Baekje

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Paekche, puis Nambuyŏ
밝지 puis 백제 et enfin 남부여 (ko)

18 av. notre ère-660

Description de cette image, également commentée ci-après
Informations générales
Capitale Successivement Hanseong, Kongju et Sabi
Histoire et événements
18 av. notre ère Fondation du royaume par Onjo
345 Première mention dans les sources chinoises
vers 375 Apogée du royaume après la conquête de Daifang et Mahan
475 Perte de Hansŏng au profit de Koguryŏ
660 Défaite contre la Chine des Tang et de Silla

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Entités suivantes :

Paekche (coréen: 백제 japonais: くだら kanji:久多良 puis 百済, romanisation révisée : Baekje), est un royaume qui se développa dans le sud-ouest de la Corée durant la période des Trois Royaumes. Il fut détruit par une alliance entre l'empire chinois des Tang et le royaume de Silla (신라) en 660 et annexé par ce dernier.

Origines légendaires[modifier | modifier le code]

Selon le Samguk sagi (histoire de Corée rédigée au XIIe siècle) Paekche fut fondée en 18 avant notre ère par Onjo, qui était le fils de Ch'umong (Tongmyŏng-sŏng), fondateur du royaume de Koguryŏ. Il s'installa près du fleuve Han (anciennement Ugni hangŭl:욱리하 hancha: 郁里河)[1], au centre de la péninsule coréenne.

Selon le Samguk Yusa, c'est Ch'umong qui s'enfuit de Puyŏ, où il était persécuté, vers Jolbon (en), où il épousa la fille d'un chef local et où il créa le royaume de Koguryo.

Quand Yuri, le fils de Ch'umong issu de son premier mariage (à Puyŏ) arriva au palais de Koguryŏ, il découvrit ses vraies origines et devint le prince héritier. Les fils de Ch'umong issus de son second mariage, Onjo et Piryu, se sentant indésirables à l'avènement de Yuri, décidèrent de quitter Koguryŏ vers le sud avec leur suite. Onjo fonda une ville à Wiryeseong (actuelle Séoul, capitale de la Corée du Sud), d'après l'avis de ses conseillers, et appela son royaume Sipje (c'est-à-dire 10 vassaux) ; quant à Piryu, il ignora cet avis et décida de vivre au bord de la mer. Il construisit donc la ville de Michuhol (actuelle Inch'ŏn).

Toutefois l'eau salée et les marais rendirent la vie difficile, alors que les habitants de Wirye vivaient prospères. Honteux d'avoir ignoré le conseil de sa suite, Biryu se tue. Les habitants de Michuhol se déplacèrent alors à Wirye et le roi Onjo les accueillit et renomma le pays « Paekche » (100 vassaux).

Une des tombes de Sŏkch'ondong (ko) à Séoul
Maquette d'un marché du temps de Paekche

L'apogée du royaume[modifier | modifier le code]

Selon le Samguk sagi, une des petites cités-États de la vallée de la rivière Han, dans les territoires occupés par le Mahan, s'appelait Paekche. Le royaume de Paekche n'apparaît qu'en 345 dans les sources chinoises.

Pendant le règne de Goi (234-286), l'administration du royaume est renforcée. C'est également ce roi qui abandonne l'alliance chinoise qui avait permis au royaume de se protéger de Koguryŏ, et il repousse une tentative d'invasion en 246.

Au IVe siècle, le royaume reçoit un apport de population de la commanderie de Lelang et de Puyŏ, conquis par le Koguryŏ. Le roi Geunchogo (346-375) agrandit son territoire : en 369, il annexe Mahan au Sud ; en 371, il s'agrandit vers le Nord après la guerre contre Koguryŏ — au cours de laquelle il tue le roi de Koguryŏ. Le royaume de Paekche atteint alors son apogée.

Sous le règne de Geunchogo (r. 346-375), Paekche constitue un royaume thalassocratique (comme il en existait en Europe au temps de l'Antiquité grecque, Carthage et la République romaine) qui couvre la moitié ouest de la Corée (sauf les deux provinces du Pyongan) et disposait d'importantes colonies dans le Liaoxi (遼西), de l'autre côté de la mer Jaune, en Chine comme l'attestent les annales des Song, des Liang, des Qi et le Zizhi Tongjian. À cette époque, la culture et les techniques chinoises sont massivement adoptées. Paekche, royaume commerçant, est aussi une puissance navale, qui entretient de bonnes relations avec les élites de la région du Kansai, dans l'archipel. L'archéologie révèle qu'un afflux considérable d'immigrés venus de la péninsule arrive dans la région du Kansai au cours de la période 340-400, mais rien ne dit d'où ils proviennent exactement[2]. Ils ont participé à la montée en puissance de cette élite, fondatrice du futur royaume de Yamato.

