Énergie au Viêt Nam

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Énergie au Viêt Nam
Image illustrative de l’article Énergie au Viêt Nam
Barrage de Sơn La, 2013.
Bilan énergétique (2018)
Offre d'énergie primaire (TPES) 83,5 M tep
(3 494,1 PJ)
par agent énergétique charbon : 44 %
pétrole : 27 %
bois : 10,7 %
gaz naturel : 9,5 %
électricité : 8,8 %
Énergies renouvelables 19,4 %
Consommation totale (TFC) 58,8 M tep
(2 461,6 PJ)
par habitant 0,6 tep/hab.
(25,8 GJ/hab.)
par secteur ménages : 17,1 %
industrie : 55,4 %
transports : 20,5 %
services : 4,9 %
agriculture : 2,1 %
Électricité (2018)
Production 240,94 TWh
par filière thermique : 64,8 %
hydro : 34,9 %
éoliennes : 0,2 %
biomasse/déchets : 0,1 %
autres : 0 %
Combustibles (2018 - Mtep)
Production pétrole : 13,20
gaz naturel : 7,94
charbon : 23,73
bois : 8,91
Commerce extérieur (2018 - Mtep)
Importations électricité : 0,15
pétrole : 18,87
charbon : 11,71
Exportations électricité : 0,06
pétrole : 5,75
charbon : 1,36
Sources
Agence internationale de l'énergie[1],[2]
NB : dans le bilan énergétique, l'agent "bois" comprend l'ensemble biomasse-déchets.

Le secteur de l'énergie au Vietnam connait une croissance très rapide : de 1990 à 2018, la consommation intérieure d'énergie primaire a progressé en moyenne de 5,6 % par an, la production d'énergie de 4,5 %, la consommation d'électricité de 13,9 % et les émissions de CO2 liées à l'énergie de 9,7 %.

La production d'énergie primaire du Vietnam était en 2018 inférieure de 27 % à sa consommation intérieure ; le solde importateur énergétique, composé surtout de produits pétroliers et de charbon, représentait 28 % de la consommation. Ce solde a longtemps été exportateur, est passé par un maximum en 2009, puis s'est amenuisé progressivement et le Vietnam est devenu importateur net en 2015 pour satisfaire la forte croissance de la demande d'énergie. La production nationale de charbon couvre 68 % de la consommation en 2018, celle de pétrole 52 % et celle de gaz naturel 100 %.

La consommation d'énergie primaire par habitant au Vietnam était en 2018 inférieure de 54 % à la moyenne mondiale, mais elle augmente rapidement.

La production d'électricité couvre 27 % de la consommation finale d'énergie ; elle repose à 64,8 % sur les combustibles fossiles en 2018 (surtout charbon : 47,4 % et gaz naturel : 17,3 %), mais l'hydroélectricité atteint 34,9 % et le pays a préparé activement un ambitieux programme nucléaire d'environ 12 000 MW d'ici 2030 ; la construction des premières centrales devait débuter en 2017 ou 2018, puis 2019, mais a été déprogrammée fin 2016 sur la base des conditions économiques du moment.

L'hydroélectricité se développe rapidement ; elle se situe en 2019 au 13e rang mondial avec 1,2 % de la production mondiale, et le gouvernement prévoit une progression de la production hydroélectrique de 64 TWh en 2016 à 90 TWh en 2020. L'éolien fournissait 0,2 % de l'électricité du pays en 2018 et des projets de 4 GW sont en construction. Le développement du solaire photovoltaïque a connu en 2019 un démarrage foudroyant, faisant du Vietnam le 5e marché mondial, puis en 2020 le 3e marché mondial, et portant la puissance installée solaire du pays au 8e rang mondial au 31/12/2020.

Les émissions de CO2 par habitant du Vietnam étaient en 2018 inférieures de 46 % à la moyenne mondiale, mais elles ont progressé en moyenne de 9,7 % par an entre 1990 et 2018.

Vue d'ensemble[modifier | modifier le code]

Principaux indicateurs sur l'énergie au Vietnam[1]
Population[2] Consommation
énergie primaire
Production Exportation
nette
Consommation
électricité
Émissions
de CO2[2]
Année Millions Mtep Mtep Mtep TWh Mt CO2éq
1990 66,0 18 18 0,2 6 17
2000 77,6 29 40 10 23 44
2008 85,1 49 62 11 69 101
2009 86,0 53 66 14 79 112
2010 86,9 59 66 7 90 126
2011 87,9 59 68 6 98 126
2012 88,8 60 69 7 108 125
2013 89,8 62 69 5 111 130
2014 90,7 69 71 0 127 144
2015 91,7 76 72 -6 142 169
2016 92,7 81 69 -14 150 187
2017 95,5 78 66 -14 185 191
2018 95,5 83 61 -24 227 226
variation
1990-2018
+45 % +364 % +239 % ns +3687 % +1232 %
taux moyen annuel
1990-2018
+1,3 % +5,6 % +4,5 % ns +13,9 % +9,7 %

Production d'énergie primaire[modifier | modifier le code]

Au cours des dernières décennies, le Vietnam est devenu un important producteur de pétrole et de gaz naturel grâce à des politiques encourageant les investissements étrangers[3].

