Énergie au Danemark

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Énergie au Danemark
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Le parc éolien de Rønland au Danemark.
Bilan énergétique (2020)
Offre d'énergie primaire (TPES) 643,1 PJ
(15,4 M tep)
par agent énergétique pétrole : 36,3 %
bois : 31,6 %
électricité : 13,8 %
gaz naturel : 13,5 %
charbon : 4,7 %
Énergies renouvelables 41,9 %
Consommation totale (TFC) 557,4 PJ
(13,3 M tep)
par habitant 96,1 GJ/hab.
(2,3 tep/hab.)
par secteur ménages : 31,3 %
industrie : 16,7 %
transports : 32,1 %
services : 14,6 %
agriculture : 4,4 %
pêche : 0,8 %
Électricité (2020)
Production 28,75 TWh
par filière éoliennes : 56,9 %
biomasse/déchets : 23,3 %
thermique : 15,7 %
autres : 4,1 %
hydro : 0,1 %
Combustibles (2020 - TJ)
Production pétrole : 151360
gaz naturel : 49669
bois : 124684
Commerce extérieur (2020 - TJ)
Importations électricité : 68009
pétrole : 488313
gaz naturel : 95839
charbon : 26893
bois : 79626
Exportations électricité : 45699
pétrole : 339341
gaz naturel : 59641
charbon : 4635
bois : 580
Sources
Agence internationale de l'énergie[1],[2]
NB : dans le bilan énergétique, l'agent « bois » comprend l'ensemble biomasse-déchets

Le secteur de l'énergie au Danemark bénéficie de ressources naturelles fossiles (pétrole et gaz naturel) importantes, mais en voie d'épuisement, et de ressources renouvelables (surtout biomasse et énergie éolienne) ; les ressources primaires utilisées (locales et importées) se répartissaient en 2020 en 54,5 % de combustibles fossiles (36,3 % de pétrole ; 13,5 % de gaz naturel, 4,7 % de charbon) et 42,1 % d'énergies renouvelables (biomasse-déchets : 31,6 %, éolien-solaire : 10,3 %). Le degré d'autosuffisance énergétique du Danemark décline d'année en année : 154 % en 2005, 120 % en 2010, 83 % en 2016.

La consommation danoise d'énergie primaire par habitant était en 2019 de 115 GJ, supérieure de 46 % à la moyenne mondiale, mais inférieure de 24 % à celle de la France et de 22 % à celle de l'Allemagne.

La part de l'électricité dans la consommation finale d'énergie atteignait 19,8 % en 2019 et celle de la chaleur de réseau 18,4 %.

La production d'électricité reposait en 2020 pour 15,7 % sur des centrales thermiques à combustibles fossiles (surtout charbon : 10,7 % et gaz naturel : 4,1 %), et pour 81,6 % sur les énergies renouvelables, en particulier les éoliennes (56,9 %) et la biomasse (17,3 %) ; la part du solaire augmente : 4,1 %.

Le Danemark a lancé depuis plus de 30 ans une politique de promotion des énergies renouvelables, et s'est fixé en 2012 l'objectif d'atteindre 35 % d'énergies renouvelables pour la consommation totale d'énergie, 50 % d'éolien dans la production d'électricité d'ici 2020 (objectifs dépassés) et 100 % d'énergies renouvelables en 2050.

Cependant, du fait de son utilisation encore importante de combustibles fossiles, surtout de pétrole, le Danemark émettait 4,87 tonnes de CO2 par habitant en 2019 (émissions de CO2 liées à l'énergie), 11 % au-dessus de la moyenne mondiale, 12 % au-dessus de la France et 49 % au-dessus de la Suède, mais 37 % au-dessous de l'Allemagne.

Vue d'ensemble[modifier | modifier le code]

Principaux indicateurs de l'énergie au Danemark[1]
Population[2] Consommation
énergie primaire
Production Importation
nette
Consommation
électricité
Émissions
de CO2[2]
Année Million PJ PJ PJ TWh Mt CO2éq
1990 5,14 726,5 422 362 30,56 50,97
2000 5,34 780 1 161 -313 34,61 50,75
2010 5,55 816 975 -141 35,10 47,22
2011 5,57 754 860 -49 34,35 42,03
2012 5,59 723 785 -22 33,77 36,83
2013 5,61 724 697 96 33,91 38,63
2014 5,64 681 673 92 33,07 34,43
2015 5,68 682 672 99 33,02 31,98
2016 5,7 698 633 105 35,58 33,5
2017 5,8 700 646 89 33,92 31,3
2018 5,8 697 571 177 33,4 32,0
2019 5,8 670 512 292 33,7 28,4
variation
1990-2019
+13 % -8 % +21 % -19 % +10 % -44 %

Histoire[modifier | modifier le code]

Au XXe siècle, les centrales électriques danoises fonctionnent traditionnellement au charbon, mais pendant les années 1960, le charbon est supplanté par le pétrole. Ainsi, en 1972, 80 % de l'électricité est produite à partir du pétrole et 20 % à partir du charbon ; le pays dépend totalement des combustibles d'importation, dont le pétrole représente 94 %. Après le choc pétrolier de 1973, le pays s'efforce de réduire cette dépendance au pétrole : durant les années 1980, le rapport entre le pétrole et le charbon s'inverse, et au début des années 1990, le pétrole ne représente plus qu'une faible part de l'approvisionnement en électricité. Grâce aux gisements de pétrole et de gaz de la Mer du Nord, le Danemark devient peu à peu un exportateur de pétrole et en 1997, il est devenu auto-suffisant en énergie.

Le gaz naturel[modifier | modifier le code]

En , des gisements de gaz sont découverts dans la mer du Nord, dans les eaux territoriales danoises : le principal est nommé Tyra. En 1984, ces gisements commencent à être exploités et au début des années 1990, le réseau de distribution approvisionne la totalité du Danemark en gaz naturel.[Information douteuse]

En 2002, 23 % de la consommation totale électrique du Danemark avait pour source le gaz naturel. La même année, l'ensemble des réserves danoises en mer du Nord représentait 141 milliards de m³, soit 18 années de la production de 2001.

Le pétrole[modifier | modifier le code]

En 1962-63, la compagnie danoise A.P. Møller obtient l'exclusivité de la prospection et l'extraction des hydrocarbures dans le sous-sol et le socle continental danois. Le , les réserves totales danoises de pétrole brut représentent 313 millions de m³, soit 15 années de la production de 2001.

Énergies renouvelables[modifier | modifier le code]

La part des énergies renouvelables dans la consommation totale d'énergie primaire est passée de 3 % en 1980 à 6 % en 1990, à près de 10 % en 2000, 20 % en 2010 et à 28,8 % en 2016[3].

En 2008, le Danemark était en tête des pays producteurs d'éoliennes avec 28400 emplois dans la filière et des exportations atteignant 42 milliards de DKK soit 7,2 % des exportations totales danoises[4] ; en 2010, l'emploi dans le secteur est retombé à 25000 et les exportations ont atteint 46 milliards de DKK[5]. En 2011, les éoliennes assuraient 27,8 % de la production électrique danoise contre 2 % en 1990.

Le parlement danois a voté en un plan visant pour 2020 des objectifs de 35 % d'énergies renouvelables pour la consommation totale d'énergie, et 50 % d'éolien dans la production d'électricité. À l'horizon 2050, le Danemark veut atteindre 100 % d'énergie renouvelable[6],[7].

Le ministre du Climat et de l’Énergie a déclaré le  : « la politique énergétique danoise coûte trop cher. Il est bon de l’examiner d’un regard neuf » , en présentant une nouvelle commission chargée d’ « aider le Danemark à respecter ses engagements internationaux » dans la lutte contre le changement climatique ». Le Parti libéral revenu au pouvoir en souhaite réviser à la baisse les objectifs que le précédent gouvernement de centre gauche avait voulus plus ambitieux que ceux de l’Union européenne ; il veut ainsi abandonner l’échéancier fixé pour encadrer la transition vers les renouvelables : la fin de l’utilisation du charbon en 2030 et celle du gaz naturel en 2035 ; il veut aussi renoncer à l’objectif d’une réduction de 40 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2020 par rapport à 1990. En revanche, l’objectif final de l’abandon des combustibles fossiles en 2050 est maintenu[8].

