Énergie en Corée du Sud

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Énergie en Corée du Sud
Image illustrative de l'article Énergie en Corée du Sud
Centrale nucléaire de Kori (photo 2013)
Bilan énergétique (2014)
Offre d'énergie primaire (TPES) 268,4 M tep
(11 237,9 PJ)
par agent énergétique pétrole : 35,9 %
charbon : 30,4 %
gaz naturel : 16,1 %
électricité : 15,5 %
Énergies renouvelables 0,3 %
Consommation totale (TFC) 124,2 M tep
(5 198,7 PJ)
par habitant 2,5 tep/hab.
(103,1 GJ/hab.)
par secteur ménages : 15,4 %
industrie : 39,7 %
transports : 25,7 %
services : 16,2 %
agriculture : 1,4 %
pêche : 0,8 %
Électricité (2014)
Production 550,93 TWh
par filière thermique : 68,9 %
nucléaire : 28,4 %
hydro : 1,5 %
autres : 0,6 %
biomasse/déchets : 0,4 %
éoliennes : 0,2 %
Combustibles (2014 - Mtep)
Production pétrole : 0,8
gaz naturel : 0,3
charbon : 0,8
Commerce extérieur (2014 - Mtep)
Importations pétrole : 168,3
gaz naturel : 44,0
charbon : 79,5
Exportations pétrole : 59,0
Sources
Agence internationale de l’énergie[1]

Le secteur de l'Énergie en Corée du Sud joue un rôle majeur dans l'économie de la Corée du Sud et tient une place de premier plan dans les marchés mondiaux.

La Corée du Sud, quasiment dépourvue de ressources fossiles, est un grand importateur d'énergie : elle importe la quasi-totalité de ses besoins en pétrole (5e importateur au monde), en gaz naturel (6e rang mondial) et en charbon (4e rang mondial).

La consommation d'énergie primaire de la Corée du Sud atteignait 5,32 tep/habitant en 2014, soit 2,81 fois la moyenne mondiale ; celle de la France était de 3,67 tep/hab, celle des États-Unis de 6,94 tep/hab.

La production d'électricité coréenne provient principalement de centrales thermiques classiques : 68,9 % en 2014 (charbon : 42,0 %, gaz naturel : 23,7 %, pétrole : 3,2 %) et de l'énergie nucléaire : 28,4 % ; les énergies renouvelables ne couvrent que 2,6 % (hydro : 1,4 %, solaire : 0,46 %, éolien : 0,21 %, biomasse, déchets, marémotrice). La Corée construit ses propres centrales nucléaires et commence à en exporter.

Les émissions de CO2 liées à l'énergie de la Corée du Sud étaient en 2014 de 11,26 t CO2 par habitant, niveau 2,52 fois supérieur à la moyenne mondiale ; la France était à 4,32 t/hab et les États-Unis à 16,22 t/hab.

Vue d'ensemble[modifier | modifier le code]

Principaux indicateurs de l'énergie en Corée du Sud[2]
Population Consommation énergie primaire Production d'énergie Importation nette Consommation d'électricité Émissions CO2 liées à l'énergie
Millions Mtep Mtep Mtep TWh Mt CO2
1990 42,87 92,91 22,62 70,15 101,74 231,71
2000 47,01 188,16 34,44 165,73 277,68 431,71
2007 48,60 222,24 42,60 190,31 411,97 477,25
2008 48,95 227,11 44,75 195,11 430,32 488,68
2009 49,18 229,27 44,34 198,10 437,73 501,93
2010 49,41 250,02 44,95 221,05 481,47 550,80
2011 49,78 260,50 47,02 227,36 505,86 573,56
2012 50,00 263,47 46,25 228,61 517,33 575,27
2013 50,22 263,83 43,60 234,11 523,69 572,18
2014 50,42 268,41 49,11 232,84 532,66 567,81
Variation 1990-2014 +18 % +189 % +117 % +232 % +424 % +145 %

Comparaisons internationales[modifier | modifier le code]

L'Agence internationale de l'énergie classe la Corée du Sud parmi les dix premiers pays du monde pour plusieurs indicateurs :

