Bois-Héroult

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Bois-Héroult
Église Notre-Dame.
Église Notre-Dame.
Blason de Bois-Héroult
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Rouen
Canton Le Mesnil-Esnard
Intercommunalité Le Moulin d'Écalles
Maire
Mandat
Édouard de Lamaze
2014-2020
Code postal 76750
Code commune 76109
Démographie
Gentilé Bois-Héroultais
Population
municipale
185 hab. (2013)
Densité 28 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 33′ 48″ Nord 1° 24′ 23″ Est / 49.5633, 1.4064
Altitude Min. 135 m – Max. 232 m
Superficie 6,59 km2
Localisation

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Bois-Héroult

Bois-Héroult est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime, en Normandie (anc. Haute-Normandie).

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte de la commune.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Bois-Héroult (Boscum Heroldi) tient son nom d'un seigneur nommé Hérold ou Harold, d'origine Viking. Les anciens textes mentionnent l'existence «ancienne et de grande antiquité» d'une fortification féodale normande, dans une situation stratégique remarquable. Dans les bois surplombant le carrefour du « Chef de l'eau » où se trouve la source de l'Héronchelle, on voit encore des vestiges.

D'après des textes de 1380, «se trouvait un château fort avec le droit de faire le guet, entre une église et un cimetière». Des recherches ont permis de repérer des traces de contreforts, (on a laissé visible, avec des pavés, l'emplacement de ces recherches).

L'actuel château a été édifié par Jacques Alphonse de Civille Saint Mards sur des terres apportées en dote par Mademoiselle Bonissent de Buchy, son épouse, après avoir rasé le château ancien. Il a été construit d'un seul jet de 1715 à 1721, en brique et pierre, avec un haut toit comme on en faisait sous Louis XIII. On ne connait pas l'architecte, mais un artisan a signé « Delalande - 1721 » sur une brique à droite de l'escalier à double révolution.


Dans les temps anciens, Bois-Héroult a toujours été comme un verrou sur un nœud de communication. La route de Dieppe à Gournay passait au pourtour du parc actuel. C'était la route des « Chasse-marées », 160 kilomètres en ligne droite, déviant très peu du vol d'un oiseau, pour livrer en une nuit la marée fraîche aux Halles de Paris.

Par ailleurs, la route d'Amiens à Rouen, une ancienne voie romaine que l'on suit jusqu'à Forges, passait dans le voisinage immédiat du château, dont on voit encore le tracé au bout du parc. C'était « La route du sel » qui demandait une surveillance, « la gabelle » restant depuis le XIVe siècle, un impôt très mal perçu.

Autrefois, le château était tourné vers la vallée et le perron était l'ornement principal de la façade. C'est un perron Louis XV, vers 1750, qui a été donné en cadeau de mariage en 1804. Cet escalier n'a pas été construit pour Bois-Héroult, mais vient d'une autre propriété, probablement pas très éloignée et démolie à la Révolution. Les armes sont celles des familles de Civille-Blosseville.

À l'origine, le parc était à la française avec beaucoup de parterres allant jusqu'au bois, puis à l'anglaise au XIXe siècle, et redessiné ensuite comme il est maintenant avec des perspectives droites, mais sans parterres. Le bassin a été agrandi.

Les principaux arbres de ce parc (Cèdres, Séquoïas, Hêtres pourpres) ont été plantés il y a plus de 200 ans par l'abbé Le Turquier de Longchamp, aumônier des Gardes du Corps du Roi et botaniste distingué (1748-1829), né et baptisé à Bois-Héroult, auteur de La Flore des Environs de Rouen. L'étude de la botanique sera la seule passion de sa vie. Le parc du château, les communs et le colombier sont inscrits à l'inventaire des monuments historiques, ce qui donne un remarquable ensemble avec le vieux presbytère et l'église.

