Beur TV

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Cet article concerne la chaîne de télévision. Pour la station de radio, voir Beur FM.

Beur TV
Création
Propriétaire SARL Beur TV
Slogan « La chaîne qui nous ressemble et rassemble »
Format d'image 576i (SDTV)
Langue Arabe et français
Pays Drapeau de la France France
Statut Généraliste nationale privée
Siège social
Ancien nom Beur FM TV
Site web www.beurtv.tv
Diffusion
Aire Maghreb Maghreb
Moyen-Orient Moyen-Orient
Drapeau de la France France
Diffusion Satellite, câble, IPTV et web
Chronologie

Beur TV, appelée aussi Beur TV - La Chaîne Méditerranée (Beur TV - LCM en abrégé) est une chaîne de télévision généraliste algérienne privée, éditée par la SARL Beur TV.

Fondée en 2003, la chaîne visait les maghrébins de France, les pieds noirs, les français séjournant au Maghreb, mais aussi les autres populations issues de l’immigration des pays du sud et vivant en France[1]. Aujourd'hui, la chaîne s'adresse plutôt aux Algériens et la communauté algérienne établie en France.

Elle est accessible gratuitement sur le satellite, le câble, la télévision IP et en lecture en continu sur Internet.

Historique[modifier | modifier le code]

2003–2011 : La chaîne communautaire[modifier | modifier le code]

Après le succès de la radio Beur FM lancée en 1992, et qui bénéficiait d'une notoriété auprès de plus de 6 millions de personnes composant les communautés de culture maghrébine en France mais aussi au Maghreb[1], le franco-algérien Nacer Kettane décide de lancer, dans le sillage de la radio patronyme[3], une chaîne de télévision communautaire destinée aux maghrébins vivants en France (beurs) et à leurs amis. Elle se revendique « indépendante, laïque et généraliste »[1].

La chaîne conventionnée par le CSA français le , obtient l’agrément du CNC en . Elle est finalement lancée le [1].

La chaîne envisage de développer la coproduction, l'échange d'images et de programmes ainsi que des partenariats sur des sujets ponctuels politiques, culturels ou sportifs avec des télévisions du Maghreb : EPTV (Algérie), ERTT (Tunisie), SNRT et 2M (Maroc) et d'Europe : France Télévisions et TF1 (France), RTBF (Belgique) et RAI (Italie)[1],[4].

En , Beur TV coproduit avec Canal Algérie et Film Avenir Production le sitcom Bin'o Bine, qui sera diffusé sur son écran à partir du . Pour Beur TV, l'enjeu est de taille. Elle n'investit que 30 000 euros, mais met à la disposition de la production tout son matériel et tous ses moyens techniques, et reçoit des aides du Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC), qui finance également le projet à hauteur de 600 000 euros[5], et de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Le succès est immédiat et plusieurs chaînes hertziennes françaises, France Ô et LCM en tête, la contactent pour une diffusion ultérieure[6].

En , Beur TV tente d'obtenir un canal sur la télévision numérique terrestre française, après un appel à candidatures du CSA pour accueillir de nouvelles chaînes hertziennes. Mais finalement, la chaîne n'a pas été choisie[7].

En , le site TVDZ relève un rapprochement possible entre Beur TV et Berbère Télévision afin de réunir toute la diaspora maghrébine autour d'un seul écran, plutôt que de diviser l'audience[8].

En , Beur TV, qui connais un certain patinage, signe avec Algérie Première un accord de partenariat lui donnant l'opportunité de diffuser ses programmes sur Beur TV, voulant renforcer la proximité avec le public algérien à travers les programmes de culture, sport et musique que propose Algérie Première[9].

En 2009, Beur TV, la chaîne communautaire aux moyens professionnels limités, porte un gros coup avec la création de la Chaîne 4. Cette nouvelle chaîne publique, jugée beaucoup plus professionnelle, récupère plusieurs téléspectateurs berbérophones et fait perdre aux deux chaînes privées, Beur TV et Berbère Télévision, une grande partie de leur audience en Kabylie[10].

Le vers 20 heures, la chaîne met en place des tests techniques pour un nouvel habillage graphique, et commence à diffuser des programmes centrés sur l'actualité algérienne, et plus précisément celle de la Kabylie. Elle réussit à voler quelques téléspectateurs à Berbère Télévision, sa rivale[11].

Le mois d'août 2010, le CSA met en demeure Beur TV, et même Berbère Télévision, de fournir, dans un délai d'un mois, le rapport d'exécution de ses engagements pour l'année 2009 et de respecter ses obligations conventionnelles. À défaut, Beur TV risquait des sanctions pouvant aller jusqu'au retrait de son autorisation[11].