En 2018, la production d'énergie primaire du Vietnam : 61,07 Mtep était inférieure de 27 % à sa consommation intérieure : 83,45 Mtep ; le solde importateur énergétique de 23,55 Mtep représentait 28 % de la consommation, et les variations de stocks plus les soutes internationales -1,4 %[1].

Production d'énergie primaire au Vietnam par source (Mtep)
Source 1990 % 2000 % 2010 % 2015 2018 % 2018 var.
2018/1990
Charbon 2,6 14,2 6,5 16,3 25,1 37,8 23,2 23,7 38,9 % +814 %
Pétrole 2,7 15,0 16,9 42,2 16,1 24,2 19,3 13,2 21,6 % +380 %
Gaz naturel 0 1,1 2,8 8,1 12,2 9,6 7,9 13,0 % ns
Hydraulique 0,5 2,5 1,25 3,1 2,4 3,6 4,8 7,2 11,8 % +1466 %
Biomasse-déchets 12,5 68,2 14,2 35,5 14,7 22,2 15,5 8,9 14,6 % -29 %
Éolien 0,004 0,01 0,01 0,04 0,1 % ns
Total 18,3 100 39,9 100 66,4 100 72,4 61,1 100 % +234 %
Source des données : Agence internationale de l'énergie[1].

Charbon[modifier | modifier le code]

Production et consommation de charbon en Mtep

Les réserves prouvées récupérables de charbon du Vietnam étaient estimées par BP à 3 360 millions de tonnes fin 2018 (anthracite et charbon bitumineux), soit 81 ans de production au rythme de 2018. Ces réserves représentent seulement 0,3 % du total mondial[p 1].

En 2018, la production de charbon du Vietnam était de 23,3 Mtep, soit 0,6 % du total mondial ; elle a progressé de 8,8 % en 2018 et de 4,5 % entre 2008 et 2018[p 2]. La consommation de charbon a été de 34,3 Mtep, en hausse de 23 % en 2018 et de 193 % de 2008 à 2018 ; la production nationale couvre seulement 68 % de la consommation[p 3] et le pays importait 7,3 Mtep en 2016.

Le Vietnam a produit 42 millions de tonnes de charbon en 2012, dont plus de la moitié (24,3 millions de tonnes) consommés dans le pays. Le Vietnam exportait une grande part de son charbon et en importait de petites quantités. Cependant, PetroVietnam prévoyait d'acheter 10 millions de tonnes de charbon par an à partir de 2017 pour approvisionner l'industrie électrique, selon un responsable de la compagnie PetroVietnam Power and Coal Import and Supply Company cité par Reuters. Les importations de charbon alimenteront trois centrales : deux construites dans le delta du Mékong et la troisième construite dans la province de Quang Ninh au nord-est. En 2013, le gouvernement vietnamien a augmenté la taxe sur les exportations de charbon de 10 % à 13 % pour réduire les exportations et satisfaire la croissance de la demande, particulièrement dans le secteur électrique[3].

Pétrole[modifier | modifier le code]

Une plateforme pétrolière sur le champ de Bạch Hổ, à Vũng Tàu, 2004
Plateforme pétrolière à Vũng Tàu, 2005
Tour du siège de PetroVietnam à Hanoï, 2014.
Le pays est devenu importateur de pétrole

Les réserves prouvées de pétrole du Vietnam étaient estimées par BP à 0,6 milliard de tonnes fin 2018 (4,4 milliards de barils), soit 44 années de production au rythme de 2018. Ces réserves représentent 0,3 % du total mondial[p 4]. Elles n'étaient que de 0,6 milliard de barils en 2011, selon le Oil & Gas Journal ; les découvertes dans l'offshore les ont portées à 4,4 milliards de barils en 2013 et 2014, mais les eaux vietnamiennes restent encore en grande partie inexplorées. Le Vietnam était en 2014 au 3e rang en Asie pour ses réserves pétrolières derrière la Chine et l'Inde[3].

Le Vietnam se dispute la souveraineté sur les îles Spratleys en Mer de Chine méridionale avec la Malaisie, les Philippines, la Chine, Taïwan et Brunei, mais le Vietnam a conclu des accords avec plusieurs de ces pays pour une exploration conjointe des ressources pétrolières et gazières de cette région ; seuls les différends avec la Chine restent à résoudre. Le , des tensions entre la Chine et le Vietnam ont éclaté à la suite d'une escarmouche sur une plate-forme pétrolière chinoise qui selon le Vietnam s’apprêtait à forer illégalement sur la plateau continental vietnamien ; le , le Vietnam a conclu un accord avec l'Inde pour mener conjointement des activités d'exploration-production dans les eaux contestées, malgré les objections chinoises[3].

