Énergie en Finlande

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Énergie en Finlande
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Centrale hydroélectrique de Merikoski sur le fleuve Oulujoki.
Bilan énergétique (2019)
Offre d'énergie primaire (TPES) 33,9 M tep
(1 419,1 PJ)
par agent énergétique électricité : 28,2 %
pétrole : 24,3 %
charbon : 10,7 %
gaz naturel : 6,2 %
Énergies renouvelables 4,7 %
Consommation totale (TFC) 24,6 M tep
(1 028,9 PJ)
par habitant 4,5 tep/hab.
(187,1 GJ/hab.)
par secteur ménages : 21,1 %
industrie : 45,7 %
transports : 17,2 %
services : 12,3 %
agriculture : 2,8 %
pêche : 0,1 %
Électricité (2019)
Production 68,72 TWh
par filière nucléaire : 34,8 %
biomasse/déchets : 19,9 %
hydro : 18,1 %
thermique : 17,9 %
éoliennes : 8,7 %
autres : 0,7 %
Combustibles (2019 - Mtep)
Commerce extérieur (2019 - Mtep)
Importations électricité : 2,06
pétrole : 17,72
gaz naturel : 2,10
charbon : 2,26
bois : 0,18
Exportations électricité : 0,33
pétrole : 8,80
charbon : 0,15
bois : 0,05
Sources
Agence internationale de l'énergie[1],[2]
NB : dans le bilan énergétique, l'agent « bois » comprend l'ensemble biomasse-déchets

Le secteur de l'énergie en Finlande se distingue par une consommation d'énergie primaire par tête très élevée, supérieure de 50 % à la moyenne des pays développés (OCDE) en 2018, et répartie en 2019 en 41,1 % de combustibles fossiles, 18,4 % de nucléaire, 35,4 % d'énergies renouvelables (dont biomasse 30,3 %) et 5,1 % d'importations d'électricité.

La production d'énergie primaire est diversifiée et largement dé-carbonée, mais couvre seulement 56,6 % de la consommation : 61,9 % d'énergies renouvelables, dont biomasse 52,8 % et énergie hydroélectrique 5,6 % ; énergie nucléaire 32,4 %, charbon et tourbe 5,7 %.

Un autre trait original de la Finlande est l'importance des parts de l'électricité et de la chaleur de réseau dans la consommation finale d'énergie : 27,4 % et 15,4 % respectivement en 2018 ; l'électricité est produite en 2019 à partir d'énergies renouvelables pour 46,2 % (surtout hydroélectricité : 18,1 %, biomasse : 18,1 % et éolien : 8,7 %), du nucléaire pour 34,8 % et des combustibles fossiles pour 17,9 %. Dans la production de chaleur, la part des renouvelables atteint 52,4 % et celle des fossiles 44,7 %.

Les émissions de CO2 liées à l'énergie sont supérieures de 29 % à la moyenne de l'Union européenne et de 134 % à celles de la Suède, malgré la part importante des énergies renouvelables et du nucléaire, du fait du niveau très élevé de la consommation (surtout dans l'industrie qui représente 43 % de la consommation finale d'énergie) et de l'utilisation de charbon et de tourbe (39 % des émissions de CO2 en 2018).

Le gouvernement s'est engagé à interdire l'utilisation du charbon dans la production d'électricité d'ici 2029.

Vue d'ensemble[modifier | modifier le code]

Énergie en Finlande[1]
Population[2] Consommation
énergie primaire
Production Importation
nette
Consommation
électricité
Émissions
de CO2[2]
Année Million Mtep Mtep Mtep TWh Mt CO2éq
1990 4,99 28,38 12,08 17,83 62,26 53,82
2000 5,18 32,39 14,94 18,50 79,22 54,60
2008 5,31 35,41 16,53 19,78 86,87 56,04
2009 5,34 33,45 16,64 18,51 81,38 53,80
2010 5,36 36,60 17,49 18,02 88,41 61,99
2011 5,39 35,19 17,21 19,17 84,66 54,56
2012 5,41 33,96 17,32 16,11 84,94 48,91
2013 5,44 33,29 18,19 16,56 84,36 49,54
2014 5,46 34,11 18,31 17,10 83,29 45,46
2015 5,48 32,49 17,75 15,72 82,49 42,07
2016 5,5 33,75 17,75 15,63 85,00 45,5
2017 5,5 33,28 18,17 15,01 85,18 42,6
2018 5,5 34,0 19,6 15,8 87,2 43,8
variation
1990-2018
+10,2 % +19,8 % +62,2 % -11,4 % +40,1 % -18,6 %

Production d'énergie primaire[modifier | modifier le code]

