Énergie non renouvelable

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Énergies non renouvelables)
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Une énergie non renouvelable est une source d'énergie qui se renouvelle moins vite qu'on ne la consomme et de manière négligeable à l'échelle humaine[1], par opposition aux énergies renouvelables.

Les principales sources d’énergies non renouvelables sont des produits possédant des propriétés énergétiques intrinsèques (comme les matières fissiles sources d'énergie nucléaire) ou créés à partir de biomasse fossile que le temps a transformée en hydrocarbures (charbon, pétrole, gaz).

Description[modifier | modifier le code]

Les énergies non renouvelables se regroupent en plusieurs familles, selon la nature de leur combustible.

Toutes les centrales thermiques requièrent une alimentation en eau pour évacuer la chaleur non convertie en électricité, qui représente un à deux tiers de l'énergie de combustion[2]. Cette eau est pour partie retournée au milieu naturel, ce qui peut affecter la faune et la flore[3].

Les énergies fossiles 
Elles sont tirées principalement du charbon, du pétrole et du gaz naturel. Elles sont appelées fossiles car elles proviennent de la décomposition très lente d'éléments organiques (provenant d'animaux ou de plantes[4]) il y a plusieurs millions d'années.
Leur quantité est limitée sur Terre et leur extraction rapide provoque leur épuisement. Il est plus ou moins facile d'extraire cette énergie, en fonction des conditions géologiques et de l'évolution des techniques. Riches en carbone, elles produisent lors de leur combustion une part importante du dioxyde de carbone (CO2) émis par l'homme, qui est une des causes du réchauffement climatique. Elles sont également sources de pollutions de l'air aux particules (oxydes, suies et métaux).
Les centrales dites thermiques à flamme atteignent des rendements de 35 à 44 % pour le charbon[5] et jusqu'à 60 % pour les centrales à gaz à cycle combiné[6].
L'énergie nucléaire 
L'utilisation de cette énergie non fossile ne produit pas de CO2 ni de polluants aériens. En revanche, son utilisation produit des déchets radioactifs qui nécessitent un confinement du fait de la chaleur et des émissions radioactives qu'ils génèrent, et dont la durée de vie peut être très longue (plusieurs milliers d'années).
Le rendement des centrales est de l'ordre de 33 %[6].

Consommation et impacts[modifier | modifier le code]

Actuellement, pratiquement 80 % de l’énergie totale consommée dans le monde est d'origine non renouvelable[1].

La consommation importante, et toujours croissante, des énergies fossiles inquiète particulièrement les scientifiques pour son impact sur l'effet de serre et ses conséquences sur le dérèglement climatique[7].

Concernant l'énergie nucléaire, à la suite des incidents de Tchernobyl (1986) et de Fukushima (2011), les inquiétudes portent sur la sécurité des centrales, leur coût de construction[8], de fonctionnement et de démantèlement[9], ainsi que sur la gestion des déchets produits.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Les ressources énergétiques non renouvelables, sur ecomet.fr (consulté le 16 décembre 2014).
  2. « Le nucléaire et l’eau », sur partagedeseaux.info, 6 juillet 2015 (consulté le 3 décembre 2017).
  3. En été, les rejets des centrales nucléaires détraquent les cours d’eau, Reporterre, 28 juillet 2015, consulté le 3 décembre 2017.
  4. Comment se forme le pétrole ?, sur L'Internaute, décembre 2006 (consulté le 13 avril 2017).
  5. « Centrale au charbon à haut rendement », EDF (consulté le 19 juin 2019).
  6. a et b « Plus de 60% de rendement pour une centrale électrique ! », sur ddmagazine.com, 20 mai 2011 (consulté le 3 décembre 2017).
  7. Effet de serre. Le monde scientifique s'inquiète d'une accélération du phénomène, Courrier international, du 12 octobre 2004.
  8. EPR de Flamanville : de plus en plus en retard, de plus en plus coûteux, Le Monde, 21 avril 2015 (consulté le 6 juin 2016).
  9. Le nucléaire est-il toujours l’énergie la plus compétitive ?, Le Monde, 4 septembre 2015 (consulté le 6 juin 2016).

Articles connexes[modifier | modifier le code]