Place de la Corée du Sud dans les classements mondiaux
Source d'énergie indicateur rang année quantité unité % monde commentaires
Pétrole brut[k 1] Importation nette 5e 2014 126 Mt 6,4 % 1er : États-Unis (344 Mt)
Gaz naturel[k 2] Importation nette 6e 2015p 43 Mds m³ 5,3 % 1er : Japon (117 Mds m³)
Charbon[k 3] Importation nette 4e 2015p 135 Mt 11,2 % 1er : Inde (221 Mt)
Nucléaire[k 4] Production 4e 2014 156 TWh 6,2 % 1er : États-Unis (831 TWh)
Puissance installée 6e 2014 21 GW 5,5 % 1er : États-Unis (99 GW)
% nucléaire/élec* 4e 2014 28,7  % 1er : France (78,4 %)
Produits pétroliers[k 5] Production 6e 2014 129 Mt 3,3 % 1er : États-Unis (820 Mt)
Exportation nette 9e 2014 19 TWh 3,4 % 1er : Russie (116 TWh)
Prod.élec.fossiles**[k 6] Charbon 7e 2014 232 TWh 2,4 % 1er : Chine (4115 TWh)
Gaz naturel 8e 2014 130 TWh 2,5 % 1er : États-Unis (1 161 TWh)
Électricité[k 7] Production 10e 2014 546 TWh 2,3 % 1er : Chine (5666 TWh)
Solaire photovoltaïque[3] Production d'électricité 12e 2014 2,6 TWh 1,3 % 1er : Allemagne (36 TWh)
2015p : données provisoires pour 2015
* % nucléaire/total production d'électricité
** production d'électricité à partir de combustibles fossiles

Production d'énergie primaire[modifier | modifier le code]

Production d'énergie primaire en Corée du Sud par source (Mtep)
Source 1990 % 2000 % 2010 % 2011 2012 2013 2014 % 2014 var.
2014/1990
Charbon 7,58 33,5 3,64 10,6 0,96 2,1 0,96 0,93 0,81 0,78 1,6 -90 %
Pétrole 0 0,67 1,9 0,70 1,6 0,71 0,72 0,61 0,78 1,6 ns
Gaz naturel 0 0 0,48 1,1 0,41 0,39 0,41 0,29 0,6 ns
Total fossiles 7,58 33,5 4,31 12,5 2,14 4,8 2,07 2,04 1,83 1,85 3,8 -76 %
Nucléaire 13,78 60,9 28,40 82,4 38,72 86,2 40,32 39,18 36,17 40,76 83,0 +196 %
Hydraulique 0,55 2,4 0,34 1,0 0,32 0,7 0,39 0,34 0,37 0,24 0,5 -57 %
Biomasse-déchets 0,71 3,1 1,35 3,9 3,46 7,6 3,89 4,31 4,70 5,59 11,4 +691 %
Solaire, éolien 0,01 0,04 0,04 0,1 0,22 0,5 0,25 0,30 0,44 0,58 1,2 +5690 %
Chaleur 0 0 0,09 0,2 0,09 0,08 0,09 0,09 0,2 ns
Total EnR 1,26 5,6 1,74 5,1 4,09 9,1 4,63 5,03 5,61 6,50 13,2 +414 %
Total 22,62 100 34,44 100 44,95 100 47,02 46,25 43,60 49,11 100 +117 %
Source des données : Agence internationale de l'énergie[1]

Consommation intérieure brute d'énergie primaire[modifier | modifier le code]

La consommation d'énergie primaire de la Corée du Sud atteignait 268,4 Mtep en 2014, soit 5,32 tep/habitant[k 8], niveau 2,81 fois supérieur à la moyenne mondiale : 1,89 tep/hab ; celle de la France était de 3,67 tep/hab, celle des États-Unis de 6,94 tep/hab[k 9].