Production d'énergie primaire en Finlande par source (ktep)
Source 1990 % 2000 % 2010 % 2015 2019 % 2019 var.
2019/1990
Charbon+tourbe 1 811 15,0 1 088 7,3 1 806 10,4 838 1 085 5,7 % -40 %
Pétrole 0 60 0,4 40 0,2 71 0 0 % ns
Total fossiles 1 811 15,0 1 148 7,7 1 846 10,6 909 1 085 5,7 % -40 %
Nucléaire 5 008 41,5 5 858 39,3 5 942 34,1 6 058 6 223 32,4 % +24 %
Hydraulique 934 7,7 1 261 8,5 1 111 6,4 1 442 1 070 5,6 % +15 %
Biomasse-déchets 4 328 35,8 6 547 44,0 8 383 48,2 8 988 10 138 52,8 % +134 %
Éolien, solaire, géoth. 0 7 0,05 27 0,2 202 532 2,8 % ns
Chaleur 0 72 0,5 99 0,6 156 141 0,7 % ns
Total EnR 5 262 43,6 7 887 53,0 9 620 55,3 10 788 11 881 61,9 % +126 %
Total 12 081 100 14 893 100 17 408 100 17 755 19 189 100 % +59 %
Source des données : Agence internationale de l'énergie[1]

Combustibles fossiles[modifier | modifier le code]

Pétrole[modifier | modifier le code]

Raffinerie et port pétrolier de Porvoo.

Le pétrole représente près de 24 % de la consommation totale d'énergie en Finlande, principalement pour le secteur des transports alors qu'environ 260 000 foyers sont chauffés au mazout. Neste Oil est le seul raffineur de pétrole en Finlande, qui est non seulement responsable du raffinage, mais aussi de la commercialisation de produits pétroliers dans le pays. En 2007, les importations de pétrole étaient estimées à environ 11 millions de tonnes. En 2006, les importations de pétrole venaient de Russie à 64 %, de Norvège à 11 %, du Danemark à 11 %, et le reste du Royaume-Uni, du Kazakhstan et d'Algérie. Le pays exporte cependant des produits pétroliers vers les pays baltes et vers l'Amérique du Nord. En 2006, les importations de pétrole étaient évaluées à 6,5 milliards d'euros et les exportations à 3 milliards d'euros.

Gaz naturel[modifier | modifier le code]

En 2006, le gaz naturel représentait 11 % de la consommation d'énergie finlandaise, soit près de 4,52 milliards de tonnes, la totalité est importée de Russie. Gasum est l'exploitant du réseau de distribution de gaz naturel en Finlande, il est ainsi le principal importateur, et revendeur.

Tourbe[modifier | modifier le code]

La tourbe est la principale ressource fossile de la Finlande. Sa production et sa consommation sont très fluctuantes, à cause principalement des fluctuations climatiques. Elle est utilisée surtout pour la production d'électricité et de chaleur, soit combinée (cogénération), soit séparée (centrales électriques et centrales de chaleur), la cogénération étant largement dominante. L'utilisation directe de la tourbe dans l'industrie est en voie de disparition.

Un rapport de l'Agence internationale de l'énergie publié en 2018 constate que « malgré l'élimination progressive du charbon, le pays continue de se reposer sur la tourbe comme ressource locale pour la sécurité d'approvisionnement. La Stratégie Nationale Énergie-Climat pour 2030 fixe l'objectif de production de la tourbe à 20 TWh en 2020 et 15 TWh en 2030. De ce fait, le mix énergétique finlandais est unique en Europe »[3].

Selon ce même rapport, la Finlande a produit 3,1 Mt de tourbe en 2017, en baisse de 30 % depuis 2007, et a importé 4,2 Mt de charbon ; ces deux combustibles fossiles ont couvert 12 % de la consommation intérieure d'énergie primaire et produit 14 % de l'électricité du pays. Leur consommation se répartissait en 2016 entre 70,7 % pour la production d'électricité et de chaleur, 16,2 % pour les autres utilisations énergétiques, 11,9 % pour l'industrie et 1,1 % pour le secteur résidentiel[3].

Les statistiques détaillées de l'Agence internationale de l'énergie ne distingue plus la tourbe du charbon.

Production et consommation de tourbe en Finlande (kt)
Source 1990 % 2000 % 2010 % 2014 2015 % 2015 var.
2015/1990
Production 7 154 149 % 4 469 73 % 7 421 80 % 6 722 3 489 61 % -51 %
Variation stocks -2 344 -49 % 1 728 28 % 1 914 20 % -787 2 175 38 % ns
Consommation brute[n 1] 4 810 100 % 6 135 100 % 9 328 100 % 5 982 5 724 100 % +19 %
Centrales électriques 700 15 % 961 16 % 2 300 25 % 840 594 10 % -15 %
Cogénération 2 128 44 % 3 464 56 % 5 119 55 % 3 556 3 451 60 % +62 %
Centrales de chaleur 400 8 % 399 7 % 803 9 % 705 767 13 % +92 %
Consommation finale industrie 1 513 31 % 1 221 20 % 782 8 % 806 756 13 % -50 %
Consommation finale autres 69 1 % 123 2 % 251 3 % 172 156 3 % +126 %
Source des données : Agence internationale de l'énergie[4]

