Clodion (sculpteur)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Clodion.
image illustrant un sculpteur image illustrant français
Cet article est une ébauche concernant un sculpteur français.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.

Consultez la liste des tâches à accomplir en page de discussion.

Clodion
Clodion statue.jpg

Vital Gabriel Dubray, Clodion (1857),
Paris, palais du Louvre.

Naissance
Décès
(à 75 ans)
Paris
Nom de naissance
Claude Michel
Nationalité
Activité

Clodion, pseudonyme de Claude Michel, né le à Nancy, et mort le à Paris, est un sculpteur lorrain, puis, à partir de 1766, français, représentatif du style rococo.

Biographie[modifier | modifier le code]

Bacchante portée par Bacchus et un faune (1795), terre cuite, Pasadena, Norton Simon Museum.

Claude Michel a sans doute passé le début de sa vie à Nancy et à Lille.

En 1755, il entra à Paris dans l'atelier de son oncle maternel, le sculpteur Lambert Sigisbert Adam. Il y resta quatre ans, puis devint à la mort de son oncle un élève de Jean-Baptiste Pigalle.

Il est connu pour ses groupes mythologiques de danseuses, de nymphes ou de baigneuses en terre cuite.

Il a aussi exécuté des œuvres de grande proportion, notamment Hercule en repos, Le Fleuve Scamandre, Le Déluge, un buste de Tronchet, etc.

Il est l'auteur du décor « aquatique » du château de Digoine.

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

  • Agen, musée des beaux-arts : Sainte-Marie Madeleine en pénitente, 1768, terre cuite.
  • Nancy, musée des beaux-arts :
  • Paris :
    • musée du Louvre :
      • Bacchanale d'enfants. Le sacrifice de la Chèvre, 1782, bas-relief, stuc : élément du décor de l'hôtel de Bourbon-Condé à Paris[1] ;
      • Bacchanale d'enfants. La Panthère de Bacchus défendant ses petits, 1782, bas-relief, stuc : élément du décor de l'hôtel de Bourbon-Condé à Paris[2] ;
      • Satyresse jouant avec un satyre enfant, de part et d'autre d'une guirlande ayant entouré un oculus, 1782, bas-relief, stuc : élément du décor de l'hôtel de Bourbon-Condé à Paris[3] ;
      • Hercule au repos, Salon de 1773, statuette en plâtre ;
      • Caton d'Utique, 1804, statuette, esquisse en terre cuite[4] ;
      • Charles de Secondat, baron de La Brède et de Montesquieu (1689-1755), Salon de 1783, statue en marbre[5] ;
      • Deux pleureuses, 1766, statuettes en terre cuite[6] ;
      • Égyptienne au naos, vers 1780, statuette en terre cuite[7] ;
      • Homère mordu par les chiens, 1809, statuette en terre cuite[8] ;
      • Paire de vases à décor identique d'une ronde de satyres et de satyresses, vases, pierre de Tonnerre : éléments du décor de la salle de bains de l'hôtel de Besenval à Paris[9],[10] ;
      • Paire de vases à décor identique d'une ronde de satyres et de satyresses, avec les accessoires du thiase bacchique, vases, pierre de Tonnerre : éléments du décor de la salle de bains de l'hôtel de Besenval à Paris ;
      • Pan poursuivant Syrinx sous le regard de l'Amour, bas-relief, stuc : élément du décor de la salle de bains de l'hôtel de Besenval à Paris[11] ;
      • Vénus et les nymphes désarmant l'Amour, Léda séduite par Jupiter sous l'apparence d'un cygne, bas-relief, stuc : élément du décor de la salle de bains de l'hôtel de Besenval à Paris[12] ;
      • Sainte Cécile, vers 1774, statuette, esquisse en terre cuite[13] ;
      • Marie-Madeleine pénitente, 1767, statuette en terre cuite[14] ;
      • Une Femme qui, en expirant, montre à son époux le fils qu'elle lui laisse, Salon de 1773, bas-relief en terre cuite[15] ;
      • Vase avec décor de cinq femmes faisant un sacrifice, 1766, vase en terre cuite[16] ;
      • Vase avec décor de dix femmes et un enfant tenant un oiseau, 1766, vase en terre cuite[17] ;
      • Briséis quittant Achille, groupe en terre cuite, 45 × 35,3 × 21,5 cm[18].
    • palais du Luxembourg, salle des séances du Sénat : Caton d'Utique, 1804, statue en marbre.
  • Rouen, cathédrale Notre-Dame, chapelle Saint-Nicolas :
    • Sainte Cécile pleurée par trois compagnes, 1777, provient de l'autel latéral nord du jubé détruit en 1884 ;
    • Sainte Cécile, 1777, statue, provient de l'autel latéral nord du jubé détruit en 1884.
    • Christ et cassolettes, plomb doré[19].
  • Versailles, châteaux de Versailles et de Trianon : Portrait de Louis-Pierre-Pantaléon Resnier, sénateur (1759-1807), buste en marbre.

Galerie[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Notice no 511 », sur la base Atlas du musée du Louvre
  2. « Notice no 509 », sur la base Atlas du musée du Louvre
  3. « Notice no 510 », sur la base Atlas du musée du Louvre
  4. « Notice no 27505 », sur la base Atlas du musée du Louvre
  5. « Notice no 2524 », sur la base Atlas du musée du Louvre
  6. « Notice no 2550 », sur la base Atlas du musée du Louvre
  7. « Notice no 2554 », sur la base Atlas du musée du Louvre
  8. « Notice no 2564 », sur la base Atlas du musée du Louvre
  9. « Notice no 2544 », sur la base Atlas du musée du Louvre
  10. « Notice no 2545 », sur la base Atlas du musée du Louvre
  11. « Notice no 2543 », sur la base Atlas du musée du Louvre
  12. « Notice no 2542 », sur la base Atlas du musée du Louvre
  13. « Notice no 2552 », sur la base Atlas du musée du Louvre
  14. « Notice no 19837 », sur la base Atlas du musée du Louvre
  15. « Notice no 2561 », sur la base Atlas du musée du Louvre
  16. « Notice no 2558 », sur la base Atlas du musée du Louvre
  17. « Notice no 2556 », sur la base Atlas du musée du Louvre
  18. Grande Galerie - Le journal du Louvre, n°13, septembtre-octobre-novembre 2010, p. 76 : « Le groupe montre un jeune guerrier, le regard triste, dans une attitude d'attente et de rélexion, le bras sur la hanche, devant une jeune femme, dignement enveloppée dans des voiles, qui se penche vers lui les mains jointes dans un geste de soumission. Un petit Amour écarte de son bras gache le bouclier du héros. Il s'agit très probablement de Briséis quittant Achille, un sujet du premier chant de L'Iliade d'Homère ».
  19. Le Christ en plomb doré était autrefois accompagné de la Vierge et de saint Jean. Cité dans : Antoine Pierre Marie Gilbert, Description historique de la cathédrale De Rouen, Éd. Nabu Press, 2010, p. 105 (ISBN 9781146079969) (dans une copie de l'édition originale de 1837).

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Simone Hoog, préface de Jean-Pierre Babelon, avec la collaboration de Roland Brossard, Musée national de Versailles. Les sculptures. I - Le musée, Paris, Réunion des musées nationaux, 1993.

Iconographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :