Énergie en Turquie

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Énergie en Turquie
Image illustrative de l'article Énergie en Turquie
Barrage de Karakaya
Bilan énergétique (2014)
Offre d'énergie primaire (TPES) 121,5 M tep
(5 088,7 PJ)
par agent énergétique gaz naturel : 33,1 %
charbon : 29,5 %
pétrole : 27 %
électricité : 7,5 %
Énergies renouvelables 7,1 %
Consommation totale (TFC) 80,3 M tep
(3 362,3 PJ)
par habitant 1 tep/hab.
(43,9 GJ/hab.)
par secteur ménages : 23,8 %
industrie : 31,7 %
transports : 25,6 %
services : 13,2 %
agriculture : 5,5 %
pêche : 0,1 %
Électricité (2014)
Production 251,96 TWh
par filière thermique : 79 %
hydro : 16,1 %
éoliennes : 3,4 %
autres : 1 %
biomasse/déchets : 0,5 %
Combustibles (2014 - Mtep)
Production pétrole : 2,61
gaz naturel : 0,39
charbon : 16,20
Commerce extérieur (2014 - Mtep)
Importations électricité : 0,68
pétrole : 40,87
gaz naturel : 40,55
charbon : 19,39
Exportations électricité : 0,23
pétrole : 7,00
gaz naturel : 0,52
charbon : 0,09
Sources
Agence internationale de l'énergie[1]

L'énergie en Turquie était principalement fournie en 2014 par les combustibles fossiles : charbon : 29,5 %, gaz naturel : 33,1 %, pétrole : 27 %, soit au total 89,6 % de la consommation d'énergie primaire ; ces combustibles étaient importés à 74 %.

La consommation d'énergie primaire en Turquie atteignait 1,59 tep par habitant en 2014, soit seulement 84 % de la moyenne mondiale ; pour comparaison, celle de la France était de 3,67 tep, celle de l'Allemagne de 3,78 tep.

L'électricité couvrait 20,6 % de la consommation finale d'énergie en 2014 ; elle était issue pour l'essentiel de la production thermique fossile : 79 %, surtout au gaz naturel : 48 % et au charbon : 30 % ; les centrales hydroélectriques produisaient 16 % et les éoliennes 3,4 %.

La production hydroélectrique de la Turquie se classe en 2015 au 11e rang mondial avec 1,7 % du total mondial ; la puissance installée de ses centrales hydroélectriques est au 9e rang mondial avec 2,1 % du total mondial, et les nouvelles capacités installées en 2015 se sont placées au 3e rang mondial derrière la Chine et le Brésil.

La Turquie étant en forte croissance, ses besoins énergétiques augmentent rapidement : +130 % entre 1990 et 2014. Pour répondre à cette forte demande, Ankara a lancé deux grands projets :

Les émissions de CO2 liées à l'énergie en Turquie ont atteint 4,01 tonnes CO2 par habitant en 2014, soit 90 % de la moyenne mondiale (France : 4,32 ; Allemagne : 8,93).

Vue d'ensemble[modifier | modifier le code]

Énergie en Turquie[2]
Population Consommation
énergie primaire
Production Importation
nette
Consommation
électricité
Émissions
de CO2
Année Million Mtep Mtep Mtep TWh Mt CO2éq
1990 55,12 52,72 25,81 28,07 50,13 127,13
2000 64,25 75,96 25,86 50,90 104,52 201,24
2008 71,10 98,71 28,98 72,52 170,60 264,90
2009 72,05 97,79 30,28 70,25 165,09 256,67
2010 73,00 106,66 32,40 75,11 180,21 265,38
2011 73,95 113,51 32,23 81,27 197,94 284,79
2012 74,90 118,22 30,72 90,15 206,71 302,67
2013 75,77 116,94 31,50 88,27 209,22 284,00
2014 76,62 121,54 31,35 93,72 219,89 307,11
variation
1990-2014
+39,0 % +130,5 % +21,5 % +234 % +338,6 % +141,6 %
taux moyen annuel
1990-2014
+1,4 % +3,5 % +0,8 % +5,2 % +6,4 % +3,7 %

Production d'énergie primaire[modifier | modifier le code]

Production d'énergie primaire en Turquie par source (Mtep)
Source 1990 % 2000 % 2010 % 2013 2014 % 2014 var.
2014/1990
Charbon 12,37 47,9 12,5 48,3 17,5 54,1 15,6 16,2 51,7 +31 %
Pétrole 3,6 14,0 2,7 10,6 2,6 8,2 2,5 2,6 8,3 -28 %
Gaz naturel 0,2 0,7 0,5 2,0 0,6 1,7 0,4 0,4 1,3 +126 %
Total fossiles 16,2 62,6 15,7 60,9 20,7 64,0 18,6 19,2 61,3 +19 %
Hydraulique 2,0 7,7 2,7 10,3 4,5 13,7 5,1 3,5 11,1 +76 %
Biomasse-déchets 7,2 27,9 6,5 25,2 4,6 14,1 3,9 3,5 11,1 -52 %
Éolien, géoth., solaire 0,5 1,8 0,9 3,7 2,6 8,2 4,2 5,2 16,5 +1019 %
Total EnR 9,7 37,4' 10,1 39,1 11,7 36,0 13,2 12,1 38,7 +26 %
Total 25,8 100 25,9 100 32,4 100 31,5 31,3 100 +21 %
Source des données : Agence internationale de l'énergie[1].

Charbon[modifier | modifier le code]

le pays importe plus de la moitié du charbon qu'il utilise

Les réserves prouvées récupérables de charbon de la Turquie étaient estimées par BP[n 1] à 8,7 milliards de tonnes fin 2015, soit 192 ans de production au rythme de 2015 ; les charbons sub-bitumineux et lignites représentaient 96 % de ces réserves, qui classaient la Turquie au 11e rang mondial avec 1,0 % du total mondial[b 1].

En 2015, la production de charbon de la Turquie atteignait 11,7 Mtep, soit seulement 0,3 % du total mondial ; elle a chuté de 28,4 % en 2015 mais progressé de 4 % entre 2005 et 2015[b 2].

La consommation de charbon de la Turquie s'est établie en 2015 à 34,4 Mtep, en baisse de 4,7 %, au 13e rang mondial avec 0,9 % du total mondial ; elle a progressé de 53 % depuis 2005. Elle représente 294 % de la production de charbon du pays, donc le pays importe les deux tiers de ses besoins en charbon[b 3].

Pétrole[modifier | modifier le code]

En 2014, la Turquie a produit 2,61 Mt (millions de tonnes) de pétrole, en baisse de 28 % depuis 1990 ; elle a importé 18,6 Mt de pétrole brut et 22,3 Mt de produits pétroliers, et exporté 7,0 Mt ; au total ses importations nettes représentaient 93 % de ses besoins (demande intérieure + soutes)[1].

En 2015, la Turquie a consommé 38,8 Mt (millions de tonnes) de pétrole et produits pétroliers, soit 0,835 Mb/j (millions de barils par jour), en hausse de 12,5 % en 2015 et de 27 % depuis 2005. Elle représente 0,9 % de la consommation mondiale[b 4].

Oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan[modifier | modifier le code]

Tracé de l'oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan

L'oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan, qui part de l'Azerbaïdjan pour atteindre le port méditerranéen de Ceyhan, en Turquie, a été inauguré en 2005.

Gaz naturel[modifier | modifier le code]

La Turquie a produit 394 ktep de gaz naturel en 2014, production en progression de 126 % par rapport à 1990, mais qui ne couvre que 1 % de la consommation de gaz du pays ; le reste, soit 40 Mtep, est importé. Le gaz naturel est utilisé à 43 % pour produire de l'électricité et 6 % pour la cogénération (production combinée de chaleur et d'électricité) ; la consommation finale de gaz, soit 19,4 Mtep en 2014, est consommée à 44 % par l'industrie, à 40 % par les ménages et 13 % par le tertiaire[1].

En 2015, la Turquie a consommé 43,6 milliards de m3 de gaz naturel, soit 39,2 Mtep (millions de tonnes équivalent pétrole), en baisse de 4,3 % en 2015 mais en progression de 62 % depuis 2005. Elle représente 1,3 % de la consommation mondiale[b 5]. Ses importations par gazoducs ont atteint 39,7 milliards de m3, dont 26,6 Mds m3 (67 %) en provenance de Russie, 7,8 Mds m3 (20 %) d'Iran et 5,3 Mds m3 (13 %) d'Azerbaïdjan. Par ailleurs, 7,5 Mds m3 ont été importés par méthaniers sous forme de gaz naturel liquéfié (GNL), en particulier d'Algérie pour 3,8 Mds m3, du Nigeria pour 1,5 Mds m3 et du Qatar pour 1,7 Mds m3[b 6].

