Guillaucourt

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Guillaucourt
Les trois châteaux d'eau de Guillaucourt.
Les trois châteaux d'eau de Guillaucourt.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Péronne
Canton Moreuil
Intercommunalité Communauté de communes Terre de Picardie
Maire
Mandat
Jérôme Holvoet
2014-2020
Code postal 80170
Code commune 80400
Démographie
Gentilé Guillaucourtois
Population
municipale
413 hab. (2014)
Densité 65 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 50′ 34″ nord, 2° 37′ 56″ est
Altitude Min. 52 m – Max. 96 m
Superficie 6,37 km2
Localisation

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Guillaucourt est une commune française, située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Ses habitants sont les Guillaucourtois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Village rural picard du Santerre, aisément accessible par l'ancienne RN 29 (RD 1029) et les autoroutes A29 et A1.

Amiens est situé à 24 km au nord-ouest de Guillaucourt.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Gislocourt est relevé en 1145. Gissocourt puis Guillaucourt apparaissent en 1301[1]. Après l'absorption de Enguillaucourt, la commune porte fugacement le nom de Guillaucourt et Enguillaucourt[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Les fiefs d'Achicourt et de Pierrepont sont attestés. Au XVe siècle, ils appartiennent à la famille de Lannoy. Ils seront transmis par mariage à la famille d'Averoult[1].
  • En 1653, Guillaucourt souffre des ravages causés par les Espagnols[1].
  • À la fin de l'épopée napoléonienne, en 1814 et 1815, les habitants sont exposés aux contraintes des Cosaques[1].
Le village a été décoré de la croix de guerre 1914-1918 le [5].
  • L'église a été restaurée en 1922[6].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachement administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouvait de 1793 à 2016 dans l'arrondissement de Montdidier du département de la Somme. Par arrêté préfectoral du , la commune en est détachée le pour intégrer l'arrondissement de Péronne[7]. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1958 de la cinquième circonscription de la Somme.

Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Rosières-en-Santerre[2]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est intégrée au canton de Moreuil.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune faisait partie de la communauté de communes du Santerre créée le .

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, la préfète de la Somme propose en octobre 2015 un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) qui prévoit la réduction de 28 à 16 du nombre des intercommunalités à fiscalité propre du Département[8].

Le projet préfectoral prévoit la « fusion des communautés de communes de Haute Picardie et du Santerre », le nouvel ensemble de 17 954 habitants regroupant 46 communes[9],[10],[11]. À la suite de l'avis favorable de la commission départementale de coopération intercommunale en janvier 2016[12], la préfecture sollicite l'avis formel des conseils municipaux et communautaires concernés en vue de la mise en œuvre de la fusion le [13].

