Union suisse des arts et métiers

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Union suisse des arts et métiers

Devise : « L'Union suisse des arts et métiers, le numéro 1 du secteur suisse des PME[1] »

Situation
Région Drapeau de la Suisse Suisse
Création 1879
Type Association patronale
Siège Berne, Suisse
Organisation
Membres 280
Président Jean-François Rime
Personnes clés Directeur général : Hans-Ulrich Bigler

Site web www.sgv-usam.ch

L'Union suisse des arts et métiers (USAM), en allemand Schweizerischer Gewerbeverband (SVG), en italien Unione svizzera delle arti e mestieri (USAM), est une organisation faîtière suisse représentant les petites et moyennes entreprises du pays.

Rôle[modifier | modifier le code]

L'USAM défend le rôle des PME dans la croissance économique et représente leurs intérêts dans les débats politiques et économiques. Politiquement indépendante, elle préconise, au niveau fédéral, la responsabilité individuelle, le respect du droit de propriété et la liberté de commercer et d'entreprendre, garantis par la Constitution fédérale. Elle se prononce pour un État modeste et efficace.

Action[modifier | modifier le code]

La base de l'action de l'Union suisse des arts et métiers est la réduction des normes juridiques et règlements, la diminution des charges fiscales des PME et l'allègement des formalités administratives. L'Union pratique, dans ce but, un lobbying au niveau fédéral. Elle a des porte-parole au Parlement fédéral, en particulier dans le groupe parlementaire des affaires, et dans les cantons et municipalités.

Les secteurs prioritaires où intervient l'Union sont :

  • La formation professionnelle
  • La politique énergétique et environnementale
  • La politique fiscale et financière
  • La planification et les transports
  • Les politiques sociales et du marché du travail
  • La politique économique

Politique énergétique et environnementale[modifier | modifier le code]

L'Union a réaffirmé ses revendications dans ce domaine, lors des 43e Journées romandes des arts et métiers, à Champéry, les 28 et 29 juin 2010. Elle réclame la sécurité et l'autonomie d'approvisionnement et préconise, pour atteindre ces objectifs, une augmentation de l'efficacité énergétique, l'exploitation des énergies renouvelables et le renouvellement des centrales nucléaires existantes[2]. Elle ne s'oppose pas à la construction d'usines combinées à gaz, à la condition que celles-ci ne remplacent pas les centrales électro-nucléaires[3].

Elle s'est prononcée pour le « non » à l'initiative nationale de 2010 sur le climat[4].

Planification et transports[modifier | modifier le code]

L'Union demande l'allègement des charges des entreprises de transport[4] et s'oppose à l'extension et l'augmentation de la Redevance poids-lourds liée aux prestations (RPLP)[3].

Politique fiscale et financière[modifier | modifier le code]

Le 4 février 1992, l'Union lance une initiative populaire « Pour l'abolition de l'impôt fédéral direct », soutenue par les conseillers nationaux Philippe Pidoux, Suzette Sandoz, Joseph Iten et Maximilian Reimann, le Vorort, le Centre Patronal, la Ligue Vaudoise et le Redressement national. L'initiative est déposée auprès de la Chancellerie fédérale le 3 août 1993, avec 108 458 signatures. 106 419 d'entre elles sont déclarées valides le 6 décembre 1993. Le 13 avril 1994, le Conseil fédéral rejette l'initiative, considérant qu'elle menace la paix sociale et que l'introduction de la TVA a déjà répondu aux souhaits de l'Union. Après de nombreuses tractations parlementaires, l'Union retire l'initiative le 5 décembre 1996.

L'Union se prononce pour un taux unique pour la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA), mais s'oppose à ce que la formation professionnelle y soit assujettie. Elle demande également un allègement des charges des PME[4] et une simplification des formalités administratives. Elle réclame une exonération des droits d'auteur pour les PME[3].

Politique sociale[modifier | modifier le code]

En 2007, l'Union fait campagne contre l'initiative populaire « Pour une caisse maladie unique et sociale », dans l'adoption de laquelle elle voit un risque d'augmentation des prélèvements sociaux[3].