Gazoducs[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Nabucco (gazoduc) et South Stream.

Le gazoduc Blue Stream alimente depuis 2003 la Turquie et l'Europe à partir de la Russie à travers la mer Noire.

Le projet Turkish Stream devait également alimenter Istanbul, puis l'Europe, en traversant la Mer Noire ; il a été annulé le 26 novembre 2015 à la suite de la destruction d'un chasseur russe par l'aviation turque[3]. Il avait lui-même remplacé le projet South Stream qui devait relier la Russie à l'Europe occidentale en traversant la Mer Noire ; Gazprom avait annoncé en décembre 2014 l'abandon de ce projet[4].

Le projet de gazoduc Nabucco devait relier l'Iran à l'Europe centrale en traversant la Turquie. Mais de nombreuses péripéties l'ont jusqu'ici empêché d'aboutir.

Consommation intérieure d'énergie primaire[modifier | modifier le code]

La consommation d'énergie primaire en Turquie atteignait 1,59 tep par habitant en 2014[k 1], soit seulement 84 % de la moyenne mondiale (1,89 tep/hab) ; pour comparaison, celle de la France était de 3,67 tep, celle de l'Allemagne de 3,78 tep et celle des États-Unis de 6,94 tep[k 2], mais la progression de la consommation turque est très rapide : en 24 ans, elle a augmenté de 130,5 % (+3,5 % par an) alors que la population augmentait de 39 % (+1,4 % par an).

Consommation intérieure brute d'énergie primaire en Turquie par source (Mtep)
Source 1990 % 2000 % 2010 % 2013 2014 % 2014 var.
2014/1990
Charbon 16,9 32,0 22,5 29,6 32,2 30,2 32,2 35,9 29,5 +113 %
Pétrole 23,4 44,4 30,4 40,0 31,5 29,5 33,5 32,8 27,0 +40 %
Gaz naturel 2,9 5,4 12,6 16,6 31,4 29,4 37,5 40,2 33,1 +1308 %
Total fossiles 43,1 81,8 65,6 86,3 95,1 89,1 103,2 108,9 89,6 +152 %
Hydraulique 2,0 3,8 2,7 3,5 4,5 4,2 5,1 3,5 2,9 +76 %
Biomasse-déchets 7,2 13,7 6,5 8,6 4,6 4,3 3,9 3,6 2,9 -51 %
Éolien, solaire, géoth. 0,5 0,9 0,9 1,2 2,6 2,5 4,2 5,2 4,2 +1019 %
Total EnR 9,7 18,3 10,1 13,3 11,7 10,9 13,2 12,2 10,1 +27 %
Solde exp.électricité -0,06 -0,1 0,3 0,4 -0,07 -0,1 0,5 0,5 0,4 ns
Total 52,7 100 76,0 100 106,7 100 116,9 121,5 100 +131 %
Source des données : Agence internationale de l'énergie[1].

Consommation finale d'énergie[modifier | modifier le code]

La consommation finale d'énergie en Turquie (après raffinage, transformation en électricité ou en chaleur de réseau, transport, etc) a évolué comme suit :

Consommation finale d'énergie en Turquie par source (Mtep)
Source 1990 % 2000 % 2010 % 2013 2014 % 2014 var.
2014/1990
Charbon 7,5 18,8 10,8 18,7 14,1 18,2 11,1 10,6 12,3 +40 %
Produits pétroliers 20,4 50,8 26,1 45,2 28,4 36,5 31,1 30,5 35,6 +50 %
Gaz naturel 0,7 1,8 4,9 8,5 13,1 16,9 19,0 19,4 22,6 +2632 %
Total fossiles 28,6 71,4 41,9 72,4 55,6 71,6 61,2 60,5 70,6 +111 %
Solaire th., géoth. 0,4 1,0 0,9 1,5 1,8 2,3 2,3 2,3 2,7 +485 %
Biomasse-déchets 7,2 18,0 6,5 11,2 4,4 5,7 3,7 3,3 3,8 -55 %
Électricité 3,9 9,6 8,2 14,3 14,6 18,8 16,9 17,7 20,6 +357 %
Chaleur 0,4 0,7 1,2 1,6 1,2 2,0 2,4 ns
Total 40,1 100 57,8 100 77,7 100 85,2 85,8 100 +114 %
Source des données : Agence internationale de l'énergie[1].

