Basilique Notre-Dame de la Trinité de Blois

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Basilique
Notre-Dame de la Trinité
Image illustrative de l’article Basilique Notre-Dame de la Trinité de Blois
Présentation
Nom local basilique des Trois Ave Maria
Culte catholique
Type basilique mineure
Rattachement diocèse de Blois
Début de la construction 1932
Fin des travaux 1939
Architecte Paul Rouvière
Style dominant moderne
Site web https://www.sanctuaire-trinite.com/
Géographie
Pays
Coordonnées 47° 35′ 38″ nord, 1° 20′ 36″ est
Basilique
Notre-Dame de la Trinité
Clocher de la basilique de la Trinité.jpg
Le clocher.
Présentation
Destination initiale
utilisation cultuelle
Diocèse
Style
Architecte
1-Charles-Henri Besnard (fondations)
2-Paul Rouvière (gros œuvre)
3-Yves-Marie Froidevaux (décoration intérieure)
Construction
1932-1949
Hauteur
60
Propriétaire
association
Statut patrimonial
Localisation
Pays
Région
Département
Commune
Adresse
14bis rue MoninVoir et modifier les données sur Wikidata
Coordonnées
Localisation sur la carte de Loir-et-Cher
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Localisation sur la carte de France
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La basilique Notre-Dame de la Trinité est une église catholique située à Blois, dans le département français de Loir-et-Cher, en France[1].

Classée dès 1996 au titre des monuments historiques, elle bénéficie en outre du Label « Patrimoine du XXe siècle »[1].

Genèse du projet[modifier | modifier le code]

Au début du XXe siècle, l'essor de la dévotion à Notre-Dame de la Trinité est né du désir apostolique du père Jean-Baptiste, frère Capucin du Couvent de Blois. Il consacra toute sa vie à la prédication et à l'extension de la prière des trois Ave Maria. Les tracts qu'il rédige en plusieurs langues connaissent une diffusion foudroyante.

Lui succéda le père Clovis. Il étudia et fit connaître le fondement théologique de la dévotion mariale des trois Ave Maria, qui trouva son expression dans le titre de Notre-Dame de la Trinité. En 1921, le Pape Benoît XV approuve « l'Archiconfrérie des 3 Ave Maria ». L'œuvre recevait la mission de diffuser cette dévotion.

Le père Clovis lançait alors le projet d'une église qui en soit le digne centre international. Il ouvrit une souscription. Il fut un artisan convaincu de la construction de l'édifice.

Historique de l'édification[modifier | modifier le code]

Le commencement des travaux en 1932 est à l'origine d'un contentieux suffisamment sérieux[2] pour expliquer une interruption du chantier.

Sa reprise après juin 1935 seulement a lieu sous la conduite d'un jeune architecte de 29 ans, Paul Rouvière (1906-1939), qui imprime sa marque à l'édifice, Besnard ayant été démis. La revue L'Art sacré y consacre un plein sujet au cours de l'année 1938. Le gros œuvre est achevé au moment de la mort de Rouvière, avant la déclaration de guerre de 1939.

Du fait de l'Occupation, le chantier ne peut reprendre qu'en 1946 avec un troisième et dernier architecte Yves-Marie Froidevaux qui se consacre à parachever la décoration intérieure.

La consécration eut lieu en 1949.

À l'élan du fondateur, à l'approfondissement doctrinal apporté par son successeur est venu s'ajouter le sens de l'organisation du père Grégoire, qui acheva le sanctuaire et obtint que le Pape Pie XII, en 1956, érige l'église en basilique mineure.

Architecture[modifier | modifier le code]

Façade de la basilique de la Trinité, avec le clocher.jpg

La basilique Notre-Dame de la Trinité présente une grande homogénéité architecturale et décorative : elle est considérée comme un édifice majeur de l'art sacré de l'entre-deux-guerres. Son clocher s'élève à 60 m. Paul Rouvière a recours au système Hennebique pour le gros œuvre.

Clocher de la Trinité, vu du Nord Est.jpg

L'intérieur de la basilique frappe par le chatoiement des couleurs qui tombent des 14 grandes verrières. Illustrant les mystères de Marie dans l'histoire du salut, au cœur de la Trinité, elles sont l’œuvre des maîtres verriers, partenaires habituels Louis Barillet, Jacques Le Chevallier et Théo Hanssen. La mosaïque de la voûte au-dessus du maître-autel vient clore la catéchèse développée dans les verrières de la nef. De chaque côté de la nef à mi-hauteur se déroule une frise sculptée monumentale, œuvre du sculpteur Jean Lambert-Rucki, qui est le chemin de croix de la basilique. Les mosaïques du plafond sont l'œuvre de Marthe Flandrin.

La basilique dans son ensemble (dont les vitraux réalisés, comme il est dit, par l'atelier Barillet), ainsi que le cloître, les galeries et le préau, les bâtiments conventuels sont classés au titre des monuments historiques par arrêté du 28 novembre 1996[1],[3].

Le foyer

L'ensemble du domaine, comprenant la basilique, le couvent des frères capucins, le foyer (pour l'hébergement et la restauration) et un vaste parc, est un important centre de pèlerinage marial et franciscain.

Basilique Notre Dame de la Trinité de Blois - Vitrail.jpg

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • L'Art Sacré, no 36 de décembre 1938 consacré à la basilique Notre-Dame de la Trinité en ligne sur Gallica [2]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c « Basilique Notre-Dame de la Trinité. », notice no PA00132568, Notice no IA41000038.
  2. Fonds Besnard- Basilique Notre-Dame-des-Trois-Ave-Maria, Blois (Loir-et-Cher). 1930-1935 sur Archiwebture [1].
  3. Un premier arrêté d'inscription du 26 juin 1994 a été annulé puis repris par arrêté en date du 19 août de la même année.