Préhistoire de la Corée

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La Préhistoire de la Corée couvre le territoire de la Corée du Sud et de la Corée du Nord. Elle est de mieux en mieux connue depuis peu.

Concernant le Paléolithique, les premières découvertes datent de 1964, sur le site de Sookjang-ni par le professeur Pokee Sohn, de l’Université Yonsei. Le Paléolithique ancien est renseigné par des outils de pierre taillée, qui sont datés entre 700 000 et 300 000 ans. Parmi ces outils apparaissent des pierres rondes qui auraient été utilisées comme armes de chasse, équivalentes aux bolas actuelles. Par contre les fossiles correspondant sont quasi-inexistants. Le témoin de ce type, le plus ancien homininé de Corée, pourrait être un Homo erectus daté, avec quelques réserves, de 300 000 ans. La présence d'Homo sapiens est attestée par un plus grand nombre d'indices, mais les dates demandent à être révisées. La dernière glaciation, au Paléolithique récent, génère de profonds bouleversements dans les populations animales et végétales. Mais le mammouth s'arrête en dehors de la péninsule. Les hommes doivent s'adapter à ces conditions rigoureuses.

Au début de l'Holocène et sous un climat plus doux, les premières céramiques apparaissent vers 10 000 avant notre ère au sein de populations qui pratiquent la collecte, la pêche et la chasse, souvent proches des rivages et des rivières. Ces modes de subsistance persistent pendant des millénaires tandis que l'habitat se disperse, apparemment en fonction d'une forme de résistance à l'émergence de tout pouvoir. Ces villages néolithiques sont, de ce fait, constitués de tout petits regroupements, en moyenne de cinq à vingt habitations semi-enterrées. Les cultures, du millet en particulier, restent toujours d'un investissement et d'un apport minime. Les plus anciennes gravures rupestres semblent évoquer la vie de ces pêcheurs, qui pratiquent, la chasse à la baleine en bateau. Le site mondialement célèbre de Bangu-dae évoque toute une panoplie de scènes de chasse et de pêche avec de très nombreux types d'animaux, dans un ensemble monumental de gravures à proximité d'une rivière et non loin de la mer. Tout au long de cette période qui va jusque vers 1500 avant notre ère la céramique se renouvelle sans cesse. La céramique à décor « au peigne » s'étant répandue au cours du Néolithique moyen sur quasiment tout l'ensemble de la péninsule.

La riziculture se développe à l'âge du bronze, dans une société hiérarchisée qui se sédentarise. Le bronze sous forme d'outils ou d'armes est d'un usage limité. Les armes de bronze se retrouvent dans les tombes en tant qu'objets de prestige, parfois sous forme de substituts en pierre et le fer participe un peu aux nouvelles pratiques agricoles. Les gravures rupestres continuent d'être pratiquées et c'est l'époque des dolmen en Corée. Dans ce nouveau contexte les tribus de Corée se constituent en confédérations, où apparaissent les premiers royaumes. L'époque suivante, dite des Trois Royaumes[N 1] (Ier avant- VIIe siècle de notre ère), voit la Corée entrer dans l'Histoire avec une influence chinoise qui se manifeste tant au plan politique qu'au plan des idées : confucianisme et bouddhisme s'imposent au sein des élites avant de toucher l'ensemble de la société.

Actualité de la recherche[modifier | modifier le code]

De 1910 à 1945, pendant l'occupation japonaise, les fouilles ont été freinées[N 2]. Puis, la guerre de Corée et la partition du pays ont retardé les recherches. Les premières découvertes significatives datent de 1964, sur le site de Sookjang-ni ( Sookjang-ri ou Seokjangni ) par le professeur Pokee Sohn (1922-2010), pionnier des recherches sur le Paléolithique en Corée[1]. Avec lui, des recherches modernes et interdisciplinaires se mettent en place.

Pendant les trois dernières décennies, des avancées très significatives dans les connaissances sur l'histoire ancienne et l'art en Corée. De nouvelles découvertes archéologiques, avec des moyens plus performants, partout dans la péninsule, ont mené à une évaluation plus précise et critique des datations et des cultures. Ce qui a permis la constitution d'un panorama bien plus étendu de l'art coréen au cours de la préhistoire qu'il n'était auparavant, et ce malgré la partition du pays qui se poursuit.

Le début du Néolithique est marqué par la hausse du niveau de la mer causée par la fin de l'ère glaciaire : de -8000 à -4000, la mer monte de 30 mètres pour atteindre son niveau actuel[2] et finit de faire de la Corée une péninsule. Un phénomène qui a particulièrement touché les zones de plaine de la mer Jaune et du détroit de Corée. Les établissements côtiers ont donc été progressivement noyés. Aussi, à l'avenir, le développement souhaité de l'archéologie sous-marine et des techniques de fouille permettra de renouveler radicalement les connaissances en Préhistoire[3], cette vie des premiers habitants de la Corée, très probablement, bien implantés sur les côtes qui, aujourd'hui, sont noyées.