Production d'énergie primaire[modifier | modifier le code]

Le Danemark est devenu le premier producteur d'hydrocarbures de l'Union européenne avec la sortie du Royaume-Uni. Mais le , le Parti social-démocrate au pouvoir et la quasi-totalité des autres formations représentées au parlement se sont mis d'accord pour tourner la page des hydrocarbures d'ici 2050. La production danoise devrait désormais croître jusqu'à la seconde moitié de la décennie en cours, pour ensuite baisser avec l'extinction, dans les années 2040, des licences déjà octroyées[9].

En 2020, la production d'énergie primaire du Danemark s'élevait à 393,1 PJ (pétajoules), en recul de 7 % par rapport à 1990. La part des combustibles fossiles était de 51,1 % (pétrole : 38,5 %, gaz naturel : 12,6 %) contre 88,1 % en 1990, celle des énergies renouvelables de 48,9 % (biomasse-déchets : 31,7 %, éolien-solaire : 16,9 %) contre 11,9 % en 1990[1].

En 2016, elle était de 643 pétajoules (PJ=1015 joules), en baisse de 4,7 % par rapport à 2015[3].

Production d'énergie primaire (pétajoules)
Énergie 1980 1990 2000 2005 2010 2012 2013 2014 2015 2016 % 2016
Pétrole 12,7 256,0 764,5 796,2 522,7 429,1 373,4 350 331 298 46,3 %
Gaz naturel 0,017 116,0 310,3 392,9 307,4 216,0 179,3 173 174 169 26,3 %
Déchets n.r.** 4,8 7,0 13,7 17,0 17,1 16,8 16,9 16 16 16 2,5 %
Énergies renouvelables 22,7 45,5 76,0 105,6 131,3 130,1 135,2 139 155 160 24,9 %
Total 40,2 424,4 1 164,5 1 311,7 978,6 792,0 704,7 678 675 643 100 %
Source : Danish Energy Agency, Energy Statistics 2012[é 1] ; 2014-2016 : Danish Energy Agency, Preliminary Energy Statistics 2016[3] (2016: provisoire).
** part non renouvelable des déchets (la part renouvelable est dans les EnR).

La production 2012 était supérieure de 2 % à la consommation totale d'énergie primaire du pays ; le degré d'autosuffisance, calculé par rapport à la consommation brute corrigée du climat, était ainsi de 102 % en 2012, mais tombe à 93 % en 2013 ; le Danemark était devenu autosuffisant pour la première fois en 1997 ; le degré d'autosuffisance, qui était de 52 % seulement en 1990, a atteint son apogée en 2004 à 155 %. Le Danemark est redevenu importateur net d'énergie en 2013 pour la première fois depuis 1996 ; en 2015, le degré d'autosuffisance était à 90 %[é 2]. En 2016 il est tombé à 83 %[3].

La production d'énergie primaire a reculé de 51 % en dix ans depuis son pic atteint en 2005 ; la production de pétrole a reculé de 58 % et celle de gaz naturel de 56 %, tandis que celle des énergies renouvelables progressait de 47 %[é 1].

Pétrole[modifier | modifier le code]

Le pays n'est plus exportateur de pétrole.

Les réserves prouvées de pétrole[n 1] du Danemark étaient estimées par BP à 0,1 milliard de tonnes fin 2018 (0,4 milliard de barils), soit 10 années de production au rythme de 2018 : 5,7 millions de tonnes, en baisse de 15,9 % en 2018 et de 59 % depuis 2008[10].

Les réserves (y compris les ressources contingentes[n 2]) sont estimées à 160 millions de m3 à la fin 2015[é 3].

Le Danemark a atteint l'autosuffisance en pétrole en 1993 ; en 2015, le degré d'autosuffisance en pétrole s'élevait à 118 % contre 127 % en 2014 ; il diminue depuis son pic atteint en 2004 (environ 240 %)[é 2] ; en 2016, il est tombé à 103 %[3].

La production de pétrole a décliné de 21,8 millions de m3 en 2005 à 10,2 Mm3 en 2013[11].

Bilan ressources-emplois du pétrole
PJ 2011 2012 2013[r 1] 2014[12] 2015[é 2]
RESSOURCES 604,1 613,7 590,5 528,1 514,9
Production d’énergie primaire 470,4 429,1 373,4 349,6 330,7
Importations 129,9 186,9 216,2 170,7 183,9
Stocks et différences statist. 3,8 -2,3 0,9 7,7 0,3
EMPLOIS 604,1 613,7 590,5 528,1 514,9
Exportations 318,5 291,4 289,5 241,1 208,5
Raffinage 285,6 322,3 301,0 287,0 306,4

Les raffineries danoises ont produit 291,3 PJ de produits pétroliers en 2015 ; 402,0 PJ ont été importés et 360,8 PJ exportés, plus 32,3 PJ consommés en soutes maritimes internationales[é 2].

Gaz naturel[modifier | modifier le code]

La production du gaz du pays diminue rapidement.

Les réserves prouvées de gaz naturel du Danemark étaient estimées par BP à (1,0 trillions US de pieds cubes) fin 2018, soit 6,6 années de production au rythme de 2018 : 4,3 milliards de m3, soit 3,7 Mtep, en baisse de 15 % en 2018 et de 59 % depuis 2008[10].

Les réserves (y compris les ressources contingentes) étaient estimées par ENS à 80 milliards de m3 à la fin 2015, soit 18 ans de production au rythme de 2015[é 3].

La production danoise de gaz naturel a décliné progressivement de 11,5 milliards de m3 en 2005 à 4,7 milliards de m3 en 2013[11].

Après l'invasion de l'Ukraine par la Russie en 2022, le gouvernement danois dévoile le 18 avril 2022 son plan pour remplacer rapidement les importations russes tout en avançant à plus long terme dans sa transition énergétique : la production des gisements danois de gaz va repartir à la hausse dès 2023 avec la réouverture des plateformes du gisement de Tyra, le plus grand du pays. Le Danemark a produit 72 % du gaz consommé dans le pays en 2019, et le gouvernement prévoit de subvenir à ses besoins dès 2023 et même de produire suffisamment pour aider d'autres pays européens. Mais à moyen terme, son plan prévoit que la moitié des 400.000 foyers danois qui se chauffent au gaz en 2022 basculeront d'ici à 2028 vers un raccordement au chauffage urbain ou, pour une petite partie d'entre eux, vers les pompes à chaleur fonctionnant à l'électricité. Pour les foyers restants et l'industrie, le plan prévoit un développement du biogaz d'origine renouvelable[13].

Bilan ressources-emplois du gaz naturel
PJ 2011 2012[14] 2013[r 1] 2014[12] 2015[é 2]
RESSOURCES 278,4 257,3 229,6 197,5 202,4
Production d’énergie primaire 264,6 217,6 179,3 173,6 173,5
Importations 13,8 32,8 50,4 23,4 24,7
Variation stocks - diff. stat. - 6,9 - 0,6 4,2
EMPLOIS 278,4 257,3 229,6 197,5 202,4
Exportations 117,1 111,9 82,6 78,4 82,3
Variation stocks - diff. stat. 4,7 - 8,9 - -
Extraction et gazéification 25,1 25,0 23,4 23,0 24,1
Transformation (cogénération, etc) 65,3 55,9 48,8 36,2 35,0
Consommation finale 66,2 64,4 65,8 59,9 60,8

La consommation de gaz pour l'extraction du pétrole et du gaz et leur transport (24,0 PJ en 2015) représente 20 % de la consommation totale de gaz ; par ailleurs, le gaz brûlé par les torchères a atteint 3,6 PJ en 2015 (3,4 PJ en 2014)[é 3].