Cette procédure aboutit à la création au de la communauté de communes Terre de Picardie, dont la commune est désormais membre[14].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2008 Louis-Claude Holvoet   Professeur de mathématiques
mars 2008[15] en cours
(au 20 janvier 2017)
Jérôme Holvoet   Agent général d'assurances
Vice-président de la Communauté de communes du Santerre (2014 → 2016)
Réélu pour le mandat 2014-2020 [16]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[18],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 413 habitants, en augmentation de 7,27 % par rapport à 2009 (Somme : 0,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
516 322 636 553 565 589 569 572 521
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
502 500 549 574 567 600 555 552 529
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
523 480 448 504 416 423 382 408 416
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
363 340 323 302 296 305 368 387 413
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le château et son parc[20].
  • L'église Saint-Éloi[21], restaurée par Paul Martin, architecte à Guillaucourt, après les destructions de la Première Guerre mondiale. Les statues de l'ancienne église avaient été évacuées au château de Chantilly[22]
  • Monument aux morts de la Première Guerre mondiale financé par souscription publique et édifié en 1922 par Teisseire, entrepreneur à Vichy, sous la direction de Paul Martin, architecte à Guillaucourt, avec la collaboration du sculpteur amiénois Auguste Carvin[23] pour la sculpture[24].
  • Ancien site industriel de l'usine d'engrais créée vers 1925 par M. Seret, à côté de l'ancienne sucrerie Coquin Ch. et Th. Normand détruite au cours de la Première Guerre mondiale, qui employait une cinquantaine de salariés en 1954[25].
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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f Notice géographique et historique réalisée par l'instituteur de Guillaucourt, M. Lescureux, 1899, Archives départementales de la Somme, Amiens. Lire en ligne.
  2. a, b, c et d Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Cliché Templier, Section photographique de l'armée, « Photo : Guillaucourt (Somme). Gare », Fonds des Albums Valois - Catégories. Cat XI, transports 2 - Transports de munitions et de matériel, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, 1914 à 1918 (consulté le 11 août 2017).
  4. Cliché Templier, Section photographique de l'armée, « Photo : Gare de Guillaucourt (Somme). [Prisonniers allemands déchargeant des rondins] », Fonds des Albums Valois - Catégories. Cat XIII, prisonniers allemands - Prisonniers employés à des travaux divers, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 11 août 2017).
  5. Journal officiel du 6 novembre 1920, p. 17583.
  6. Panneau d'informations près de l'église.
  7. « Arrêté préfectoral portant modification des limites territoriales des arrondissements de la Somme - Recueil n°200 des actes administratifs du 27 décembre 2016 des Hauts-de-France », sur http://www.prefectures-regions.gouv.fr/hauts-de-france/, (consulté le 15 janvier 2017).
  8. Vincent Fouquet, « Vers un mariage de la communauté de communes de Haute-Picardie avec celle de Rosières ? : Le conseil communautaire, qui s’est déroulé jeudi soir à Soyécourt, a été l’occasion d’annoncer la volonté de l’intercommunalité de fusionner avec celle de Rosières-en-Santerre », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  9. « Coopération intercommunale : La préfète présente un nouveau schéma départemental » [doc], Communiqué de presse, Préfecture de la Somme, (consulté le 15 mai 2016).
  10. Vincent Fouquet et Cécile Latinovic, « Haute-Somme : La nouvelle carte du territoire fait réagir les présidents : La révélation de la nouvelle carte du département, et des découpages des intercommunalités fait réagir les présidents, qui sont majoritairement satisfaits », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  11. « Un mariage entre Chaulnes et Rosières-en-Santerre est prévu pour 2017 : L’annonce a été faite jeudi 1er octobre à Rosières-en-Santerre : les communautés de communes de Haute Picardie (CCHP) et du Santerre (CCS) souhaitent fusionner. Voici leurs arguments », Le Courrier picard, édition du Santerre,‎ (lire en ligne).
  12. « Somme, la CDCI valide des projets de fusion d’ECPI », Décideurs en région,‎ (lire en ligne).
  13. « Arrêté préfectoral du 15 avril 2016 portant projet de périmètre de la communauté de communes issue de la fusion de la communauté de communes de haute Picardie avec la communauté de communes du Santerre », Recueil des actes administratifs de la préfecture de la Somme, no 2016-031,‎ , p. 78-79 (lire en ligne [PDF]).
  14. « CC Terre de Picardie (N° SIREN : 200070928) », Fiche BANATIC, Ministère de l'intérieur, (consulté le 10 juin 2017).
  15. « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr, (consulté le 31 août 2008)
  16. « Liste des maires de la Somme » [xls], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme, (consulté le 9 juin 2014)
  17. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  20. « Jardin d'agrément », notice no IA80000547, base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. Oswald Macqueron, « Aquarelle : A) Chapelle à Guillaucourt, canton de Rosières, d'après nature, 30 mai 1875. B) Église de Guillaucourt, canton de Rosières, chef-lieu de canton, d'après nature, 30 mai 1875 », Documents numérisés, fonds Macqueron,, Bibliothèque municipale d'Abbeville (consulté le 11 août 2017).
  22. Section photographique de l'armée, « Photo : Chantilly. Au château : dépôt du service d'évacuation des œuvres d'art ; objets provenant de l'église de Guillaucourt (Somme) », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 32, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 11 août 2017).
  23. « Statue : allégorie du deuil », notice no IM80000069, base Palissy, ministère français de la Culture.
  24. « Monument aux morts de la Guerre de 1914-1918 », notice no IA80000060, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  25. « Usine d'engrais Seret, puis les engrais de Roubaix », notice no IA00076547, base Mérimée, ministère français de la Culture.