Paléolithique[modifier | modifier le code]

Généralités[modifier | modifier le code]

La recherche en Paléontologie a permis de retrouver les traces d'une occupation paléolithique continue de la Corée. La première découverte, sur le site de Sookjang-ni à Gongju qui présente de nombreux niveaux allant du paléolithique ancien au paléolithique récent, remonte seulement à 1964 par le professeur Pokee Sohn, de l’Université Yonsei[4]. Les découvertes se sont, ensuite, multipliées essentiellement sur des sites de sauvetage depuis les années 1970. Et en 2016 on recense 160 sites datant du Paléolithique sur le territoire de la péninsule coréenne[5], dont une centaine du Paléolithique ancien[6]. Une découverte fut particulièrement célébrée en Corée : le site de Jeongok sur lequel a été découvert en 1978, pour la première fois en Extrême-orient, une industrie acheuléennebifaces). Ce site a donné lieu à l'implantation d'un musée de la Préhistoire en Corée[7]. Les sites sont presqu'exclusivement des sites de plein air, sur des terrasses fluviales, qui ne permettent guère la conservation des restes humains et fauniques en raison de l'acidité des sols, on ne dispose souvent que des restes lithiques. Cette caractéristique pénalise quelque peu la recherche. Mais, fort heureusement, les recherches actuelles commencent à bénéficier de la coopération internationale, et en particulier française .

  • De nombreux préhistoriens coréens et chinois n'utilisent pas les périodes d'usage en Occident (Paléolithique inférieur, moyen et supérieur) mais uniquement : Paléolithique ancien et récent.

Paléolithique ancien, moyen et récent[modifier | modifier le code]

Le Paléolithique, entre 700 000 et 10 000 ans, est la période la plus ancienne de la Préhistoire en Corée et correspond au Pléistocène moyen (781 000 -126 000 ans) et au Pléistocène supérieur (env. 126 000 ans - 11 700 ans, dernier étage de l'époque du Pléistocène et première époque de la période du Quaternaire). Aucun site ne parait pouvoir être daté d'avant la limite Matuyama-Brunhes, c'est à dire antérieur à 780 000 ans[8].

Cette période voit se produire de très fortes variations du climat qui transforment la composition de la faune et de la flore. Au début du paléolithique inférieur on rencontre la faune du Pléistocène et en particulier les grands mammifères : le tigre à dents de sabre (qui disparait à - 10 000 ans), le rhinocéros laineux (qui disparait à - 12.000 ans)[N 3], le bison des steppes (disparait à - 10 000 ans), subsistent jusqu'à la fin du Paléolithique[9]. Les sites, en Corée, ne permettant guère la conservation des restes osseux, c'est par les outils de pierre (l'industrie lithique) que l'on peut dater, dans leur contexte stratigraphique et paléo-environnemental les plus anciens indices de la présence humaine et celle-ci daterait d'environ 500 000 ans[N 4] avec une production de bifaces. Ceux-ci sont produits, comme les galets aménagés, par de grands enlèvements, comme en Afrique et en Inde mais à la différence de l'Europe qui procède par enlèvements plus fins et avec des retouches, afin d'obtenir des tranchants plus aigus. Les hommes du Paléolithique ancien de Corée ont produit des pierres formées en polyèdres, ou bolas [10]: par un piquetage réparti sur toute la surface on a obtenu une forme sphérique. En principe, avec deux bolas reliées par un système de cordes les paléolithiques produisaient un objet qui, lancé dans les pattes du gibier l'entrave instantanément. Ces objets sont très communs en Corée et existent en Chine, à la différence de l'Europe où ils sont rares. mais il semblerait que, précisément en Corée, ces pierres façonnées en forme de boule n'auraient pas été employées comme projectile. Enfin, à la différence de l'Europe - mais aussi de l'Afrique et de l'Inde qui sont aussi plus anciennement peuplée d'Hommes - la Corée, à l'autre extrémité du continent Eurasiatique, a eu des pratiques, dans le travail de la pierre, étonnamment stables sur de très longues périodes[11]. Ainsi il est difficile de tracer des limites entre Paléolithique inférieur, moyen et supérieur. La seule distinction entre Paléolithique ancien et récent est souvent employée par les paléontologues coréens[12], comme le font certains de leurs confrères chinois.

Paléolithique ancien (env. 700 000 - 100 000 ans)[modifier | modifier le code]

Les plus anciens outils du Paléolithique de Corée du Sud auraient été découverts dans la grotte de Geum-gul[13]. Leur âge est estimé, sans certitude absolue[14], entre 700 000 et 500 000 ans[15]. Sur le site de plein air de Mansu-ri[N 5], les plus anciens sont datés 479 000 ± 153 000 ans[16]. Ces outils semblent devoir être attribués à des Homo erectus. Malheureusement les restes d'hominines assez anciens sont très rares en Corée, quasi inexistants. La présence d’Homo erectus semble être indiquée par un fossile découvert en Corée du Nord et situé dans un niveau qui serait d'environ 300 000 ans[17]. Ceci peut paraître singulier en raison de la proximité des nombreux restes d'Homo erectus sur le site chinois de Zhoukoudian. Mais, sur le site de Ryonggok en Corée du Nord[18], plusieurs crânes ( Ryonggok #3 et #7 ) assez bien conservés semblent, en 2015, appartenir à des hommes modernes (Homo sapiens) présentant des caractères archaïques. Un autre scénario est proposé pour ces crânes : ils seraient une preuve d'hybridation entre autochtones du genre Homo du mi-Pléistocène ou peut-être une apparition tardive d' Homo erectus et les nouveaux migrants humains modernes dans la région[19]. Leur étude se poursuit. Enfin, on a retrouvé des traces des premiers Homo sapiens du Paléolithique ancien en de nombreux points situés en Corée du Nord (dans des cavités fouillées de manière rigoureuse).