En 2018, le Vietnam a produit 13,0 Mt (millions de tonnes) de pétrole, soit 0,275 Mb/j (millions de barils par jour), en baisse de 9 % en 2018 et de 14 % depuis 2008. Cette production représente seulement 0,3 % de la production mondiale[p 5]. La consommation de pétrole s'est élevée à 24,9 Mt (0,522 Mb/j), en progression de 5,1 % en 2018 et de 71 % de 2008 à 2018 ; la production nationale en couvre seulement 52 %[p 6].

Le Vietnam a produit 353 700 barils par jour de pétrole en 2013, environ 3 % de moins qu'en 2012 et 12 % de moins que lors du pic de 2004 : 403 000 barils par jour. La principale zone de production a été le bassin de Cuu Long (neuf dragons, nom du delta du Mékong)[3].

Le champ pétrolifère de Bạch Hổ, situé en mer de Chine méridionale à l'est du delta du Mékong, découvert en 1975 par Mobil, a été développé par la coentreprise russo-vietnamienne Vietsovpetro.

Le Vietnam est exportateur net de pétrole brut, mais importateur net de produits pétroliers ; la consommation de ces produits a progressé de plus de 70 % entre 2004 (238 400 barils par jour) et 2013 (413 000 barils par jour), si bien que le pays doit importer la majorité de ses besoins[3].

Le Vietnam dispose d'une raffinerie en fonctionnement : celle de Dung Quat (140 000 barils par jour), dans la province de Quang Ngai, mise en service en 2009. L'entreprise publique Vietnam Oil & Gas Corporation (PetroVietnam) cherche à accroître sa capacité de distillation de brut à environ 200 000 barils par jour en 2017 et à développer l'aptitude de la raffinerie de Dung Quat à traiter les pétroles bruts légers et ceux à haute teneur en soufre, moins coûteux, de Russie, du Moyen-Orient et du Venezuela. Le Vietnam projette de céder 49 % du capital de Dung Quat à des investisseurs étrangers afin de financer sa modernisation et son extension. Par ailleurs, la raffinerie de Nghi Son, en cours de construction depuis octobre 2013 dans la province de Thanh Hoa[4], est prévue pour être mise en service à la mi-2017 et la raffinerie de Vung Ro, qui sera conçue par le japonais JGC Corporation (Japan Gazoline Company), devrait être achevée en 2019[3].

PetroVietnam est l'entreprise clé des secteurs pétrolier et gazier et joue le rôle d'opérateur principal et de régulateur de cette industrie. La production de pétrole et de gaz naturel est entreprise soit directement par la filale amont de PetroVietnam, PetroVietnam Exploration and Production (PVEP), soit par des coentreprises entre PetroVietnam et d'autres compagnies. Des compagnies pétrolières internationales telles que ExxonMobil, Chevron et Zarubezhneft ont engagé des partenariats avec PetroVietnam ; ces partenariats nécessitent une approbation du Département du pétrole et du gaz du Premier Ministre et les licences sont négociées avec PVEP[3].

Gaz naturel[modifier | modifier le code]

Les réserves prouvées de gaz naturel du Vietnam étaient estimées par BP à 600 milliards de m3 fin 2018 (22,8 Tcf (trillions US de pieds cubes), soit 67 années de production au rythme de 2018. Ces réserves représentaient 0,3 % du total mondial[p 7].

Les réserves gazières prouvées du Vietnam sont passées de 6,8 Tcf (193 milliards de m3) en 2011 à 24,7 Tcf (700 milliards de m3) en 2014, selon Oil & Gas Journal, grâce à des investissements étrangers en hausse depuis 2007[3].

En 2018, le Vietnam a produit 9,6 milliards de m3 de gaz naturel, soit 8,3 Mtep (millions de tonnes équivalent pétrole), en hausse de 1,3 % en 2018 et de 34 % depuis 2008. Cette production représente 0,3 % de la production mondiale[p 8]. Sa consommation s'est élevée à 9,6 milliards de m3, soit la totalité de la production nationale[p 9].

Le pays est autosuffisant en gaz naturel, mais PetroVietnam prévoit un déficit d'approvisionnement croissant dû à une demande dépassant la production, particulièrement dans le sud du Vietnam. Le Plan directeur gazier 2011 du Vietnam prévoit de promouvoir le gaz naturel dans le mix d'énergie primaire, des objectifs de production et consommation et des plans détaillés plans pour les systèmes de collecte du gaz, les gazoducs et les installations de traitement du gaz[3].

Le gouvernement vietnamien a envisagé d'importer du gaz naturel liquéfié (GNL) dans le sud du pays pour répondre à la demande croissante de gaz naturel et combler le déficit d'approvisionnement. PetroVietnam (PV) Gas, filiale de PetroVietnam, a signé un protocole d'accord et un contrat préliminaire d'ingénierie et de développement avec Tokyo Gas Company pour développer le terminal GNL de Thi Vai dans la province de Bà Rịa-Vũng Tàu, dont la mise en service est prévue pour 2017. PV Gas a aussi signé un contrat d'achat de gaz avec Gazprom le , stipulant que PV Gas recevra 1,4 milliard de m3 par an via le terminal GNL de Thi Vai LNG. Un second terminal GNL, Son My, est aussi prévu pour démarrer en 2018, bien que la construction n'ait pas encore débuté[3].

