Bilan (magazine)

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Ne doit pas être confondu avec Bilanz.

Bilan
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Langue Français
Périodicité Bimensuel
Genre Économique
Diffusion 15 107[1] ex. (2010)
Date de fondation 1989

Propriétaire Tamedia
Rédacteur en chef Myret Zaki
Site web www.bilan.ch

Bilan est un magazine économique de Suisse romande.

Bilan, le principal magazine économique de Suisse romande[modifier | modifier le code]

Le premier numéro de Bilan sort en juin 1989, édité par Agedip SA. Le mensuel romand est une franchise du magazine suisse alémanique Bilanz, édité par le groupe Jean Frey SA, avec lequel est signé un accord de collaboration. Mais les deux magazines ont leur identité propre et les deux rédactions restent séparées.

Bilan se veut le magazine économique de référence en Suisse romande, tout en étant accessible au grand public, explique son premier rédacteur en chef, Max Mabillard.

Sans concurrence sur le marché romand, Bilan rencontre rapidement le succès. En l’espace de quelques numéros, il flirte avec les 20 000 exemplaires. En 1993, son tirage, le plus élevé de son histoire, atteint 21 564 exemplaires.

Durant la seconde moitié de la décennie, les temps deviennent plus durs, concrétisés par un fléchissement du tirage et du nombre de ses lecteurs. À peine a-t-il soufflé ses dix bougies et livré ses « dix paris sur le futur » à ses lecteurs que son rédacteur en chef Max Mabillard doit partir. Il est remplacé par Alain Jeannet.

Les mois qui suivent l’arrivée, en octobre 1999, d’Alain Jeannet à la tête du magazine sont mouvementés et plusieurs membres de la rédaction, opposés à la nouvelle ligne éditoriale, donnent leur démission. Chargé de redynamiser le titre, le rédacteur en chef élabore, avec sa nouvelle équipe, une formule qui sort de presse au mois de juin 2000. Le tirage augmente à nouveau. Durant les mois qui suivent le changement de formule, le mensuel diversifie également son offre en proposant plusieurs suppléments.

À la suite du succès de la nouvelle formule, Alain Jeannet est appelé à la rédaction en chef de L’Hebdo. Début 2003, il est remplacé à la tête de Bilan par Olivier Toublan, rédacteur en chef adjoint depuis septembre 2000.

Quinze ans après son lancement, Bilan n’est plus seul sur le marché des publications économiques romandes. Et bien que le magazine soit clairement leader sur son marché, les perspectives à moyen terme ne sont guère enthousiasmantes : comme pour toute la presse, face à la concurrence des nouveaux médias, ventes et lectorat s’érodent, lentement mais sûrement.

Pour redresser la barre, Bilan décide, début 2005, une véritable révolution : doubler son rythme de parution, en devenant bimensuel. Le changement se concrétise par un Bilan plus dynamique, plus percutant, plus polémique, avec quelques couvertures qui suscitent un vif débat (« L’école fabrique des nuls », « Jésus, le premier libéral »). Le changement de rythme de parution est accueilli avec un certain scepticisme par la profession. Mais il emporte rapidement l’adhésion des lecteurs et des annonceurs. L’érosion de ventes est stoppée, le chiffre d’affaires du magazine progresse de manière spectaculaire en 2005 et continue de croître en 2006, dans un marché pourtant globalement très morose pour la presse.

Bilan et Bilanz, un même magazine ?[modifier | modifier le code]

À son origine, Bilan était une franchise du magazine suisse alémanique Bilanz, édité par le groupe Jean Frey SA. Un accord financier et rédactionnel lie les deux titres. Bilan doit verser un pourcentage de son chiffre d’affaires publicitaire à Bilanz et peut, en contrepartie, reprendre tout ou partie du contenu éditorial du titre alémanique. Mais les deux magazines ont leur identité propre, des propriétaires différents et les deux rédactions restent séparées.

Dans les premières années, les reprises de Bilanz sont nombreuses. Mais, au vu du succès de Bilan, sa rédaction va rapidement s’étoffer et ces reprises deviendront moins nombreuses. L’accord financier qui lie les deux titres sera dénoncé en 2002, à la suite du changement de propriétaire de Bilanz. Mais un accord éditorial demeure, qui permet à chacun des titres de puiser dans la production de son confrère pour compléter son sommaire. Cet accord s’étend aussi à la réalisation de dossiers communs, le plus connu étant la liste annuelle des Suisses les plus riches.

Propriétaires de Bilan[modifier | modifier le code]

La naissance de Bilan entraîne la disparition d’Agefi Magazine. Au printemps 1987, l’Agence économique et financière SA (Agefi), que vient de racheter le groupe français L’Expansion, crée à Lausanne un mensuel économique, pionnier en la matière, tiré à quelque 10 000 exemplaires.

Deux ans plus tard, le groupe Edipresse annonce son intention de lancer Bilan. Si, dans un premier temps, le directeur d’Agefi Suisse Alain Fabarez pense s’associer au groupe Ringier pour organiser la riposte, c’est finalement avec Edipresse qu’il choisit de s’allier. Cette dernière et L’Expansion créent la société Agedip SA et deviennent les coéditeurs à parts égales de Bilan, celui-ci incorporant de facto l’Agefi Magazine. Seule une mention discrète dans le sous-titre du nouveau mensuel rappellera, quatre ans durant, ce mariage de raison.

En 1993, Edipresse devient l’unique propriétaire du magazine. C’est à la faveur de la vente de toutes les participations du groupe français L’Expansion en Suisse qu’Alain Fabarez acquiert L’Agefi ainsi que 50 % de la société éditrice de Bilan. Début mai 1993, ce dernier se défait de sa part dans le mensuel économique.

Le 7 novembre 2011, Tamedia annonce le rachat du magazine Bilan[2].

Rédacteurs en chef[modifier | modifier le code]

Anciens collaborateurs[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]