Verseuse, grès à couverte noire. Jin de l'Est (317–420). Fours de Yue, Zhejiang[5]

Pour ce qui est des relations politiques internes, à la différence de Silla qui construit le cercle du pouvoir par des gratifications sous forme d’objets en or réalisés dans les ateliers royaux, Paekche use de produits de luxe et de technologies nouvelles d'importation chinoise qui servent aussi à stimuler la production locale : vaisselle métallique, éléments de costume et des céramiques provenant des Jin de l’Ouest (265-317), des Jin de l’Est (317-420) et des Song du Sud (420-479). Les tombes de l’aristocratie révèlent trois types de rapport au pouvoir[6] : les plus à l’écart ne contiennent que des armures de fer et des miroirs de bronze ; dans les régions éloignées mais très liées au pouvoir on y trouve des couronnes, des sabots de bronze doré et des céramiques chinoises (céramiques noires polies, céramiques à empreintes, à glaçure et céladons) ; les plus proches du pouvoir ne comportent que des ornements de coiffure et des céladons. Par ailleurs, toutes les tombes sont bien moins somptueuses que celle de Silla et Gaya, qui accumulent trésors et morts d’accompagnement. Ici la chambre funéraire ne comporte que quelques objets qui accompagnent le cercueil. Dans les régions où l’influence de Paekche est la moindre, les tertres funéraires rivalisent par la taille. Ces tertres géants tendent à disparaître pendant la période Ungjin et il n’y en a plus ensuite : l’unification du royaume aurait été achevée. durant la période 475-554 les premières briques à décor en fleur de lotus, l'une d'entre elle porte l'inscription qu'elle est conforme aux prescriptions ayant cour à la cour des Liang (502-557)[7].

Taoïsme. Sur un site de Séoul, de la période Hansōng, un espace dédié aux rituels pour la pluie, célébrés par des membres de statut royal, révèle des pratiques taoïstes[8].

Baekje envoie à la cour de Yamato, encore à l'état naissant, quelques représentants. Ainsi entre 430 et 470, période où ce type de pratique est devenue rare, il envoie un artisan talentueux, un lettré ayant des ancêtres chinois et, en 461, un membre de la famille royale[9]. Le principal ancrage de Yamato sur la péninsule étant, alors, Gaya. En effet, dans l'archipel, la période Kofun a vu la montée en puissance, au Ve siècle, de l'élite de la région du Kansai, le Yamato. Cette période s'achève d'ailleurs avec l'instauration d'un État, avec à sa tête le tennō, le souverain[10].

Le recul de Paekche et la période Sabi (538-660)[modifier | modifier le code]

Triade de Seosan (en). VIe siècle
Brûle-parfum d'origine chinoise, bronze doré, H. 62,5 cm. Déposé à l'époque Sabi (538-660). Trésor national n° 287. Buyeo National Museum

Après cette période, Paekche recule face à la pression continue des armées de Koguryŏ. En 475, la capitale Hansŏng (actuelle Séoul) est prise par les troupes de Koguryŏ. Après cette invasion, la capitale est déplacée à Ungjin (actuelle Kongju).

En 538, le roi Sŏng établit sa capitale à Sabi (actuelle Buyeo [Puyŏ]), renforce le pouvoir royal, et refait de son royaume un État puissant. Le nom officiel du royaume devient Nambuyŏ (남부여, 南夫餘 c’est-à-dire Puyŏ du Sud, en référence au Puyŏ d'où Paekche tirerait ses origines). La période de Sabi voit la renaissance de la culture de Paekche, avec le développement du bouddhisme en Corée. Un traité militaire est signé avec Silla contre Koguryŏ. Silla en profite pour s'affranchir de la tutelle de Koguryo et annexe les cités-États de Gaya.

En 553, ils décident d'occuper la plaine du fleuve Han[11], tandis que Koguryo se défend contre des attaques de tribus mongoles. Chacun aurait profité d'une rive du fleuve. Or Silla s'approprie rapidement les deux rives du fleuve. Sur les conseils de son fils Ch'ang, le roi Song de Baekje se lance contre Silla, mais la bataille leur est fatale en 551. Le fils s'étant exposé, son père vient à son secours et se fait capturer. Il sera décapité. Le fils ne pouvant, dans ces conditions accéder au trône, il décide de se faire moine. Finalement une centaine de personnes se fait tonsurer à sa place pour qu'il puisse être couronné ensuite. Lui et sa sœur feront beaucoup pour le développement des rituels bouddhistes. Elle-même en prend la charge au temple Nūng qu'ils ont fait construire (v. 566).