Énergies renouvelables[modifier | modifier le code]

La production d'énergies renouvelables a été de 155,2 PJ en 2015 (+11,8 %). Elle a connu une très vive croissance : +241 % de 1990 à 2015. La production éolienne a progressé de 8,1 % à 50,9 PJ (+2216 % depuis 1990), et celle de la biomasse de 14,4 % à 86,1 PJ : bois 46,8 PJ, paille 19,2 PJ et déchets renouvelables 19,5 PJ ; la production de biogaz a progressé de 15 % à 6,3 PJ, celle des pompes à chaleur de 10,4 % à 8,0 PJ, celle du solaire de 5,7 % à 3,6 PJ et celle de la géothermie a baissé de 16 % à 0,14 PJ. Les importations d'énergies renouvelables (nettes des exportations de biodiesel) ont été de 50,9 PJ, en baisse de 7,5 %, dont 39,4 PJ de bois, 2,3 PJ de déchets, 1,8 PJ de bioéthanol et 7,4 PJ de biodiesel ; la consommation d'EnR a été de 205,8 PJ, en hausse de 6,4 % ; depuis 1990 elle a été multipliée par 4,5 ; les importations couvrent 25 % de la consommation[é 1].

En 2016, les conditions de vent ont été exceptionnellement mauvaises dans toute l'Europe du nord, si bien que la production éolienne du Danemark a reculé de 9,6 % à 12,78 TWh contre 14,13 TWh en 2015, malgré une augmentation de la puissance installée de 167 MW à 5 242 MW[15].

Le Danemark a établi en 2015 un nouveau record dans l'éolien : l'énergie éolienne a assuré 42,1 % de la consommation électrique du pays, soit 3 points de plus qu'en 2014, grâce à des conditions de vent supérieures à la moyenne[16].

Consommation d'énergie primaire[modifier | modifier le code]

Consommation d'énergie primaire au Danemark, 1972-2011
source données : Agence danoise de l'Énergie

La consommation danoise d'énergie primaire par habitant était de 115,1 GJ en 2019, supérieure de 46 % à la moyenne mondiale (79,1 GJ), mais inférieure de 24 % à celle de la France (150,5 GJ), de 22 % à celle de l'Allemagne (148,3 GJ) et de 59 % à celle des États-Unis (282 GJ)[2].

En 2020, la consommation d'énergie primaire au Danemark s'est élevée à 643 PJ, en baisse de 11 % par rapport à 1990. La part des combustibles fossiles est majoritaire : 54,5 % (pétrole : 36,3 %, gaz : 13,5 %, charbon : 4,7 %), mais en forte baisse par rapport à 1990 (89,6 %). La part des énergies renouvelables est passée de 6,9 % en 1990 à 42,1 % en 2020 (biomasse-déchets : 31,6 %, éolien-solaire : 10,3 %). Le solde importateur des échanges internationaux d'électricité couvre 3,5 % de la consommation en 2020. En 30 ans, la consommation de combustibles fossiles a reculé de 46 % et celle d'énergies renouvelables a progressé de 438 %[1].

En 2018, la consommation d'énergie primaire était de 775 PJ (pétajoules) en valeurs ajustées[n 3] (756 PJ en 2015), dont 37 % de pétrole ; 17 % de gaz naturel ; 15 % de charbon ; 29 % d'énergies renouvelables et 2 % de déchets (part non-renouvelable)[3]. Cette consommation s'est faite en 2015 sous la forme d'électricité pour 30 % (en baisse de 23 % par rapport à 1990), de chauffage urbain pour 12 % (+14 %), de consommation directe de combustibles pour 58 % (produits pétroliers : 36 % ; gaz naturel : 11,5 % ; charbon et coke : 1 % ; énergies renouvelables thermiques : 9 %)[é 4].

Le graphique ci-contre montre l'évolution du mix énergétique danois :

  • on remarque la stabilité de la consommation totale : sur 40 ans, elle a fluctué entre 756 PJ (en 1983) et 874 PJ (en 2007), avec une valeur moyenne de 823 PJ ; l'écart à la moyenne est toujours resté inférieur à 8 % ;
  • la consommation 2012 est en forte baisse par rapport à 2007 : -10,2 %, l'essentiel de cette baisse s'étant réalisé en 2009 : -5,6 % ; la crise économique a donc eu un impact bien visible ;
  • le pétrole était en position hégémonique en 1972 : 91,8 % ; sa part n'a cessé de baisser avec l'épuisement progressif des gisements danois, que le pays a anticipé par une diversification progressive des sources d'énergie ;
  • le charbon a compensé dans un premier temps le déclin du pétrole : parti de 6,3 % en 1972, il est arrivé à son apogée en 1990 : 39,9 % ; depuis, il a régressé de 55 % ;
  • le gaz naturel a pris le relai : apparu en 1981 avec 0,8 %, il atteint 10 % en 1990 et culmine à 23,7 % en 2002, puis décline à son tour avec l'épuisement progressif des gisements gaziers ;
  • enfin, les énergies renouvelables se développent progressivement sur toute la période : 1,5 % en 1972 ; 2,7 % en 1980 ; 5,9 % en 1990 ; 9,6 % en 2000 ; 14,5 % en 2005 ; 23,4 % en 2012.

Bilan énergétique[modifier | modifier le code]

Le bilan énergétique retrace les flux d'énergie de la production locale et des importations jusqu'à la consommation par les utilisateurs finaux :

BILAN ÉNERGÉTIQUE 2019[1]
RESSOURCES PJ % EMPLOIS ktep %
Production d’énergie primaire 512 76 Consommation branche énergie 104 16
Importations 752 112 Consommation finale 566 84
Exportations -460 -69
Soutes internationales -74 -11
Variation des stocks -61 -9
Total ressources[n 4] 670 100 Total emplois[n 5] 670 100
Détail consommation branche énergie Détail consommation finale
Usage propre branche énergie 43 41 Industrie + agric. 122 22
Pertes de transformation 22 21 Transport 179 32
Pertes de distribution 32 31 Ménages 175 31
Tertiaire 81 14
Usages non énergétiques 8 1

Consommation finale[modifier | modifier le code]

Consommation finale par source[modifier | modifier le code]

Consommation finale d'énergie au Danemark, 1972-2011
source données : Agence Danoise de l'Énergie

La consommation finale d'énergie au Danemark s'élevait en 2019 à 566 PJ, en progression de 3 % par rapport à 1990. La consommation directe de combustibles fossiles y contribuait pour 51,4 % (produits pétroliers : 38,9 %, gaz naturel : 11,7 %, charbon : 0,8 %), celle de biomasse et de déchets pour 10,3 %, l'électricité pour 19,8 % et la chaleur de réseau pour 18,4 %. En 29 ans, les combustibles fossiles ont reculé de 17 % alors que la biomasse et les déchets ont progressé de 148 %, la chaleur de réseau de 41 % et l'électricité de 10 %[1].

La consommation finale d'énergie (corrigée des variations climatiques) au Danemark a atteint 614,75 PJ en 2015, à 1,8 % seulement au-dessus de son niveau de 1990 ; elle avait culminé à 665,9 PJ en 2005[é 5].

