Turkish Stream

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Turkish Stream
Informations géographiques
Pays Drapeau de la Russie Russie - Drapeau de la Turquie Turquie
Tracé Anapa - Lüleburgaz
Image illustrative de l'article Turkish Stream
Tracé du gazoduc
Informations générales
Type de produits Gaz
Longueur 1 090 km

Turkish Stream ou TurkStream est un projet de gazoduc allant de la Russie à la Turquie à travers la Mer Noire. Le gazoduc devait faire transiter 31,5 milliards de mètres cubes de gaz vers l’Europe. Il a été annoncé par le président russe Vladimir Poutine le 1er décembre 2014 durant une visite en Turquie.

Ce projet remplace le projet South Stream, annulé[1],[2],[3]. Le projet South Stream entrait en concurrence avec le projet européen Nabucco. Ce dernier, moins ambitieux, disposant de moins de moyens et de rivalités inter-étatiques, n’avait pas pu faire le poids face au projet mené par la Fédération de Russie et Gazprom[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

En 2007, le projet South Stream a été signé à Rome, entre les différents pays.

Fin 2014, le point d'arrivée en Turquie n'avait pas encore été négocié, Gazprom annonçant que les travaux commenceraient immédiatement quand il aura été déterminé[5]. Deux navires poseurs de canalisations furent stationnés en mer Noire à cet effet[6]. Fin janvier 2015, il est annoncé que le gazoduc arrivera en Turquie d'Europe[7] et que le premier gaz à être livré en Turquie se fera en décembre 2016. Le 8 avril 2015, à l'occasion d'un entretien entre le président russe et le premier ministre grec, Alexis Tsipras, il été évoqué une coopération entre les deux pays sur les secteurs des investissements et des énergies au travers notamment un tracé qui passerait par la Grèce[8],[9]. L'entreprise italienne Saipem, avec qui avait été signé le contrat pour la pose des conduites du South stream, n'a pas vu son contrat renouvelé[10].

Le projet a été gelé le 26 novembre 2015 à la suite de la destruction d'un chasseur russe par l'aviation turque qui avait fortement détérioré les relations entre la Russie et la Turquie[11], mais suite aux améliorations des relations bilatérales russo-turques, le projet reprend à partir d'août 2016[12].

En août 2016, Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan annoncent leur volonté de réaliser TurkStream le plus vite possible mais en réalisant seulement un des quatre tubes prévus à l'origine[13].

L'accord de réalisation du projet TurkStream est signé à Istanbul, le , par les présidents russe et turc Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdoğan[14].

En juin 2017, la construction du projet Turkish Stream est lancée, en présence de Vladimir Poutine[15].

Description[modifier | modifier le code]

Le pipeline commencera à la station de compression de Russkaya près d'Anapa. La capacité du pipeline sera de 31,5 milliards de mètres cubes par an de gaz naturel[15] dont le marché turc absorbera environ 14 milliards, le reste du gaz étant exporté en Europe[6] . La Turquie doit devenir un lieu de transit afin de contourner les sanctions imposées par l'Union européenne à la Russie. Le gazoduc passera notamment par la Macédoine, la Serbie. La Slovénie s'est récemment montré intéressée. À terme, la Russie souhaiterait que le gazoduc arrive jusqu'en Autriche. Un hub gazier à la frontière turco-grecque va être créé et devrait être opérationnel en 2017. 47 milliards de m³ de gaz par an vont être destinés au marché européen et transiteront par ce hub. L’objectif serait d’aller jusqu’au hub autrichien de Baumgarten[3].

Il complétera l'offre apportée par le gazoduc Blue Stream en 2005. Il pourrait être complémentaire ou concurrent du projet de Gazoduc transadriatique.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Putin : Russia Cannot Continue South Stream Construction in Current Situation », RIA Novosti,‎ (lire en ligne)
  2. « Russia drops South Stream gas pipeline plan », BBC News,‎ (lire en ligne)
  3. a et b Alexandre Moustafa date=2014-06-03, « Turkish Stream : le nouveau gazoduc russe pour atteindre le cœur de l’Europe », sur Stratpol (consulté le 30 septembre 2015)
  4. « Stratpol », sur Stratpol (consulté le 2 octobre 2015)
  5. « Launch date of Turkish Stream not to differ much from South Stream schedule - Gazprom », ITAR-TASS,‎ (lire en ligne)
  6. a et b Amanda Paul, « Game on for 'Turkish Stream' », Today's Zaman,‎ (lire en ligne)
  7. http://www.thetoc.gr/eng/news/article/russia-turkey-announce-new-gas-route-with-hub-in-greece-borders
  8. "A Moscou, Alexis Tsipras se félicite du « printemps » des relations gréco-russes" Le Monde
  9. "Russia and Greece to ink Turkish Stream gas pipeline deal within days - Greek minister" RT (chaîne de télévision)
  10. sputnik (agence de presse), Gazprom Seeks New Contractor to Start Turkish Stream Construction, 9.7.2015
  11. « Turkish Stream Falls Under Russia's Restrictive Measures Against Turkey », sur sputniknews.com (consulté le 26 novembre 2015)
  12. Sputnik, « La Turquie confirme la reprise du projet Turkish Stream », sur fr.sputniknews.com (consulté le 9 août 2016)
  13. Ludovic Lamant, « La crise turque relance la bataille du gaz en Europe », sur Mediapart, (consulté le 22 août 2016).
  14. RFI, « La Russie et la Turquie signent le projet de gazoduc Turkish Stream », sur rfi.fr, (consulté le 10 octobre 2016).
  15. a et b Russie: lancement des travaux de pose du gazoduc Turkish Stream, Céline Bayou, Regard vers l'Est, 24 juin 2017