Cá voi xanh est le plus grand gisement d'hydrocarbures du pays avec 150 km3 de réserves et se situe dans une concession accordée à ExxonMobil[5].

Consommation d'énergie primaire[modifier | modifier le code]

La consommation d'énergie primaire par habitant au Vietnam était en 2018 de 0,87 tep, inférieure de 54 % à la moyenne mondiale : 1,88 tep/hab, mais supérieure de 14 % la moyenne de l'Asie hors OCDE : 0,76 tep[2].

Consommation d'énergie primaire au Vietnam par source (Mtep)
Source 1990 % 2000 % 2010 % 2015 2018 % 2018 var.
2018/1990
Charbon 2,2 12,4 4,4 15,2 14,7 24,9 25,0 36,7 44,0 % +1553 %
Pétrole 2,7 15,2 7,8 27,2 18,7 31,7 21,2 22,5 27,0 % +730 %
Gaz naturel 0 1,1 3,9 8,1 13,8 9,6 7,9 9,5 % ns
Hydraulique 0,5 2,6 1,25 4,4 2,4 4,0 4,8 7,2 8,7 % +1466 %
Biomasse-déchets 12,5 69,8 14,2 49,4 14,7 25,0 15,5 8,9 10,7 % -29 %
Solde exp.électricité 0 0 0,4 0,7 0,1 0,1 0,1 % ns
Total 17,9 100 28,7 100 58,9 100 76,2 83,5 100 % +367 %
Source des données : Agence internationale de l'énergie[1].

Les combustibles fossiles totalisent 80,5 % de la consommation de 2018, en progression de 1261 % depuis 1990, et les énergies renouvelables 19,4 % (+25 %).

Consommation finale d'énergie[modifier | modifier le code]

La consommation finale d'énergie au Vietnam (après raffinage, transformation en électricité, transport, etc) a évolué comme suit :

Consommation finale d'énergie au Vietnam par source (Mtep)
Source 1990 % 2000 % 2010 % 2015 2018 % 2018 var.
2018/1990
Charbon 1,3 8,3 3,2 12,8 9,8 20,3 11,8 14,2 23,5 % +966 %
Produits pétroliers 2,3 14,5 6,5 26,0 18,0 34,5 18,0 20,7 34,4 % +791 %
Gaz naturel 0 0,02 0,07 0,5 1,0 1,7 1,0 1,6 % ns
Biomasse-déchets 11,9 73,9 13,4 53,5 13,8 28,7 14,6 8,1 13,4 % -32 %
Électricité 0,5 3,3 1,9 7,7 7,5 15,5 12,3 16,3 27,0 % +2961 %
Total 16,1 100 25,1 100 48,2 100 58,4 60,3 100 % +275 %
Source des données : Agence internationale de l'énergie[1].

La répartition par secteur de la consommation finale d'énergie a évolué comme suit :

Consommation finale d'énergie au Vietnam par secteur (Mtep)
Filière 1990 % 2000 % 2010 % 2013 2014 2018 % 2018 var.
2018/1990
Industrie 4,5 28,3 7,9 31,3 17,4 36,1 32,8 32,5 54,0 % +617 %
Transport 1,4 8,6 3,5 13,9 10,1 21,0 11,0 12,1 20,0 % +774 %
Résidentiel 9,5 59,3 12,1 48,2 16,1 33,3 10,9 10,1 16,7 % +6 %
Tertiaire 0,3 2,1 1,1 4,4 1,8 3,6 2,3 2,9 4,8 % +760 %
Agriculture 0,25 1,6 0,4 1,7 0,6 1,3 1,0 1,3 2,1 % +404 %
Usages non
énergétiques
(chimie)
0,03 0,2 0,1 0,5 2,3 4,7 0,7 1,5 2,5 % ns
Total 16,1 100 25,1 100 48,2 100 58,7 60,3 100 % +275 %
Source des données : Agence internationale de l'énergie[1].

Secteur de l'électricité[modifier | modifier le code]

Électricité du Vietnam (EVN) domine le secteur de l'électricité. Le Vietnam prévoit que la demande va plus que tripler à 330 TWh entre 2011 et 2020. La croissance très rapide de la demande et l'insuffisance des investissements en centrales placent le réseau électrique sous la pression permanente de la croissance économique[3].