La répartition par secteur de la consommation finale d'énergie a évolué comme suit :

Consommation finale d'énergie en Turquie par secteur (Mtep)
Filière 1990 % 2000 % 2010 % 2013 2014 % 2014 var.
2014/1990
Industrie 10,9 27,2 19,7 34,1 22,7 29,2 24,2 25,5 29,7 +134 %
Transport 9,2 23,0 11,8 20,3 14,6 18,8 19,6 20,6 24,0 +123 %
Résidentiel 14,5 36,3 17,6 30,4 22,5 28,9 19,9 19,1 22,3 +32 %
Tertiaire 0,6 1,6 2,3 4,0 5,7 7,3 10,2 10,6 12,3 +1561 %
Agriculture 2,0 4,9 2,9 5,0 4,9 6,4 4,3 4,5 5,3 +132 %
Usages non énergétiques (chimie) 2,8 7,0 3,5 6,1 7,2 9,3 7,0 5,4 6,3 +94 %
Total 40,1 100 57,8 100 77,7 100 85,2 85,8 100 +114 %
Source des données : Agence internationale de l'énergie[1].

Secteur électrique[modifier | modifier le code]

Production d'électricité[modifier | modifier le code]

Production d'électricité en Turquie par source (TWh)
Source 1990 % 2000 % 2010 % 2013 2014 % 2014 var.
2014/1990
Charbon 20,18 35,1 38,19 30,6 55,05 26,1 63,79 76,26 30,3 +278 %
Pétrole 3,94 6,9 9,31 7,5 2,18 1,0 1,74 2,15 0,9 -46 %
Gaz naturel 10,19 17,7 46,22 37,0 98,14 46,5 105,12 120,58 47,9 +1083 %
Total fossiles 34,31 59,6 93,71 75,0 155,37 73,6 170,64 198,98 79,0 +480 %
Hydraulique 23,15 40,2 30,88 24,7 51,80 24,5 59,42 40,65 16,1 +76 %
Géothermie 0,08 0,14 0,08 0,06 0,67 0,3 1,36 2,36 0,9 +2855 %
Biomasse 0,17 0,13 0,33 0,16 0,88 1,08 0,4 ns
Déchets 0,05 0,04 0,12 0,06 0,10 0,10 0,04 ns
Éolien 0,03 0,03 2,92 1,4 7,56 8,52 3,4 ns
Autres sources 0,19 0,25 0,1 ns
Total EnR 23,23 40,4 31,21 25,0 55,84 26,4 69,32 52,98 21,0 +128 %
Total 57,54 100 124,92 100 211,21 100 240,15 251,96 100 +338 %
Source des données : Agence internationale de l'énergie[5].

Hydroélectricité[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Hydroélectricité en Turquie.

Programme nucléaire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Programme nucléaire de la Turquie.

Le gouvernement de Recep Tayyip Erdoğan a donné en 2007 son feu vert à la construction de trois centrales nucléaires, pour une capacité cumulée de 5 000 mégawatts[6]. La mise en service était prévue pour 2012. Lancé en mars 2008, l'appel d'offre prenait fin le 24 septembre 2008, et seule la compagnie russe Atomstroyexport a présenté une offre[7]. La centrale nucléaire d'Akkuyu comptera 4 réacteurs d'une puissance totale de 4,8 GW, coûtera 20 milliards de dollars, et sera construite près de Mersin, sur les bords de la Méditerranée, par Rosatom, qui prévoit la mise en service en 2019. Le chantier a été lancé le 14 avril 2015[8].

L'appel d'offres pour la 2e centrale nucléaire turque, la centrale nucléaire de Sinop dans la province de Sinop, sur les bords de la Mer Noire, a été remporté début avril 2013 par Areva et Mitsubishi, selon des sources japonaises ; la centrale, dont la construction devrait commencer en 2017 pour une entrée en service du premier réacteur en 2023, comptera 4 réacteurs, d'une puissance totale de 4,5 GW, coûtera 22 milliards de dollars (17 milliards d'euros), et sera exploitée par le français GDF Suez[9]. Le gouvernement turc a confirmé le 2 mai 2013 l'attribution du contrat au consortium franco-japonais ; la centrale de Sinop disposera de 4 réacteurs Atmea de 1 100 MW chacun[10]. Le Parlement turc a donné en avril 2015 son accord à la construction de la centrale de Sinop, dont la mise en service est prévue en 2030[11]. Selon Le Figaro, Engie envisagerait de se retirer du projet Sinop, le nucléaire ne faisant plus partie de sa stratégie centrée sur trois grands métiers : les énergies renouvelables, le gaz et ses infrastructures et les services énergétiques[12].