Une étude[20], produite en 2011 sur les sites du Paléolithique ancien de Corée du Sud, donne, pour les dates d'enfouissement de plusieurs blocs de quartz correspondant à cette période : env. 394 000 ans (site de Wondang-Jangnamgyo) et env. 479 000 ans (le site de Mansu-ri évoqué ci-dessus). Ce qui donne un âge minimum pour le moment où se sont déposées les industries lithiques correspondantes. En effet les datations sont particulièrement délicates, ici, et la méthode U/Th a été confrontée de nombreuses autres. En Corée du Sud aucun reste humain ne peut être attribué au Paléolithique ancien car il s'agit surtout de sites de plein air dont les sols acides ne permettent pas la conservation des os. Seules les grottes calcaires, au Centre-nord du pays, ont livré des fossiles qui sont datés du Paléolithique supérieur jusqu'à l'époque moderne. Cette étude sur le Paléolithique ancien présente l'apparente homogènéité et la continuité des pratiques[21], qu'il s'agisse du travail de la pierre taillée (bifaces, galets aménagés et polyèdres) ou du rapport que ce travail suppose à l'économie de ces populations (moyens de subsistance, etc.). Les sites du Paléolithique anciens se situent, très souvent, à proximité des cours d'eau et, parfois, à proximité des côtes (côtes de la mer de l'Est). Le plus souvent à une faible altitude (≤ 100 m), même dans le cas des abris-sous roche ou des grottes - entre 135 m. (grotte de Geum-Gul) et 430 m (grotte de Jeommal-Yonggul)[22].

Les outils – choppers, chopping-tools, bifaces, pics, polyèdres et hachereaux, éclats retouchés – ont été façonnés sur galets, blocs et éclats, en produisant de nombreux nucléus abandonnés. Les éclats retouchés, abondants en Europe, sont peu nombreux ici. Ils présentent souvent un « dos », resté à l'état de galet ou brut, opposé à la partie active. D'ailleurs pas un seul outil ne présente, quelque part, de partie laissée à l'état brut[N 6]. Ces supports sont pris dans des matières choisies[23] qui dépendent des ressources disponibles localement, mais ce choix varie surtout en fonction du projet de l'homme du Paléolithique et de sa mise en œuvre[N 7], jusqu'à son utilisation : le quartz ici est la matière dominante, en particulier celle des nucléus, le quartzite et le grès servent majoritairement pour les activités de façonnage, les outils retouchés. La présence conjointe en Corée de polyèdres (sur 33 sites), sphéroïdes (15 sites) et bolas (6 sites)[24], ainsi qu'une même échelle de volumes (entre 233 et 1426 cm³ pour ces trois types d'outils) et la présence de traces de bouchardage[N 8], tout ceci semble indiquer leur appartenance à une même famille. Les sphéroïdes apparaissant alors comme des bolas inachevés. Mais quel en était l'usage ? La question demeure. La possibilité d'en faire des projectiles parait, aux yeux des préhistoriens, difficile à soutenir. Ces outils apparaissent sur des sites de plein air, pour la plupart, et aussi sur des sites d'occupation en grotte. La même famille se retrouve en Chine, sur le site de Dingcun, avec la même méthode de façonnage et les mêmes morphologies.

Paléolithique moyen (100 000 - 40 000)[modifier | modifier le code]

Au Paléolithique moyen de grands carnivores subsistent encore, comme l'ours géant de Corée (aussi présent en Chine), le plus gros carnivore des cavernes[25]. Il est présent entre 126 000 et 30 000 ans. D'autres carnivores occupent ces cavernes : un tigre asiatique, un chien viverrin, à côté du loup et du renard. Dans cet environnement tempéré où la biodiversité est importante, l'ours de Corée côtoie beaucoup de cervidés (dont le cerf élaphe), des macaques, des rhinocéros, des gorals et des buffles. Les grands carnivores disparaissent à la fin du Paléolithique moyen, vers 40 000 ans[26].

Le travail de la pierre se fait plus fin sur des outils de plus petite taille.

Paléolithique récent (40.000 - 10.000)[modifier | modifier le code]

Le professeur Pokee SOHN a découvert, dès 1974, des restes humains du Paléolithique supérieur (abri-sous roche de Sangsi 1) dont la couche a été datée de 37 000 ans par U/Th[28]. Des cheveux datant du Paléolithique supérieur[réf. nécessaire] ont permis d'attester l’origine mongoloïde des Coréens de cette période du Paléolithique.

Le glouton apparait au plus fort des périodes glaciaires qui ont suivi[29] : la dernière période glaciaire ((en): LGM) se situant, ici, entre 23 et 18.000 ans, au Paléolithique récent (ou supérieur). Cette période froide fait apparaitre un milieu ouvert, une steppe à graminées. La chasse touche les mammifères qui se répandent dans ce milieu : cervidés (dont le cerf hydropote), bovidés (le goral) et les suidés (dont le sanglier). Le climat se fait plus doux à la fin du Paléolithique.

La Corée se distingue par son attachement à des traditions adaptées à son environnement. Matières premières, méthodes et techniques de débitage et outillage changent très lentement[30], tout en conservant une base technique commune sur la très longue durée du Paléolithique. La distinction se manifeste néanmoins entre Paléolithique ancien et récent : on voit apparaitre des lames, des pièces pédonculées[N 9], et parfois des roches venues de très loin, comme l'obsidienne. Par ailleurs, les plus anciens objets d’art découverts[31] (pendentifs, représentations humaines ou animalières) remontent au Paléolithique récent : par exemple, un bois de bovidé incisé de petites croix et une petite plaque d'os poli (Corée du Nord) percée de petits trous alignés évoquant un visage.