Répartition de la consommation finale d'énergie (PJ)
Source 1980 % 1990 2000 2010 2012 2013 2014 2015 % var.
1980-2015
Pétrole 430,7 70,7 % 321,9 312,4 283,6 264,0 260,1 256,7 260,0 42,3 % -40 %
Gaz naturel 0 - 50,1 72,7 67,6 65,1 65,1 63,5 62,3 10,1 % ns
Charbon 21,6 3,5 % 17,2 12,4 5,6 4,8 5,4 5,5 5,0 0,8 % -77 %
Déchets n.r.* 0,3 0,05 % 0,5 0,8 0,9 0,9 0,9 1,0 0,9 0,1 % +201 %
EnR thermiques 15,9 2,6 % 27,8 32,2 53,6 60,2 61,1 64,9 70,0 11,4 % +339 %
Électricité 78,4 12,9 % 103,2 117,6 114,7 114,3 111,9 110,6 110,8 18,0 % +41 %
Chauffage urbain 57,7 9,5 % 81,7 102,1 106,7 109,0 105,6 106,0 105,2 17,1 % +82 %
Gaz manufacturé 4,9 0,8 % 1,7 0,7 0,5 0,5 0,5 0,6 0,6 0,1 % -88 %
Total consommation finale 609,6 100 % 604,1 650,8 633,2 638,2 610,7 609,0 614,8 100 % +0,8 %
Source : Danish Energy Agency, Energy Statistics 2014[é 5].
* part non renouvelable des déchets (la part renouvelable est dans les EnR).

La consommation finale d'énergie du Danemark se caractérise avant tout par sa stabilité exceptionnelle ; en fait, elle avait légèrement augmenté jusqu'en 2007 (+4 %), puis est retombée de 7 % sous l'effet de la crise.

Le pétrole reste prédominant, mais décline progressivement en faveur du gaz, des énergies renouvelables thermiques (bois, biogaz, etc) et du chauffage urbain ; l'électricité a progressé de 115,5 % entre 1972 et 2006, puis a régressé de 7,8 % en 6 ans ; le gaz naturel est monté en flèche de ses débuts en 1982 jusqu'à son apogée en 1996 (à 11,4 %) puis s'est stabilisé autour de 11 %.

Consommation finale par secteur[modifier | modifier le code]

Consommation finale d'énergie par secteur au Danemark, 1972-2011
source données : Agence Danoise de l'Énergie

L'utilisation de l'énergie se répartit par secteur comme suit en 2019[1] :

  • usages non énergétiques : 1,5 % ;
  • transport : 31,7 % ;
  • industrie : 16,5 % ;
  • résidentiel : 30,9 % ;
  • tertiaire : 14,3 % ;
  • agriculture, sylviculture, pêche : 5,1 %.

De 1990 à 2019, le secteur des transports a vu sa consommation finale progresser de 24 %, celui du tertiaire de 12 % et le résidentiel de 4 % ; l'industrie a baissé de 17 %, l'agriculture de 21 % et les usages non énergétiques de 34 %.

Les consommations des ménages et de l'industrie ont baissé au cours des années 1970 et 1980, puis sont restées stables (en dehors des fluctuations dues aux températures pour les ménages) ; la crise de 2008 a fait plonger l'industrie de 21 % entre 2006 et 2012.

La consommation des transports a progressé fortement sur toute la période, sauf en 1980-81 et surtout lors de la crise : -8,6 % de 2007 à 2012. La route représente 76,2 % de la consommation des transports, suivie par l'aviation : 18,2 %, le cabotage : 2,7 % et le rail : 2,3 %. Depuis 1980, la route a progressé de 58,6 %, l'aviation de 61,8 % et le cabotage de 0,9 % ; le rail a reculé de 4,6 %[é 5].

De 1990 à 2015, la consommation d'essence a baissé de 19,4 %, celle de diesel a augmenté de 77,7 % et celle de carburéacteur de 34,5 %[é 6].

La consommation d'énergie des transports se répartissait en 2015 en 75,4 % pour les transports de passagers et 23,9 % pour le fret (solde : transports militaires). Ces consommations ont progressé de 30,6 % pour les transports de passagers et 6,4 % pour le fret entre 1990 et 2015[é 7].

Les consommations pour le chauffage des logements sont restées quasiment inchangées de 1990 à 2015 : +1 %, mais cette stabilité résulte d'une augmentation de 22,4 % des surfaces chauffées et d'une baisse de 17,5 % de la consommation d'énergie par mètre carré ; les modes de chauffage des 2,79 millions de logements danois se répartissaient, au , en :

  • chauffage urbain : 63,2 % :
  • chaudières à gaz naturel : 15,4 % ;
  • chaudières au fioul : 10,7 % ;
  • autres : 10,7 % (pompes à chaleur, chauffage électrique, chaudières à bois)[é 8].

Principaux acteurs[modifier | modifier le code]

logo de Ørsted
  • Ørsted (ex-DONG Energy), opérateur historique de la production de gaz et d'électricité, fondé par l'État danois en 1972 sous le nom de Dansk Naturgas A/S pour exploiter les gisements de gaz de Mer du Nord, a étendu ses activités à la production d'électricité, puis fusionné en 2005 avec 5 autres compagnies danoises d'énergie[17] ; l'État danois contrôle 80 % du capital[18] et doit en conserver la majorité jusqu'en 2025. DONG Energy emploie 7000 salariés et a réalisé en 2012 un chiffre d'affaires de 9 Mds €. Sa branche exploration-production produit 78 000 barils équivalent pétrole/jour de pétrole et gaz, et vise un objectif de 150000 bep/j en 2020[19] ; sa branche production thermique exploite 13 centrales (10 au Danemark, 1 aux Pays-Bas, 1 en Norvège et 1 au Royaume-Uni - total : 6 000 MW) et 3 unités d'incinération de déchets (67 MW) ; ces centrales ont assuré en 2012 48 % de la production d'électricité de Dong, le reste provenant d'éoliennes et de centrales hydroélectriques en Suède ; Dong remplace progressivement le charbon par de la biomasse (bois, paille) afin de réduire ses émissions de CO2 ; la branche éolienne gère des parcs éoliens depuis 20 ans et en 2012 emploie 1950 employés pour gérer des éoliennes au Danemark, au Royaume-Uni, en Suède, Norvège, Pologne et France ; elle a construit 1,7 GW d'éoliennes offshore, soit 38 % de la capacité éolienne offshore de l'Europe et son objectif 2020 est de 6,5 GW ; sa branche ventes et distribution fournit en électricité un million de clients et en gaz 120 000 clients ; ses ventes d'électricité 2012 ont atteint 7,5 TWh, et ses ventes de gaz 36,8 TWh, dont 25 % au Danemark, 46 % au Royaume-Uni et 20 % aux Pays-Bas ; sa part de marché au Danemark est de 20 % ; dans la distribution, sa part est de 30 % (19 000 km de réseaux ; les lignes aériennes sont progressivement remplacées par des câbles souterrains) ; la branche trading emploie 320 personnes.
logo de VESTAS
  • Vestas Wind Systems A/S[20] était depuis 2000 et jusqu'en 2011 le plus grand fabricant mondial d'éoliennes ; il aurait cédé la première place à l'américain General Electric Wind en 2012 ; Vestas a souffert de difficultés (perte nette de 963 millions d'euros en 2012) après avoir surestimé la croissance du secteur des éoliennes, mais son activité a continué à croître (6,2 GW installés en 2012 contre 5,2 GW en 2011 ; le chiffre d'affaires est en hausse de 23 % à 7,2 Mds €) et après quatre plans de restructuration successifs le groupe a réduit sa masse salariale de 22 %[21]. Vestas a joué un rôle de pionnier dans le secteur, installant sa première turbine (30 kW)en 1979. En 2013, son catalogue va de 2 MW à 8 MW : Vestas a installé à Østerild, au nord du pays, son prototype d’éolienne de 8 MW, la V164 ; avec une hauteur de mât de 140 m et un rotor de 164 m de diamètre, cette éolienne remporte le record de puissance au niveau mondial, précédemment établi à 7,5 MW par Enercon ; la V164 est destinée à l’offshore et doit entrer en production de série à partir de 2015[22].
  • Energinet.dk, entreprise d'État dépendant du Ministère danois du Climat, de l'Énergie et de la Construction, gestionnaire des réseaux de transport de gaz et d'électricité, exploite 800 km de gazoducs et le réseau danois de transport d'électricité (en 400 kV : 1 180 km de lignes aériennes, 228 km de câbles souterrains et 163 km de câbles sous-marins ; et en 150/132 kV)[23].