Charbon[modifier | modifier le code]

La consommation de charbon importé est en recul, sauf celle du charbon à coke destiné à la sidérurgie. Le charbon vapeur, utilisé surtout pour la production d'électricité et de chaleur, voit sa consommation fluctuer fortement d'une année à l'autre en fonction des variations climatiques :

Importations et consommation de charbon en Finlande (kt)
Source 1990 % 2000 % 2010 % 2014 2015 % 2015 var.
2015/1990
Importations charbon à coke 711 13 % 1 258 24 % 1 327 19 % 1 316 1 316 33 % +85 %
Importations autres charbons 5 390 95 % 3 814 73 % 4 593 66 % 4 120 2 223 56 % -59 %
Variation stocks -453 -8 % 121 2 % 1 062 15 % -881 451 11 % ns
Consommation brute[n 2] 5 648 100 % 5 193 100 % 6 982 100 % 4 555 3 990 100 % -29 %
Centrales électriques 1 540 27 % 1 540 30 % 3 403 49 % 1 383 606 15 % -61 %
Cogénération 2 192 39 % 1 906 37 % 2 083 30 % 1 845 1 628 41 % -26 %
Centrales de chaleur 152 3 % 102 2 % 113 2 % 179 160 4 % +5 %
Coke 711 13 % 1 284 25 % 1 195 17 % 1 239 1 224 31 % +72 %
Consommation finale industrie 1 043 18 % 366 7 % 161 2 % 108 126 3 % -88 %
Source des données : Agence internationale de l'énergie[4]

Ce charbon est principalement importé de Russie et de Pologne.

Uranium[modifier | modifier le code]

Les besoins en uranium des centrales nucléaires finlandaises ont été de 446 tU en 2015 et 433 tU en 2016, entièrement importés[5].

Consommation d'énergie primaire[modifier | modifier le code]

La Finlande a une consommation d'énergie par habitant très élevée : en 2018 elle atteignait 6,16 tep, supérieure de 50 % à la moyenne des pays développés (OCDE) : 4,12 tep ; celle de l'Allemagne était de 3,64 tep ; la consommation d'électricité en Finlande était de 15,80 MWh par habitant (OCDE : 8,16 MWh ; Allemagne : 6,85 MWh)[2].

La Finlande fait partie des pays industrialisés dont le mix énergétique est le moins dépendant des combustibles fossiles, selon un rapport publié le 23 octobre 2018 par l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Le pays souhaite encore diviser par deux sa consommation de pétrole et arrêter de recourir au charbon d’ici à 2030, en s’appuyant principalement sur deux filières : la biomasse et le nucléaire. En 2017, près de 28,5 % de la consommation d’énergie primaire de la Finlande a été satisfaite par de la biomasse et des déchets, ce qui en fait les premières sources d’énergie du pays, devant le pétrole (26,3 %). Les sous-produits de l’industrie forestière et résidus de bois sont utilisés à des fins de production d’électricité et de chaleur ou sont transformés en biocarburants de deuxième génération, dont l’industrie finlandaise est le leader mondial. Le gouvernement a fixé l'objectif d'utiliser 30% d’énergies renouvelables dans le transport routier d’ici à 2030, et la part du nucléaire dans la production d'électricité pourrait atteindre près de 40 % d'ici 2025-2030[6].

Consommation d'énergie primaire en Finlande par source (ktep)
Source 1990 % 2000 % 2010 % 2015 2019 % 2019 var.
2019/1990
Charbon+tourbe 5 318 18,7 5 136 15,9 6 886 18,9 4 031 3 627 10,7 % -32 %
Pétrole 9 460 33,3 8 956 27,7 9 423 25,8 7 874 8 222 24,3 % -13 %
Gaz naturel 2 182 7,7 3 421 10,6 3 836 10,5 2 236 2 093 6,2 % -4 %
Total fossiles 16 960 59,8 17 513 54,3 20 145 55,2 14 141 13 942 41,1 % -18 %
Nucléaire 5 008 17,6 5 858 18,1 5 942 16,3 6 058 6 223 18,4 % +24 %
Hydraulique 934 3,3 1 261 3,9 1 111 3,0 1 442 1 070 3,2 % +15 %
Biomasse-déchets 4 563 16,1 6 547 20,3 8 286 22,7 9 082 10 264 30,3 % +125 %
Éolien, solaire, géoth. 0 7 0,02 27 0,07 202 532 1,6 % ns
Chaleur 0 72 0,2 99 0,3 156 141 0,4 % ns
Total EnR 5 497 19,4 7 887 24,4 9 523 26,1 10 882 12 007 35,4 % +118 %
Solde imp.électricité 915 3,2 1 022 3,2 903 2,5 1 405 1 723 5,1 % +88 %
Total 28 380 100 32 280 100 36 512 100 32 486 33 895 100 % +19 %
Source des données : Agence internationale de l'énergie[1]

