Belfaux

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Belfaux
Belfaux
Vue du village de Belfaux.
Blason de Belfaux
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Drapeau du canton de Fribourg Fribourg
District Sarine
Localité(s) Autafond
Belfaux
Cutterwil
Syndic Rose-Marie Probst
NPA 1782
N° OFS 2175
Démographie
Gentilé Belfagien
Population
permanente
3 283 hab. (31 décembre 2018)
Densité 370 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 49′ 17″ nord, 7° 06′ 26″ est
Altitude 671 m
Min. 611 m
Max. 742 m
Superficie 8,88 km2
Divers
Langue Français
Localisation
Localisation de Belfaux
Carte de la commune dans sa subdivision administrative.
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Belfaux
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Belfaux
Liens
Site web www.belfaux.ch
Sources
Référence population suisse[1]
Référence superficie suisse[2]

Belfaux (Bifou Écoutez en patois fribourgeois) est une localité et une commune suisse du canton de Fribourg, située dans le district de la Sarine.

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune de Belfaux est issue de sa fusion en 1977 avec Cutterwil, puis en 2016 avec Autafond.

L'histoire de Belfaux fait l'objet de diverses recherches et publications du Groupe de recherches historiques de Belfaux.

Géographie[modifier | modifier le code]

Selon l'Office fédéral de la statistique, Belfaux mesure 888 ha[2]. 14,6 % de cette superficie correspond à des surfaces d'habitat ou d'infrastructure, 53,7 % à des surfaces agricoles, 31,1 % à des surfaces boisées et 0,6 % à des surfaces improductives[2].

Située à 5 km de Fribourg, Belfaux est limitrophe de Corminbœuf, Givisiez, Grolley, La Sonnaz, Misery-Courtion et Ponthaux.

La commune est traversée par deux ruisseaux. Le Tiguelet, traversant notamment aussi Givisiez et Corminboeuf, se jette dans La Sonnaz dans le village. La source de ce second cours d’eau se situe aux environs du Lac de Seedorf. Quatre kilomètres en aval de la rencontre des deux rivières, La Sonnaz termine sa route dans le Lac de Schiffenen, formé artificiellement avec l’eau de la Sarine.

Démographie[modifier | modifier le code]

Selon l'Office fédéral de la statistique, Belfaux compte 3 283 habitants en 2018[1]. Sa densité de population atteint 370 hab./km2.

Le graphique suivant résume l'évolution de la population de Belfaux entre 1850 et 2010[3] :

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le premier document écrit mentionnant Belfaux en tant que "Belfo" est daté au 25 février 1138. L'étymologie de son nom est "bellus fagus", joli hêtre, faisant penser qu'un arbre sacré aurait été vénéré à l'époque helvetoromaine. Son nom allemand, Gumschen, dérivant probablement de "compitum", carrefour, est aujourd'hui extrêmement peu utilisé.

Archéologie[modifier | modifier le code]

Des fouilles archéologiques dans la gravière Sur-le-Ruz en 1911, ainsi qu'au Pré St-Maurice entre 1981 et 1986 ont permis de débusquer des artefacts de silex du Mésolithique (env. 6000 av. J.-C.), des puits et tombes de l'âge de fer (entre -750 et l'an 1) ainsi que des vestiges de l'époque romaines. Nous pouvons également noter des traces d'occupation remontant à l'âge de bronze (1300 av. J.-C.) grâce à des tessons de céramique. La découverte la plus importante consiste en un cimetière de plus de 1300 tombes datant du VIe et du XVIIe siècle. Il est situé non loin des fondations d'une église mérovingienne, datée du VIe siècle, alors que la Chrétienté n'était qu'à ses débuts. A quelques mètres de là, environ 80 nouvelles tombes ont été trouvées sous une route en mars 2011 à la faveur d'un chantier pour l'installation d'un système de chauffage à distance. Le site archéologique du Pré St-Maurice est reconnu d'intérêt national.

