Sophie-Dorothée de Hanovre

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Sophie-Dorothée de Hanovre (née le dans le Brunswick-Lunebourg et morte le au château de Monbijou) fut reine consort de Prusse entre 1713 et 1740 et reine-mère de Prusse de 1740 à 1757.

Fille de Georges Ier, électeur de Hanovre (puis roi de Grande-Bretagne et d'Irlande en 1714), elle devint en 1706 la femme de Frédéric-Guillaume Ier de Prusse et la mère de Frédéric II de Prusse.

Le couple eût quatorze enfants :

  • Frédéric 1707-1708
  • Wilhelmine 1709-1758
  • Frédéric-Guillaume 1710-1711
  • Frédéric 1712-1786
  • Charliotte-Albertine 1713-1714
  • Frédérique-Louise 1714-1784
  • Philippine 1716-1801
  • Louis Charles 1717-1719
  • Sophie-Dorothée 1719-1765
  • Louise-Ulrique 1720-
  • Auguste-Guillaume 1722-1758
  • Anne-Amélie 1723-1787
  • Frédéric-Henri 1726-1802
  • Auguste 1730-1813

Les époux, cousins germains, se connaissaient depuis l'enfance et depuis l'enfance ne s'appréciaient guère mais les mariages entre cousins, gage de stabilité politique, étaient fréquents dans les monarchies de l'époque et cette union avait été désirée de longue date par leur grand-mère, Sophie de Palatinat, électrice de Hanovre, la fameuse tante de "Madame" , belle-soeur du roi de France, Louis XIV.

L'époux, devenu roi en 1713, reprochait à sa femme son goût pour les lettres, les arts et les divertissements; l'épouse méprisait un mari inculte, uniquement intéressé par les plaisirs de la chasse, qui avait banni de sa cour musiciens et comédiens, interdit toute manifestation culturelle et consacrait l'essentiel des ressources de son état à son armée. Sophie-Dorothée et ses enfants vécurent sous la dictature domestique de leur mari et père qui ne craignait pas de se montrer violent notamment envers leur fils aîné. Il est possible que le roi ait été atteint de porphyrie.

Le roi reprochait à sa femme de capter la tendresse de leurs enfants et lui interdit de les recevoir hors de sa présence. Ordre qui fut évidemment contourné, les enfants étant très proches de leur mère; et c'est dans les appartements de la reine que leur fils, alors prince héritier, conçut son projet de fuite.

Le roi mourut en 1740 peu avant l'empereur dont il s'était toujours montré un allié loyal. Le prince héritier, devenu Frédéric II de Prusse, à peine monté sur le trône, profita de l'armée héritée de la politique paternelle, pour envahir sans sommation - après un chantage cynique - les états de l'empereur défunt et arracher à sa fille et successeur, la riche province de Silésie et se faire proclamer roi "de" Prusse.

Sophie-Dorothée, devenue reine-mère, se retira au Château de Monbijou, qui était sa résidence d'été depuis 1712 et que le roi son fils fit agrandir en 1742. La reine-mère y mourut en 1757.



Sur les autres projets Wikimedia :