Production d'électricité[modifier | modifier le code]

Production d'électricité au Vietnam par source (TWh)
Source 1990 % 2000 % 2010 % 2015 2017 % 2017 var.
2017/1990
Charbon 2,0 23,1 3,1 11,8 19,7 20,7 53,7 114,2 47,4 % +5606 %
Pétrole 1,3 15,0 4,5 17,0 3,4 3,6 0,7 0,3 0,1 % -80 %
Gaz naturel 0 4,4 16,4 44,1 46,5 45,6 41,7 17,3 % ns
Sous-total fossiles 3,3 38,2 12,0 45,2 67,2 70,9 100,1 156,2 64,8 % +4615 %
Hydraulique 5,4 61,8 14,6 54,8 27,6 29,0 56,1 84,1 34,9 % +1467 %
Biomasse 0 0 0,05 0,06 0,06 0,13 0,05 % ns
Éolien 0 0 0,05 0,05 0,12 0,5 0,2 % ns
Sous-total EnR 5,4 61,8 14,6 54,8 27,7 29,1 56,3 84,8 35,2 % +1479 %
Total 8,7 100 26,6 100 94,9 100 156,4 240,9 100 % +2675 %
Source des données : Agence internationale de l'énergie[6].

Centrales thermiques classiques[modifier | modifier le code]

Centrale à charbon de Quang Ninh, 2007

La production des centrales à charbon, qui a déjà été multipliée par dix entre 1990 et 2012, est appelée à progresser encore fortement du fait de la mise en service récente ou prochaine de plusieurs grandes centrales et de la signature de contrats d'importation de charbon[3].

Principales centrales à charbon[7] :

Nom Province Puissance (MW) Construction Exploitant Notes
Vinh Tan-2 Binh Thuan 1244 2010-2014 EVN extension prévue à 5 600 MW
Vinh Tan-4 Binh Thuan 1200 2014-2017/18 EVN financée par la Banque japonaise pour la coopération internationale[8]
Mong Duong-II Quang Ngai 1240 2007-2014(unité 1)/2015(unité 2) Vinacomin[n 1] et AES la première du pays à être équipée de chaudières « made in Vietnam »[9]
Quang Ninh Quang Ninh 1200 ?-2010/2012 EVN, VINACOAL et VINACONEX
Pha Lai-2 Hai Duong 600 1998-2001 EVN
Cam Pha Quang Ninh 600 2006-2011 Vinacomin 51 % prévue initialement pour 2002/03
Hai Phong-II Hải Phòng 600 2007-2011 EVN (77.5%) anthracite de la mine de Quang Ninh
Centrale thermique à gaz de Thu Duc

Principales centrales à gaz naturel[10] :

Nom Province Puissance (MW) Construction Exploitant Notes
Cà Mau Cà Mau 1500 2006-2007/08 PetroVietnam cycle combiné Siemens, gaz (du gisement offshore PM3-Ca Mau) ou fioul
Nhon Trach-2 Đồng Nai 760 2010-2011 PetroVietnam cycle combiné Siemens
Phu-My 2.2 Bà Rịa-Vũng Tàu 715 2005 Mekong Energy Ltd[n 2] cycle combiné General Electric
Phu-My 3 Bà Rịa-Vũng Tàu 720 2003/04 BP Global Power[n 3] cycle combiné Siemens
Nhon Trach-1 Đồng Nai 450 2008-09 PetroVietnam cycle combiné Alstom[n 4]
Phu-My 2.1 Bà Rịa-Vũng Tàu 450 1997-2003 Vietnam Electricity cycle combiné ABB
Phu-My 4 Bà Rịa-Vũng Tàu 450 2004 Vietnam Electricity cycle combiné Alstom

Projets de centrales nucléaires[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Vietnam a fait ses premiers pas dans le nucléaire pacifique en 1958, lorsqu'il fut un des premiers pays membres du programme Atoms for Peace à commander un petit réacteur de recherche, le Triga-Mark II de General Atomics, utilisé à partir de 1963 pour la formation des scientifiques et techniciens et pour produire des isotopes médicaux. Durant la guerre du Vietnam, les États-Unis démantelèrent ce réacteur, qui fut reconstruit par les Russes en 1980 sur le même site à Dalat, pour la Commission de l'énergie atomique du Vietnam créée en 1976 par le ministère des sciences et technologies. La loi sur l'énergie atomique est entrée en vigueur en 2009, et l'Assemblée nationale a donné en son feu vert au plan de construction de centrales nucléaires visant à fournir 15 à 20 % de la production d'électricité du pays en 2030 ; la première centrale programmée devait être construite à partir de 2014 avec quatre réacteurs de 1 000 MW chacun, dont le premier devait être mis en service en 2020 et les autres au cours des quatre années suivantes[11].

Au début des années 1980, deux études préliminaires ont été menées sur l'électricité nucléaire, suivies par une troisième en 1995 qui annonçait que : « Vers 2015, lorsque la demande d'électricité dépassera 100 milliards de kWh, le nucléaire devrait être introduit pour satisfaire la croissance continue de la demande d'électricité du pays à cette époque et au-delà ». En le gouvernement a annoncé qu'une centrale de 2 000 MWe devrait être en service vers 2020. Cet objectif général fut confirmé dans un plan de développement nucléaire approuvé par le gouvernement en , où l'objectif était porté à 8 000 MWe nucléaires en 2025. Une loi générale sur l'énergie nucléaire fut votée à mi-2008, et un cadre légal et réglementaire détaillé a été développé depuis[12].

