Aymon III de Genève

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Aymon III de Genève
Fonction
Comte de Genève
Titre de noblesse
Comte
Biographie
Naissance
Date et lieu inconnusVoir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata
Lieu inconnuVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Famille
Père
Mère
Fratrie
Autres informations
Distinction
Chevalier de l'Ordre du Collier (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Blason ville fr La Roche-sur-Foron (Haute-Savoie).svg
blason

Aymon III de Genève, mort en 1367, est comte de Genève[Note 1] en 1367. Il est le fils de Amédée III, comte de Genève, et de Mathilde d'Auvergne.

Histoire[modifier | modifier le code]

Origine[modifier | modifier le code]

Aymon ou Aimon [Note 2] est le fils du comte de Genève Amédée III, et de Mathilde d'Auvergne, dite « Mahaut d'Auvergne », dite aussi « de Boulogne », fille de Robert VII, comte d'Auvergne et comte de Boulogne (1314-1325), et de Marie de Flandres, sa seconde femme[3],[4],[5],[6]. Son année de naissance est inconnue.

Il a quatre frères, Amédée († 1368), Jean († 1370), Pierre († 1393), Robert (né vers 1342-† 1394), qui lui succèderont à la tête du comté[4].

Un seigneur guerrier[modifier | modifier le code]

Il semble que les historiens du XIXe siècle aient quelque peu douté sur le fait qu'Aymon soit devenu comte, comme l'abbé et historien local Claude-Antoine Ducis, dans un article paru de la Revue savoisienne, en 1875[7]. Dino Muratore, professeur d'histoire à l'Institut Royal de Milan, publie en 1906 un ouvrage Contribution à l'étude du XIVe siècle : Aimon III, comte de Genevois, sa participation à l'expédition du Comte Vert en Orient, son testament, sa mort, permettant de mieux connaître ce seigneur.

Aymon est ami avec le futur comte de Savoie Amédée VI. Aymon semble partager les aventures guerrières du jeune prince contre les marquis de Salucces et de Montferrat ou encore la famille Visconti de Milan dans les années 1360[8]. Il est d'ailleurs capturer en 1361 à Lanzo Torinese, dans la région du Canavais, en Piémont, alors qu'il combattait contre des mercenaires anglais qui ravagent la région à la solde du marquis de Montferrat[8],[9].

Ils combattent et remportent la guerre contre Frédéric II de Saluces, en 1363[8]. Aymon est accompagné de 25 hommes issus de la noblesse genevoise[8].

Il est fait chevalier de l'ordre de l'Annonciade créé par Amédée VI.

Aymon accompagne Amédée dans sa campagne en Orient de 1366, parfois considérée comme une croisade, où ils triomphent des Bulgares et reprennent pour un temps aux Turcs Gallipoli, sur les Dardanelles, et enfin se rendent en mer Noire afin de « libérer » Jean V Paléologue, empereur de Constantinople, cousin d'Amédée[10],[11].

Règne et mort[modifier | modifier le code]

C'est au cours de cette aventure qu'Aymon apprend la mort de son père, probablement le [12]. Il est son héritier universel selon le testament du comte de Genève du [12]. Aymon devient comte sous le nom « Aymon III ».

Il meurt, sans alliance, dans l'année. On possède un testament du comte en date du [13]. Il lègue à cette occasion à son frère, Pierre, la seigneurie de Gaillard[14]. Selon le testament établit par son père, c'est son frère, Amédée, qui lui succède[12].

Famille[modifier | modifier le code]

Aymon de Genève ne s'est jamais marié[4],[15]. Il semble avoir laissé deux bâtards, Jean et Olivier[4],[15]. Le premier est seigneur de Gandiac, le second est écuyer en 1406 du comte de Savoie, Amédée VIII[15]. Olivier de Genève est fait seigneur de La Corbière, , par le comte de Savoie[15],[16] (châtelainpour l'année 1407). Il fut également son châtelain pour Gruffy de 1417 à 1420[17].

D'après l'historien Pierre Duparc, mentionnant l’Armorial et nobiliaire de l'ancien duché de Savoie du comte de Foras, Olivier de Genève aurait épousé une fille chancelier de Savoie, Antoine Caigne, avec qui il aurait eu deux fils, Girard et Bertrand[15],[16]. Tous deux sont morts sans postérité connue[15].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'historien Paul Guichonnet rappelle dans son article consacré au « Genève (de) » que la traduction de comes gebennensis est « comte de Genève ». Certains auteurs ont commis l'erreur de parfois le traduire sous la forme « comte de Genevois »[1], notamment le Régeste genevois (1866).
  2. Notamment dans l'ouvrage de Pierre Duparc[2].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Paul Guichonnet, « Genève (de) » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du .
  2. Duparc 1978, p. 591, « Table alphabétique générale » (Lire en ligne).
  3. Jean-Daniel Blavignac, « Armorial Genevois. Livre cinquième. Armoiries des comtes de Genevois et de Savoie », Mémoires et Documents, Genève, vol. VII, Société d'histoire et d'archéologie de Genève,‎ , p. 17-170 (lire en ligne), p. 98 (Note n°5).
  4. a b c et d Personnages illustres des Savoie 2007, p. 270.
  5. Daniel Martin (sous la dir.), L'identité de l'Auvergne: mythe ou réalité historique : essai sur une histoire de l'Auvergne des origines à nos jours, Éditions Créer, , 717 p. (ISBN 978-2-90979-770-0, lire en ligne), p. 251.
  6. Duparc 1978, p. 302 (Lire en ligne).
  7. Claude-Antoine Ducis, « Les anciens comtes de Genevois », Revue savoisienne, 1875, p. 32 (Lire en ligne).
  8. a b c et d Duparc 1978, p. 305 (Lire en ligne).
  9. L'invention et la défense des frontières dans le diocèse de Genève 2002, p. 169.
  10. Thérèse Leguay, Jean-Pierre Leguay, Histoire de la Savoie, Paris, Éditions Jean-paul Gisserot, , 128 p. (ISBN 978-2-8774-7804-5), p. 29.
  11. Alain Demurger, Croisades et croisés au Moyen Âge, Flammarion, 414 p. (ISBN 978-2-08125-591-3, lire en ligne), p. 238.
  12. a b et c Duparc 1978, p. 303-304 (lire en ligne).
  13. Duparc 1978, p. 333 (lire en ligne).
  14. Duparc 1978, p. 309 (lire en ligne).
  15. a b c d e et f Duparc 1978, p. 308 (lire en ligne).
  16. a et b Louis Blondel, Châteaux de l'ancien diocèse de Genève, vol. 7, Société d'histoire et d'archéologie de Genève (réimpr. 1978) (1re éd. 1956), 486 p., p. 148 et 482. Page 148, Louis Blondel donne, par erreur, comme géniteur Amédée III alors qu'en 482, l'erreur n'est pas commise).
  17. Série : Comptes des châtellenies (1400-1499). Fonds : Comptes de châtellenie et de subsides; Cote : SA 11846-11850. Chambéry : Archives départementales de la Savoie. (présentation en ligne)
    « Châtellenie de Gruffy »
    .