Depuis 2011 : Rachat par Réda Mehigueni et arabisation[modifier | modifier le code]

La ligne éditoriale de Beur TV ne lui a pas forcément permis de survivre. Elle s'est vite heurtée à des problèmes de trésorerie, ce qui a poussé Nacer Kettane, en , à céder une partie des actions (80 %) à Réda Mehigueni, patron de la société Vox Plus Algérie, spécialiste en télécommunications[3]. Ceci vient après un long partenariat entre Vox, en tant que boîte de production et régie publicitaire, et Beur TV, en tant que diffuseur[12]. La chaîne s'associant depuis exclusivement avec l'EPTV, change intégralement de concept et émet en arabe. Elle prend un autre tournant avec notamment l’arrêt des programmes pour annoncer l'appel à la prière.

Cependant, le , Beur TV revient avec un nouveau look et logo, et concocte des programmes variés avec 70 % de contenu algérien, réalisé majoritairement par l'EPTV[13], dont des sitcoms et des programmes artistiques et de sensibilisation[14], et des téléfilms orientaux. Des stars comme Biyouna quittent Nessma pour promouvoir Beur TV en Algérie et la rapprocher plus du public[13]. Ce changement s'accompagne aussi d'une diffusion sur le satellite Nilesat, à côté d'Hotbird. La chaîne continue à diffuser ses programmes et retrouve petit à petit son public avec une augmentation de l'audimat.

Mais depuis , Beur TV reprend ses émissions majoritaires en français et change de nouveau de logo et d'habillage.

Le , Beur TV est rappelée à l'ordre par l'Autorité de régulation de l'audiovisuel (ARAV) à la suite de la diffusion, le , d'un numéro de l'émission Hikayati dont le contenu portait sur l'« Homosexualité en Algérie ». Cependant, le président de l'ARAV, Miloud Chorfi convoque le directeur de la chaîne et lui adresse un avertissement verbal pour « atteinte à la pudeur »[15],[16].

Début 2016, le CSA français, affirmant, celant Le Canard enchaîné, n'avoir « aucune visibilité sur la situation financière ni sur les associés », menace Beur TV de bloquer sa diffusion en France[17].

Organisation[modifier | modifier le code]

Dirigeants[1][modifier | modifier le code]

Fondateur 
Président-directeur général 
Directrice générale adjointe chargée de l’antenne et des programmes 
  • Arlette Casas (2003–2011)
Responsable administratif et financier 
 
  • Adelène Mellah (depuis 2011)[18]
Directeur de l’information 
  • Ahmed Naït Balk (2003–2011)
Directrice de production 
  • Brigitte Barba (2003–2011)
Directeur commercial et de la communication 
  • Saïd Bouakline (2003–2011)
Directeur de la stratégie et du développement 
  • Nadir Aït El Hocine (2003–2011)
Service de production publicitaire 
  • Alex Nubarr (2003–2011)

Statut[modifier | modifier le code]

Comme toutes les chaînes privées algériennes, Beur TV n'est qu'une chaîne de droit étranger disposant d'un bureau en Algérie. Sa rédaction est basée à Alger, mais elle émet toujours à partir de Paris (France). Encore, elle ne fait pas partie des chaînes de télévision agréées par l'État (contrairement à Echourouk TV, Ennahar TV, Dzaïr TV, El Djazairia et Hogar TV), et est par conséquent considérée offshore en Algérie. Étant conventionnée officiellement en France dans ces débuts, l'agrément de la chaîne n'existe plus au sein du CSA aujourd'hui[3].

Sièges[modifier | modifier le code]

Les locaux de Beur TV sont les mêmes que ceux de la société qui la détient, Vox Plus Algérie, et qui se trouvent à Alger et Paris. La chaîne a aussi des bureaux régionaux à Annaba et Tizi-Ouzou.

Le , Beur TV s'est installée au 7e étage de l'immeuble de TF1 ou était mis à sa disposition un plateau studio pour les émissions, une régie de production, une régie de diffusion, des stations de montage et d'habillement postproduction et une salle de réunion[5]. Elle avait aussi une régie technique et des studios sis au boulevard Mohamed V à Alger[1].

Capital[modifier | modifier le code]

Lors de sa création en 2003, Beur TV appartenait exclusivement à Nacer Kettane. Depuis 2011, à la suite de difficultés financières, la chaîne est détenue conjointement par l'homme d'affaires Réda Mehigueni, à hauteur de 80 %[12], et par Nacer Kettane, son fondateur, à hauteur de 20 %. Le coût de son acquisition (prise de participation majoritaire), est estimé à 2 millions d'euros[12].

La principale source de revenus de la chaîne est les annonceurs publicitaires.

Budget et chiffre d'affaires[modifier | modifier le code]

Beur TV a un mode de financement presque exclusivement lié aux recettes publicitaires. Elle se positionne en tant que leader sur un marché à fort potentiel. Beur TV a un rôle de premier entrant ou « first mover », elle bénéficie en plus d'un réseau d’'annonceurs français et étrangers, développé par Beur FM pendant plusieurs années[1].

