenne de justice.

Participation[modifier | modifier le code]

Haïti est d'abord entré dans la CARICOM en tant que membre provisionnel de le pour ne devenir membre de plein droit que quatre ans plus tard.

En , la participation d'Haïti à la CARICOM a été suspendue[5] par son premier ministre Gérard Latortue en réponse à la visite du président haïtien sortant, Jean-Bertrand Aristide, en Jamaïque. La participation d'Haïti a été effectivement suspendue le , car la CARICOM a refusé de reconnaître le gouvernement intérimaire. Haïti a réintégré le Caricom à la suite de l'élection de René Préval et la création de son nouveau gouvernement.

En , Anguilla a réintégré la CARICOM, cette fois-ci en tant que membre associé. Elle faisait en effet partie de la CARICOM de 1974 à 1980 quand elle était associée à Saint-Christophe-et-Niévès, dans l'ancien État de Saint Christophe-Nevis-Anguilla.

En 2005, le ministre des affaires étrangères de la République dominicaine a proposé l'intégration de son pays dans la CARICOM. Il n'était pas évident que celle-ci soit acceptée par les autres membres de la CARICOM, en raison du poids de la population et de l'économie dominicaine par rapport à celles des autres États membres. Cette demande s'explique par le fait que l'État voisin d'Hispaniola : Haïti, fait lui partie de la Caricom. Il a été proposé que les relations entre la CARICOM et la République dominicaine soit resserrées par le biais de l’Association des États de la Caraïbe (AEC).

Depuis 2012, la Guadeloupe, la Guyane et la Martinique sont candidates au statut d'État associé de la CARICOM. Aucune suite officielle n'a encore été donnée : seule l'annonce de la possibilité d'une politique d'élargissement de la CARICOM a été formulée dans le communiqué de la 29e rencontre internationale de la conférence des chefs de gouvernement de la Communauté[6] (26 et 27 février 2018, à Port-au-Prince, Haïti).

Structure[modifier | modifier le code]

À la suite de la restructuration de 2001, la CARICOM fonctionne ainsi :

L'exécutif[modifier | modifier le code]

Il est constitué :

  • des représentants de l'exécutif de chaque membre,
  • d'un président (à tour de rôle le premier ministre de chaque État-membre),
  • d'un secrétaire général (chef de l'exécutif)
  • et du secrétariat du Caricom (chef de l'organe administratif).

Il existe aussi un cabinet pour quasiment chaque chef de gouvernement à qui il délègue des responsabilités ou des dossiers spécifiques de développement et d'intégration régionale[7].

La branche législative[modifier | modifier le code]

Le Conseil de la Communauté se compose des ministres responsables des affaires communautaires, plus d'autres ministres dont la désignation est laissée à l'entière discrétion des États membres. Il s'agit là de l'un des principaux organes de la Communauté (l'autre étant la Conférence des chefs de gouvernement). Il est assisté de quatre autres conseils et de trois comités.

Les autres conseils[modifier | modifier le code]

  • Le conseil des finances (Council for Finance and Planning, COFAP)
  • Le conseil du commerce et du développement économique (Council for Trade and Economic Development, COTED)
  • Le conseil des affaires étrangères et communautaires (Council for Foreign and Community Relations, COFCOR)
  • Le conseil pour le développement (Council for Human and Social Development, COHSOD)

Les comités[modifier | modifier le code]

  • Le comité aux affaires juridiques[8]: fournit des avis juridiques aux conseils et organismes de la Communauté;
  • Le comité budgétaire: examine le projet de budget et le programme de travail du Secrétariat et fournit des recommandations au conseil de la Communauté;
  • Le comité des directeurs de banques centrales: fournit des recommandations au COFAP dans le domaine monétaire et financier.

Les institutions judiciaires[modifier | modifier le code]

La cour caribéenne de justice (CCJ) sera l'organe de règlement des disputes au sein de la CARICOM. Elle doit aussi remplacer, comme Cour d'appel en dernier ressort pour les États membres ayant adopté cette disposition, le Comité judiciaire du Conseil privé (Judicial Committee of the Privy Council), basé à Londres, au Royaume-Uni. La CCJ a son siège à Port d'Espagne, Trinité-et-Tobago.