En , le premier ministre a signé une décision précisant que la première centrale nucléaire, Ninh Thuan 1, d'une capacité d'environ 2 000 MW, sera mise en construction en 2015 sous réserve que les autorisations réglementaires et les organisations requises soient en place et que les études de faisabilité aient été réalisées. Il était prévu que la mise en service commerciale soit initiée en 2020 et que l'ensemble de la centrale soit en marche en 2021[13].

Depuis , deux réacteurs de 2 000 MWe au total avaient été prévus à Phuoc Dinh dans la province méridionale de Ninh Thuan. 2 000 MWe supplémentaires étaient prévus non loin de là, à Vinh Hai, suivis par 6 000 MWe additionnels en 2030. Les deux localisations sont fondées particulièrement sur l'adéquation géologique sur la côte. Un scénario haut de demande donnerait 8 000 MWe en 2025 et 15 000 MWe (10 % du total) en 2030 sur huit sites dans cinq provinces. Quatre unités supplémentaires seraient ajoutées aux deux premiers sites, puis six autres sur trois ou quatre sites dans les provinces centrales de Quang Ngai (Duc Thang ou Duc Chanh), Binh Dinh (Hoai My) et Phu Yen (Xuan Phuong). Ces sites, plus Ky Xuan dans la province septentrionale de Ha Tinh, restent des propositions en 2014[12].

Atomstroyexport (Russie), Westinghouse (États-Unis), EdF (France), Kepco (Corée du Sud) et le chinois Guangdong Nuclear Power Group (CGNPC) ont exprimé un vif intérêt pour la fourniture des deux premières centrales à deux tranches. Selon des sources non confirmées en 2010, le gouvernement japonais, avec Tepco et d'autres, aurait proposé un contrat de 11 milliards de dollars, et qu'un consortium entre Mitsubishi, Toshiba et Hitachi aurait soumissionné pour le projet. les centrales seront propriété d'État à travers EVN, sans capital privé[12].

En le gouvernement a publié un schéma directeur spécifiant les centrales de Ninh Thuan 1&2 avec au total huit réacteurs de la catégorie des 1 000 MWe, mis en service un par an de 2020 à 27, puis deux réacteurs plus puissants en 2029 sur un site central. Le Ministère de l'Industrie et du Commerce (MOIT) est responsable pour les projets eux-mêmes, tandis que le Ministère de la Science et des Technologies (MOST) soutient le programme en développant un schéma directeur et la réglementation[12].

En le gouvernement a déclaré que le programme nucléaire serait différé de près de quatre ans à cause des négociations qui se poursuivent sur la technologie et le financement. EVN avait précédemment annoncé que l'IAEA avait demandé des délais supplémentaires pour permettre une préparation plus complète[12].

En le lancement de la construction a été repoussé à 2019. En le gouvernement annonçait que le premier réacteur serait mis en service en 2028. En l'Assemblée Nationale a voté une résolution pour annuler les projets des deux centrales nucléaires, « à cause des conditions économiques actuelles dans notre pays », et abaisser les prévisions de demande. Ces centrales seront remplacées par 6 GWe de gaz et de charbon pour 2030[12].

Centrales en projet[modifier | modifier le code]
Centrales en projet au Vietnam[12]
Centrale Localisation Type Nb réacteurs Construction Puissance nette
(MWe)
Constructeur
Ninh Thuan 1 Phuoc Dinh, province de Ninh Thuan VVER-1200/V-491 4 tr.1 : 2017? à 2023? 4 800 Atomstroyexport
Ninh Thuan 2 Vinh Hai, province de Ninh Thuan AP1000 ou Atmea1 ? 4 ? 4 400 JINED
(central) APR-1400 ? 1 ?-2028? 1 350
(central) APR-1400 ? 1 ?-2029? 1 350

En un accord intergouvernemental a été signé pour la construction par Atomstroyexport de la centrale Ninh Thuan 1, avec deux réacteurs VVER-1000 inspirés de ceux de Tianwan en Chine. Cependant, en il a été décidé d'utiliser le modèle plus récent AES-2006 d'Atomproekt avec des réacteurs VVER-1200/V-491. Rosatom a confirmé que le Ministère des Finances de Russie est prêt à financer au moins 85 % de cette première centrale, à fournir le combustible et à reprendre le combustible usagé sur la vie entière de la centrale, selon la politique normale de la Russie pour les états ne possédant pas d'armes nucléaires. Un accord de financement de 9 milliards de dollars a été signé en avec le bureau de crédit export de Russie et un second accord de prêt de 500 millions $ finance l'établissement du Centre for Nuclear Energy Science & Technology (CNEST) conjointement par Rosatom et MOST. En 2014, 344 étudiants Vietnamiens étudiaient en Russie pour se préparer pour le projet et 150 ingénieurs aidaient à la construction de la centrale nucléaire de Rostoven Russie. Le calendrier initial prévoyait le début de la construction en 2014 et l'entrée en fonctionnement à partir de 2020, mais le commencement a été repoussé à 2017 ou 2018[12].

