David Kessler

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David Kessler
David Kessler.jpg
David Kessler en 2008.
Fonctions
Dirigeant de France Culture (d)
-
Président-directeur général (en)
Centre national du cinéma et de l'image animée
-
Conseiller d'État
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Michel KesslerVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activité
Mère
Fratrie
Conjoint
Sophie Kessler-Mesguich (d) (jusqu'en )Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Distinctions

David Kessler, né le à Boulogne-Billancourt et mort le à Paris[1], est un haut fonctionnaire français, spécialiste des questions culturelles.

Conseiller à la présidence de la République de à (conseiller culture et communication auprès du président de la République Française)[2], il était également membre de divers conseils d'administration (dont la présidence du CA de l'Institut d'études politiques de Saint-Germain-en-Laye), il a également été directeur général délégué de Radio France pour la stratégie et les contenus, président du Forum des Images, et directeur général du magazine Les Inrockuptibles. En dernier lieu, il était directeur d'Orange Content.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

David Kessler est le fils de Paul Kessler, physicien, directeur de recherches au CNRS, et de Colette Kessler (1928-2009), universitaire française spécialiste de l'enseignement du judaïsme et cofondatrice du Mouvement juif libéral de France, et le frère aîné du journaliste Emmanuel Kessler, né en 1963.

Carrière[modifier | modifier le code]

Ancien élève des lycées Honoré-de-Balzac puis Condorcet, David Kessler entre à l'École normale supérieure de Saint-Cloud en 1977.

Agrégé de philosophie en 1980[3], puis diplômé d'un DEA de philosophie l'année suivante après une maîtrise sur Baruch Spinoza[4], il enseigne aux lycées de Rueil-Malamaison (Hauts-de-Seine) puis de Saint-Pol-sur Ternoise (Pas-de-Calais) entre 1982 et 1987. Il est admis en 1987 à l'École nationale d'administration (ENA, promotion "Liberté Égalité Fraternité"), et se voit affecté à sa sortie de l'école au Conseil d'État[5].

Il donnera plus tard des cours à l'Institut d'études politiques de Paris (1989-1991), puis à l'ENA (1991-1998).

Audiovisuel et médias[modifier | modifier le code]

De 1994 à 1996, David Kessler est directeur de cabinet puis directeur délégué auprès de Raphaël Hadas-Lebel, directeur général de France 2.

De 1996 à 1997, il est directeur général du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA)[6].

De 1997 à 2001, il est conseiller pour la culture et la communication auprès de Lionel Jospin, Premier ministre. En 1999, il participe au programme Young Leaders organisé par la French-American Foundation[7].

De 2011 à , appelé par son ami le banquier Mathieu Pigasse, il exerce la fonction de directeur des Inrockuptibles et de directeur de la publication de la version française du Huffington Post[12]. Il défend alors devant le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) le projet de chaîne de télévision numéro 23 visant à mieux exposer les minorités ethniques ou sexuelles afin que Pascal Houzelot obtienne une fréquence TNT, un partenariat avec les Inrocks étant initialement prévu[13].

De à , il est conseiller, médias et culture auprès du président de la République François Hollande. Il est remplacé par Audrey Azoulay.

En 2014, il quitte la fonction publique pour travailler dans le secteur privé, en devenant responsable de la filiale cinéma de Orange[14].

Vie privée[modifier | modifier le code]

David Kessler se marie avec Sophie Mesguich-Kessler, professeur d’hébreu à la Sorbonne nouvelle et spécialiste de l’histoire de la langue et de la grammaire hébraïque qui lui donne trois enfants[15]. Devenu veuf en 2010, David Kessler se remarie en 2013 avec Cyril Pigot, expert du marché de l'art[16].

Interventions publiques[modifier | modifier le code]

En 2011, David Kessler soutient l'action de l'association Isota qui milite pour le mariage et l'adoption d'enfants par des couples homosexuels[17].

En , il est cosignataire avec plusieurs intellectuels et hommes politiques d'un appel intitulé Français juifs et de gauche publié dans le quotidien Libération. Cet appel déplore un « éloignement » qui se serait créé entre « les Français juifs et les forces de gauche ». Plus loin, cet appel avance: « Nous sommes attachés à la défense de l’État d’Israël et à sa démocratie. Nous sommes en désaccord avec la politique actuelle du gouvernement israélien et souhaitons voir se développer aux côtés d’Israël un État palestinien libre et indépendant »[18].

Cinéma[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Mort de David Kessler, le directeur d’Orange Content et ancien patron de France Culture, lemonde.fr, 4 février 2020
  2. Arrêté du 17 mai 2012.
  3. https://www.lesbiographies.com/Mobile/Biographie/M-David-KESSLER,24.
  4. Françoise Chirot, « David Kessler, un homme discret dans le PAF », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  5. « Fac-similé JO du 10/03/1989, page 03153 | Legifrance », sur www.legifrance.gouv.fr (consulté le 12 mai 2016)
  6. « David Kessler », sur Les Echos, (consulté le 31 janvier 2020)
  7. EARLIER CLASSES, frenchamerican.org
  8. Archives conservées aux Archives nationales et instrument de recherche disponible dans la salle des inventaires virtuelle.
  9. « Rupture ou continuité à la tête de Radio France? »
  10. www.csma-info.fr.
  11. « David Kessler, directeur de publication du Huffington Post, nommé conseiller à la culture et aux médias à l'Elysée »
  12. Emmanuel Berretta, David Kessler : des "Inrocks" à l'Élysée, lepoint.fr, 16 mai 2012
  13. Grégoire Poussielgue, Pascal Houzelot, l'inconnu le plus célèbre du PAF, lesechos.fr, 1er juin 2015
  14. Freenews, 12 novembre 2014
  15. « En mémoire de Sophie Kessler Mesguich : études juives, linguistique et philologie sémitiques », sur Paris 3-Sorbonne Nouvelle,
  16. [1], sur lejdd.fr
  17. "Pourquoi nous créons l'association Isota", Pascal Houzelot et Caroline Mecary, lemonde.fr, 17 mai 2011
  18. Français juifs et de gauche, Libération, 8 février 2012

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]