Paroisse de l'ancienne doyenné de Ry, actuel doyenné de Buchy qui assure le culte, l'église de Bois-Héroult fut édifiée au XVe siècle. Une confrérie de la bienheureuse Vierge Marie et de Saint-Fiacre fut approuvée le 25 août 1488 et l'on retrouve scellée dans la muraille une pierre obituaire de Mathieu le Blanc, ancien curé, mort en 1546.

Dédiée à la Nativité de Notre-Dame, édifiée près du château de la famille de Civille, jusqu'à ces dernières années et maintenant de la famille de Broglie, elle est construite en brique, sur un plan rectangulaire, sans transept, avec chœur plus étroit que la nef et sacrifie au chevet.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
    Léon de Poret de Civille    
19XX 19XX Bénigne Caron    
Les données manquantes sont à compléter.
février 1989 juin 1995 Élise Préaux    
juin 1995 en cours
(au 25 septembre 2015)
Édouard de Pradel de Lamaze[1],[2] UDI Avocat
Vice-président de la CC du Moulin d'Écalles (2014 → )
Délégué interministériel aux professions libérales[3] (1996 → 2002)
Réélu pour le mandat 2014-2020[4],[5]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 185 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
360 348 308 320 321 330 337 316 310
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
261 268 263 226 229 228 238 240 244
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
245 229 222 170 192 164 196 211 170
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2008 2010
166 134 112 121 130 140 158 166 174
2013 - - - - - - - -
185 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église[modifier | modifier le code]

L'église de la Nativité de Notre-Dame édifiée au XVe siècle est célèbre par son porche et sa corniche en bois sculpté. L'Église de la Nativité de Notre-Dame fait l'objet d'une inscription au titre des Monuments historiques depuis 1969 et d’une inscription au titre des sites depuis 1967[8],[9].

Le château[modifier | modifier le code]

Château de Bois-Héroult.

Édifié au XVIIIe siècle en briques et pierres, il est caractérisé par ses hauts toits d'ardoise, son colombier et par son orangerie. Le parc de 7 hectares est composé d'arbres centenaires. Son bassin octogonal et ses statues à l'antiques datent du XVIIIe siècle.

Résidence privée de la famille de Pradel de Lamaze, le bâtiment fait l'objet d'une inscription au titre des Monuments historiques depuis 1966 et d’une inscription au titre des sites depuis 1967[10],[11].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Bois-Héroult

Les armes de la commune de Bois-Héroult se blasonnent ainsi :

D'argent à la bande d’azur chargée d’une fleur de lis accostée à dextre d’un gland et à senestre d’un sautoir ancré le tout d’or et à plomb, ladite bande accompagnée en chef d’un cèdre du Liban et en pointe d’une tête de cerf contournée, le tout au naturel; à la filière de gueules encadrant le tout.

Création Denis Joulain. Adopté le 8 avril 2011.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Stéphane Fouilleul, « Edouard de Lamaze nommé à l'Académie », Le Bulletin de l'Arrondissement de Rouen,‎ (lire en ligne).
  2. « Edouard de Lamaze devient Président de l'OPR », Actualités, Observatoire du patrimoine religieux,‎ (consulté le 18 novembre 2015).
  3. Christine Lagarde, « Discours de cérémonie des insignes d'Officier dans l'Ordre National de la Légion d'Honneur »,‎ (consulté le 18 novembre 2015).
  4. « Avis à la population : attributions des délégations de la commune à chacun des conseillers municipaux », La Gazette de Bois-Héroult,‎ , p. 2 (lire en ligne [PDF]).
  5. « Liste des maires élus en 2014 » [PDF], Liste des élus, Préfecture de Seine-Maritime,‎ (consulté le 12 novembre 2015).
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2008, 2010, 2013.
  8. « Notice no PA00100565 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. « L'Église de la Nativité de Notre-Dame », base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. « Notice no PA00100564 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  11. « Le château de Bois-Héroult », base Mérimée, ministère français de la Culture.