Lorsque la chaîne était encore franco-algérienne, son 1er pool publicitaire venait d'Algérie (contrats avec Sonatrach, Sonelgaz, Air Algérie, Aigle Azur, CNAN…), le 2e pool du Maroc (contrats pour le tourisme), le 3e du Moyen-Orient et le 4e pool de France[9].

En 2004, la chaîne fait environ 1 200 000 euros de publicité et en 2005 environ 900 000 euros[9].

Publicité[modifier | modifier le code]

En , Beur TV a signé un contrat de régie publicitaire avec Canal+ Régie[5]. Depuis 2011, la régie publicitaire de Beur TV est Vox Plus Algérie, appartenant à son DG Réda Mehigueni[12].

Réseaux et partenaires[modifier | modifier le code]

Organisations professionnelles internationales[modifier | modifier le code]

Beur TV est/était membre de diverses organisations professionnelles internationales de télévision et de production, dont[1] :

  • Co.Pe.A.M : Réseau international et interprofessionnel regroupant les opérateurs du service public et du secteur privé de l'audiovisuel euroméditerranéen, qui organise chaque année des rencontres entre professionnels.
  • Union internationale des radios et des télévisions de service public (URTI) : Beur TV en est membre à part entière, grâce à sa politique éditoriale et son action citoyenne dans la société française.
  • Association internationale des producteurs indépendants de la Méditerranée (APIMED) : Ce réseau de producteurs, né de l’initiative des producteurs indépendants et de la COPEAM, favorise l’échange, la coproduction et la mise en commun des moyens et des savoir-faire. Beur TV en est membre bienfaiteur depuis 2000.

Accords de partenariats[modifier | modifier le code]

Beur TV a développé la coproduction, l’échange d’images et de programmes, ainsi que des partenariats sur des opérations ponctuelles politiques, culturelles ou sportives avec[1] :

  • Au Maghreb : EPTV et Algérie Première (Algérie), RTM et 2M (Maroc) et ERTT (Tunisie).
  • En France : France Télévision (achats et échanges de programmes et partenariats avec les locales de France 3), TF1 (mise en place d'une politique d'échange de programmes et de coproductions), La chaîne parlementaire (production et diffusion d'une émission mensuelle Quai d'Orsay.com)[5] et Festival (coproduction du magazine Toiles nomades, de concerts et de théâtre)[5].
  • En Belgique : RTBF (développement d’un partenariat autour de l’émission Mille et Une cultures).
  • En Italie : RAI (à la suite des rencontres de Palerme en , le principe de partenariat et de coproduction a été retenu pour des évènements spécifiques).

Identité visuelle[modifier | modifier le code]

Logos[modifier | modifier le code]

Nacer Kettane, fondateur de la chaîne, reste le propriétaire exclusif du logo de la chaîne[3].

Slogans[modifier | modifier le code]

  • 20032011 : « La chaîne méditerranée »[1]
  • Depuis 2011 : « La chaîne qui nous ressemble et rassemble »

Animateurs[modifier | modifier le code]

Animateurs avant 2011[19] :

  • Frank Dalmat
  • Ahmed El Keiy
  • Patrice de Goy
  • DJ Kim
  • Taja Maad
  • Mohamed Marouf
  • Ahmed Naït Balk
  • Daniel Renard
  • Leïla Talla

Audience[modifier | modifier le code]

Il n'existe pas de système mesurant l'audience instantanée en Algérie. Seuls des sondages permettent d'apprécier les parts d'audience[N 1] des chaînes de télévisions.

Audience globale[modifier | modifier le code]

Période
Taux d'audience
Classement national
Source
Note(s)
2007 5 millions de téléspectateurs par jour en France.
Juin 2015 0.70 % 13e Media & Survey Taux de pénétration : 3.70 %.
Mars 2016 2.40 % 8e Media & Survey

Pointes d'audience[modifier | modifier le code]

Divers[modifier | modifier le code]

Diffusion[modifier | modifier le code]

Beur TV exploite la quasi-totalité des modes de diffusion numérique :

Satellite[modifier | modifier le code]

Beur TV est diffusée en clair via le satellite Eutelsat 7WA, selon les données suivantes[20] :

Satellite Eutelsat 7WA Yahsat 1A
Position orbitale 7° ouest 52.5° est
Fréquence 10 921 12 130
Polarisation Verticale Horizontale
Symbol Ratio 27 500 27 500
FEC Auto NC

Il est à noter que la chaîne était aussi accessible gratuitement sur les satellites Astra (fréquence 12 320) et Hotbird 7A positionné à 13° est par abonnement sur les offres de base des bouquets satellitaires : TPS (canal 67 puis 185) et Canalsat (canal 144)[1].