Mésolithique et Néolithique (10 000 - 1500)[modifier | modifier le code]

Haches polies néolithiques. Musée National de Corée, Séoul

Cette période recouvre la première partie de l'Holocène (les 10 000 dernières années, la deuxième époque de l'ère Quaternaire), d'environ 10 000 à 1500 avant notre ère.

Mésolithique[modifier | modifier le code]

On a longtemps pensé qu'il y avait une disparition de l'occupation humaine durant le Mésolithique, mais des découvertes récentes de microlithes attestent l'existence d'un Mésolithique coréen.

Les Paléo-asiatiques, jusque là dispersés en Sibérie commencent à migrer vers la Corée aux environs de 10 000 av. n. ère et assimilent les populations autochtones. Avec le réchauffement progressif (fin de la glaciation), la population humaine augmente et avance plus profondément dans la péninsule. Des légendes racontent l'arrivée des Han-gook vers 7 200 avant notre ère, depuis le lac Baïkal en Sibérie.

Les premières céramiques[modifier | modifier le code]

Les plus anciennes céramiques de la péninsule coréenne ont été découvertes en 1994 sur les côtes Est et Sud, et sont datées aux environs de 10 000 avant notre ère : site de Mosan-ni, sur l'île la plus méridionale de la péninsule, l'île de Jeju-do (ou Cheju)[32]. Des points de similitude font rapprocher ce type de céramique sans décor avec des éléments trouvés dans le bassin de l'Amour, datant de la période de néolithisation, en Russie, et d'assemblages datant des chasseurs-cueilleurs pratiquant la poterie du premier Jōmon, au Japon. Ce type Mosan-ni est constitué de terre cuite à basse température, comportant des éléments organiques, dont des éléments végétaux. Le contexte archéologique indique l'usage de microlithes des chasseurs-cueilleurs de l'époque. Sur cette île le site de Kimnyong-ni a produit aussi ce type de céramique qui se retrouve encore, parmi d'autres, sur le site de Ojin-in, district de Cheongdo, province de Gyeongsang du Nord.

Néolithique (8000 - 1500)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Période de la céramique Chulmun.
Meule de pierre et son rouleau-broyeur. Site d'Amsa-dong, Période de la céramique Chulmun, v. 4000 av. n. ère. Amsa Prehistoric Museum, Séoul

Les hommes de l'époque Chulmun (8000 - 1500 avant notre ère[33]) sont des sédentaires. Ils s'installent à proximité des cours d'eau ou sur le littoral et vivent essentiellement de la pêche et de la collecte ; ils conservent leurs provisions[34]. La chasse est secondaire, tout comme l'agriculture qui n'apparait qu'à la fin de cette période. Pendant l'époque Chulmun la culture du millet continuera de jouer un rôle minime, tout comme l'élevage du porc[35]. Les « villages » ne comptent que très peu d'habitations. Ces habitations néolithiques sont, en général, semi-enterrées.

Ces modes de subsistance persistent pendant des millénaires tandis que l'habitat se disperse, apparemment en fonction d'une forme de résistance à l'émergence de tout pouvoir[36]. Ces villages néolithiques sont, de ce fait, constitués de tout petits regroupements, en moyenne de cinq à vingt habitations.

Les plus anciennes gravures rupestres semblent évoquer la vie de ces pêcheurs, qui pratiquent, la chasse à la baleine en bateau. Le site mondialement célèbre de Bangu-dae évoque toute une panoplie de scènes de chasse et de pêche avec de très nombreux types d'animaux, dans un ensemble monumental de gravures à proximité d'une rivière et non loin de la mer.

La poterie néolithique[modifier | modifier le code]

Loin d'être la seule, la céramique à décor dit « au peigne » (Chulmun) a été précédée, accompagnée et suivie de nombreuses autres, qui témoignent de la créativité des potiers du Néolithique coréen.

  • Néolithique ancien

Des céramiques, présentant un décor appliqué en relief, apparaissent au début du Néolithique, comme sur le site d'Osan-ni[38]: un récipient avec des traits obliques parallèles. Le type Osan-ni de céramique à décor en relief semblait autrefois être issu de modèles du premier Jōmon (Todoroki), mais des datations au carbone 14 prouvent que les dates les plus anciennes de la céramique en question précèdent de 600 ans la céramique Todoroki.

La céramique à décor de lignes en relief à « Z » , se présente avec deux lignes curvilinéaires circulant, avec des retours en arrière ( « Z » ), sous la lèvre, surlignée d'une autre ligne plus près de la lèvre. Ces poteries, à base plate et souvent très étroite, se retrouvent sur la côte Sud et sur l'île de Cheju [ou Jeju-do] (site de Gosan-ri, daté d'avant 6300 avant notre ère). Elles sont étudiées en relation avec celles, au décor similaire, du bassin du fleuve Liao, en Chine du Nord-est, datant de la même époque.

Enfin il existe aussi une autre céramique, à cette époque, à base plate, et dont le décor est produit par estampage d'un outil pointu autour de la lèvre. Cette céramique a eu beaucoup de succès sur les côtes nord-est et sud de la péninsule.

