Bois-Héroult

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Bois-Héroult
Bois-Héroult
L'église Notre-Dame.
Blason de Bois-Héroult
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Rouen
Intercommunalité CC inter-Caux-Vexin
Maire
Mandat
Edouard de Pradel de Lamaze
2020-2026
Code postal 76750
Code commune 76109
Démographie
Gentilé Bois-Héroultais
Population
municipale
191 hab. (2018 en augmentation de 3,24 % par rapport à 2013)
Densité 29 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 33′ 48″ nord, 1° 24′ 23″ est
Altitude Min. 135 m
Max. 232 m
Superficie 6,59 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Rouen
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton du Mesnil-Esnard
Législatives 2e circonscription de la Seine-Maritime
Localisation
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Bois-Héroult
Liens
Site web http://www.bois-heroult.fr/

Bois-Héroult est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime en région Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte de la commune.


Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Bois-Héroult est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Rouen, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 317 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[4],[5].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Bosco Heroldi en 1203[6].

En langue normande : Bô-Érou.

Histoire[modifier | modifier le code]

Bois-Héroult (Boscum Heroldi) tient son nom d'un seigneur nommé Hérold ou Harold, d'origine Viking. Les anciens textes mentionnent l'existence «ancienne et de grande antiquité» d'une fortification féodale normande, dans une situation stratégique remarquable. Dans les bois surplombant le carrefour du « Chef de l'eau » où se trouve la source de l'Héronchelle, on voit encore des vestiges.

D'après des textes de 1380, «se trouvait un château fort avec le droit de faire le guet, entre une église et un cimetière». Des recherches ont permis de repérer des traces de contreforts, (on a laissé visible, avec des pavés, l'emplacement de ces recherches).

L'actuel château a été édifié par Jacques Alphonse de Civille Saint Mards sur des terres apportées en dot par Mademoiselle Bonissent de Buchy, son épouse, après avoir rasé le château ancien. Il a été construit d'un seul jet de 1715 à 1721, en brique et pierre, avec un haut toit comme on en faisait sous Louis XIII. On ne connaît pas l'architecte, mais un artisan a signé « Delalande - 1721 » sur une brique à droite de l'escalier à double révolution.

Dans les temps anciens, Bois-Héroult a toujours été comme un verrou sur un nœud de communication. La route de Dieppe à Gournay passait au pourtour du parc actuel. C'était la route des « Chasse-marées », 160 kilomètres en ligne droite, déviant très peu du vol d'un oiseau, pour livrer en une nuit la marée fraîche aux Halles de Paris.

Par ailleurs, la route d'Amiens à Rouen, une ancienne voie romaine que l'on suit jusqu'à Forges, passait dans le voisinage immédiat du château, dont on voit encore le tracé au bout du parc. C'était « La route du sel » qui demandait une surveillance particulière, « la gabelle » restant depuis le XIVe siècle, un impôt très mal perçu.

Autrefois, le château était tourné vers la vallée et le perron était l'ornement principal de la façade. C'est un perron Louis XV, vers 1750, qui a été donné en cadeau de mariage en 1804. Cet escalier n'a pas été construit pour Bois-Héroult, mais vient d'une autre propriété, probablement pas très éloignée et démolie à la Révolution. Les armes sont celles des familles de Civille-Blosseville.

À l'origine, le parc était à la française avec beaucoup de parterres allant jusqu'au bois, puis à l'anglaise au XIXe siècle, et redessiné ensuite comme il est maintenant, avec des perspectives droites mais sans parterres. Le bassin a été agrandi.

Les principaux arbres de ce parc (Cèdres, Séquoïas, Hêtres pourpres) ont été plantés il y a plus de 200 ans par l'abbé Le Turquier de Longchamp, aumônier des Gardes du Corps du Roi et botaniste distingué (1748-1829), né et baptisé à Bois-Héroult, auteur de La Flore des Environs de Rouen. L'étude de la botanique sera la seule passion de sa vie. Le parc du château, les communs et le colombier sont inscrits à l'inventaire des monuments historiques, ce qui donne un remarquable ensemble avec le vieux presbytère et l'église.

Paroisse de l'ancienne doyenné de Ry, actuel doyenné de Buchy qui assure le culte, l'église de Bois-Héroult fut édifiée au XVe siècle. Une confrérie de la bienheureuse Vierge Marie et de Saint-Fiacre fut approuvée le 25 août 1488 et l'on retrouve scellée dans la muraille une pierre obituaire de Mathieu Le Blanc, ancien curé, mort en 1546.