Sur ce dernier, Hotbird, la chaîne a procédé plusieurs fois à des changements de fréquences. Ainsi, elle passe de 11 034[21] à 10 949 le [5]. Le , elle passe de 11 958 H vers 11 595 V sur Eutelsat 7WA.

Câble[modifier | modifier le code]

La chaîne, qui cible aussi la communauté maghrébine établie en Europe, est incluse dans le bouquet TV du réseau câblé français Numericable[1], sur le canal 652.

IPTV[modifier | modifier le code]

Beur TV est reprise dans certains bouquets de télévision IP en France :

Distributeur Canal Source
SFR Neufbox 489 (avant 445)
Freebox 486

La chaîne était diffusée aussi sur Alice ADSL et Club Internet.

Autres[modifier | modifier le code]

Le live de Beur TV est aussi accessible directement depuis son site web (beurtv.tv).

Controverses[modifier | modifier le code]

Beur TV a diffusé dans son journal télévisé une information faisant état d'une « attaque armée » ayant ciblé le siège administratif du Mouvement pour l'autodétermination de la Kabylie (MAK), alors que ce dernier n'en dispose pas.

Ligne politique[modifier | modifier le code]

La chaîne est ouverte à tous les acteurs politiques de la société. On s'impose une neutralité politique qui sera respectée pour permettre à tout le monde de s'exprimer en toute liberté.

Réda Mehigueni pour Dziri, 2011[12].

Beur TV se veut une chaîne indépendante et affirme n'être affiliée à aucun parti politique ou organisation.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La part d'audience désigne le pourcentage de personnes regardant la chaîne par rapport au nombre total de personnes regardant à un moment donné la télévision via les divers supports de réception de la télévision.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g h i j k l m et n « Dossier de presse » [PDF], sur BeurTV.com, (consulté le 7 juillet 2016)
  2. « Mentions légales », sur BeurTV.tv (consulté le 30 juillet 2016)
  3. a b c et d Ali Boukhlef, « Audiovisuel : Litige autour de la chaîne BeurTv », sur El Watan, (consulté le 9 juillet 2016)
  4. « Partenaires de Beur TV, la chaîne méditerranée », sur Blog de Beur TV (consulté le 25 juin 2016)
  5. a b c d e et f Wahiba Labrèche, « De nouveaux partenaires pour de nouveaux défis : Nacer Kettane présente la nouvelle grille de Beur TV », sur Liberté, (consulté le 9 juillet 2016)
  6. « Bin'o Bine », sur Blog de Beur TV (consulté le 25 juin 2016)
  7. « TNT : Sélection de 8 nouvelles chaînes », sur CSA, (consulté le 25 janvier 2015)
  8. « Indiscrétion : Beur TV et Berbère TV discuterait d'un rapprochement », sur TVDZ, (consulté le 29 février 2016)
  9. a b et c O. Hind, « Notre ambition est de participer à la relance économique », sur L'Expression, (consulté le 9 juillet 2016)
  10. Adel Mehdi, « Berbère Télévision et Beur TV mises en demeure : Décision du Conseil supérieur de l'audiovisuel français », sur L'Expression, (consulté le 9 juillet 2016)
  11. a et b Adel Mehdi, « Un Algérien rachète Beur TV », sur L'Expression, (consulté le 9 juillet 2016)
  12. a b c d et e Abderrahmane Semmar, « Réda Mehigueni à Dziri : L'homme qui veut révolutionner le paysage audiovisuel », sur Dziri (consulté le 9 juillet 2016)
  13. a et b « Beur TV livre la guerre à Nessma TV en Algérie », sur Tuniscope, (consulté le 25 juin 2016)
  14. « Beur TV s'intéressera davantage à la communauté algérienne à l'étranger : El Khabar a l'exclusivité de publier son programme de juillet et du mois de Ramadhan », sur El Khabar, (consulté le 9 juillet 2016)
  15. Sonia Lyes, « Beur TV avertie après la diffusion d'une émission sur l'homosexualité en Algérie », sur TSA, (consulté le 21 mars 2016)
  16. Ali Boukhlef, « Audiovisuel : L'ARAV rappelle à l'ordre Beur TV », sur El Watan, (consulté le 9 juillet 2016)
  17. « Le CSA menace de bloquer la diffusion de Beur TV », sur Ennahar Online, (consulté le 9 juillet 2016)
  18. Kamel Benelkadi, « Téléphonie mobile : Djezzy au centre d'une polémique », sur El Watan, (consulté le 9 juillet 2016)
  19. « Animateurs », sur BeurTV.com, (consulté le 7 juillet 2016)
  20. « Fréquence », sur BeurTV.tv (consulté le 9 juillet 2016)
  21. « Conventionnée par le CSA français : Beur TV charme la méditerranée », sur Liberté, (consulté le 9 juillet 2016)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]