Augustin Pajou

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Mercure (1780), marbre, Paris, musée du Louvre.

Augustin Pajou, né le à Paris, mort dans cette même ville le , est un sculpteur néoclassique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un sculpteur-menuisier, Augustin Pajou grandit à Paris, dans le Faubourg Saint-Antoine. Élève du sculpteur Jean-Baptiste Lemoyne (1704-1778), il est lauréat du Prix de Rome en sculpture de 1748.

Le roi lui offre son aide financière lorsqu'il étudie à l'Académie de France à Rome.

Il eut deux enfants : Flore Catherine Pajou, qui épousa le sculpteur Clodion, et Jacques Augustin Catherine Pajou (1766-1828) qui fut peintre d'histoire et de portraits.

Nommé professeur de l'Académie royale de peinture et de sculpture à Paris le , il est promu recteur le , confirmé le . Il succède à Jean-Marc Nattier et sera remplacé par Jean-Guillaume Moitte en 1809[1]

Comme son ami Charles de Wailly dont il orna la maison de la rue de la Pépinière (actuel 49, rue de la Boétie), il fut protégé par le marquis de Voyer, Marc-René de Voyer de Paulmy d'Argenson. Il œuvra ainsi en 1768-1769 au relief de la grange-écurie du château des Ormes figurant Cybèle recevant toutes les productions de la Terre , transporté par voie d'eau depuis Paris. Pajou participa parallèlement à la décoration de l'hôtel du marquis, dit hôtel d'Argenson ou Chancellerie d'Orléans. Suivant les conseils du grand anticomane Julien-David Leroy, promoteur du goût à la grecque, il réalisa les superbes cariatides en bronze et or de la salle à manger de l'hôtel. Pajou œuvra enfin au troisième grand chantier du marquis de Voyer et de son ami De Wailly : la décoration du corps central du château des Ormes entre 1768 et 1773 au moins, date du dernier contact attesté avec le marquis.

Comme De Wailly et Voyer, Pajou fut franc-maçon, faisant partie de la loge des Neuf Sœurs.

Collections publiques[modifier | modifier le code]

À Paris[modifier | modifier le code]

Musée du Louvre[modifier | modifier le code]

  • Mythologie
    • Pluton enchaînant Cerbère (1760), groupe, marbre[2]
    • Mercure ou Le Commerce (1780), statue, marbre[3]
    • Psyché abandonnée (1790), statue, marbre[4]
    • Ariane abandonnée (1796), statuette, terre cuite[5]
    • Fleuve (1762), statuette, terre cuite[6]
    • Anacréon arrachant une plume aux ailes de l'Amour (vers 1750), groupe, terre cuite[7]
    • Bacchante au tambour de basque avec deux enfants (1774), groupe, pierre[8]
    • Cérès, statuette, marbre[9]
    • Diogène cherchant l'homme (1781), bas-relief, terre cuite[10]
    • La Terre ou Le Triomphe de Cybèle (1765-1770), bas-relief, plâtre peint. Provient du salon de l'hôtel de Voyer d'Argenson[11]
    • L'Air ou Borée enlevant Orythie (1765-1770), bas-relief, plâtre peint. Provient du salon de l'hôtel de Voyer d'Argenson[12]
    • Le Feu ou Pluton enlevant Proserpine (1765-1770), bas-relief, plâtre peint. Provient du salon de l'hôtel de Voyer d'Argenson[13]
    • L'Eau ou Neptune protégeant Amymone (1765 - 1770), bas-relief, plâtre peint. Provient du salon de l'hôtel de Voyer d'Argenson[14]
  • Portraits
Buffon (1773), marbre, Paris, musée du Louvre.
  • Autre
    • Projet de monument funéraire, bas-relief, terre cuite[25]
    • Projet de monument funéraire (1785), bas-relief, terre cuite[26]

Autres lieux parisiens[modifier | modifier le code]

En Province[modifier | modifier le code]

À l'étranger[modifier | modifier le code]

Attributions[modifier | modifier le code]


Élèves[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Philippe Cachau, Les décors de l'hôtel de Voyer d'Argenson, dit Chancellerie d'Orléans (1765-1772). Recherche et analyse des trois pièces sur le jardin du Palais-Royal, étude pour le World Monuments Fund Europe, Paris, 2013.
  • Philippe Cachau, Le château des Ormes, coll. "Parcours du Patrimoine", service de l'Inventaire de Poitou-Charentes, Geste éditions, 2013.
  • Catalogue d'exposition par James David Draper et Guilhem Scherf, Pajou. Sculpteur du Roi 1730 - 1809, Paris, musée du Louvre, 20 octobre 1997 - 19 janvier 1998, New-York, The Metropolitan Museum of Art, 26 février - 24 mai 1998, Éditions de la Réunion des musées nationaux, Paris, 1997.

Iconographie[modifier | modifier le code]

Philippe-Laurent Roland, Portrait d'Augustin Pajou (1797), buste[28].

Distinctions et hommages[modifier | modifier le code]

En 1803, Pajou a été nommé chevalier de la Légion d'honneur par un décret du 18 décembre[29]. En 1896, la ville de Paris donne son nom à la rue Pajou.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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