Secteur de l'électricité et du chauffage urbain[modifier | modifier le code]

Au Danemark, les secteurs de la production d'électricité et de la production de chaleur pour les réseaux de chauffage urbain sont indissolublement liés, la majeure partie des centrales étant des centrales de cogénération : en 2015, 79,1 % de l'électricité thermique était produite conjointement avec de la chaleur ; ce pourcentage était de 36,8 % en 1990, 55,9 % en 2000 et 61 % en 2010 ; le chauffage urbain était approvisionné à 67,4 % par ces centrales de cogénération (55,8 % en 1990 et 81,6 % en 2000)[é 9].

Organisation du secteur[modifier | modifier le code]

Jusqu'à la fin des années 1990, l'électricité était entièrement contrôlé par un monopole d'état. Au cours de la première moitié des années 1990, l'industrie a revendiqué le droit de choisir ses fournisseurs d'électricité, puis l'Union européenne a publié sa première directive sur le marché intérieur de l'électricité, demandant aux états d'ouvrir le secteur électrique à la concurrence ; une première étape de libéralisation en 1998 a concerné seulement les grands comptes (> 100 GWh), puis en une nouvelle loi sur la fourniture d'électricité a organisé l'ouverture à la concurrence : libre accès au réseau, séparation des activités de monopole (réseaux) et des activités concurrentielles (production et fourniture), en trois étapes dont la dernière aboutit à l'ouverture complète le  ; l'État ne possède plus que l'opérateur de réseaux Energinet.dk qui gère le marché de l'électricité conjointement avec ses confrères scandinaves et baltes[24] ; il conserve aussi une part majoritaire dans l'opérateur historique DONG Energy jusqu'à 2025.

Production d'électricité[modifier | modifier le code]

Production d'électricité au Danemark par source
Source données : Agence internationale de l’énergie[25]

Sur le graphique ci-contre, les pics de 1996, 2003 et 2006 correspondent à des soldes exportateurs exceptionnellement élevés (années de faible hydraulicité en Suède et Norvège).

Production brute d'électricité (GWh)
Source 1990 % 2000 % 2010 % 2015 2020 % var.
2020/1990
Charbon 23 558 90,7 % 16 673 46,2 % 17 006 43,8 % 7 105 3 062 10,7 % -87 %
Pétrole 882 3,4 % 4 439 12,3 % 774 2,0 % 313 263 0,9 % -70 %
Gaz naturel 694 2,7 % 8 774 24,3 % 7 906 20,3 % 1 816 1 184 4,1 % +71 %
Total fossiles 25 134 96,7 % 29 886 82,9 % 25 686 66,1 % 9 234 4 509 15,7 % -82 %
Hydroélectricité 28 0,1 % 30 0,1 % 21 0,1 % 18 16 0,06 % -43 %
Éolien 610 2,3 % 4 241 11,8 % 7 809 20,1 % 14 133 16 353 56,9 % +2581 %
Solaire 0 1 ε % 6 0,02 % 604 1 181 4,1 % ns
Biomasse 148 0,6 % 620 1,7 % 3 680 9,5 % 3 263 4 973 17,3 % +3260 %
Déchets renouv. 39 0,2 % 680 1,9 % 913 2,3 % 919 945 3,3 % +2323 %
Total énergies renouvelables '825 3,2 % 5 572 15,5 % 12 429 32,0 % 18 937 23 468 81,6 % +2745 %
Déchets non renouv.* 23 0,1 % 556 1,5 % 747 1,9 % 751 773 2,7 % +3261 %
Total 25 982 100 % 36 053 100 % 38 862 100 % 28 941 28 750 100 % +11 %
Source : Agence internationale de l’énergie[25].
* part non renouvelable des déchets urbains.
Puissance installée électrique (MW) au 31/12
Type de centrale 1994 2000 2005 2010 2013 2014 2015 var.
2015/1994
Centrales de grande taille 9 126 8 160 7 710 7 175 5 964 5 689 5 689 -37,7 %
- électriques pures 2 186 1 429 834 840 841 841 841 -61,5 %
- cogénération 6 940 6 731 6 877 6 335 5 123 4 848 4 848 -30,1 %
Centrales de petite taille 773 1 462 1 579 1 819 1 814 1 822 1 837 +138 %
Autoproducteurs 339 574 657 638 618 616 619 +82,6 %
Hydroélectricité 8 10 11 9 9 9 7 -17 %
Éolien 521 2 390 3 128 3 802 4 820 4 888 5 075 +874 %
Solaire 0 1 3 7 571 607 782 ns
Total 10 767 12 598 13 088 13 450 13 795 13 630 14 010 +30,1 %
Source : Danish Energy Agency, Energy Statistics 2014[é 9].

La part des grandes centrales décroit au bénéfice des petites installations. La cogénération domine largement. La puissance installée des éoliennes et du solaire doit être pondérée par leur facteur de charge.

Production de chaleur (chauffage urbain)[modifier | modifier le code]

En 2019, les livraisons de chaleur par les réseaux de chauffage urbain se sont élevées à 103,9 PJ, soit 18,4 % de la consommation finale d'énergie[1]. En 2020, cette chaleur provenait à 17,6 % des combustibles fossiles (charbon : 5,8 %, pétrole : 0,7 %, gaz naturel : 11,1 %), à 64,9 % des énergies renouvelables (biomasse : 49,9 %, déchets renouvelables : 13,0 %, solaire thermique : 2,0 %, géothermie ; 0,02 %), à 10,6 % des déchets non renouvelables et à 6,9 % d'autres énergies[25].

En 2015, les centrales de cogénération et les centrales de production de chaleur ont produit pour le chauffage urbain 127,6 PJ (soit un peu plus que la production d'électricité : 101,2 PJ), dont 20,4 % de charbon ; 18,5 % à partir de gaz naturel ; 1,1 % de pétrole ; 9,6 % de déchets (part non renouvelable) ; 2,0 % de chaleur résiduelle issue des process industriels et 0,6 % d'électricité ; et 47,7 % de sources d'énergie renouvelables, surtout de la biomasse (45,3 %, dont bois 24,7 %, paille 8,5 %, déchets 11,7 %, etc), du biogaz : 1,6 % et du solaire thermique : 0,7 % ; cette production est bien évidemment très sensible au climat : ainsi, en 2010, année froide, elle a bondi de 15,3 % avant de retomber en 2011 de 12 %, et en 2014, année du record de chaleur, elle a chuté de 10 % ; depuis 1994, la production de chaleur a progressé de 12,8 % ; le charbon a reculé de 53,3 %, le gaz naturel de 7,1 %, le pétrole de 78 % ; les déchets ont progressé de 101 % et les renouvelables de 264 %, en particulier le bois : +628 %[é 10].

Selon le réseau Zero Waste Europe, le Danemark incinérait 80 % de ses déchets en 2013, à cause d'un système d'incitations favorisant plus l'incinération que le recyclage. Mais le nouveau plan de gestion des déchets présenté en intitulé « Danemark sans déchets - recycler plus, incinérer moins » prévoit une série de mesures pour rectifier ce déséquilibre[26].

Thermique classique[modifier | modifier le code]

Centrale au charbon Asnæs de DONG Energy à Kalundborg.

Les centrales thermiques à combustible fossile totalisent une puissance installée de 5 689 MW en 2015, en baisse de 37,7 % par rapport à 1990. La plupart sont des centrales de cogénération : 4 848 MW[é 9]. Elles ont produit 34,5 % de l'électricité danoise en 2015 : charbon 24,5 %, pétrole : 1,1 %, gaz naturel : 6,3 %, déchets (non renouvelables) : 2,6 %[é 11].

