Désiré Dalloz

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Désiré Dalloz
Désiré Dalloz.png

Le buste de Désiré Dalloz, place Désiré Dalloz à Septmoncel

Fonction
Député
Jura
-
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 73 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nationalité
Lieu de travail
Activités
Conjoint
Caroline-Gabrielle Peyre (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Autres informations
Distinction

Victor Alexis Désiré Dalloz, jurisconsulte, est le créateur du répertoire méthodique et alphabétique de législation, de doctrine et de jurisprudence. Il est né le 25 Thermidor, an III de la République () à Septmoncel, mort le , inhumé au cimetière du Père-Lachaise (division 17)[1], fils de Claude Jérôme Victor, négociant lapidaire, maire du village en 1795.

Son buste fut taillé dans le marbre par Louis-Marie Guichard en 1829 : il est aujourd'hui dans la mairie de Septmoncel.

Formation[modifier | modifier le code]

Écolier à Septmoncel, puis au collège de Saint-Claude, il entre en 1809 à l'étude Bavoux Fils à Saint-Claude comme clerc, et en trois ans montre tant de dispositions qu’en 1811, son patron lui conseille de partir pour Paris où l'attend le frère de l'avoué, Nicolas Bavoux, professeur à la Faculté de Droit. Là, Désiré Dalloz reçoit l'appui de deux autres Comtois, Jean Simon Loiseau, avocat à la Cour de cassation, né à Frasne, qui collabore avec Nicolas Bavoux à des ouvrages de jurisprudence et Jean-Baptiste-Victor Proudhon, jurisconsulte, né à Chasnans.

Paris[modifier | modifier le code]

En 1814, il collabore à la rédaction du Journal des Audiences de la Cour de cassation et des cours d'Appel et en 1816, il en est le directeur. Ses études terminées, à 21 ans, Désiré Dalloz s’inscrit comme avocat à la cour. Avec l'appui de ses amis Bavoux, Loiseau, Proudhon, il se fait rapidement une clientèle. Il doit ses succès à sa puissance de travail et à la qualité de sa formation. Dès cette époque il conçoit l'idée et le projet de réunir et d'exposer dans un cadre et en forme de traité, sur chaque matière, la législation, la doctrine et la jurisprudence. Le Journal des audiences, dont il est le directeur, deviendra en 1824 le recueil auquel il donnera le nom de Recueil de jurisprudence générale.

En 1819, il épousa Caroline Peyre, la petit-fille de Charles-Joseph Panckoucke.

Dès 1832, il est aidé par son frère Armand (Septmoncel, 1797 - Paris, 1857) et ils lancent le Répertoire méthodique et alphabétique de tous les codes publiés sous l'Empire en 12 volumes, devenus 47 dans la seconde édition (1845-1870).

Les deux fils de Désiré, Édouard et Paul, reprendront le flambeau des éditions Dalloz.

Homme politique[modifier | modifier le code]

Giornale delle udienze, 1828.

Parallèlement à sa carrière d'avocat : membre du Conseil de l'Ordre auprès du Conseil d'État et la Cour de Cassation de 1829 à 1832, deuxième syndic en 1830-31, élu Président en 1836 à 41 ans, Désiré Dalloz sera député de l'arrondissement de Saint-Claude de 1837 à 1848. Il fait attribuer des fonds importants pour la création des lacets de Septmoncel, la route des Bouchoux et le premier pont suspendu sur la Bienne à Saint-Claude. Gravement atteint par la maladie, il se consacra ensuite exclusivement à son œuvre et à sa maison d'édition, créée avec son frère cadet Armand (1797 - 1857) en 1845. Sa femme Caroline lui fut aussi une collaboratrice efficace et dévouée. Cloué dans un fauteuil pendant 20 ans par la paralysie, cet infatigable travailleur de l'esprit s'éteignit le 15 janvier 1869. L'année suivante, le 47e volume in-quarto venait mettre son couronnement à cette vaste encyclopédie du droit français connue comme Le Dalloz.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. Paul Bauer, Deux siècles d'histoire au Père Lachaise, Mémoire et Documents, (ISBN 978-2914611480), p. 240

Voir aussi[modifier | modifier le code]