Consommation finale d'énergie[modifier | modifier le code]

La consommation finale d'énergie en Finlande (après raffinage, transformation en électricité ou en chaleur de réseau, transport, etc) a évolué comme suit :

Consommation finale d'énergie en Finlande par source (ktep)
Source 1990 % 2000 % 2010 % 2015 2018 % 2018 var.
2018/1990
Charbon 1 564 7,0 967 3,9 729 2,8 541 581 2,2 % -63 %
Produits pétroliers 9 191 41,4 8 353 34,0 8 190 31,0 7 151 7 502 28,8 % -19 %
Gaz naturel 961 4,3 919 3,7 806 3,1 635 710 2,7 % -26 %
Total fossiles 11 716 52,7 10 239 41,7 9 725 36,8 8 327 8 793 33,8 % -26 %
Biomasse-déchets 3 521 15,8 4 500 18,3 4 855 18,4 5 438 6 081 23,4 % +73 %
Électricité 5 069 22,8 6 508 26,5 7 179 27,2 6 748 7 117 27,4 % +40 %
Chaleur 1 915 8,6 3 334 13,6 4 662 17,6 3 832 4 013 15,4 % +110 %
Total 22 220 100 24 583 100 26 422 100 24 346 26 006 100 % +17 %
Source des données : Agence internationale de l'énergie[1]

La répartition par secteur de la consommation finale d'énergie a évolué comme suit :

Consommation finale d'énergie en Finlande par secteur (ktep)
Filière 1990 % 2000 % 2010 % 2015 2018 % 2018 var.
2018/1990
Industrie 9 020 40,6 11 601 47,2 10 827 41,0 10 277 11 219 43,1 % +23 %
Transport 3 950 17,8 3 958 16,1 4 318 16,3 4 154 4 238 16,3 % +7 %
Résidentiel 5 333 24,0 4 537 18,5 5 688 21,5 4 894 5 176 19,9 % -3 %
Tertiaire 894 4,0 1 554 6,3 1 956 7,4 2 712 3 033 11,7 % +239 %
Agriculture 923 4,2 649 2,6 764 2,9 685 685 2,7 % -23 %
Pêche 45 0,2 37 0,1 34 30 0,1 % ns
Non spécifié 664 3,0 1 194 4,9 1 613 6,1 356 195 0,7 % -71 %
Usages non
énergétiques
(chimie)
1 436 6,5 1 044 4,2 1 219 4,6 1 235 1 432 5,5 % 0 %
Total 22 220 100 24 583 100 26 422 100 24 347 26 008 100 % +17 %
Source des données : Agence internationale de l'énergie[1]

Secteur électrique[modifier | modifier le code]

Production d'électricité[modifier | modifier le code]

La centrale thermique de cogénération au charbon de Salmisaari à Helsinki.

La production d'électricité finlandaise en 2019 est décarbonée à 81 % : la part des combustibles fossiles est de 17,9 %, celle de l'énergie nucléaire de 34,8 % et celle des énergies renouvelables de 46,2 % :

Production d'électricité en Finlande par source (GWh)
Source 1990 % 2000 % 2010 % 2015 2019 % 2019 var.
2019/1990
Charbon+tourbe 12 812 23,6 13 137 18,8 21 415 26,5 8 787 8 054 11,7 % -37 %
Pétrole 1 679 3,1 587 0,8 484 0,6 212 256 0,4 % -85 %
Gaz naturel 4 655 8,6 10 131 14,5 11 259 14,0 5 195 3 990 5,8 % -14 %
Total fossiles 19 146 35,2 23 855 34,1 33 158 41,1 14 194 12 300 17,9 % -36 %
Nucléaire 19 216 35,3 22 479 32,1 22 800 28,3 23 245 23 882 34,8 % +24 %
Hydraulique 10 859 20,0 14 660 21,0 12 922 16,0 16 769 12 439 18,1 % +15 %
Biomasse 5 156 9,5 8 523 12,2 10 658 13,2 10 949 12 451 18,1 % +141 %
Déchets renouv. 0 107 0,2 299 0,4 471 670 1,0 % ns
Éolien 0 78 0,1 294 0,4 2 327 5 985 8,7 % ns
Solaire 0 2 0,003 5 0,01 9 178 0,3 % ns
Total EnR 16 015 29,5 23 379 33,4 24 195 30,0 30 527 32 844 46,9 % +105 %
Déchets non renouv. 0 73 0,1 214 0,3 385 525 0,8 % ns
Autres sources 191 0,3 308 0,4 248 285 0,4 % ns
Total 54 377 100 69 976 100 80 674 100 68 598 68 715 100 % +26 %
Source des données : Agence internationale de l'énergie[7]

Les importations nettes d'électricité atteignaient 20 042 GWh en 2019, soit 22,6 % de l'approvisionnement du pays en électricité[7]. En 2009, la Finlande importait déjà 15 % de son électricité[8] et 16 % en 2011[9].