C'est dans une annexe de ce temple bouddhiste que l'on a retrouvé ce brûle-parfum en bronze doré de très grande taille (H. 62,5 cm)[12] qui reproduit la traditionnelle montagne aux immortels taoïstes, suivant un modèle chinois datant de la dynastie Han. Par ailleurs, les funérailles royales se font alors en deux temps, séparés par un laps de 27 mois et sur deux sites différents, selon une tradition propre à Paekche. Tout cela témoigne de pratiques imbriquées issues de plusieurs traditions, dont le bouddhisme et le taoïsme. La culture bouddhiste de Paekje effectue alors la synthèse des traditions qui cheminent le long des Routes de la soie. Le célèbre Maitreya témoigne de cet apogée de la culture coréenne au début du VIIe siècle. Si les archéologues s'accordent pour penser que la statue a été réalisée à Silla, elle représente néanmoins la quintessence du style Paekje, caractérisé par un « certain sourire » propre à l'art bouddhiste du royaume à ce moment de son histoire[13]».

Maitreya en méditation. Bronze doré. 93,5 cm. Corée[14], fin VIe-début VIIe, probablement Silla en cours d'unification. Musée national de Corée
Bodhisattva Maitreya. Pin rouge, traces de laque originellement dorée, H. 123.5 cm, probablement début VIIe siècle. Kōryū-ji

Durant la guerre contre Silla, Paekje demanda de l'aide au Japon. L'entreprise japonaise échoua, mais la plus grande partie de l'aristocratie de Paekje émigra définitivement, après la chute de 660, à la cour de la dynastie Asuka (538 à 710). Elle y aurait conservé ses traditions. Et la figure pensive de Maitreya serait ainsi arrivée au Japon, dans les bagages des émigrés pour être interprétée par un sculpteur sur bois et laqueur japonais.

« Depuis, ces liens entre le sud de la péninsule coréenne et le Japon ancien ont été systématiquement récupérés par les nationalistes des deux bords, chaque camp y voyant le justification de ses droits à dominer l'autre. [15]»

Avec les nombreux contacts et émigrants de Paekche partis s'y installer (dont les fondateurs du clan Kudara no Konikishi), ils ont participé au développement de la culture japonaise. On peut ainsi évoquer Nara, ville dont le nom proviendrait du terme Paekche pour royaume ; cette ville a été conçue et construite par des immigrants venus de Paekche. Le Japon doit encore l'introduction du bouddhisme et le temple de bois d'Hōryū-ji à l'influence de Paekche. De plus, plusieurs familles de l'élite coréenne se lièrent à la famille des souverains japonais.[réf. souhaitée]

Baekje postérieur[modifier | modifier le code]

Il a existé un royaume de « Baekje postérieur », de courte existence, à l'époque des Trois Royaumes postérieurs (en) (892–936) lors des derniers temps de la dynastie de Silla.

L'histoire réécrite au XXe siècle, pendant la période coloniale[modifier | modifier le code]

En 1925, pendant la période coloniale, un Comité d'histoire coréenne, parrainé par le Japon, réécrit l'histoire en faveur du Japon. La présence coréenne en Mandchourie est gommée, les royaumes de Baekje et Gaya sont décrits comme des colonies japonaises avant la lettre[16].

Céramique[modifier | modifier le code]