Éolien[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Énergie éolienne en Turquie.

Consommation d'électricité[modifier | modifier le code]

La consommation turque d'électricité par habitant en 2013 était de 2 870 kWh[k 1], soit 95 % de la moyenne mondiale (3 030 kWh) ; celle de la France était de 6 955 kWh, celle de l'Allemagne de 7 035 kWh et celle des États-Unis de 12 962 kWh[k 2].

La répartition par secteur de la consommation finale d'électricité a évolué comme suit :

Consommation finale d'électricité en Turquie par secteur (TWh)
Secteur 1990 % 2000 % 2010 % 2013 2014 % 2014 var.
2014/1990
Industrie 27,3 60,8 46,1 53,7 77,3 45,5 91,4 95,8 46,7 +251 %
Transport 0,3 0,8 0,8 0,9 0,6 0,3 0,8 0,9 0,4 +166 %
Résidentiel 9,1 20,2 23,9 27,8 41,4 24,4 45,0 46,2 22,5 +410 %
Tertiaire 7,4 16,5 22,1 25,7 45,1 26,5 54,1 57,3 27,9 +674 %
Agriculture 0,6 1,3 3,1 3,6' 5,4 3,2 4,8 5,1 2,5 +787 %
Pêche 0,15 0,09 0,07 0,06 0,03 ns
Total 45,0 100 95,9 100 170,0 100 196,2 205,4 100 +357 %
Source des données : Agence internationale de l'énergie[5].

Impact environnemental[modifier | modifier le code]

Les émissions de CO2 liées à l'énergie en Turquie ont atteint 307,11 Mt CO2 en 2014, soit 4,01 tonnes CO2 par habitant[k 1], soit 90 % de la moyenne mondiale : 4,47 (France : 4,32 ; Allemagne : 8,93 ; États-Unis : 16,22)[k 2].

Évolution des émissions de CO2 liées à l'énergie
1971 1990 2013 var.
2013/1971
var.
2013/1990
var.UE
2013/1990
Émissions[h 1] (Mt CO2) 41,7 127,1 283,8 +581 % +123 % -17,0 %
Émissions/habitant[h 2] (t CO2) 1,15 2,31 3,75 +226 % +62 % -22,0 %
Source : Agence internationale de l'énergie
Répartition par combustible des émissions de CO2 liées à l'énergie
Combustible 1971
Mt CO2
1990
Mt CO2
2013
Mt CO2
% var.
2013/1990
var.UE
2013/1990
Charbon[h 3] 16,4 59,6 119,9 42 % +101 % -36,4 %
Pétrole[h 4] 25,3 61,2 76,0 27 % +24 % -18,9 %
Gaz naturel[h 5] - 6,3 87,8 31 % +1294 % +35,3 %
Source : Agence internationale de l'énergie
Émissions de CO2 liées à l'énergie par secteur de consommation*
Émissions 2013 part du secteur Émissions/habitant Émiss./hab. UE-28
Secteur Millions tonnes CO2 % tonnes CO2/hab. tonnes CO2/hab.
Secteur énergie hors élec. 12,7 4 % 0,17 0,41
Industrie et construction 101,9 36 % 1,34 1,67
Transport 56,3 20 % 0,74 1,74
dont transport routier 51,8 18 % 0,68 1,61
Résidentiel 53,7 19 % 0,71 1,58
Autres 59,2 21 % 0,78 1,17
Total 283,8 100 % 3,75 6,57
Source : Agence internationale de l'énergie[h 6]
* après ré-allocation des émissions de la production d'électricité et de chaleur aux secteurs de consommation

Les émissions de la Turquie par habitant sont largement inférieures à celles de l'Union européenne dans tous les secteurs ; l'écart est maximal dans le transport et minimal dans l'industrie.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. BP prend comme source le rapport 2013 du Conseil mondial de l'énergie.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c p. 57
  2. a, b et c p. 49-57
  1. p. 30
  2. p. 32
  3. p. 33
  4. p. 9-11
  5. p. 23-25
  6. p. 28
  1. p.48
  2. p.96
  3. p.51
  4. p.54
  5. p.57
  6. p.69
  • Autres références