  • Néolithique récent

Vers 4000 avant notre ère la céramique Chulmun, ou Jeulmun, (v. 8000-1500 avant notre ère) se répand sur toute la péninsule[39]. Elle présente des formes simples et un léger décor au peigne, ou incisé. Elle est montée par modelage ou au colombin et cuite à 700°. Par comparaison avec la céramique de l'âge du bronze on suppose que la cuisson s'effectuait dans des fours en fosses peu profondes découvertes. La base est systématiquement courbe et pointue. La terre est sableuse et contient du Quartz ou du mica, et dans certaines régions de la poudre de coquillages, des fibres d'amiante, du talc ou du feldspath qui sont employés comme agents de renfort. Il y a trois types de capacité à ces poteries : 4, 17 et 56 litres. Chaque type a eu son usage spécifique pour préparer, cuire et conserver les denrées alimentaires. On a retrouvé des restes de glands au fond d'un de ces récipients sur le site d'Amsa-dong.

Gravures rupestres[modifier | modifier le code]

Les pétroglyphes de Bangudae, à Ulsan. Ulsan Petroglyph Museum

Les pétroglyphes d'Ulsan, site de Bangu-dae, semblent correspondre à un mode de vie pré-agricole[40]. Mais comme le montre l'état des recherches sur le Néolithique de Corée, l'agriculture n'y a joué, jusqu'à la fin de la période de la céramique Chulmun, qu'un rôle très secondaire. Cet ensemble monumental de gravures rupestres (3m x 10 m), déclaré Trésor National en 1995, est inscrit sur la Liste potentielle du Patrimoine mondial de l’UNESCO. Les gravures présentent, avec d'autres représentations, d'exceptionnelles scènes de chasse aux cétacés en bateaux. La plupart des trois cent gravures, obtenues par piquetage ou raclage sur la face plane du schiste, sont des animaux. Les différentes variétés d’animaux représentent des animaux marins et des animaux terrestres. Parmi les animaux marins : les cétacés, dont la baleine franche du Pacifique-Nord, la baleine à bosse, la baleine grise, le cachalot, les tortues marines, les pinnipèdes et des poissons comme le saumon. Sont aussi représentés des oiseaux marins et des animaux terrestres comme le cerf, le chevreuil, le tigre, le léopard, le loup, le renard et le sanglier. Cette abondance d’association d’animaux terrestres et marins dans une seule paroi verticale mesurant 5 m de haut sur 8 m de long, témoigne de la valeur unique de ce site.

Les gravures rupestres de Corée peuvent être classées en trois ensembles selon leur situation[41]. Le site de Bangu-dae appartient à un groupe de pétroglyphes qui se trouvent à proximité immédiate de cours d'eau et non loin de la Mer de l'Est. Les sites de montagne, ouverts sur un vaste paysage, représentent le deuxième groupe. Enfin les structures mégalithiques comportent parfois des gravures. Cependant les indices qui permettraient de préciser leur contexte culturel et de dater, même approximativement, ces gravures sont très rares. Leur étude est en cours. |

Âge du bronze (env. 1500 - 300)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Période de la céramique Mumun.

Selon des datations par le carbone 14 l'Âge du bronze, en Corée, apparaîtrait entre le XVe siècle et le XIIIe siècle[42].

Les sites archéologiques se situent, généralement, sur des collines. Les habitations sont toujours semi-enterrées, mais moins profondément qu'auparavant et plutôt de forme rectangulaire que ronde, comme ç'était le cas auparavant [43]. On commence à trouver des habitations de pierre avec un chauffage par le sol, ancêtre de l’ondol. On constate des différences entre les habitations qui attestent de différences sociales. Les habitations sont regroupées en villages d'une dizaine de maisons. Les premiers remparts font leur apparition.

L'âge du bronze en Corée est caractérisé par la céramique mumun, l'usage de pierres polies, la généralisation de l'agriculture et des sociétés hiérarchisées. Le bronze n'est d'usage courant que vers la fin de la période. Avec les données récentes, en 2008[44], l'apparition du bronze en Corée se situe entre le XVe et le XIIIe siècle. Cette apparition a été autrefois datée du VIIe siècle parce qu'on situait les premiers bronzes dans la région du plateau d'Ordos vers cette époque. En 2014 l'arrivée du bronze en Extrême-Orient semblerait dater de l'époque de la culture de Qijia, vers 2000 avant notre ère. La similitude autrefois signalée avec la céramique produite dans le Liaodong est aujourd'hui vue autrement que comme une « influence » supposée. En effet la céramique mumun est le résultat d'une évolution, interne à la Corée, à partir de la céramique chulmun[45].

On constate le développement de la riziculture, mais qui n'est intensive qu'après le Xe siècle avant notre ère[46]. L’élevage se développe aussi. Mais l'agriculture ne se développe que très progressivement, et l'essentiel des ressources restent, longtemps, la pêche, la collecte et la chasse. À la fin du premier millénaire l'essor de la culture du riz produit un changement net : le riz devient, et sera dorénavant la ressource de base.