Transports publics[modifier | modifier le code]

Trains[modifier | modifier le code]

Le système de transport public est desservi par deux lignes de trains régionaux. La gare Belfaux CFF se situe sur la Ligne de la Broye transversale des CFF (Ligne S30 du RER Fribourg). La gare Belfaux-Village est, quant à elle, sur la ligne régionale des TPF FribourgMoratNeuchâtel (Lignes S20 et S21 du RER Fribourg). Elle a été rénovée entre juillet 2014 et décembre 2015 afin de respecter les normes de la loi fédérale sur l'égalité pour les personnes avec handicap.

Bus[modifier | modifier le code]

Les lignes 544 et 545 du réseau de bus des TPF liant Gletterens et Courtepin à Fribourg desservent la commune avec trois arrêts ("Belfaux Cutterwil", "Belfaux, Château-du-Bois" et "Belfaux, Laiterie"). Le dernier nommé a été déplacé de 250m direction Grolley/Misery et se nomme depuis 2020 "Belfaux, Arsenal" pour les bus circulant dans cette même direction. Rien n'a changé pour le trafic à destination de Fribourg.

Depuis décembre 2019, la ligne 542 des TPF, reliant La Corbaz à Chésopelloz, est une nouvelle alternative pour les Belfagiens, avec des arrêts à "Belfaux, route de Lossy" et "Belfaux CFF, gare".

De plus, les lignes N1 et N13 de l'offre nocturne des TPF passent également à Belfaux. La première compte des arrêts aux deux gares ainsi qu'à l'Arsenal, la seconde à Belfaux-Village, à l'Arsenal et au Château-du-Bois.

Patrimoine bâti[modifier | modifier le code]

  • L'Eglise Saint-Etienne a été bâtie en 1842-1852 par l'architecte Joseph Fidel Leimbacher et restaurée en 1983-1987. Cette église catholique est l'une des plus vastes du canton de Fribourg et l'une des plus importantes églises néo-classiques de Suisse[4], si bien qu'elle est classée monument d'intérêt national. De plus, seule la Cathédrale Saint-Nicolas de Fribourg la dépasse en termes de hauteur. Vers 1440, le grand crucifix présent dans un précédent édifice avait "miraculeusement" survécu à un terrible incendie, attirant de très nombreux pèlerins. Des travaux de rénovation du clocher se sont achevé en février 2019. L'une des entreprises d'artisans impliquées avait inscrit "Avec nous, les toits du Seigneur sont impénétrables" sur les échafaudages.
  • Manoir de Gady, dit château du Bois (route de la Rosière 50). Edifice du deuxième tiers du XVIIIe siècle, avec vaste toiture Mansart. De 1836-1848, maison de campagne du pensionnat des Jésuites, avec création d'un lac pour la baignade et les joutes nautiques[4].
  • Pensionnat des sœurs de Saint-Charles de Lyon (route de la Rosière 52), construit en 1908-1911 par le bureau d'architectes Broillet et Wulfleff. Abrite un foyer d'accueil pour les filles-mères de 1907-1957[4].
  • Manoir de Lantenheid, dit La Forge (route du Centre 35). Bâtiment attesté en 1527 et réaménagé en 1603 pour l'avoyer colonel Jean de Lantenheid. Transformations et rénovation de l'aile nord en 1794 pour le marchand Etienne Gendre. Restaurations exemplaires entre 1976 et 1995. Cet édifice exceptionnel, lié à l'industrie du drap, était propriété de l'un des plus importantes figures de l'histoire fribourgeoise[4].
  • Laiterie-fromagerie Heimatstil, bâtie en 1909 sur le modèle de Selzach. L'édifice aurait abrité la première chaudière à vapeur de Suisse romande[4]. La Laiterie de Belfaux est connue bien au-delà des frontières cantonales.
  • Manoir de Buman (route du Centre 18). Cet édifice très représentatif du manoir fribourgeois a été construit sans doute vers 1750 pour François-Joseph de Gady; il est propriété de la famille de Buman entre 1828 et 1919. La reddition des Fribourgeois au général Guillaume-Henri Dufour a été signée dans cette maison le 14 novembre 1847[4].
  • L'auberge du Mouton, attestée au XVIe siècle, incendiée en 1755, l'imposant volume du bâtiment témoigne du succès de l'auberge à l'époque des pèlerinages du XVIIIe siècle[4].
L'église Saint-Etienne de Belfaux en mars 2011