Consommation intérieure brute d'énergie primaire en Corée du Sud par source (Mtep)
Source 1990 % 2000 % 2010 % 2011 2012 2013 2014 % 2014 var.
2014/1990
Charbon 25,38 27,3 41,95 22,3 73,45 29,4 80,26 77,08 77,88 81,70 30,4 +222 %
Pétrole 49,73 53,5 99,04 52,6 95,11 38,0 93,71 97,22 96,57 96,34 35,9 +94 %
Gaz naturel 2,72 2,9 17,01 9,0 38,62 15,5 41,58 44,97 47,60 43,13 16,1 +1483 %
Total fossiles 77,84 83,8 157,99 84,0 207,19 82,9 215,55 219,27 222,05 221,16 82,4 +184 %
Nucléaire 13,78 14,8 28,40 15,1 38,72 15,5 40,32 39,18 36,17 40,76 15,2 +196 %
Hydraulique 0,55 0,6 0,34 0,18 0,32 0,13 0,39 0,34 0,37 0,24 0,1 -57 %
Biomasse-déchets 0,73 x 1,38 0,7 3,48 1,4 3,89 4,31 4,70 5,59 2,1 +664 %
Solaire, éolien 0,01 0,01 0,04 0,02 0,22 0,09 0,25 0,30 0,44 0,58 0,2 +5690 %
Chaleur 0 0 0,09 0,04 0,09 0,08 0,09 0,09 0,03 ns
Total EnR 1,29 1,4 1,77 0,9 4,10 1,6 4,63 5,03 5,61 6,49 2,4 +404 %
Total 92,91 100 188,16 100 250,02 100 260,50 263,47 263,83 268,42 100 +189 %
Source des données : Agence internationale de l'énergie[1]

Consommation finale d'énergie[modifier | modifier le code]

Après transformations (raffinage, production d'électricité, etc) et distribution, la consommation finale atteignait 170,3 Mtep en 2014, répartie en[1] :

  • 50,8 % de produits pétroliers ;
  • 13,0 % de gaz naturel ;
  • 6,4 % de charbon ;
  • 24,6 % d'électricité ;
  • 2,7 % de chaleur (chauffage urbain) ;
  • 2,4 % de biomasse.

L'industrie consommait 28,9 % du total, les transports 18,7 %, le secteur résidentiel 11,2 %, le tertiaire 11,8 %, l'agriculture 1 %, la pêche 0,6 % et les usages non énergétiques (chimie) 27,1 %.

Pétrole et gaz[modifier | modifier le code]

Le seul gisement de pétrole et de gaz du pays est Donghae-1, situé dans le Détroit de Corée, découvert en 1998 et entré en production en 2004. Il ne répond qu'à une part infime des besoins du pays[4]. L'exploration dans les eaux territoriales du pays continue dans l'espoir de découvrir de nouveaux gisements.

Face à ces ressources nationales quasi-inexistantes, le pays est un grand importateur de pétrole comme de gaz.


Électricité[modifier | modifier le code]

La Korea Electric Power Corporation (KEPCO) est une société contrôlée par le gouvernement sud-coréen. Elle est l'unique entreprise de production, de transport et de distribution d'électricité en Corée du Sud. L'entreprise a été créée en 1961, avec à l'époque une production de 1770 millions de KWh (1770 GWh). La production passe à 54 885 GWh en 1985 et à 73 992 GWh en 1987.

Production d'électricité[modifier | modifier le code]

Production d'électricité en Corée du Sud par source (TWh)
Source 1990 % 2000 % 2010 % 2011 2012 2013 2014 % 2014 var.
2014/1990
Charbon 17,66 16,8 111,39 38,4 219,28 43,9 224,52 239,35 222,84 231,50 42,0 +1211 %
Pétrole 18,86 17,9 34,58 11,9 18,93 3,8 16,63 21,17 21,42 17,39 3,2 -8 %
Gaz naturel 9,60 9,1 29,46 10,2 103,18 20,7 115,72 111,94 144,83 130,46 23,7 +1258 %
Total fossiles 46,12 43,8 175,44 60,5 341,39 68,3 356,87 372,45 389,09 379,35 68,9 +723 %
Nucléaire 52,89 50,2 108,96 37,6 148,60 29,7 154,72 150,33 138,78 156,41 28,4 +196 %
Hydraulique 6,36 6,0 5,61 1,9 6,47 1,3 7,83 7,65 8,39 7,82 1,4 +23 %
Biomasse 0 0,06 0,02 0,79 0,16 0,99 0,96 1,11 1,46 0,3 ns
Déchets 0 0,04 0,01 0,31 0,06 0,65 0,70 0,65 0,70 0,13 ns
Éolien 0 0,02 0,006 0,82 0,16 0,86 0,92 1,15 1,15 0,21 ns
Solaire 0,001 0,005 0,002 0,77 0,15 0,92 1,10 1,60 2,56 0,46 ns
Marée 0,48 0,49 0,09 ns
Autres 0 0 0,35 0,07 0,45 0,50 0,72 1,00 0,18 ns
Total EnR 6,36 6,0 5,72 2,0 9,52 1,9 11,70 11,84 14,12 14,17 2,6 +123 %
Total 105,37 100 290,13 100 499,51 100 523,29 534,62 542,00 550,93 100 +423 %
Source des données : Agence internationale de l'énergie[3]

La nouvelle politique énergétique annoncée en juin 1977 par le nouveau président Moon Jae-in est axée sur la sortie progressive du nucléaire et la montée en puissance des énergies renouvelables ; la part du nucléaire reculerait de près de 30 % en 2016 à 20 % en 2030, celle des renouvelables passerait de 4,7 % à 20 %, celle du charbon reculerait de 40 % à 21,8 % au profit du gaz qui atteindrait 37 % en 2030[5].

