Polypore

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Polypore
Nom vulgaire ou nom vernaculaire ambigu :
l'appellation « Polypore » s'applique en français à plusieurs taxons distincts.
Description de cette image, également commentée ci-après
Amadouvier, ou polypore allume-feu (Fomes fomentarius)

Taxons concernés

De très nombreuses espèces de la classe des Agaricomycetes, principalement dans les ordres suivants :

Polypore est le nom normalisé désignant en français plusieurs espèces et sous-espèces de champignons lignicoles historiquement classés dans l'ancien genre Polyporus au sens large, et désormais répartis dans plusieurs familles phylogénétiquement éloignées[1]. Leurs sporophores sont de forme variée (certains ont un pied distinct, beaucoup sont sessiles, d'autres encore sont dits résupinés et ne forment qu'une croûte). Les cas les plus emblématiques sont en forme de consoles, typiquement plates au-dessus, convexes en dessous, en sabot de cheval plus ou moins épais)[2] et un hyménium (partie fertile des champignons) portant des tubes qui aboutissent à des pores[3]. Près de 300 espèces de Polypores sensu lato sont recensés en France[4].

Description[modifier | modifier le code]

Le polypore marginé est un champignon nécrotrophe lignicole à l'origine de la pourriture blanche qui creuse le cœur de l'arbre qu'il parasite en le faisant mourir d'épuisement. Il est possible d'observer les tubes stratifiés (3), chaque couche correspondant à la croissance réalisée durant une saison (globalement une année)[5].

Les Polypores sont pour la grande majorité des saprotrophes lignicoles mais certains d’entre eux comme le Polypore des brebis sont terricoles. Leur hyménium est formé de tubes typiquement très serrés, donnant une chair très généralement coriace, de consistance subéreuse ou même ligneuse (certains ont une chair plus tendre comestible, tels le Polypore en ombelle, le Polypore pied de chèvre (en) ou la Langue de bœuf)[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

Agents de pourriture du bois (notamment de la pourriture blanche qui représente près de 90 % des champignons associés au bois mort)[7], les polypores sont redoutés par les forestiers car leur présence sur des parties mortes d'un arbre signifie toujours la mort complète du ligneux dans un délai plus ou moins bref. Parallèlement, ils sont des indicateurs de gestion durable des forêts. Ils constituent en effet des micro-habitats riches en biodiversité et figurent parmi les principaux recycleurs du carbone organique dans les écosystèmes terrestres. « Les forêts anciennes, véritables réservoirs de nécromasse ligneuse, accumulent les espèces fongiques saproxyliques ». Des études conduites en Finlande dans les années 2000[8] « montrent par exemple que les forêts anciennes concentrent une richesse en polypores de 38 à 80 % supérieure à celle des forêts cultivées, selon que ces dernières sont respectivement en phase de sénescence ou de maturité[9] ».

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Références[modifier | modifier le code]

  1. C. Meyer, « polypores (n. m.) », sur Dictionnaire des sciences animales, (consulté le ).
  2. Jules Amann, Mes chasses aux champignons, souvenirs mycologiques, G. Vaney-Burnier, , p. 270
  3. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z aa ab ac ad ae af ag ah ai aj ak al am an ao ap aq ar as at au av aw ax ay az ba bb bc bd be bf bg bh bi bj bk bl bm bn bo bp bq br bs bt bu bv bw bx by bz ca cb cc cd ce cf cg ch ci cj ck cl cm cn et co Société mycologique de France, « Les noms français des champignons », sur Mycofrance.fr (consulté le ).
  4. Gérard Guillot, « Le polypore « vautour » des bouleaux », sur zoom-nature.fr (consulté le ).
  5. Bart Buyck, Guide des champignons de la montagne, Belin, , p. 162.
  6. Bart Buyck, op. cit., p.157-172
  7. Francis Martin, Tous les champignons portent-ils un chapeau ?, Quæ, , p. 37
  8. (en) Reijo Penttilä, The impacts of forestry on polyporous fungi in boreal forests, Academic dissertation, University of Helsinki, Faculty of Biosciences, Department of Biological and Environmental Sciences, 2004.
  9. Daniel Vallauri, Jean André, Jean-Claude Génot, Jean-Pierre de Palma et Richard Eynard-Machet, Biodiversité, naturalité, humanité. Pour inspirer la gestion des forêts, Lavoisier, , p. 64
  10. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z aa ab ac ad ae af ag ah ai aj ak al am an ao ap aq ar as at au av aw ax ay az ba bb bc bd be bf bg bh bi bj bk bl bm bn bo bp bq br bs bt bu bv bw bx by bz ca cb cc cd ce cf cg ch ci cj ck cl cm cn co cp cq cr cs ct cu cv cw cx cy cz da db dc dd de df dg dh di dj dk dl dm dn do dp dq dr ds dt du dv dw dx dy dz ea eb ec ed ee ef eg eh ei ej ek el em en eo ep eq er es et eu ev ew ex ey ez fa fb fc fd fe ff fg fh fi fj fk fl fm fn fo fp fq fr fs ft fu fv fw fx fy fz ga gb gc gd ge gf gg gh gi et gj « Index des noms français », sur Mycoquebec.org (consulté le ).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Markus Flück, Quel est donc ce champignon ?, Nathan,
  • Champignons, petits atlas Payot