Dans le royaume on assiste à une intense production de récipients pour les aliments, d'une grande variété et d'une qualité remarquable. Deux types de cuissons permettent, soit à basse température, 700-900° C, une terre cuite, qui aurait probablement été réservé à la cuisson, soit à haute température, au delà de 1000° C, des grès qui auraient été destinés à la conservation des aliments[17]. Les Céramiques sont aussi destinées à la production de briques, dont certaines sont moulées de motifs paysagers qui reflètent à un certain degré les peintures décoratives de l'époque, probablement de couleurs vives.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Laurence Denès, « Le battage dans la fabrication des céramiques coréennes à l’Âge du Fer », Techniques & Culture, no 42 | 2003.
  2. Mizoguchi, 2013, p. 243.
  3. Soyoung Lee et al., 2013, p. 53-59
  4. Ces deux objets indiquent des relations croisées entre Baekje, Silla et l'archipel.
  5. Une verseuse similaire (au Musée national de Corée à Séoul) fait partie de ces céramiques chinoises importées, offertes en cadeau à l'aristocratie.Grès à couverte noire, H. 21,5 cm. env. Musée d'art asiatique de Berlin.
  6. Early Korea 1, 2008, p. 80
  7. Jonathan W. Best, 2006, p. 144
  8. Early Korea 1, 2008, p. 77
  9. Jonathan W. Best, 2006, p. 93
  10. (en) Koji Mizoguchi, The archaeology of Japan : from the earliest rice farming villages to the rise of the state, New York, Oxford University Press, coll. « Cambridge world archaeology », , XIX-371 p., 29 x 20 x 2 cm (ill., cartes), p. 6.
  11. Early Korea 1, 2008, p. 90, et : Pascal Dayez-Burgeon, 2012, p. 50.
  12. Early Korea 1, 2008, p. 82-84
  13. Pascal Dayez-Burgeon, 2012, p. 54.
  14. Ce type trouve une "origine" dans la Chine des Qi du Nord, vers 560. Un marbre du Musée de Boston en témoigne : [1]. Soyoung Lee et al., 2013, p. 147-150. La datation provient aussi de ce catalogue. Ce type de Maitreya en méditation a été repris dans l'archipel, au cours de la période Asuka, au moment de l'introduction du bouddhisme.
  15. Citation extraite de : Pascal Dayez-Burgeon, 2012, p. 55.
  16. Pascal Dayez-Burgeon, 2012, p. 143
  17. La Terre, Le Feu, L'Esprit, 2016, p. 30
  18. Le travail effectué avec un outil qui creuse de fins sillons sur toute la surface jusqu'au col, a été retouché en quatre bandes d'effacements qui scandent ce volume discrètement.
  19. Ces grands bols couverts étaient obtenus dans un premier temps en réalisant une "sphère", puis en découpant au fil ce qui allait devenir le couvercle. Les parties obtenues sont ensuite retravaillées délicatement pour permettre l'assemblage. Peut-être réalisées en série. : La Terre, Le Feu, L'Esprit, 2016, p. 36.
  20. Le caractère stylisé, et les formes modulaires sont une interprétation des productions picturales chinoises. Réf. : (en) Judith G. Smith (Coordination éditoriale), Arts of Korea, New York, The Metropolitan Museum of Art, , 511 p. (ISBN 0-87099-850-1), p. 54-55.
  21. Céramique polie, d'apparence noir lustré « imitant l'aspect et la texture du laque » : La Terre, Le Feu, L'Esprit, 2016, p. 41.
  22. Ce type d'urinal est, dans son principe, semblable au huzi chinois, mais ici, d'une forme très originale. : La Terre, Le Feu, L'Esprit, 2016, p. 33.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • (en) Jonathan W. Best, A history of the early Korean kingdom of Paekche : together with an annotated translation of the Paekche annals of the Samguk sagi, Harvard University Press, , 555 p., 24 cm. (ISBN 0-674-01957-1 et 978-0-674-01957-7)
  • Document utilisé pour la rédaction de l’article Pascal Dayez-Burgeon, Histoire de la Corée : des origines à nos jours, Paris, Tallandier, (1re éd. 2012), 449 p. (ISBN 979-1-0210-0346-0), p. 49-55
  • Document utilisé pour la rédaction de l’article (en) Mark E. Byington (éditeur scientifique), Early Korea 2 : The Samhan Period in Korean History, Korea Institute, Harvard University, , 208 p. (ISBN 097958003X)
  • Document utilisé pour la rédaction de l’article (en) Mark E. Byington (éditeur scientifique), Early Korea 1 : Reconsidering Early Korean History Through Archaeology, Korea Institute, Harvard University, , 239 p. (ISBN 0979580013)
  • Document utilisé pour la rédaction de l’article Koo, Ilhoe et al., La Terre, Le Feu, L'Esprit : chefs-d'œuvre de la céramique coréenne (exposition, Grand Palais, Paris), Réunion des musées nationaux, , 223 p. (ISBN 978-2-7118-6335-8), p. 30
  • Document utilisé pour la rédaction de l’article (en) Soyoung Lee and Denise Patry Leidy et [al.], Silla : Korea's golden kingdom, Metropolitan Museum of Art and Yale University press, , XV-219 p. (ISBN 978-1-588-39502-3 et 978-0-300-19702-0), p. 148-149.
  • Document utilisé pour la rédaction de l’article (en) Koji Mizoguchi, The archaeology of Japan : from the earliest rice farming villages to the rise of the state, New York, Oxford University Press, coll. « Cambridge world archaeology », , XIX-371 p., 29 x 20 x 2 cm (ill., cartes) (ISBN 978-0-521-88490-7, 0-521-88490-X, 978-0-521-71188-3 et 0-521-71188-6, lire en ligne), les 2 premiers ISBN sont reliés, les 2 suivants sont brochés.
  • (en) Michael J. Seth, A concise history of Korea : from the neolithic period through the nineteenth century, Rowman & Littlefield Publishers, Inc., , 256 p. (ISBN 978-0-7425-4005-7 et 0-7425-4005-7, lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]