Les outils de bronze, comme les couteaux apparaissent mais leur impact réel sur la société est minime. Des épées, des miroirs et des cloches se retrouvent dans certaines tombes, parfois réalisés sous forme de substituts en schiste. Une épée à la « taille de guêpe » caractérise la production d'armes typiquement coréennes ; elle semble en relation avec la culture du poignard de bronze du Liaoning chinois. Elle est, au début, obtenue par limage et, à la fin de l'âge du bronze, directement lors de la fonte[47]. C'est aussi devenu un objet rituel : la garde et le pommeau sont alors disproportionnés pour recevoir un décor animalier, où dominent le cygne et le cheval. Il est probable que la technologie du bronze soit parvenue en Corée par le nord-est de la Chine, où elle était employée depuis longtemps (v. 2000 av. n. ère). Mais la Corée en a fait un usage qui lui est propre et qui n'a pas été associé à la formation des États, comme ailleurs dans le monde[48].

  • Selon la mythologie coréenne, l'ère Bai-dal - ère de fondation du « peuple coréen » (Bai-dai) - s'intercale entre la période Han-gook (en Sibérie) et la Période Ko-Chosŏn (ou Gojoseon, correspondant, semble-t-il à l'âge du bronze). Les trois figures centrales de cette mythologie sont les personnes de Tangun (Tan'gun ou Dangun), Kija et Wiman.

Les dolmens[modifier | modifier le code]

Un des plus volumineux dolmens du site de Jungnim-ri, village de Maesan, Gochang County, North Jeolla province
Un des plus grands dolmens du site de Jungnim-ri, village de Maesan, Gochang County, North Jeolla province

C'est de l'âge du bronze que datent les 30 000 dolmens du pays, soit 40 % des dolmens du monde entier[49]. Les dolmens coréens sont de trois types :

  • le premier est, comme les dolmens néolithiques européens, fait de deux ou trois pierres dressées verticalement, sur lesquelles a été posée une grande dalle, qui fait table ;
  • le second a le même aspect, par contre les pierres - support n'ont pas été dressées, mais descendues dans une cavité creusée ;
  • le troisième type n'est plus tout à fait un dolmen, puisqu'il n'y a pas de montants verticaux.

Contrairement aux dolmens d'Europe, les dolmens coréens n'étaient pas des tombes de chefs, ou de personnages exceptionnels. Ils sont trop nombreux pour cela. La plus grande concentration de dolmens en Corée se situe dans le Jeolla (전라도), mais il y en a partout dans la péninsule. Sur l'île de Ganghwa se trouvent 120 dolmens, disposés en cercle.

La poterie de l'âge du bronze[modifier | modifier le code]

Les premières poteries mumun (kangmok toldaemun) ne sont décorées que par un cordon sous la lèvre, ponctué régulièrement par la pression d'un outil étroit et droit. Elles resteront quasiment sans décor, et sans ce cordon, jusqu'au Ier siècle, époque de la céramique grise et des proto-Trois-Royaumes[50].

Âge du fer et Protohistoire (300 av. - 500 de notre ère)[modifier | modifier le code]

Le fer a été introduit, vers 300 avant notre ère[51], pendant la période des Royaumes combattants et avec l'invasion de l'ancien Chosŏn par l'état de Yan, depuis la Chine le long du cours du Toumen. Avec le fer apparaissent les premières monnaies Yan. La culture du fer se diffuse ensuite le long des fleuves Taedong et Han. Le bassin du Han permet, au Ier siècle avant notre ère, l'installation des premiers villages spécialisés dans l’exploitation des mines de fer et la métallurgie. Les objets en fer sont exportés au Japon par le détroit de Tsushima. Les objets en bronze sont désormais exclusivement des objets rituels.

Le fer offre à l'agriculture des outils plus tranchants. Les populations sont désormais sédentarisées.

Vers 300 avant notre ère, les habitations deviennent plus spacieuses et l'usage de l'ondol se répand : il s'agit d'un chauffage par le sol, encore utilisé aujourd'hui. La fumée du foyer est récupérée et circule sous tout le plancher de la maison. L'architecture précédente des maisons, qui étaient semi-enterrées, disparaît. Bien qu'évoquant le système de chauffage kang chinois et le kotatsu japonais, il ne leur est pas assimilable.

Protohistoire[modifier | modifier le code]

  • Formation des royaumes coréens : des tribus aux royaumes

Cette période Samhan est considérée, en fonction de la suivante, en tant que proto-période des Trois-Royaumes. Durant cette période trois confédérations Mahan, Jinhan et Byeonhan dominent le sud de la péninsule coréenne. Durant cette période de transition entre fin de la Préhistoire et début de l'Histoire, des tribus vivent disséminées dans l'espace coréen. Elles ont fondé les premières villes fortifiées. Ces tribus se répartissent entre, au nord-ouest, le bassin du fleuve Liao, au nord celui du fleuve Sungari et au sud l'extrémité de la péninsule, et forment ce que les Chinois appelaient les barbares de l'est. Plusieurs ethnies forment ces tribus.

Cette période est décrite dans des textes anciens comme le Samguk Sagi. Ainsi l'un de ces rois, qui portait une armure rouge, fut nommé Diable rouge par ses ennemis. Ce célèbre Diable rouge est toujours populaire dans la Corée d'aujourd'hui.