La plus grande centrale thermique du Danemark est la centrale au charbon Asnæs à Kalundborg, dont la puissance installée est de 1 057 MW. Elle appartient à l'opérateur historique danois DONG Energy.

Une liste des centrales thermiques danoises est disponible : List of power stations in Denmark (en).

Énergies renouvelables[modifier | modifier le code]

Production d'électricité renouvelable au Danemark, 1994-2011
source données : Agence Danoise de l'Énergie

En 2021, la part de l'éolien et du solaire dans la production d'électricité du Danemark atteint 52 %[27]. Le gouvernement prévoit de multiplier par quatre sa production d'énergie solaire et éolienne terrestre d'ici 2030 et augmenter la production d'énergie éolienne en mer d'un à quatre gigawatts[13].

Les énergies renouvelables assuraient 56,0 % de la production d'électricité danoise en 2015 (53,4 % en 2014, 34,8 % en 2010, 15,9 % en 2000)[é 11], ainsi que 47,7 % de la production de chaleur pour le chauffage urbain[é 10] ; l'éolien est largement en tête (48,8 %) pour l'électricité, mais la contribution de la biomasse (bois, paille, déchets, biogaz) est substantielle : 12,9 % de la production électrique et 45,3 % de celle de chaleur, alors que l'hydroélectricité est marginale et le solaire encore en début de démarrage.

Éoliennes[modifier | modifier le code]

Solaire[modifier | modifier le code]

Irradiation solaire globale et potentiel photovoltaïque pour des modules d'inclinaison optimale.

En 2021, le Danemark a installé 312 MWc[28].

La production d'énergie solaire était en 2015 de 3 604 TJ, soit 2,3 % de la production totale d'énergie renouvelable et 0,5 % de la production totale d'énergie primaire[é 1], dont 2 175 TJ d'électricité, soit 1,2 % de la production totale d'électricité[é 12].

Production d'énergie solaire (térajoules)
TJ 1980 1990 2000 2005 2010 2012 2013 2014 2015 Variation
2015/1990
Production primaire[é 1] 50 100 335 419 657 1 254 2 890 3 409 3 604 +3511 %
dont électricité[é 12] 4 8 22 374 1 863 2 144 2 175 ns
Source : Danish Energy Agency, Energy Statistics 2015.

En 2014, le Danemark a installé seulement 39,4 MWc en photovoltaïque contre 360 MWc en 2012 et 155 MWc en 2013 ; sa puissance cumulée de 603 MWc fin 2014 la classe au 14e rang européen ; une modification du système de net metering[n 6] a causé la chute du marché[29].

Le Danemark a atteint dès 2012 l'objectif gouvernemental 2020 de 200 MWc de cellules solaires. En 2012, 36 MW sont installés chaque mois. Le secteur énergétique danois estime que cette tendance va aboutir à 1 000 MW en 2020 et 3 400 MW en 2030[30].

Parc solaire de Marstal (18 365 m2).

Le Danemark est de loin le premier pays européen en termes de développement des centrales de chauffage solaire. Fin 2012, 193 MWth étaient en fonctionnement dans le pays pour un total de 37 centrales. L'Allemagne arrive deuxième en Europe avec 27,3 MWth installés répartis en 21 centrales. Plusieurs facteurs permettent d'expliquer l'explosion du nombre de centrales au cours des dernières années, notamment les taxes élevées sur les énergies fossiles ainsi que la forte décentralisation du système de production énergétique[31], s'appuyant notamment sur des réseaux de chaleur largement développés, pour couvrir les besoins en eau chaude sanitaire et en chauffage du pays.

Cette capacité est amenée à augmenter très fortement dans les années à venir. Dans un document de planification à long terme paru en 2010, les compagnies danoises de distribution de chaleur envisagent d'ici 2020 de construire de nouvelles centrales solaires, pour atteindre une surface de 4 millions de mètres carrés de panneaux solaires installés, et de continuer le développement jusqu'à 8 millions de mètres carrés d'ici 2030. Cela permettrait de couvrir 10 % de la chaleur produite par ces entreprises de distribution[32].

Transport et distribution[modifier | modifier le code]

Station de transformation de Amager, architecte : hans chr. hansen, 1901-1978

Le réseau danois de transport se compose de 1 508 km de lignes à très haute tension (400 kV), dont 371 km de câbles souterrains ou sous-marins, et 702 km de lignes à haute tension (220-285 kV), dont 231 km de câbles[33]. Il est interconnecté avec les réseaux des trois pays voisins : Allemagne, Norvège et Suède. Il appartient à Energinet.dk, entreprise publique gérée par le Ministère danois du Climat, de l'Énergie et de la Construction[34].

Consommation d'électricité[modifier | modifier le code]

La consommation danoise d'électricité par habitant était de 5 798 kWh en 2019, supérieure de 78 % à la moyenne mondiale : 3 265 kWh, mais inférieure de 18 % à celle de la France (7 043 kWh), de 12 % à celle de l'Allemagne (6 606 kWh) et de 55 % à celle des États-Unis (12 744 kWh)[2].

En 2020, la consommation finale d'électricité[25] se répartissait en :

  • industrie : 26,0 % ;
  • transport : 1,7 % (rail) ;
  • résidentiel : 32,4 % ;
  • services : 34,2 % ;
  • agriculture : 5,5 %.

Consommation de chaleur[modifier | modifier le code]

En 2020, la consommation finale de chaleur de réseau[25] se répartissait en :

  • industrie : 3,1 % ;
  • résidentiel : 65,3 % ;
  • services : 30,1 % ;
  • agriculture : 1,5 %.

Échanges internationaux[modifier | modifier le code]

Station de transformation de Konti-Skan près de Vester Hassing (haute tension, courant continu) pour les échanges d'électricité avec la Suède.

Le Danemark est interconnecté avec les trois pays voisins :

  • la Norvège : 3 câbles sous-marins partant de Tjele vers Kristiansand (2 en 250 kV, un en 350 kV) avec une capacité totale de 850 MVA ;
  • la Suède : 6 câbles sous-marins partant de Vester Hassing vers Lindome (285 kV), de Gørløsegård vers Söderåsen (400 kV), de Hovegård vers Söderåsen (400 kV), de Bornholm vers Borrby (60 kV) et de Teglstrupgård vers Mörarp (130 kV), avec une capacité totale de 2 750 MVA ;
  • l'Allemagne : 6 lignes dont 3 partant de Kasso (220 kV et 2x380 kV) vers Flensburg et Audorf, 2 de Ensted (220 kV et 150 kV) vers Flensburg et 1 de Bjæverskov vers Bentwisch en 400 kV, avec une capacité totale de 2 680 MVA[33].

D'ici 2019 une nouvelle interconnexion de 700 MW connectera le Danemark aux Pays-Bas, via un câble sous-marin nommé COBRA[35].

Les échanges internationaux d'électricité du Danemark sont très variables, en fonction des prix sur le marché des échanges d'électricité scandinave, Nordpool, qui est à son tour influencé par les fluctuations des précipitations sur la Norvège et la Suède, où la production électrique est dominée par l'hydroélectricité. D'une année à l'autre, les échanges varient fortement et peuvent s'inverser ; ainsi, le Danemark a été importateur net en 1990, 1992 et 1993, mais exportateur en 1991, puis toutes les années de 1994 à 2007, sauf 2000 et 2005 ; les soldes nets globaux sont restés faibles jusqu'en 2011, puis sont devenus largement importateurs en 2012, 2014 et 2015, mais les soldes par pays varient fortement ; en 2015, le solde importateur atteignait 21,3 PJ, soit 5,9 TWh, dont 17,8 PJ de Norvège et 13,1 PJ de Suède, moins 9,7 PJ de solde exportateur avec l'Allemagne[é 12].