Énergie nucléaire[modifier | modifier le code]

La Corée du Sud possède 25 réacteurs nucléaires opérationnels en 2016, d'une puissance totale de 23,08 GWe, répartis dans sept centrales, et 3 réacteurs en cours de construction (4,02 GWe). La production nucléaire atteignait 154,25 TWh en 2016, soit 30,3 % de l'électricité produite en Corée[6].

Le nucléaire reste une priorité stratégique pour la Corée du Sud, dont l'augmentation planifiée de la puissance installée nucléaire est de 70 % jusqu'à 37 GWe en 2029, pour se maintenir ensuite à ce niveau jusqu'en 2035[7].

L'entreprise Kepco a signé le 27 décembre 2009 avec les Émirats arabes unis un contrat de 20 milliards de dollars pour construire quatre réacteurs APR1400 sur le site de Barakah, situé sur le golfe Persique à l'ouest de l'émirat d'Abu Dhabi. L'état d'avancement des travaux à la fin novembre 2015 est de 81 % pour la tranche 1 et de 60 % pour la tranche 2 ; la construction de la tranche 4 a débuté en septembre 2015 ; le chantier tient ses délais ; la mise en service de la tranche 1 est prévue en 2017 et l'achèvement des quatre réacteurs en 2020. Avec une puissance installée totale de 5 600 mégawatts, Barakah devrait alors fournir un quart de la consommation d'électricité des Émirats arabes unis. Le groupe Kepco construit déjà quatre APR1400 en Corée du Sud, mais Barakah est son premier chantier à l'exportation[8].

En juin 1977, le nouveau président Moon Jae-in a annoncé une nouvelle politique énergétique axée sur la sortie progressive du nucléaire et la montée en puissance des énergies renouvelables : « Jusqu'alors, la politique énergétique du pays était centrée sur l'efficacité et les bas coûts. Mais cela doit changer maintenant que notre priorité est axée sur la sécurité et l'environnement ». Moon Jae-in a précisé que la totalité des réacteurs seront progressivement éteints, au fur et à mesure qu'ils atteindront leur fin de cycle et qu'il refusera la construction de nouvelles tranches ; le nucléaire ne représentera plus que 20 % du mix énergétique à l'horizon 2030 contre près de 30 % en 2016. Les électriciens du pays l'ont mis en garde contre une probable hausse des tarifs de l'électricité et contre l'impact potentiel de cette reconversion sur la réputation des grands groupes énergétiques coréens[5]. En mai 2017, Kepco avait reçu instruction de geler, le temps de la campagne présidentielle, les travaux de conception sur les deux réacteurs nucléaires APR 1400 prévus sur le site coréen de Shin Hanul sur la côte est, où deux tranches sont déjà en construction. Les annonces du nouveau président coréen ouvrent une période d’incertitudes, notamment sur la présence coréenne sur les marchés internationaux[9].

Énergie hydroélectrique[modifier | modifier le code]

Barrage de Chungju en 2012.
Barrage de Daecheong (90 MW), 2007.

Les centrales hydroélectriques les plus puissantes en Corée du Sud sont des centrales de pompage-turbinage :

  • Yangyang, sur la rivière Namdae-Chun dans la province de Gangwon : 1 000 MW (4 turbines Francis réversibles de 250 MW) ;
  • Yecheon : 800 MW ;
  • Sancheong : 700 MW ;
  • Cheongsong : 600 MW ;
  • Muju : 600 MW ;
  • Samnangjin : 600 MW ;
  • Cheongpyong : 400 MW.

Parmi les centrales classiques, la principale est celle de Chungju, sur le fleuve Han dans la province de Chungcheong du Nord : 400 MW.

Énergie solaire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Énergie solaire en Corée du Sud.

Énergie éolienne[modifier | modifier le code]

Éoliennes près du col de Daegwallyeong, 2007.