Dédiée à la Nativité de Notre-Dame, édifiée près du château de la famille de Civille, jusqu'à ces dernières années et maintenant de la famille de Broglie, l'église est construite en brique, sur un plan rectangulaire sans transept, avec un chœur plus étroit que la nef, et sacrifie au chevet.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
    Léon de Poret de Civille    
19XX 19XX Bénigne Caron    
Les données manquantes sont à compléter.
février 1989 juin 1995 Élise Préaux    
juin 1995 En cours Édouard de Pradel de Lamaze[7],[8] UDI Avocat
Vice-président de la CC du Moulin d'Écalles (2014 -2016)
Délégué interministériel aux professions libérales[9] (1996 → 2002)
Commandeur de l’ordre national du Mérite[10]
Conseiller régional de Normandie[11],[12]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[14].

En 2018, la commune comptait 191 habitants[Note 3], en augmentation de 3,24 % par rapport à 2013 (Seine-Maritime : +0,1 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
360348308320321330337316310
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
261268263226229228238240244
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
245229222170192164196211170
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
166134112121130140158174199
2018 - - - - - - - -
191--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église[modifier | modifier le code]

L'église de la Nativité-de-Notre-Dame édifiée au XVe siècle est célèbre par son porche et sa corniche en bois sculpté. L'église de la Nativité-de-Notre-Dame fait l'objet d'une inscription au titre des Monuments historiques depuis 1969 et d’une inscription au titre des sites depuis 1967[17],[18].

Le château[modifier | modifier le code]

Château de Bois-Héroult.

Édifié au XVIIIe siècle en brique et pierre, il est caractérisé par ses hauts toits d'ardoise, son colombier et par son orangerie. Le parc de 7 hectares est composé d'arbres centenaires. Son bassin octogonal et ses statues à l'antique datent du XVIIIe siècle.

Résidence privée de la famille de Pradel de Lamaze, le bâtiment fait l'objet d'une inscription au titre des Monuments historiques depuis 1966 et d’une inscription au titre des sites depuis 1967[19],[20].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Bois-Héroult

Les armes de la commune de Bois-Héroult se blasonnent ainsi :

D'argent à la bande d’azur chargée d’une fleur de lis accostée à dextre d’un gland et à senestre d’un sautoir ancré le tout d’or et à plomb, ladite bande accompagnée en chef d’un cèdre du Liban et en pointe d’une tête de cerf contournée, le tout au naturel; à la filière de gueules encadrant le tout.

Création Denis Joulain. Adopté le 8 avril 2011.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 4 avril 2021).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 4 avril 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 4 avril 2021).
  4. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Rouen », sur insee.fr (consulté le 4 avril 2021).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 4 avril 2021).
  6. François de Beaurepaire - 1979 - Les noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime - Page 46.
  7. Stéphane Fouilleul, « Édouard de Lamaze nommé à l'Académie », Le Bulletin de l'Arrondissement de Rouen,‎ (lire en ligne).
  8. « Edouard de Lamaze devient Président de l'OPR », Actualités, Observatoire du patrimoine religieux, (consulté le 18 novembre 2015).
  9. Christine Lagarde, « Discours de cérémonie des insignes d'Officier dans l'Ordre National de la Légion d'Honneur », (consulté le 18 novembre 2015).
  10. « Bois-Héroult : le maire Édouard de Lamaze commandeur de l’ordre du Mérite », Paris-Normandie,‎ (lire en ligne, consulté le 19 août 2020) « Sébastien Lecornu, ministre chargé des collectivités territoriales, la lui a remise après avoir dressé la liste impressionnante des différentes fonctions qu’il occupe : avocat, conseiller régional de Normandie, maire de Bois-Héroult, président de l’observatoire du patrimoine religieux, président de l’office du tourisme de Normandie-Caux-Vexin, membre du conseil économique et social européen, membre du conseil des barreaux européens... et père de famille ! ».
  11. Réélu pour le mandat 2014-2020 : « Avis à la population : attributions des délégations de la commune à chacun des conseillers municipaux », La Gazette de Bois-Héroult,‎ , p. 2 (lire en ligne [PDF]).
  12. « Liste des maires » [PDF], Listes des élus, Préfecture de la Seine-Maritime, (consulté le 14 août 2020).
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  17. Notice no PA00100565, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  18. « L'Église de la Nativité de Notre-Dame », notice no IA00019863, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  19. Notice no PA00100564, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  20. « Le château de Bois-Héroult », notice no IA00019862, base Mérimée, ministère français de la Culture.