Organes de la communauté des Caraïbes[modifier | modifier le code]

Secrétariat[modifier | modifier le code]

Le Secrétariat est basé à Georgetown, en Guyana.

Le secrétariat s'engage à « mettre en œuvre une organisation et des services dynamiques, en partenariat avec les institutions et groupes de la Communauté, pour aboutir à une Communauté durable et compétitive au plan international, en améliorant la qualité de vie de tous ».

Institutions de la Communauté caribéenne[modifier | modifier le code]

Institutions associées[modifier | modifier le code]


Projets du CARICOM[modifier | modifier le code]

Marché unique de la CARICOM[modifier | modifier le code]

  •      Membre de la CARICOM membre du Marché unique
  •      Membre de la CARICOM non membre du Marché unique
  •      Membre associé de la CARICOM

Un accord entre la Barbade, la Jamaïque et Trinité-et-Tobago a été signé le .

L'objectif était que les douze autres États membres rejoignent le Marché unique avant la fin de l'année. Le Traité a pris effet le 1er janvier 2006 avec la Barbade, Belize, la Jamaïque, le Guyana, le Suriname et Trinité-et-Tobago pour premiers membres. Le territoire britannique de Montserrat cherche à obtenir l'accord du Royaume-Uni pour faire partie du marché unique. Haïti ne rejoindra pas le marché unique en raison de la situation politique interne et les Bahamas en raison d'une disposition autorisant les travailleurs qualifiés à se déplacer librement.

Le Secrétariat de la CARICOM maintient des contacts étroits avec l'Organisation des États de la Caraïbe orientale.

Passeport commun de la CARICOM[modifier | modifier le code]

  •      Membre de la CARICOM avec passeport commun
  •      Membre de la CARICOM sans passeport commun
  •      Membre associé de la CARICOM

Ce passeport, en plus de permettre la liberté de circulation et des économies d'échelle aux États membres, permet la prise de conscience d'une identité commune par les citoyens. Les nouveaux passeports disposent d'une meilleure sécurisation et sont lisibles en machine. Le , la République du Suriname est devenue le premier État membre à le mettre en place. Puis, en , ce fut le cas de Saint-Vincent-et-les-Grenadines, et le , de Saint-Christophe-et-Niévès. Les autres États membres devraient faire de même à mesure que leurs stocks d'anciens passeports parviendront à épuisement.

Conception du passeport[modifier | modifier le code]

les trois couleurs en sont :

Les passeports font souvent figurer côte à côte les symboles nationaux et celui de la CARICOM. Les passeports du Surinam ont été créés par la Canadian Banknote Company Ltd. (en) pour un coût d’un million et demi de dollars sur cinq ans.

Perspectives futures[modifier | modifier le code]

  • Fusion des lignes aériennes
  • Charte de la société civile
  • Union monétaire
  • Liberté de déplacement
  • Union(s) politique(s)
  • Bourse régionale
  • centrale d'achat

Libre-échange[modifier | modifier le code]

À partir des années 2000, les États de la CARICOM ont eu pour nouvel objectif l'établissement d'Accord de libre-échanges avec les partenaires commerciaux locaux et régionaux. Ce processus s'effectue dans le cadre du Caribbean Regional Negociating Machinery (CRNM).

Accords préférentiels[modifier | modifier le code]

Accords de libre-échange[modifier | modifier le code]

À l'étude[modifier | modifier le code]

De plus, douze des quinze membres de la CARICOM (à l’exception de la Barbade et de Trinité-et-Tobago) font partie de l´alliance Petrocaribe mise en place en 2005 avec le Venezuela et permettant aux pays signataire d´acheter le pétrole de ce dernier à des conditions de paiement préférentielles.

Comparaison avec d'autres blocs régionaux[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]