En 2012, le Danemark a été globalement importateur de 5,4 TWh, ce solde résultant d'importations nettes de Norvège (4,8 TWh) et de Suède (7,4 TWh) et d'exportations nettes vers l'Allemagne (6,7 TWh), mais en 2013 les flux se sont inversés : le solde est légèrement importateur (0,3 TWh), mais il résulte d'exportations nettes vers la Norvège (0,3 TWh) et la Suède (2 TWh) et d'importations nettes de l'Allemagne (2,5 TWh) ; on remarque que les soldes s'étaient déjà inversés entre 2010 et 2011, et que pour chaque pays les flux sont importants dans chaque sens ; au niveau mensuel également, les variations sont très importantes. Ces échanges jouent donc bien leur rôle d'optimisation des mix énergétiques à très court terme.

Échanges physiques extérieurs d'électricité du Danemark
GWh 2011[33] 2014[36] 2018[37]
Pays Import Export Solde Import Export Solde Import Export Solde
Drapeau de l'Allemagne Allemagne 2 906 5 055 -2 149 3 983 4 529 -546 5 818 4 421 1 397
Drapeau de la Norvège Norvège 3 600 2 414 +1 186 4 108 1 461 +2 647 5 096 2 605 2 491
Drapeau de la Suède Suède 5 141 2 807 +2 334 4 694 3 811 +883 4 752 3 387 1 365
Total 11 647 10 276 +1 371 12 785 9 801 +2 984 15 606 10 413 5 193
soldes : + = importateur ; - = exportateur

Prix de l'électricité[modifier | modifier le code]

La base de données d'Eurostat[38] fournit les prix moyens de l'électricité pour consommateurs domestiques (2500 à 5 000 kWh) au 2e semestre 2013 :

  • hors taxes : 0,124 9 /kWh (moyenne UE-28 : 0,1381 ; Allemagne : 0,1489 ; France : 0,1099)
  • toutes taxes comprises : 0,293 6 /kWh (moyenne UE-28 : 0,2009 ; Allemagne : 0,2921 ; France : 0,1589)

Les taxes majorent le prix HT de 135 % au Danemark (moyenne UE-28 : 45 % ; Allemagne : 96 % ; France : 45 %).

Pour les consommateurs industriels (500 MWh à 2 000 MWh) :

  • hors taxes : 0,087 1 /kWh (moyenne UE-28 : 0,0931 ; Allemagne : 0,0905 ; France : 0,0661)
  • toutes taxes comprises : 0,242 1 /kWh (moyenne UE-28 : 0,1438 ; Allemagne : 0,1727 ; France : 0,0942)

Les taxes majorent le prix HT de 178 % au Danemark (moyenne UE-28 : 54 % ; Allemagne : 91 % ; France : 43 %).

Le prix de l'électricité au début 2016 pour les ménages était composé de 41,5 % de prix HT et 58,5 % de taxes diverses (TVA, taxe sur l'électricité, taxe sur la distribution d'électricité, contribution aux économies d'électricité, taxe carbone)[é 13].

Impact environnemental[modifier | modifier le code]

Les émissions de CO2 liées à l'énergie du Danemark étaient de 4,87 tonnes de CO2 par habitant en 2019, niveau supérieur de 11 % à la moyenne mondiale : 4,39 t/hab, de 12 % à celui de la France : 4,36 t/hab et de 49 % à celui de la Suède : 3,27 t/hab, mais inférieur de 37 % à celui de l'Allemagne : 7,75 tonnes/hab et de 66 % à celui des États-Unis : 14,44 t/hab[2]. Les émissions danoises se situaient 13,4 % au-dessous de la moyenne de l'Union européenne en 2018 : 6,26 t/hab[39].

L'Agence internationale de l’énergie fournit la répartition de l'ensemble des émissions par secteur de consommation (après ré-allocation des émissions de la production d'électricité et de chaleur aux secteurs de consommation) :

Émissions de CO2 liées à l'énergie par secteur de consommation*
Émissions 2017 part du secteur Émissions/habitant Émiss./hab. UE-28
Secteur Millions tonnes CO2 % tonnes CO2/hab. tonnes CO2/hab.
Secteur énergie hors élec. 2,3 7 % 0,40 0,40
Industrie et construction 5,1 16 % 0,88 1,58[n 7]
Transport 12,1 39 % 2,09 1,85[n 8]
dont transport routier 11,0 35 % 1,90 1,72
Résidentiel 6,5 21 % 1,12 1,36[n 9]
Tertiaire 3,6 12 % 0,62 0,92
Total 31,3 100 % 5,42 6,26
Source : Agence internationale de l'énergie[39]
* après ré-allocation des émissions de la production d'électricité et de chaleur aux secteurs de consommation

Les émissions de gaz à effet de serre liées à l'énergie au Danemark (ajustées)[n 3] sont passées de 62,4 Mt CO2 (millions de tonnes de CO2) en 1980 à 40 Mt CO2 en 2016, en baisse de 36 %[3].

En 2015, les émissions observées de gaz à effet de serre liées à l'énergie s'élevaient à 36,4 Mt ; 43 % ont été émises au stade de la production primaire et de la transformation et 57 % au stade de la consommation finale (transport : 34 %, industrie : 12 %, ménages et services : 12 %)[é 14] ; les émissions de CO2 dues à l'énergie s'élevaient à 35,2 Mt et, après correction pour variations de températures et importations d'électricité, à 39,2 Mt, dont 6 % émises au stade de la production primaire, 36,5 % au stade de la transformation (production d'électricité : 28 %, production de chaleur : 8,5 %) et 57,5 % au stade de la consommation finale (transport : 37 %, industrie+agriculture : 13 %, ménages : 6 % et services : 2 %) ; par combustible : 50 % pétrole, 20 % gaz naturel, 26 % charbon, 4 % déchets[é 15].

L'énergie dans l'économie[modifier | modifier le code]

Les dépenses d'énergie (taxes comprises) ont atteint 142 milliards de couronnes (DKK) en 2014, dont 79,8 pour les ménages, 18,8 pour l'industrie et l'agriculture et 27,4 pour les services[é 16].

Les taxes sur l'énergie (y compris taxe carbone et taxes sur le SO2) totalisaient 37,8 Mds DKK en 2015, soit 4,0 % des revenus fiscaux du Danemark ; les principales contributions provenaient de l'électricité : 11,5 Mds DKK, du diesel : 9,4 Mds DKK, de l'essence : 7,4 Mds DKK et des taxes carbone : 4,2 Mds DKK[é 17]. Les taxes sur l'énergie (à l'origine : sur l'électricité et le pétrole) ont été créées en 1977 pour inciter les consommateurs à économiser l'énergie ; depuis, elles ont été augmentées à plusieurs reprises et étendues au charbon et au gaz ; en 1992, des taxes sur le CO2 ont été ajoutées ; l'industrie est exonérée en tout ou partie de ces taxes afin d'éviter de la défavoriser dans la compétition internationale. Le niveau de ces taxes est beaucoup plus élevé que dans les autres pays, sauf dans le secteur du transport où elles sont à un niveau proche de celui de l'Allemagne. L'Accord sur l'Énergie de 2012 entre les partis politiques ayant décidé d'aller vers la disparition des combustibles fossiles, ces taxes risquaient de rapporter de moins en moins ; une "taxe de sécurité d'approvisionnement" a donc été créé sur toutes les énergies, renouvelables comprises, utilisées pour le chauffage. Sur les 40 Mds DKK de taxes sur l'énergie, 45 % sont supportés par les transports, près de 50 % par le chauffage et l'électricité et 8 % par les process industriels[24].

Le déficit de la balance commerciale des produits énergétiques (hors gaz) était de 8 Mds DKK en 2013 (charbon : -2,4 Mds DKK, électricité : -1 Md DKK, biomasse : -2,5 Mds DKK), contre un excédent de 2,6 Mds DKK en 2012 ; ce solde a culminé à 30 Mds DKK en 2006[r 2].