L'Union participe aux débats autour de l’assurance vieillesse et survivants (AVS). Elle propose, depuis 2004[5] de relever progressivement, entre 2018 et 2030, l'âge de départ à la retraite jusqu'à 67 ans. Le relèvement doit pouvoir assurer un taux de couverture des dépenses compris entre 70 % et 80 %. L'Union s'oppose à une diminution des retraites et à la suppression du caractère obligatoire de l'AVS. Elle réclame également, au Congrès suisse des arts et métiers, qui se tient le 28 mai 2010, à Lugano, que les coûts de la réglementation soient abaissés de 50 milliards de francs à 10 milliards de francs. Afin d’atteindre cet objectif, l’Union demande qu’une instance de contrôle des coûts de la réglementation soit mise en place[6].

Organisation[modifier | modifier le code]

L'Union suisse des arts et métiers est une organisation faîtière qui regroupe, en 2009, 266 associations représentatives des petites et moyennes entreprises[7]. Celles-ci totalisent 300 000 entreprises affilées. Elle fédère les associations cantonales et les associations professionnelles de branche. Elle est membre de l'Union européenne de l'artisanat et des petites entreprises et moyennes entreprises (en) (UEAPME).

Sa politique et ses orientations à long terme sont déterminées par le Congrès suisse des arts et métiers, qui réunit, tous les deux ans, environ un millier de délégués. En 2010, il a lieu le 28 mai, à Lugano[8]. Le précédent, en 2008, s'est tenu à Fribourg[9] La Chambre suisse des entreprises est son parlement. Elle comporte 99 délégués. Son rôle est de prendre position dans les débats politiques et d'exprimer l'avis de l'Union sur les propositions législatives fédérales. Un comité directeur de quinze personnes met en œuvre la politique de l'Union, alors le bureau de Berne gère les affaires courantes.

Présidents[modifier | modifier le code]

Directeurs[modifier | modifier le code]

Administration[modifier | modifier le code]

Le siège de l'Union suisse des arts et métiers est à Berne. L'Union est présidée par le conseiller national Bruno Zuppiger depuis le 29 mai 2010. Son prédécesseur, le conseiller national Edi Engelberger[3] avait été élu en 2004[9]. Christine Davatz-Höchner est vice-directrice et responsable de l'éducation[12]. La gestion est sous la responsabilité du directeur général Hans-Ulrich Bigler[6], qui a succédé le 27 mars 2008 au conseiller national Pierre Triponez[3].

Journal des arts et métiers[modifier | modifier le code]

Journal des arts et métiers
Schweizerische Gewerbezeitung

Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Périodicité Mensuel
Genre Presse professionnelle
Prix au numéro 2,50 CHF
Diffusion par abonnement ex.

L'Union suisse des arts et métiers publie le Journal des arts et métiers (JAM), en langue française, et le Schweizerische Gewerbezeitung (SGZ), en langue allemande. Ensemble, les deux revues ont un tirage de 150 000 exemplaires[8]. Elles sont imprimées par la St. Galler Tagblatt AG et Publicitas Publimag SA est responsable de la régie publicitaire[13].

L'Union gère également un site Internet dans les deux langues, qui publie ses communiqués de presse, les allocutions de ses dirigeants et une revue de presse. La communication de l'Union est sous la responsabilité de Ruedi Christen[6].

Rencontres[modifier | modifier le code]

L'Union suisse des arts et métiers organise la Conférence d'hiver de l'entreprise, à Klosters et les Journées romandes des arts et métiers, à Champéry, qui réunissent, sous l'égide la Fondation suisse des PME, des représentants du monde de l'entreprise et des responsables politiques.

La 61e conférence d'hiver se tient du 13 au 15 janvier 2010. Elle accueille l'ancien ministre-président de Bavière, Edmund Stoiber, et la consul général de Chine en Suisse, Liang Jianquan[8].

En 2010, les Journées romandes des arts et métiers tiennent leur 43e édition les 28 et 29 juin[8]. Le thème de discussion est l'énergie nucléaire[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'Union suisse des arts et métiers est créée, en 1879, par des dissidents de l'Union suisse du commerce et de l'industrie. Sa politique, plus conservatrice que celle du Vorort, comporte des mesures de protection du marché intérieur, particulièrement importantes à la fin du XIXe siècle, comme le relèvement des droits de douane[14].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]