Anna Pavlovna de Russie

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Anne Pavlovna de Russie
Description de cette image, également commentée ci-après

Portrait de la reine Anne des Pays-Bas par Jean-Baptiste Van der Hulst (1837).

Titres

Reine consort des Pays-Bas


(8 ans et 5 mois)

Prédécesseur Wilhelmine de Prusse
Successeur Sophie de Wurtemberg

Grande-duchesse consort de Luxembourg


(8 ans et 5 mois)

Prédécesseur Wilhelmine de Prusse
Successeur Sophie de Wurtemberg

Duchesse consort de Limbourg


(8 ans et 5 mois)

Prédécesseur Marie-Thérèse de Bourbon-Naples
Successeur Sophie de Wurtemberg
Biographie
Titulature Grande-duchesse de Russie
Dynastie Maison Romanov
Distinctions Ordre de Sainte-Catherine
Ordre de la Reine Marie-Louise
Naissance
Saint-Pétersbourg (Empire russe)
Décès (à 70 ans)
La Haye (Pays-Bas)
Sépulture Nouvelle église de Delft (Pays-Bas)
Père Paul Ier de Russie
Mère Sophie-Dorothée de Wurtemberg
Conjoint Guillaume II des Pays-Bas
Enfants Guillaume Red crown.png
Alexandre
Henri
Ernest Casimir
Sophie
Religion Église orthodoxe de Russie

Anne Pavlovna Romanova (en russe : Анна Павловна) , née le à Saint-Pétersbourg et morte le à La Haye, est une grande-duchesse de Russie devenue reine consort des Pays-Bas par son mariage avec Guillaume II.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Elle est le huitième enfant et la sixième fille de Paul Ier de Russie et de Sophie-Dorothée de Wurtemberg.

Anne Pavlovna appartient à la première branche de la maison d'Oldenbourg-Russie (Holstein-Gottorp-Romanov) issue de la première branche de la Maison d'Holstein-Gottorp, elle-même issue de la première branche de la Maison d'Oldenbourg. Elle est l'ascendante du roi Guillaume-Alexandre des Pays-Bas.

Grande-duchesse de Russie[modifier | modifier le code]

La grande-duchesse Anne fait son entrée sur la scène internationale en 1809, quand l'empereur des Français Napoléon Ier, décidé à avoir à tout prix une descendance légitime, se résigne à divorcer de l'impératrice Joséphine dont il n'a pas d'enfant et à épouser la descendante d'une des dynasties européennes.

Son choix se porte sur deux candidates, Marie-Louise de Habsbourg-Lorraine, âgée de dix-huit ans, fille de l'empereur d'Autriche et Anne Romanov, âgée de quatorze ans, sœur de l'empereur de Russie. Les Romanov, notamment l'impératrice douairière, mère du tsar et de la grande-duchesse Anne voient avec horreur une des leurs épouser le parvenu corse. Voulant éviter le ridicule d'une humiliation, l'empereur des Français porte alors son choix sur l'archiduchesse.

Un second candidat Français fait son apparition quand en 1814, le tsar Alexandre Ier envisage l'union de sa sœur Anne avec le duc de Berry, fils du comte d'Artois (futur Charles X), dans le but de resserrer les liens entre les cours de France et de Russie[1]. Dans ce cas, c'est le roi Louis XVIII, oncle du duc de Berry, qui trouve que les Romanov ne sont pas dignes d'épouser un Bourbon.

Paulownia tomentosa, parfois appelé « arbre d'Anna Paulowna »

Reine des Pays-Bas[modifier | modifier le code]

Le temps passant, la grande-duchesse reste célibataire. Aussi en 1816 est-elle mariée au prince d'Orange, héritier du royaume néerlandais, fils de Guillaume Ier et de Wilhelmine de Prusse. C'est un mariage moins prestigieux et peu politique. La princesse orthodoxe se retrouve plongée dans une austère cour calviniste. Le , après l'abdication de son beau-père le roi Guillaume Ier, elle devient reine consort des Pays-Bas et grande-duchesse de Luxembourg.

Elle étudie la langue néerlandaise, la littérature et l'histoire des Pays-Bas. Elle crée de nombreux établissements d'enseignement pour les enfants appartenant aux classes pauvres.

Opposée au mariage de son fils aîné, elle traite fort mal sa belle-fille, l'intelligente Sophie de Wurtemberg, pourtant fille de sa sœur Catherine.

Après la mort de son époux en 1849, elle se retire dans un petit palais d’été de La Haye, le palais de Rustenburg (nl), situé à l'emplacement des jardins du palais de la Paix, siège de la Cour internationale de justice. Elle y meurt en 1865[2] et est inhumée dans la crypte royale de la nouvelle église à Delft.

Mariage et descendance[modifier | modifier le code]

Le , elle épouse en la chapelle du palais d'Hiver à Saint-Pétersbourg le prince héritier Guillaume d'Orange, dont elle a cinq enfants :

  • Guillaume (1817-1890), roi des Pays-Bas en 1849 ;
  • Alexandre (1818-1848) ;
  • Henri (1820-1879), gouverneur du Luxembourg ;
  • Un fils, mort en bas-âge en 1822 ;
  • Sophie (1824-1897), qui épouse en 1842 son cousin Charles-Alexandre, grand-duc de Saxe-Weimar-Eisenach (1818-1901).

Distinctions[modifier | modifier le code]

Hommages[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le polder Anna Paulowna est créé en 1860 en Hollande-Septentrionale en son honneur. Ce polder constitue la commune d'Anna Paulowna.

Botanique[modifier | modifier le code]

L'arbre Paulownia tomentosa, originaire du nord de la Chine, a été ainsi nommé en son honneur en 1834 par Philipp Franz von Siebold.

Littérature[modifier | modifier le code]

Anne Pavlovna de Russie est l'un des personnages de Léon Tolstoï dans son roman Guerre et Paix.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. J.-H. Pirenne, La Sainte Alliance, Neuchâtel et Paris, .
  2. Un lieu pétri d'histoire - Histoire du palais de la Paix sur son site officiel
  3. (ru) Chevaliers de l'ordre de Sainte-Catherine, truten.ru

Source[modifier | modifier le code]

  • Jean-Charles Volkmann, Généalogie des rois et des princes, Éditions Jean-Paul Gisserot, Paris, 1998 (ISBN 2877473740)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]