En mars 2013, la Commission européenne a demandé à la Cour de justice de l'Union européenne d'imposer une pénalité de 32000 € par jour à la Finlande pour son retard à mettre en œuvre la directive sur l'électricité[10].

Le ministre de l’Environnement finlandais, Kimmo Tiilikainen, a confirmé en avril 2018 que le gouvernement avançait à 2029 son projet d’interdiction du charbon comme source d’énergie initialement prévu pour 2030. Il avait même suggéré en janvier 2018 que la Finlande pourrait interdire les combustibles fossiles dès 2025. La loi sur le plan énergétique national sera proposée en 2018. L’abandon du charbon aidera la Finlande à réduire sa dépendance vis-à-vis des importations russes, puisque 66 % du charbon du pays provient de Russie. Deux nouveaux réacteurs nucléaires seront mis en service au cours des dix prochaines années, portant la part du nucléaire de 30 % à 60 % de la production d'électricité[11]

Énergie nucléaire[modifier | modifier le code]

Le premier réacteur nucléaire est entré en service en 1977. En 2008, la Finlande avait quatre réacteurs nucléaires dans deux centrales nucléaires électriques : la centrale nucléaire de Loviisa et la centrale nucléaire d'Olkiluoto. En 2007, ces quatre réacteurs ont fourni 28,4 % de l'électricité de la Finlande, avec un taux de disponibilité de 94 % sur l'ensemble des années 1990, soit l'un des élevés du monde. La Finlande possède en outre un petit réacteur de recherche situé à Otaniemi. En 2007, la centrale de Loviisa a vu son exploitation étendue jusqu'en 2027. Un cinquième réacteur nucléaire (un EPR) est en construction à Olkiluoto (contrat de décembre 2003, la coulée du 1er béton a eu lieu en juillet 2005) et devait initialement entrer en production en 2009, date repoussée plusieurs fois et actuellement (2020) prévue pour 2021, avec 12 ans de retard[12].

Le 21 avril 2010, le gouvernement finlandais a décidé d'accorder des permis pour la construction d'un sixième et d'un septième réacteur.

En 2011, le groupe finlandais Fennovoima a décidé de construire un réacteur nucléaire à Pyhäjoki (Nord-Ouest). Fondé en 2007, Fennovoima est constitué d'une soixantaine d'industriels fortement consommateurs d'électricité, comme le sidérurgiste Outokumpu, et des « utilities » locales ; le but de ce groupement est de sécuriser l'approvisionnement électrique de ses membres au moindre coût. Areva ayant été écarté, c'est finalement Rosatom qui a remporté, en décembre 2014, ce contrat compris entre 4 et 6 milliards d'euros pour la construction d'un nouveau réacteur de 1 200 MW dérivé du VVER, dénommé Hanhikivi-1, qui devait être opérationnel en 2024. Rosatom avait déjà construit la centrale nucléaire de Loviisa[13]. Fennovoima annonce en décembre 2018 que la mise en service n'interviendrait pas avant 2028, du fait de difficultés pour obtenir l'aval de l'autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection STUK[14].

Le 17 juin 2018, les Verts finlandais, qui représentent plus de 14 % des électeurs, ont annoncé ne plus être « dogmatiques » à l’égard de l’énergie nucléaire et opter pour une « attitude ouverte à toutes recherches ou innovations technologiques respectueuses de l'environnement et à faibles émissions ». Les candidats Verts aux élections municipales ont été également nombreux à signer la déclaration appelant les villes finlandaises à explorer l’utilisation des petits réacteurs nucléaires (SMR) pour le chauffage urbain[15].

Énergies renouvelables[modifier | modifier le code]

En 2019, les énergies renouvelables se partageaient entre l'énergie hydraulique : 12,4 TWh, la biomasse : 12,5 TWh d'électricité et 72,8 PJ de chaleur (liqueur noire, résidus de bois, biogaz, etc), les déchets renouvelables : 0,7 TWh d'électricité et 7,6 PJ de chaleur et l'énergie éolienne : 6,0 TWh[7].

En 2018, la part de production électrique en Finlande à partir de sources renouvelables est de 46,2 %[7] alors que l'objectif à atteindre en 2020 est de 33 % contre 40 % en 2012. En comparaison, à la différence de la Finlande, la plupart des pays européens ont un objectif d'augmentation de la part d'électricité renouvelable entre 2012 et 2020[16].