Les dépenses pour obligations de service public (équivalent danois de la CSPE) ont atteint 8,3 Mds DKK en 2015 contre 7,3 Mds DKK en 2014, 4,7 Mds DKK en 2012 et 3,3 Mds DKK en 2011 ; cette forte hausse est due à la progression de la production éolienne et surtout à la baisse des prix de marché de l'électricité, sur la base desquels sont calculées ces dépenses ; le soutien aux énergies renouvelables représentait 8,0 Mds DKK en 2015, dont 4,7 Mds DKK pour l'éolien, 1 Md DKK pour la biomasse et 2,3 Mds DKK pour les petites cogénérations[é 17].

La valeur du pétrole brut produit en Mer du Nord a été de 20,1 Mds DKK en 2015, contre 33,6 Mds DKK en 2014, et celle du gaz naturel de 4,8 Mds DKK contre 7,1 Mds DKK en 2014 ; par rapport à 1990, malgré la baisse des prix de 2015, ces valeurs ont été multipliées par plus de trois[é 18].

Les exportations de technologies et équipements énergétiques (éoliennes, canalisations de chauffage urbain, pompes, thermostats, etc) ont connu un pic à 69,7 Mds DKK en 2008, puis ont chuté en 2009-10 et ont repris leur progression, culminant à 74,4 Mds DKK en 2014 et reculant à 71,4 Mds DKK en 2015 ; elles représentent 11 % des exportations danoises[é 18].

En 2015, le prix spot du marché de l'électricité Nordpool a chuté à 0,16 DKK/kWh contre 0,22 DKK/kWh en 2014 et 0,28 DKK/kWh en 2013 ; ses variations dépendent surtout des températures et du niveau d'eau des barrages nordiques ; au 1er semestre 2016 il est remonté à 0,18 DKK/kWh[é 19].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. y compris condensats et liquides de gaz naturel.
  2. ressources contingentes : techniquement récupérables, mais économiquement non rentables dans les conditions actuelles.
  3. a et b corrigées des variations climatiques et de l'énergie contenue dans le solde net exportateur d'électricité.
  4. ou : approvisionnement en énergie primaire.
  5. ou : consommation totale d'énergie primaire.
  6. comptage net : électricité consommée moins électricité auto-produite.
  7. en France : 0,81 t/hab (18 %) ; en Allemagne : 2,70 t/hab (31 %).
  8. en France : 1,89 t/hab ; en Allemagne : 2,05 t/hab
  9. en France : 59,4 Mt (19 %), soit 0,89 t/hab

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d et e p. 5
  2. a b c d et e p. 4
  3. a b et c p. 6
  4. p.20
  5. a b et c p.22
  6. p. 25
  7. p. 26
  8. p. 36
  9. a b et c p. 14
  10. a et b p. 17
  11. a et b p. 12
  12. a b et c p. 13
  13. p. 49
  14. p.41
  15. tab.40
  16. p. 44
  17. a et b p. 45
  18. a et b p. 46
  19. p. 47
  1. a et b p. 4
  2. p. 45
  • autres références :
  1. a b c d e f g et h (en)Data and statistics : Denmark - Balances 2019, Agence internationale de l'énergie, 12 septembre 2020.
  2. a b c d e et f (en) Agence internationale de l'énergie (AIE - en anglais : International Energy Agency - IEA), Key World Energy Statistics 2021, septembre 2021, [PDF] (pages 60 à 69).
  3. a b c d e f et g (en)[PDF]Key Figures from DEA's Preliminary Energy Statistics 2016, Agence danoise de l'Énergie, consulté le 23 janvier 2018
  4. (en)Wind turbines in Denmark, p. 8, sur le site de l'Agence Danoise de l'Énergie.
  5. (en)The wind turbine industry : a historical flagship, p. 4 et 5, sur le site de l'Agence Danoise de l'Énergie.
  6. (en)Energy Agreements, sur le site du Ministère danois du Climat, de l'Énergie et de la Construction.
  7. Énergies renouvelables: le Danemark veut être 100% vert d’ici 2050, sur le site SmartPlanet.
  8. Le Danemark révise ses ambitions vertes à la baisse, Les Échos, 3 avril 2016.
  9. Le Danemark cessera d'extraire pétrole et gaz en 2050, Les Échos, 6 décembre 2020.
  10. a et b (en) [PDF] BP Statistical Review of World Energy 2019 - 68th edition, BP, 11 juin 2019.
  11. a et b (en)Oil and Gas Production in Denmark 2013, Danish Energy Agency, juin 2014.
  12. a et b (da)[PDF]Energistatistik 2014, Agence danoise de l'Énergie, novembre 2015 (voir page 4).
  13. a et b Le Danemark dévoile son plan pour se passer du gaz russe, Les Échos, 19 avril 2022.
  14. (en)[PDF]Energy Statistics Report 2012, sur le site de l'Agence danoise de l'Énergie.
  15. [PDF] EurObserv'ER Baromètre éolien 2017, février 2017 (voir pages 6 et 10)
  16. Danemark: nouveau record du monde de consommation d'énergie éolienne en 2015, Sciences et Avenir, 18 janvier 2016.
  17. (en)Background, sur le site de DONG Energy.
  18. (en)Ownership (Actionnariat), sur le site de DONG Energy.
  19. (en)activities Business activities, sur le site de DONG Energy.
  20. (en)about VESTAS, site de Vestas.
  21. Vestas, le roi déchu du vent, sur le site de la Tribune.
  22. Danemark : un pays dans le vent, site du Journal des Énergies Renouvelables consulté le 23 février 2014.
  23. (en)Electricity facilities, sur le site d'Energinet.
  24. a et b (en)[PDF]Energy policy in Denmark, sur le site de l'agence Danoise de l'Énergie.
  25. a b c d et e (en)Data and statistics : Denmark - Electricity 2020, Agence internationale de l’énergie, octobre 2021.
  26. (en) (The story of) Denmark’s transition from incineration to Zero Waste, zerowasteeurope.eu, 27 janvier 2014.
  27. Electricité : l'éolien et le solaire ont atteint 10 % de la production mondiale, une première, Les Échos, 30 mars 2022.
  28. (en) 2022 Snapshot of Global PV Markets, Agence internationale de l'énergie-PVPS, avril 2022.
  29. (en) A Snapshot of Global PV : 2014, IEA-PVPS, 30 mars 2015.
  30. (en)Denmark reaches 2020-goal for solar energy before time, sur le site du Ministère danois des Affaires Etrangères, 12.09.2012.
  31. (en) Franz Mauthner et Werner Weiss, « Solar Heat Worldwide - Markets and Contribution to the Energy Supply 2011 (Edition 2013) », sur www.iea-shc.org, (consulté le ), p. 42.
  32. (da) Rambøll et Université d'Aalborg, « Varmeplan Danmark 2010 », sur www.fjernvarmen.dk, (consulté le ), p. 124.
  33. a b et c (en)ENTSO-E Statistical Yearbook 2011, sur le site d'ENTSO-E (European Network of Transmission System Operators for Electricity).
  34. (en)Présentation d'Energinet.dk, sur le site d'Energinet.dk.
  35. (en) Energinet.dk, « Siemens and Prysmian will build the COBRA interconnection between Denmark and the Netherlands », sur energinet.dk, (consulté le ).
  36. (en)Statistical factsheet 2014, ENTSO-E, consulté le 10 janvier 2016.
  37. (en)Statistical factsheet 2018, ENTSO-E, 14 juin 2019.
  38. accès à la base de données Eurostat, sur le site d'Eurostat.
  39. a et b (en) CO2 Emissions from Fuel Combustion 2019 Highlights (pages 99 et 114), Agence internationale de l'énergie, 15 novembre 2019 [PDF].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]