Samhan

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Samhan
삼한 (ko)

108 av. J.-C.IIIe siècle

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Les confédérations de la période Samhan

Informations générales
Statut Confédérations de Mahan, Jinhan et Byonhan
Religion Chamanisme

Entités précédentes :

Entités suivantes :

Pendant la période Samhan (Du coréen, hangul : 삼한, hanja : 三韩) de l'histoire de la Corée les trois confédérations de Mahan, Jinhan et Byonhan s'étaient constituées dans la péninsule coréenne centrale et méridionale, à la fin du siècle avant notre ère et au cours des premiers siècles, ensuite.

Samhan signifie les « Trois Han », et désigne trois confédérations. La période est parfois appelée la « proto-période des Trois Royaumes » (ou Proto - Trois Royaumes de Corée ). On considère habituellement que la période Samhan commence avec la chute du royaume Chosŏn-Wiman (Gojoseon), en 108 av. n. ère, dans le nord de la Corée. Et lorsque l'état de Jin[N 1] dans le Sud de la Corée disparaît aussi des documents écrits. Elle s'achève à la fin du IIIe siècle, après le début de la période des Trois Royaumes. Car ces confédérations ont finalement été absorbées dans deux des Trois Royaumes de Corée au IVe siècle. Au IVe siècle, Mahan a été entièrement absorbé dans le royaume de Baekje, Jinhan dans le royaume de Silla, et Byeonhan dans la confédération de Gaya, laquelle a été, ensuite, annexée par Silla. Cette période est, parfois, considérée comme une subdivision de la période des Trois Royaumes .

Les Trois Hans[modifier | modifier le code]

  • « Sam » (三) est un mot sino- coréen qui signifie « trois », et « Han » est un mot coréen signifiant : grand (un), grand, beaucoup. Ce mot est supposé, par certains, d'être apparenté avec "khan" utilisé en Asie intérieure pour désigner les dirigeants[1] ). « Han » a été transcrit en caractères chinois 韓,幹ou刊, mais ce mot est sans rapport avec le Han (ethnie), chinois, et les royaumes et dynasties chinoises qui ont également été appelées « Han » (漢) . Dans Mahan, Jinhan et Byonhan , « Ma » signifie Sud, « Jin »  : l'Est et « Byeon » signifie « brillant ». Les noms de ces confédérations se retrouvent dans le nom actuel de la Corée du Sud , Daehan Minguk (littéralement : Grande Nation populaire Han ).

Les Samhan sont généralement considérés comme des confédérations de villes fortifiées. Dans chacune apparaît une classe dirigeante, dont le pouvoir repose sur un mélange de politique et de chamanisme. Si chaque État possède ses propres dirigeants, aucun ordre de succession systématique n'est mis en évidence.

Le nom de l'état Jin, mal compris, a continué à être utilisé dans le nom du Jinhan et dans le nom « Byeonjin », un autre terme pour « Byeonhan ». En outre, pendant un certain temps, le dirigeant de Mahan a continué à se faire appeler « roi de Jin » , affirmant sa suzeraineté nominale sur l'ensemble des confédérations Samhan.

Mahan a été la plus grande et celle, des trois confédérations, qui s'est le plus tôt développée. Cette confédération se composait de 54 petits États mineurs, dont l'un d'entre eux a conquis ou absorbé les autres et est devenu le centre du royaume de Baekje. Mahan est généralement située dans le Sud-ouest de la péninsule coréenne, c'est à dire Jeolla, Chungcheong et des portions de Gyeonggi .

Jinhan était composée de 12 petits États. L'un d'entre eux a conquis ou absorbé les autres et est devenu le centre du royaume de Silla. Elle est généralement située à l'Est de la vallée du fleuve Nakdong.

Byeonhan se composait de 12 petits Etats, qui ont donné lieu à plus tard la confédération de Gaya, par la suite annexée par Silla. Cette confédération est généralement localisée dans le Sud et l'Ouest de la vallée du fleuve Nakdong.

Technologies et agriculture[modifier | modifier le code]

La période Samhan a vu l'introduction systématique du fer dans la péninsule sud-coréenne. Cette technologie a été reprise avec une intensité particulière par les États de la confédération de Byeonhan, dans la vallée de la rivière Nakdong. Cette région a fabriqué et exporté des armures de fer et des armes dans toute l'Asie du Nord-est .

L'introduction de la technologie de fer a également facilité le développement de l'agriculture. Et, par ailleurs, il semble qu'à cette époque, la région du Jeolla moderne soit devenue un centre de production de riz[2]

Héritage historique[modifier | modifier le code]

Les historiens de Goryeo ont identifié Mahan, Jinhan et Byonhan, respectivement, avec Goguryeo, Silla et Baekje dans leurs œuvres comme le Samguk Sagi , le Samguk Yusa et le Jewang Ungi[N 2]. Ainsi, le mot « Samhan » était parfois synonyme de « Samkuk », les Trois Royaumes de Corée. Ce point de vue historique a déjà été donné par Choi Chi-Won, érudit confucéen et historien à la fin du royaume de Silla. En dehors de la situation géographique de Mahan, le recueil historique chinois Histoire des Song identifié l'origine ethnique des habitants du royaume Jeong-an, un État successeur de Balhae , comme étant Mahan .

Au cours de la période Joseon (1392 - 1910.), ces notions d'histoire ont été critiquées très tôt par un érudit du mouvement de réforme Silhak[N 3], Han Baek - gyeom qui a souligné le lien entre Mahan et Baekje en effectuant les localisations géographiques correspondantes.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Jin (en), un État coréen des IIIe et IIe siècles av. J.-C..
  2. Jewang Ungi (en)
  3. Silhak (en)

Références[modifier | modifier le code]

  1. Selon l'histoire officielle des origines mandchoues compilées par la dynastie des Qing sous l'empereur Qianlong : Crossley, Pamela Kyle, A Translucent Mirror : History and Identity in Qing Imperial Ideology, University of California Press, , 418 p. (ISBN 0-520-21566-4), p. 302
  2. Kim, J.-B. (1974). Characteristics of Mahan in ancient Korean society. Korea Journal 14(6)) . Pages 4-10.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

- Histoire, société et archéologie récente de la période

  • (en) Mark E. Byington, Early Korea 3 : The Rediscovery of Kaya in History and Archaeology, Korea Institute, Harvard University, , 223 p. (ISBN 0979580072)
  • (en) Mark E. Byington, Early Korea 2 : The Samhan Period in Korean History, Korea Institute, Harvard University, , 208 p. (ISBN 097958003X)
  • (en) Mark E. Byington, Early Korea 1 : Reconsidering Early Korean History Through Archaeology, Korea Institute, Harvard University, , 239 p. (ISBN 0979580013)
  • (en) Sarah M. Nelson, Shamanism and the origin of states, Walnut Creek (Calif.), Left Coast press, , 283 p. (ISBN 978-1-598-74133-9 et 978-1-598-74132-2). Cartes