Énergie hydroélectrique[modifier | modifier le code]

La Finlande se classe au 15e rang européen par sa puissance installée hydroélectrique : 3 257 MW ; sa production hydroélectrique s'est élevée à 12,28 TWh en 2019[17].

Énergie éolienne[modifier | modifier le code]

L'énergie éolienne a produit 5,98 TWh en 2019, soit 8,7 % de la production d'électricité du pays[7].

La Finlande disposait de 2 041 MW d'éoliennes à la fin de 2018 (449 MW en 2013, 288 MW en 2012), dont 72,7 MW offshore ; en comparaison, la Suède en avait 7 407 MW et le Danemark 6 131 MW[18]. Avec 371,4 W/habitant, la Finlande se classait en 2017 au 7e rang européen (Danemark : 960 W/hab, Suède : 672 W/hab, Allemagne : 671 W/hab, Espagne : 498 W/hab, France : 202 W/hab)[19].

Capacité éolienne de l'Union européenne et de la Finlande (MW)[20],[21],[22],[23],[24]
Pays 2014 2013 2012 2011 2010 2009 2008 2007 2006 2005
Europe des 27 128 751 117 383 105 696 93 957 84 074 74 767 64 712 56 517 48 069 40 511
Finlande 627 449 288 197 197 146 143 110 86 82
Énergie solaire[modifier | modifier le code]

La production d'énergie photovoltaïque est très faible : 178 GWh en 2019, soit 0,26 % de la production d'électricité du pays[7].

Consommation finale d'électricité[modifier | modifier le code]

La répartition par secteur de la consommation finale d'électricité a évolué comme suit :

Consommation finale d'électricité en Finlande par secteur (GWh)
Secteur 1990 % 2000 % 2010 % 2015 2018 % 2018 var.
2018/1990
Industrie 32 518 55,2 42 899 56,7 40 360 48,3 37 893 39 487 47,7 % +21 %
Transport 425 0,7 538 0,7 740 0,9 703 843 1,0 % +98 %
Résidentiel 14 599 24,8 18 140 24,0 22 858 27,4 20 917 22 731 27,5 % +56 %
Tertiaire 10 401 17,6 13 277 17,5 17 829 21,4 17 433 18 200 22,0 % +75 %
Agriculture 1 000 1,7 820 1,1 1 691 2,0 1 520 1 508 1,8 % +51 %
Total 58 943 100 75 674 100 83 478 100 78 466 82 769 100 % +40 %
Source des données : Agence internationale de l'énergie[7]

Chaleur[modifier | modifier le code]

Réseaux de chaleur[modifier | modifier le code]

Les réseaux de chaleur ont pris une part très importante dans le chauffage des bâtiments urbains ; les centrales de cogénération qui les alimentent ont vu leur production augmentée de 110 % entre 1990 et 2019, portant leur part dans la couverture de la consommation finale d'énergie de 8,6 % à 15,4 %[1] ; alors qu'en 1990 elles brûlaient surtout des combustibles fossiles (94,2 %), en particulier de la tourbe, les énergies renouvelables (en particulier le bois) ont atteint une part de 52,4 % en 2019 :

Production de chaleur en Finlande par source (TJ)
Source 1990 % 2000 % 2010 % 2015 2019 % 2019 var.
2019/1990
Charbon+tourbe 52 254 60,2 53 225 35,5 71 002 33,7 56 721 52 275 28,4 % 0 %
Pétrole 12 388 14,3 12 475 8,3 14 157 6,7 7 357 6 460 3,5 % -48 %
Gaz naturel 17 165 19,8 45 099 30,1 51 041 24,2 25 473 23 600 12,8 % +37 %
Total fossiles 81 807 94,2 110 799 73,9 136 200 64,6 89 551 82 335 44,7 % +1 %
Déchets municipaux renouv. 705 0,8 1 186 0,8 2 211 1,0 5 667 7 200 3,9 % +921 %
Déchets industriels 0 425 0,3 884 0,4 399 400 0,2 % ns
Biomasse solide 4 320 5,0 33 952 22,6 64 159 30,4 67 252 71 950 39,1 % +1566 %
Biogaz 0 165 0,1 350 0,2 763 800 0,4 % ns
Autres[n 3] 0 3 375 2,3 5 445 2,6 8 961 16 140 8,8 % ns
Total EnR 5 025 5,8 39 103 26,1 74 630 35,4 88 012 96 570 52,4 % +1822 %
Déchets non renouvelables 2 465 1,2 4 960 5 300 2,9 % ns
Total 86 832 100 149 902 100 210 830 100 177 563 184 205 100 % +112 %
Source des données : Agence internationale de l'énergie[7],[25]

La consommation de la chaleur ainsi produite se répartissait en 2018 entre le secteur résidentiel : 40,1 %, le secteur industriel : 31,7 % et le secteur tertiaire : 27 %[7].