En un accord intergouvernemental avec le Japon a été signé pour la construction d'une seconde centrale nucléaire à Vinh Hai dans la province de Ninh Thuan, dont les deux réacteurs devraient entrer en service en 2024-25 (depuis lors reporté, puis rétabli). Le mois suivant le gouvernement signait un second accord avec le Japon et le Ministère de l'Économie, du Commerce et de l'Industrie du Japon (METI) annonçait que Japan Atomic Power Co. (JAPC) et International Nuclear Energy Development of Japan Co. Ltd. (JINED) travailleraient avec EVN sur le projet, qui impliquera le financement de 85 % du coût total. JINED est un consortium entre le METI, neuf producteurs d'électricité (menés par Chubu, Kansai et Tepco) et trois fabricants (Mitsubishi Heavy Industries, Toshiba et Hitachi). L'accord intergouvernemental est entré en vigueur en . L'étude de faisabilité de JAPC pour EVN a été achevée en . Le choix de la technologie reste à arrêter, bien que le choix du PWR apparaisse probable, et Mitsubishi a précisé que dans ce cas la centrale de référence serait Tomari 3 à Hokkaido, une tranche de 866 MWe. Le calendrier a été différé de quelques années au-delà de la date initiale de 2015[12].

D'autres accords ont été signés avec la France, la Chine, les États-Unis, le Canada et la Corée du Sud, ce dernier ayant été complété par une étude de faisabilité pour une centrale de technologie coréenne[12].

Énergies renouvelables[modifier | modifier le code]

Hydroélectricité[modifier | modifier le code]
Solaire[modifier | modifier le code]

Selon l'Agence internationale de l'énergie, le Vietnam a été en 2019 le 3e marché mondial pour les installations solaires photovoltaïques avec 11,1 GWc installés dans l'année, portant sa puissance installée photovoltaïque à 16,4 GWc, au 8e rang mondial[14]. Il était déjà en 2019 le 5e marché mondial avec 4,8 GWc installés dans l'année, portant sa puissance installée photovoltaïque à 4,9 GWc[15].

Éolien[modifier | modifier le code]

Avec plus de 3 000 km de côtes et une vitesse de vent moyenne de 8 à 9 m/s au Sud, le potentiel éolien du Viêt Nam est substantiel. Deux rapports de la Banque mondiale évaluent le potentiel technique à 24 GW à terre et 275 GW en mer[16].

La puissance installée atteint 513 MW, dont 160 MW installés en 2019 et 125 MW en 2020 ; le 7e plan national de développement de l'électricité (2011, révisé en 2016) prévoyait 800 MW en 2020, mais la crise sanitaire a causé des retards ; le gouvernement a approuvé 7 GMW de nouveaux projets en juin 2020 et le ministère de l'Industrie et du Commerce a proposé 6,4 GMW additionnels ; les tarifs garantis arrivaient à échéance en novembre 2021 ; le ministère propose de les prolonger en les réduisant de 17 % ; le projet de 8e plan prévoit 16 GMW d'éolien terrestre plus 2 à 3 GMW en mer pour 2030, mais le développement est ralenti par les insuffisances des infrastructures de réseau[17].

Les éoliennes du Viêt Nam ont produit 497 GWh en 2018, soit 0,2 % de l'électricité du pays, contre 323 GWh en 2017[6].

Le Vietnam a installé 32 MW en 2018 et 160 MW en 2019, portant la puissance installée éolienne fin 2019 à 388 MW, plus 99 MW de parcs éoliens intertidaux (dans l'espace côtier compris entre les limites extrêmes atteintes par la marée), soit au total 487 MW. Un total de 4 GW de nouvelles installations est prévu d'ici 2025. Ce boom a été suscité par l'institution d'un tarif garanti d'injection sur le réseau de 8,5 $ c/kWh, qui a été augmenté de 9 % en septembre 2018 (mais avec expiration en novembre 2021) et d'un tarif offshore de 9,5 $ c/kWh. Un grand nombre d'investisseurs se hâtent pour mettre leur projet en service avant l'échéance de novembre 2021. D'autres incitations sont accordées, dont des exonérations fiscales : droits de douane, impôt sur les sociétés, taxes foncières, taxes environnementales. Mais l'éolien est concurrencé par le charbon subventionné et la difficulté à trouver des financements[16].

Consommation finale d'électricité[modifier | modifier le code]

La consommation d'électricité par habitant au Vietnam était en 2018 de 2 378 kWh, inférieure de 27 % à la moyenne mondiale : 3 260 kWh/hab, mais supérieure de 111 % à la moyenne de l'Asie du sud : 1 129 kWh[2].