La période historique commence entre la fin du IVe et le milieu du Ve siècle, lorsqu'à la suite de l'introduction du bouddhisme en Corée, les royaumes de Koguryo, puis Paekche adoptent l'écriture chinoise pour produire les premiers écrits en ancien coréen. Ainsi au Koguryo un Institut national de formation (taehak) de lettrés est créé en 372, sur le modèle chinois du guoxue.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Koguryŏ, Paekche et Silla, dans la péninsule coréenne et en Mandchourie. D'autres petits royaumes et États tribaux coexistèrent avec ces trois royaumes et la Confédération de Gaya.
  2. Peut-être de peur que des découvertes ne révèlent une civilisation plus ancienne que celle du Japon
  3. Mais le mammouth laineux, qui disparait à - 10 000 ans, n'atteint pas la Corée.
  4. La présence de l'Homo erectus semble attesté vers 300 000 ans, comme à Zhoukoudian, Homme de Pékin. ( Henry de Lumley dans la présentation de l'exposition "La Corée des Origines", exposition au Musée de Préhistoire de Tautavel 2016.)
  5. Mansu-ri localité 1 S1, près de la ville d'Osong, commune de Cheongwon, province de Chungcheongbuk-do. 108 km au Sud-sud-est de Séoul, à 45 m d'altitude et à env. 12 m. au dessus d'un affluent du fleuve Geum. Ce site est l'un des plus important, si ce n'est le plus important en quantité d'outils découverts, de Corée du Sud, et 14 localités y ont été mises au jour.
  6. Souvent, une partie de l'enveloppe érodée du galet, dite corticale.
  7. Ce que les préhistoriens nomment, depuis l'invention du concept par André Leroi-Gourhan, « chaîne opératoire ».
  8. Avant l'invention de la boucharde métallique les objets à façonner pouvaient être "bouchardés" en les frappant sur un bloc, ce qui crée des micro-fractures de surface, ce qui permet l'abrasion des parties fragilisées par frottement.
  9. Pointes à pédoncule du Solutréen français avec gravures : Harper Kelley, 1955, sur Persée.
  10. Catalogue L'art coréen au musée Guimet, 2001, (ISBN 2-7118-4027-1), notice p. 174 : ces objets, sans doute d'usage cérémoniel, honorifique ou commémoratif, se trouvent dès le Néolithique. Mais à la fin de l'Âge du bronze, comme ici au IVe siècle, leur foyer se situe au Nord et en Mandchourie. À l'âge du fer, ils disparaissent au profit d'armes nouvelles, à pointe fine, spécifiques à la Corée. La pierre était choisie pour sa couleur et ses veines.
  • Les sites archéologiques coréens sont nommés en fonction des divisions administratives traditionnelles qui sont indiquées par la terminaison du nom composé, du site : ainsi « ... - dong » correspond à un district urbain, « ... - ri » [ou -ni], à un village rural et « ... - do », à un site sur une île.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Henry de Lumley et al., 2011
  2. Keiji Imamura, « Prehistoric Japan: New Perspective on Insular East Asia », page 67, University of Hawaii Press, 1996, 246 pages.
  3. Christian Perrenou (géologue au Centre Européen de Recherches Préhistoriques, MNHN) dans : "La Corée des Origines", exposition au Musée de Préhistoire de Tautavel 2016
  4. Vidéo : "La Corée des Origines", exposition au Musée de Préhistoire de Tautavel 2016
  5. Exposition 2016 : La Corée des origines | Musée de l'Homme, Paris. Et Henry de Lumley dans la présentation de l'exposition "La Corée des Origines", exposition au Musée de Préhistoire de Tautavel 2016.
  6. Henry de Lumley et al., 2011 : notice CNRS éd.
  7. Un musée a été créé en référence à cette découverte à proximité du site : voir la partie « Musées », au bas de cette page.
  8. Henry de Lumley et al., 2011, p. 471
  9. Exposition 2016 : La Corée des origines | Musée de l'Homme, Paris.
  10. Vidéo : "La Corée des Origines", exposition au Musée de Préhistoire de Tautavel 2016
  11. Henry de Lumley et al., 2011, p. 471, 476 et 478
  12. Conférence du 6 juin 2016 au Musée de l'Homme : Le Paléolithique supérieur de Corée : Rénovation techno-culturelle avec Sujin Kong, Korea-France Institute of Prehistory.
  13. Située à Danyang (Chungcheong du Nord, Corée du Sud : Site coréen (en): contents.history.go
  14. Henry de Lumley et al., 2011 p. 426
  15. Extrait de la présentation à l'exposition Corée des origines au musée de Tautavel, sur le site de Hominidés (voir ci-dessous : références Internet)
  16. Henry de Lumley et al., 2011 p. 516, tableau 18
  17. Amélie Vialet dans la présentation de "La Corée des Origines", exposition au Musée de Préhistoire de Tautavel 2016
  18. Conférence du 6 juin 2016 au Musée de l'Homme : Le Paléolithique supérieur de Corée : Rénovation techno-culturelle avec Sujin Kong, Korea-France Institute of Prehistory.
  19. Potential Contributions of Korean Pleistocene Hominin Fossils to Palaeoanthropology: A View from Ryonggok Cave : Christopher J. Bae, Pierre Guyomarc’h, 2015, résumé de l'article publié sur Asian Perspectives, vol. 54, no. 1 (2015), disponible sur le site Project MUSE.
  20. Henry de Lumley et al., 2011, p. 413
  21. Henry de Lumley et al., 2011 : notice CNRS éd.
  22. Henry de Lumley et al., 2011, p. 218 et 207
  23. Henry de Lumley et al., 2011, p. 271
  24. Henry de Lumley et al., 2011, p. 471
  25. Pour en savoir plus : rendez-vous à l'exposition sur les ours, Grande galerie de l'Évolution du Muséum national d'histoire naturelle, à Paris, à partir du 12 octobre 2016.
  26. Conférence du 6 juin 2016 au Musée de l'Homme.
  27. Anne Marie Moigne dans la présentation de l'exposition "La Corée des Origines", exposition au Musée de Préhistoire de Tautavel 2016.
  28. Henry de Lumley et al., 2011, p. 446
  29. Conférence du 6 juin 2016 au Musée de l'Homme.
  30. Henry de Lumley et al., 2011, p. 471
  31. Conférence du 6 juin 2016 au Musée de l'Homme : Le Paléolithique supérieur de Corée : Rénovation techno-culturelle avec Sujin Kong, Korea-France Institute of Prehistory.
  32. Early Korea 1, 2008, p. 159
  33. Anthropological Archaeology 12/2015
  34. Anthropological Archaeology 12/2015
  35. A concise history of Korea 2006, p. 12
  36. Anthropological Archaeology 12/2015
  37. Céramique similaire au Musée national de Corée : notice du musée sur la céramique à décor au peigne.
  38. Early Korea 1, 2008, p. 160
  39. Early Korea 1, 2008, p. 161-163
  40. L'art rupestre préhistorique en Corée du Sud 2002, p. 28
  41. L'art rupestre préhistorique en Corée du Sud 2002
  42. Early Korea 1, 2008, p. 165
  43. Chai-Shin Yu (fondateur des Études coréennes à l'Université de Toronto) : The New History of Korean Civilization, iUniverse, 2012. (ISBN 978-1-46205-559-3). Pages 10 et 11
  44. Early Korea 1, 2008, p. 165
  45. Early Korea 1, 2008, p. 164
  46. A concise history of Korea 2006, p. 14
  47. Pascal Dayez-Burgeon 2013, p. 30
  48. A concise history of Korea 2006, p. 14
  49. Pascal Dayez-Burgeon 2013, p. 30
  50. Pascal Dayez-Burgeon 2013, p. 28
  51. Early Korea 1, 2008, p. 169