Les villes d’Helsinki, d’Espoo et de Kirkkonummi ont lancé en 2018 des études pour déterminer la possibilité de remplacer l'alimentation du chauffage urbain, assurée aujourd’hui par du gaz et du charbon, par des petits réacteurs nucléaires modulaires (SMR) ; cela pourrait permettre de réduire considérablement les émissions de gaz à effet de serre liées au chauffage en Finlande, en même temps que les importations de combustibles fossiles ; plus de la moitié des émissions de gaz à effet de serre d’Helsinki provient du chauffage urbain[26]. Les 200 réseaux de chauffage urbain de la Finlande sont responsables de 5 Mt/an d'émissions de CO2, soit 15 % des émissions du pays. La mise en place de SMR pourrait convenir à 60 % des réseaux de chauffage urbain finlandais. En conservant la part actuelle de renouvelables, les SMR permettraient même de remplacer la quasi-totalité des énergies fossiles et de la tourbe dans le mix énergétique[27].

Pompes à chaleur[modifier | modifier le code]

La Finlande comptait 730 000 pompes à chaleur installées fin 2015 ; elles extraient plus de 5 TWh par an d'énergie de l'environnement ; c'est le mode de chauffage le plus populaire pour les nouvelles maisons individuelles, et elles remplacent de plus en plus le fioul, le chauffage électrique et la chaleur de réseau dans les bâtiments existants. En 2015, 60 000 pompes à chaleur ont été vendues[28].

Impact environnemental[modifier | modifier le code]

Émissions de gaz à effet de serre[modifier | modifier le code]

Les émissions de gaz à effet de serre liées à l'énergie sont élevées : 7,93 tCO2 par habitant en 2018, supérieures de 134 % à celles de la Suède : 3,39 tCO2 (Allemagne : 8,40 tCO2, France : 4,51 tCO2[2] et de 29 % à la moyenne de l'Union européenne : 6,14 tCO2/hab[h 1].

Les émissions de CO2 en Finlande ont baissé de 21,8 % sur la période 1990–2018 :

Évolution des émissions de CO2 liées à l'énergie
1971 1990 2018 var.
2018/1971
var.
2018/1990
var.UE28
2018/1990
Émissions[h 1] (Mt CO2) 39,9 53,8 43,8 +9,8 % -18,6 % -21,7 %
Émissions/habitant[h 2] (t CO2) 8,64 10,80 7,93 -8,2 % -26,6 % -27,1 %
Source : Agence internationale de l'énergie

L'AIE fournit également les émissions de 2019 : 41,5 MtCO2, en recul de 5,3 % par rapport à 2018[h 1] ; par habitant : 7,52 tCO2[h 2].

Répartition par combustible des émissions de CO2 liées à l'énergie
Combustible 1971
Mt CO2
1990
Mt CO2
2018
Mt CO2
% 2018 var.
2018/1990
var.UE28
2018/1990
Charbon+tourbe[h 3] 8,7 21,7 17,3 39 % -20,3 % -50,3 %
Pétrole[h 4] 31,2 27,0 21,0 48 % -22,2 % -17,0 %
Gaz naturel[h 5] 0 5,1 4,2 10 % -17,6 % +37,0 %
Source : Agence internationale de l'énergie

En 2018, la tourbe et le charbon ont contribué pour 39 % aux émissions de CO2 liées à l'énergie, le pétrole pour 48 % et le gaz naturel pour 10 %.

Émissions de CO2 liées à l'énergie par secteur de consommation*
Émissions 2018 part du secteur Émissions/habitant Émiss./hab. UE-28
Secteur Millions tonnes CO2 % tonnes CO2/hab. tonnes CO2/hab.
Secteur énergie hors élec. 3,7 8 % 0,67 0,41
Industrie et construction 14,3 33 % 2,59 1,55
Transport 11,6 26 % 2,10 1,85
dont transport routier 10,8 25 % 1,96 1,71
Résidentiel 6,9 16 % 1,25 1,30
Tertiaire 5,1 12 % 0,92 0,86
Total 43,8 100 % 7,93 6,14
Source : Agence internationale de l'énergie[h 6]
* après ré-allocation des émissions de la production d'électricité et de chaleur aux secteurs de consommation.

C'est surtout dans les secteurs de l'industrie et du transport que la Finlande dépasse largement la moyenne de l'Union européenne ; le secteur résidentiel est, à l'inverse, moins émetteur de CO2 grâce à l'utilisation massive du bois-énergie et des pompes à chaleur.