La répartition par secteur de la consommation finale d'électricité a évolué comme suit :

Consommation finale d'électricité au Vietnam par secteur (TWh)
Secteur 1990 % 2000 % 2010 % 2015 2018 % 2018 var.
2018/1990
Industrie 2,8 46,0 9,1 40,6 46,5 53,5 80,5 111,8 59,0 % +3827 %
Résidentiel 2,3 37,2 11,1 49,7 31,5 36,2 50,4 62,2 32,9 % +2601 %
Tertiaire 0,6 9,5 1,5 6,7 8,0 9,2 7,5 9,9 5,2 % +1580 %
Agriculture 0,4 7,3 0,7 3,0 0,9 1,1 2,3 5,5 2,9 % +1129 %
Total 6,2 100 22,4 100 86,9 100 140,8 189,4 100 % +2961 %
Source des données : Agence internationale de l'énergie[6].

Voiture électrique[modifier | modifier le code]

Le conglomérat VinGroup a créé en 2017 VinFast, une filiale dédiée à l'automobile, qui a présenté deux modèles au Salon de Paris en et lancé en la production dans une usine située à Haiphong dont la capacité est de 250 000 voitures/an. Vinfast annonce une voiture électrique[18].

Impact environnemental[modifier | modifier le code]

Les émissions de CO2 liées à l'énergie au Vietnam étaient en 2018 de 226,5 Mt de CO2, soit 2,37 Mt CO2 par habitant, inférieures de 46 % à la moyenne mondiale : 4,42 Mt/hab[2], mais en très forte progression : +541 % depuis 1990, soit +6,9 % par an[19].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Vietnam National Corp-Mineral Industries Holding Corp (Vinacomin)
  2. EDF (56,25 %), Sumitomo (28,125 %) et Tokyo Electric Power Co (15,625 %) ; contrat BOT (build-operate-transfer) de 20 ans, contrat d'achat d'électricité à 40,4 $/MWh.
  3. BP, Amoco, Kyushu Electric Power, Nissho Iwai Corp et SembCorp Industries ; contrat BOT (build-operate-transfer) de 20 ans, contrat d'achat d'électricité à 40,9 $/MWh.
  4. gaz des bassins de Nam Con Son et Cuu Long, financement ANZ, BNP-Paribas et Natixis

Références[modifier | modifier le code]

  1. p. 42
  2. p. 44
  3. p. 45
  4. p. 14
  5. p. 16-17
  6. p. 20-21
  7. p. 30
  8. p. 32-33
  9. p. 34
  • Autres références
  1. a b c d e f et g (en)Data and statistics - Vietnam : Balances 2018, Agence internationale de l'énergie, 12 septembre 2020.
  2. a b c d e et f (en) Agence internationale de l'énergie (AIE - en anglais : International Energy Agency - IEA), Key World Energy Statistics 2020 (voir pages 60-69), , [PDF].
  3. a b c d e f g h i j k l et m (en) [PDF] U.S.Energy Information Administration (EIA) Vietnam - Country analysis note, novembre 2014.
  4. La raffinerie de Nghi Son sera mise en chantier en octobre, VietnamPlus, 8 octobre 2013.
  5. (en) « ExxonMobil-Vietnam gas project on track for 2019 », sur CNA (consulté le )
  6. a b et c en Data and statistics - Viet Nam : Electricity 2018, Agence internationale de l'énergie, 12 septembre 2020.
  7. (en)Coal-Fired Power Plants in Thailand & Vietnam
  8. Aide japonaise pour la construction de la centrale thermique Vinh Tan 4, VietnamPlus, 18 juillet 2014.
  9. La centrale Mong Duong II s'équipe de chaudières vietnamiennes, VietnamPlus, 27 novembre 2012.
  10. (en)CCGT Power Plants in Vietnam
  11. « Vietnam Is Ready to Go Nuclear! », 21stcenturysciencetech.com, hiver 2009-2010 (consulté le )
  12. a b c d e f g h i et j « Nuclear Power in Vietnam », World Nuclear Association (consulté le )
  13. « Leading the Nuclear Charge – Vietnam’s quest to develop nuclear power », vision-associates.com (consulté le )
  14. (en) 2021 Snapshot of Global PV Markets, Agence internationale de l'énergie-PVPS, avril 2021.
  15. (en) 2020 Snapshot of Global PV Markets, Agence internationale de l'énergie-PVPS, 29 avril 2020.
  16. a et b (en) Global Wind Report 2019 (voir pages 44 et 52), Global Wind Energy Council, 25 mars 2020.
  17. (en) « Global Wind Report 2021 » [PDF], Global Wind Energy Council (GWEC), , p. 53 et 60-61.
  18. Ces pays qui veulent créer leur constructeur automobile, Les Échos, 24 janvier 2020.
  19. (en) CO2 Emissions from Fuel Combustion 2020 : Highlights, (voir onglet CO2-POP), Agence internationale de l'énergie, [xls].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]