Sport[modifier | modifier le code]

  • Le Club Athlétique de Belfaux, créé en 1958, compte plus de 400 membres dans la région. Il est ouvert aux enfants dès 3 ans, et jusqu'à 77 ans.
  • Le Volleyball Club Belfaux compte parmi les plus grands du canton de Fribourg. Il a beaucoup évolué depuis sa création en 1980 et joue en 2020 avec trois équipes féminines (D2, D3 et D4), deux équipes masculines (H2 et H3), ainsi que de plusieurs équipes juniors.
  • L'Etoile Sportive Belfaux est un club de football formé en 1948. Il compte une équipe en 2e ligue, une en 4e ligue, sept équipes juniors, une équipe piccolos et une équipe séniors.
  • La Société de tir à 300 m de Belfaux, qui se surnomme les Patriotes des bords de La Sonnaz, a été fondée en 1895.
  • Le HC Belfaux fait partie de l'Association Fribourgeoise de Hockey-sur-Glace.

Personnalités[modifier | modifier le code]

Belfaux a donné quelques personnalités nationales et cantonales (par ordre alphabétique) :

  • Alain Berset, membre du Conseil fédéral (dès 2012), Président de la Confédération suisse (2018), ancien membre du Conseil des États (2003-2011) et ancien président du Conseil des États (2008-2009) ;
  • Solange Berset, députée au Grand Conseil (dès 1996) et ancienne présidente du Grand Conseil fribourgeois (2010) ;
  • David Girardet habite Belfaux. Champion du monde junior de duathlon (1998). Record vaudois junior de semi-marathon. Ancien membre de l'équipe suisse de triathlon. Mérite Sportif Fribourgeois 2010. Champion suisse du 100km (2010/2012), vice-champion (2011). 19ème mondial du 100km à Gibraltar (2010). Record fribourgois sur 100km (7h 04' 16''). Il remporte aussi d’innombrables courses locales ;
  • Eveline Krauskopf, ancienne députée au Grand Conseil (1991-2001), ancienne présidente du Grand Conseil fribourgeois (2000) ;
  • Hubert Lauper, ancien préfet du district de la Sarine (1976-1996), ancien membre du Conseil national (1995-2003) ;
  • Félicien Morel, ancien membre du Conseil national (1975-1983), ancien membre du Conseil d'État fribourgeois (1981-1996) ;
  • Lauriane Sallin, Miss Suisse de novembre 2015 à mars 2018, habitante de Belfaux. Elle compte le plus long règne de l'histoire de la compétition.

On peut relever que, à l'exception de Lauriane Sallin et du sportif, toutes ces personnalités ont également été actives dans l'autorité législative (Conseil général) ou exécutive (Conseil communal) de la commune de Belfaux. Deux d'entre elles, Solange Berset et Hubert Lauper, ont exercé la fonction de syndic.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Anne de Steiger, « Belfaux se dote d'une banque morale », Passé simple, no 54,‎ , p. 28-31.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Population résidente permanente et non permanente selon les niveaux géographiques institutionnels, le lieu de naissance et la nationalité », sur Office fédéral de la Statistique.
  2. a b et c « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 26 août 2017)
  3. [xls] « Evolution de la population des communes 1850-2000: Canton de Fribourg », sur Office fédéral de la statistique (consulté le 20 décembre 2008)
  4. a b c d e f et g Guide artistique de la Suisse : Fribourg, Freiburg, Valais, Wallis, vol. 4b, Berne, Société d'histoire de l'art en Suisse, , 604 p. (ISBN 978-3-906131-99-3), p. 249-250.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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