Augustin Pajou

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Pajou.
Augustin Pajou
Adélaïde Labille-Guiard - The Sculptor Augustin Pajou - WGA12364.jpg

Adélaïde Labille-Guiard, Portrait de Pajou, sculpteur (1783),
Paris, musée du Louvre.

Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 78 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Formation
Maître
Lieu de travail
Enfant
Distinction
Mercure (1780), marbre, Paris, musée du Louvre.

Augustin Pajou, né le à Paris et mort dans cette même ville le , est un sculpteur néoclassique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un sculpteur-menuisier, Augustin Pajou grandit à Paris, dans le faubourg Saint-Antoine. Élève du sculpteur Jean-Baptiste Lemoyne (1704-1778), il est lauréat du prix de Rome en sculpture de 1748.

Le roi lui offre son aide financière lorsqu'il étudie à l'Académie de France à Rome.

Il eut deux enfants : Flore Catherine Pajou, qui épousa le sculpteur Clodion, et Jacques Augustin Catherine Pajou (1766-1828) qui fut peintre d'histoire et de portraits.

Nommé professeur de l'Académie royale de peinture et de sculpture à Paris le , il est promu recteur le , confirmé le . Il succède à Jean-Marc Nattier et sera remplacé par Jean-Guillaume Moitte en 1809[1].

Comme son ami Charles de Wailly dont il orna la maison de la rue de la Pépinière (actuel no 49 rue La Boétie), il fut protégé par le marquis de Voyer, Marc-René de Voyer de Paulmy d'Argenson. Il œuvra ainsi en 1768-1769 au relief de la grange-écurie du château des Ormes figurant Cybèle recevant toutes les productions de la Terre , transporté par voie d'eau depuis Paris. Pajou participa parallèlement à la décoration de l'hôtel du marquis, dit hôtel d'Argenson ou Chancellerie d'Orléans. Suivant les conseils du grand anticomane Julien-David Leroy, promoteur du goût à la grecque, il réalisa les superbes cariatides en bronze et or de la salle à manger de l'hôtel. Pajou œuvra enfin au troisième grand chantier du marquis de Voyer et de son ami De Wailly : la décoration du corps central du château des Ormes entre 1768 et 1773 au moins, date du dernier contact attesté avec le marquis.

Comme De Wailly et Voyer, Pajou fut franc-maçon, faisant partie de la loge des Neuf Sœurs.

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

Buffon (1773), marbre, Paris, musée du Louvre.
Aux États-Unis
En France
En Russie

Au Royaume Uni :

  • Londres, Victoria and Albert Museum : Tête d'un vieil homme barbu (1761), buste, terre cuite[28]

Élèves[modifier | modifier le code]

Distinctions et hommages[modifier | modifier le code]

  • En 1803, Pajou a été nommé chevalier de la Légion d'honneur par un décret du 18 décembre[29] ; on remarquera sur ce document sur la signature malhabile de l'artiste due à une maladie semblable à celle qui affectera son fils Jacques Augustin Catherine Pajou qui écrira en 1823 qu'il est « cruellement tourmenté depuis une année par un tremblement nerveux continuel et toujours existant malgré les remèdes »[30].
  • En 1896, la Ville de Paris donne son nom à la rue Pajou.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Philippe Cachau, Les décors de l'hôtel de Voyer d'Argenson, dit Chancellerie d'Orléans (1765-1772). Recherche et analyse des trois pièces sur le jardin du Palais-Royal, étude pour le World Monuments Fund Europe (Paris, 2013) ;
  • Philippe Cachau, Le château des Ormes, service de l'Inventaire de Poitou-Charentes (Geste éditions, coll. « Parcours du Patrimoine », 2013) ;
  • James David Draper et Guilhem Scherf, Pajou. Sculpteur du Roi 1730 - 1809 (Paris, éditions de la Réunion des Musées nationaux, 1997);
    Catalogue d'exposition. Paris, musée du Louvre, 20 octobre 1997 - 19 janvier 1998, New York, The Metropolitan Museum of Art, 26 février - 24 mai 1998 ;
  • Luc Vezin, Les belles de Pajou ("Beaux-Arts" n°162 - novembre 1997,pp 64 à 69) ;

Iconographie[modifier | modifier le code]

Philippe-Laurent Roland, Portrait d'Augustin Pajou (1797), buste en terre cuite, Paris, musée du Louvre[31].

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Frédéric Chappey, « Les professeurs de l'École des beaux-arts (1794-1873) », Romantisme, no 93, 1996, p. 95-101.
  2. Notice sur le site du Getty Center
  3. Notice no 4380, base Atlas, musée du Louvre
  4. Notice no 2887, base Atlas, musée du Louvre
  5. Notice no 2381, base Atlas, musée du Louvre
  6. Notice no 2390, base Atlas, musée du Louvre
  7. Notice no 2404, base Atlas, musée du Louvre
  8. Notice no 2384, base Atlas, musée du Louvre
  9. Notice no 503, base Atlas, musée du Louvre
  10. Notice no 2393, base Atlas, musée du Louvre
  11. Notice no 2382, base Atlas, musée du Louvre
  12. Notice no 2424, base Atlas, musée du Louvre
  13. Notice no 2420, base Atlas, musée du Louvre
  14. Notice no 2419, base Atlas, musée du Louvre
  15. Notice no 2422, base Atlas, musée du Louvre
  16. Notice no 2433, base Atlas, musée du Louvre
  17. Notice sur le site du musée du Louvre
  18. Notice no 2485, base Atlas, musée du Louvre
  19. Notice no 2892, base Atlas, musée du Louvre
  20. Notice no 2889, base Atlas, musée du Louvre
  21. Notice no 2402, base Atlas, musée du Louvre
  22. Notice no 2401, base Atlas, musée du Louvre
  23. Notice no 2921, base Atlas, musée du Louvre
  24. Notice no 2395, base Atlas, musée du Louvre
  25. Notice no 24642, base Atlas, musée du Louvre
  26. Notice no 24639, base Atlas, musée du Louvre
  27. Notice no 28711, base Atlas, musée du Louvre
  28. « Réunion des Musées Nationaux-Grand Palais - », sur www.photo.rmn.fr (consulté le 3 janvier 2018)
  29. [1] Archives Nationales
  30. Lettre conservée à l'institut national d'histoire de l'art, Paris, cote N° 9926.
  31. Notice no 2383, base Atlas, musée du Louvre