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

- Grand public : synthèse très rapide mais actualisée

  • Ouvrage collectif, Corée du sud, Paris, Petit futé, 2012-2013, 528 p. (ISBN 9782746955868), p. 35-36

- Histoire générale

- Préhistoire. Classement par les plus récents

  • Henry de LUMLEY, Yung-Jo LEE, Young-Chul PARK et Kidong BAE (Direction scientifique) et al., Les industries du Paléolithique ancien de Corée du Sud dans leur contexte stratigraphique et paléoécologique : leur place parmi les cultures du Paléolithique ancien en Eurasie et en Afrique : (en hommage au professeur Pokee SOHN, 1922-2010) (broché), Paris, CNRS éd., , 631 p., 28cm (ISBN 978-2-271-07218-4).
  • Sang-mog LEE, Chasseurs de baleines : la frise de Bangudae (Corée du Sud), Éd. Errance,, , 126 p. (ISBN 978-2-87772-458-6)
  • (en) Gyoung-Ah Lee, The Transition from Foraging to Farming in Prehistoric Korea, (lire en ligne)
  • (en) Mark E. Byington (Éditeur scientifique), Kang Hyun Sook, Kwon Oh Young, Park Cheun Soo, Choi Jongtaik, Shoda Shinya et Martin T. Bale, Early Korea 1 : reconsidering early Korean history through archaeology (broché), Cambridge, USA, Korea Institute, Harvard University, coll. « Early Korea Project », , 232 p. (ISBN 978-89-86090-30-7 et 978-0-9795800-1-7), « The development of the pottery technologies of the korean peninsula and their relationship to neighboring regions », p. 157-192.
  • (en) Christopher J. Norton, Sedentism, Territorial Circumscription, and the Increased Use of Plant Domesticates Across Neolithic–Bronze Age Korea, vol. 41, t. 1 : Asian Perspectives, University of Hawai‘i Press,  : (en) Christopher J. Norton, « Sedentism, Territorial Circumscription, and the Increased Use of Plant Domesticates Across Neolithic–Bronze Age Korea », sur Project Muse : Scolarly journals on line (consulté le 23 avril 2016)
  • (en) Sarah Nelson, Korean social archaeology : early villages, Séoul, Jimoondang, coll. « Korean studies series / The Institute of Social Sciences, Seoul National University. - Seoul : Seoul National University Press ; 27 », , VIII - 200 p. (ISBN 89-8809501-4). Cartes
  • (en) Yi, Chun-jŏng (Lee, June-Jeong), From Shellfish Gathering to Agriculture in Prehistoric Korea : the Chulmun to Mumun transition (Thèse de PhD), University of Wisconsin--Madison, , 398 p. (lire en ligne) sur URBOOK download
  • (en) Judith Smith (éditeur scientifique) et Chung Yang-mo, Ahn Hwi-joon, Yi Song-mi, Kim Lena, Kim Hongnam, Pak Youngsook, Jonathan W. Best, Arts of Korea, New York, Metropolitan Museum of Art, , 511 p. (ISBN 0-300-08578-8)
  • (en) Sarah Nelson, The archaeology of Korea, Cambridge University Press, (réimpr. 2007), XVI-307 p. (ISBN 0-521-40443-6, 0-521-40783-4, 978-0-521-40783-0 et 978-0-521-71317-7)

- Références Internet

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Lexique[modifier | modifier le code]

Exposition 2016 : La Corée des origines | Musée de l'Homme, Paris / Musée de Tautavel[modifier | modifier le code]

Musées[modifier | modifier le code]