Plan de décarbonation[modifier | modifier le code]

Le gouvernement finlandais a publié le 14 juin 2019 un document fixant l'objectif de « rendre la Finlande neutre en carbone en 2035 et de présenter des émissions de dioxyde de carbone négatives peu de temps après, en accélérant les mesures de réduction des émissions et en renforçant les puits de carbone ». Le document de politique demande que la production d'électricité et de chaleur soit « pratiquement exempte d'émissions avant la fin des années 2030 ». La Finlande avait déjà décidé de mettre fin à son utilisation de charbon en tant que source d’énergie d’ici à mai 2029. L’utilisation de la tourbe comme principale source d’énergie devrait cesser au cours des années 2030 et son utilisation pour le chauffage devrait être progressivement éliminée au début des années 2030. L'électrification de la société et l'intégration de divers systèmes énergétiques (pour l'électricité, le chauffage et les transports) nécessitent une augmentation significative de la production d'énergie renouvelable[29].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Consommation intérieure brute d'énergie primaire
  2. Consommation intérieure brute d'énergie primaire
  3. Chaleur résiduelle, chaleur ambiante et électricité (pompes à chaleur).

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c tab.FC
  2. a et b tab.CO2-POP
  3. tab.CO2 FC-Coal
  4. tab.CO2 FC-Oil
  5. tab.CO2 FC-Gas
  6. tab.SECTOREH
  • Autres
  1. a b c d e f et g (en)Data and statistics : Finland - Balances 2019, Agence internationale de l'énergie, 12 septembre 2020.
  2. a b c d et e (en) Agence internationale de l'énergie (AIE - en anglais : International Energy Agency - IEA), Key World Energy Statistics 2020, 27 août 2020, [PDF].
  3. a et b (en) Energy Policies of IEA countries - Finland : 2018 review, pages 31 et 141, Agence internationale de l'énergie, octobre 2018.
  4. a et b (en)Finland : Coal for 2015, Agence internationale de l'énergie, 19 septembre 2017.
  5. Données sur l’énergie nucléaire 2017 (pages 27 et 28), OCDE-NEA (Agence pour l'énergie nucléaire), 2017.
  6. Finlande : la biomasse et le nucléaire au cœur du système énergétique, Connaissance des énergies, 30 octobre 2018.
  7. a b c d e f g h et i (en)Data and statistics - Finland : Electricity 2019, Agence internationale de l'énergie, 12 septembre 2020.
  8. Preliminary Energy Statistics 2009 Finnish statistical center 24 March 2010, Table 3.3.1. Consumption of energy sources in electricity generation by mode of production 2009 (preliminary information)
  9. [1], site Stat.fi
  10. (fi) « Komissio vaatii Suomelle yli 30 000 euron päivittäistä uhkasakkoa », yle,
  11. La Finlande confirme sa sortie du charbon en 2029, Euractiv, 12 avril 2018.
  12. « EPR d'Areva-Siemens en Finlande : mise en service repoussée en 2021 », sur L'EnerGeek, (consulté le 3 février 2020)
  13. La Finlande, précurseur d'un Yalta nucléaire en Europe, Les Échos du 29 juillet 2015.
  14. Le concurrent de l'EPR en Finlande lui aussi confronté à des retards, Les Échos, 26 décembre 2018.
  15. Nucléaire : les Verts finlandais tournent la page du « dogmatisme », SFEN, 19 juin 2018.
  16. Renewables 2014 Global Status Report, page 118
  17. (en) 2020 Hydropower Status Report (pages 29 et 45), International Hydropower Association (IHA), 2020.
  18. (en) [PDF] EurObserv'ER Wind energy barometer 2019, mars 2019.
  19. [PDF] Baromètre éolien 2018, EurObserv'ER, février 2018.
  20. EWEA, « Cumulative installed capacity per EU Member State 1998 – 2009 (MW) », European Wind Energy Association, (consulté le 13 février 2015)
  21. EWEA, « EWEA Annual Statistics 2010 », European Wind Energy Association, (consulté le 13 février 2015)
  22. EWEA, « EWEA Annual Statistics 2011 », European Wind Energy Association, (consulté le 13 février 2015)
  23. Wind in power: 2012 European statistics février 2013
  24. Wind in power: 2014 European statistics février 2015
  25. (en)Data and statistics - Finland : Renewables & waste 2019, Agence internationale de l'énergie, 12 septembre 2020.
  26. Des villes finlandaises étudient le potentiel des SMR pour le chauffage urbain, SFEN, 26 janvier 2018.
  27. Small Modular Reactors en Finlande : l’avenir du chauffage urbain décarboné ?, Revue Générale Nucléaire, mars-avril 2019, page 34.
  28. (en)Le marché des pompes à chaleur en Finlande, Institut international du froid, 3 février 2016.
  29. La Finlande vise la neutralité carbone d'ici 2035, SFEN, 11 juin 2019.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]