La Corée du Sud se situe fin 2016 au 4e rang en Asie pour sa puissance installée éolienne avec 1 031 MW, soit 0,2 % du total mondial, loin derrière la Chine (168 690 MW), l'Inde (28 700 MW), et le Japon (3 234 MW), mais cette puissance s'est accrue de 201 MW (+24 %) au cours de l'année 2016 (en 2015 : +225 MW, soit +37 %), dont 30 MW d'éoliennes en mer ; la puissance installée en éolien offshore est ainsi passée à 35 MW fin 2016[10].

La puissance installée éolienne de la Corée du Sud s'est accrue de 47 MW (+8,4 %) au cours de l'année 2014[11].

Énergie marémotrice[modifier | modifier le code]

La centrale marémotrice de Sihwa, mise en service en août 2011, est l'installation marémotrice la plus puissante au monde, avec une capacité totale de 254 MW.

Consommation d'électricité[modifier | modifier le code]

La consommation d'électricité du pays atteignait 10 564 kWh par habitant en 2014, soit 3,49 fois la moyenne mondiale (3 030 kWh/hab)[k 8] et 52 % de plus qu'en France (6 955 kWh/hab), mais 18,5 % de moins qu'aux États-Unis (12 962 kWh/hab)[k 9].

Sa répartition par secteur était la suivante[3] :

  • industrie : 52,5 %
  • transport : 0,4 %
  • résidentiel : 13,1 %
  • tertiaire : 31,2 %
  • agriculture : 2,2 %
  • pêche : 0,5 %.

Sa progression a été de +416 % depuis 1990.

Impact environnemental[modifier | modifier le code]

Les émissions de CO2 liées à l'énergie de la Corée du Sud étaient en 2014 de 567,8 Mt CO2, soit 11,26 t CO2 par habitant[k 8], niveau 2,52 fois supérieur à la moyenne mondiale : 4,47 t/hab ; la France est à 4,32 t/hab et les États-Unis à 16,22 t/hab[k 9].

Voici l'évolution de ces émissions, comparées à celles de l'Union européenne :

Évolution des émissions de CO2 liées à l'énergie
1971 1990 2013 var.
2013/1971
var.
2013/1990
var.UE
2013/1990
Émissions[h 1] (Mt CO2) 52,9 231,7 572,2 +982 % +147 % -17,0 %
Émissions/habitant[h 2] (t CO2) 1,61 5,41 11,39 +607 % +111 % -22,0 %
Source : Agence internationale de l'énergie
Répartition par combustible des émissions de CO2 liées à l'énergie
Combustible 1971
Mt CO2
1990
Mt CO2
2013
Mt CO2
% var.
2013/1990
var.UE
2013/1990
Charbon[h 3] 22,2 90,7 289,8 51 % +219 % -36,4 %
Pétrole[h 4] 30,7 132,9 156,1 27 % +17 % -18,9 %
Gaz naturel[h 5] 0 6,4 110,7 19 % x17 +35,3 %
Source : Agence internationale de l'énergie
Émissions de CO2 liées à l'énergie par secteur de consommation*
Émissions 2013 part du secteur Émissions/habitant Émiss./hab. UE-28
Secteur Millions tonnes CO2 % tonnes CO2/hab. tonnes CO2/hab.
Secteur énergie hors élec. 47,8 8 % 0,95 0,41
Industrie et construction 230,6 40 % 4,59 1,67
Transport 92,1 16 % 1,83 1,74
dont transport routier 87,7 15 % 1,75 1,61
Résidentiel 80,7 14 % 1,61 1,58
Autres 121,1 21 % 2,41 1,17
Total 572,2 100 % 11,39 6,57
Source : Agence internationale de l'énergie[h 6]
* après ré-allocation des émissions de la production d'électricité et de chaleur aux secteurs de consommation

On constate que les émissions en Corée sont assez semblables à celles de l'Europe dans le secteur transport et le secteur résidentiel, mais sont beaucoup plus élevées dans l'industrie, le tertiaire et le secteur énergétique.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. p. 11
  2. p. 13
  3. p. 15
  4. p. 17
  5. p. 21
  6. p. 25
  7. p. 27
  8. a, b et c p. 52-53
  9. a, b et c p. 48-57
  1. p.48
  2. p.96
  3. p.51
  4. p.54
  5. p.57
  6. p.69
  • Autres références

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]