Église Notre-Dame du Taur

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Église Notre-Dame.
Église Notre-Dame-du-Taur
Façade d'une église en briques rouges de style roman.
Façade de l'église Notre-Dame-du-Taur.
Présentation
Culte catholique romain
Type Église
Début de la construction XIVe siècle
Fin des travaux XVIe siècle
Style dominant gothique méridional
Protection Logo monument historique Classé MH (liste de 1840)
Géographie
Pays France
Région Midi-Pyrénées
Département Haute-Garonne
Ville Toulouse
Coordonnées 43° 36′ 20,22″ nord, 1° 26′ 34,48″ est

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Église Notre-Dame-du-Taur

Géolocalisation sur la carte : Haute-Garonne

(Voir situation sur carte : Haute-Garonne)
Église Notre-Dame-du-Taur

Géolocalisation sur la carte : Toulouse

(Voir situation sur carte : Toulouse)
Église Notre-Dame-du-Taur

Selon la légende, l'église Notre-Dame-du-Taur, à Toulouse, a été édifiée à l'endroit exact où le corps de saint Saturnin s'est détaché du taureau qui le traînait derrière lui. L'église est située dans la rue du Taur entre la place du Capitole et la basilique Saint-Sernin. Cette église fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par la liste de 1840[1].

Histoire de l'église[modifier | modifier le code]

Saint Saturnin était le premier évêque de Toulouse, martyrisé en 250. Un oratoire a tout d'abord été installé pour les pèlerins sur le lieu exact de sa mort, par saint Hilaire, troisième évêque de Toulouse : une voûte en brique surmontée d'un petit oratoire construit avec du matériel ordinaire[2]. Une ancienne tradition indique que cet oratoire se situait à l'emplacement actuel de l'église. Cependant, des fouilles archéologiques réalisées dans le sanctuaire de l'église en 1969-1970 n'ont pas permis de mettre au jour la moindre construction d'époque paléochrétienne. On ne peut donc localiser précisément ni le premier emplacement de la tombe, ni celui du monument de Saint Hilaire. En revanche il est possible que l'église se situe sur l'emplacement où le corps de Saturnin fut lâché par le fatidique taureau furieux[3].

Les reliques du saint ont été gardées jusqu'en 402, date à laquelle elles ont été transférées en grande pompe à la basilique Saint-Sernin, qui porte le nom altéré de Saint-Saturnin. Malgré les 150 ans du corps, la légende raconte que la foule a apprécié les « doux effluves » des restes de saint Saturnin. Selon Rome, c'est un des traits caractéristiques d'un saint.

L'église que nous connaissons s'appelait jusqu'au XIe siècle église du Taur, sans doute car elle se trouvait dans le secteur qui conservait la mémoire de la course du taureau lié à Saint Saturnin. Au XIIe siècle, elle est nommée Saint-Sernin du Taur. Enfin il faut attendre 1534 pour qu'elle prenne le nom actuel au profit de la Vierge Marie[4]. L'église que nous pouvons admirer aujourd'hui, et dont le clocher-mur caractéristique est nettement visible depuis les hauteurs du centre-ville, a été construite au XIVe siècle. La vierge représentée est Notre-Dame des Remparts, déménagée de la place Villenouvelle (actuelle place Wilson) en 1783.

L'extérieur[modifier | modifier le code]

L'extérieur de cette église est très impressionnant. Enchâssée dans l'alignement des maisons, la façade est un grand mur de briques qui fait penser à une forteresse, et masque entièrement le reste de l'édifice. Le clocher-mur, modèle pour les clochers-murs de la région, présente des baies campanaires surmontées d'arcs en mitre et abrite un carillon[5] de treize cloches.

La façade donnant sur la rue du Taur date des XIVe - XVIe siècles et s'inscrit dans la tradition du gothique méridional.

L'intérieur[modifier | modifier le code]

Éléments classés[modifier | modifier le code]


œuvres non classées[modifier | modifier le code]

Les orgues[modifier | modifier le code]

  • L'église abrite également un orgue de 40 jeux (répartis sur trois claviers et pédalier) construit par Eugène Puget alors directeur de la manufacture Théodore Puget, père & fils de Toulouse.
  • Classé monument historique pour sa partie instrumentale en 1987, il est aujourd’hui l’un des plus remarquables témoins de la facture d’Eugène Puget.

L'orgue fut inauguré le 17 juin 1880 par Alexandre Guilmant. En 1939, son neveu, Maurice Puget modifie la composition du Positif : les rangs du Cornet progressif II-V sont séparés et remplacent le Kéraulophone 8', la Dulciana 4' et la Doublette 2', tandis qu'un Picolo [sic] 1' neuf vient remplacer l'Unda maris 8'.

I. Grand orgue
C–g3
II. Positif expressif
C–g3
III. Récit expressif
C–g3
Pédale
C–f1

Montre 16’
Bourdon 16’
Montre 8’
Bourdon 8’
Flûte harmonique 8’
Salicional 8’
Prestant 4’
Quinte 2’ 2/3
Doublette 2’
Fourniture progressive 3 à 8 rgs
Bombarde 16’
Trompette 8’
Clairon 4’

Flûte d’orchestre 8’
Bourdon à cheminée 8’
Flûte 4’
Nazard 2’ 2/3
Doublette 2’
Tierce 1’ 3/5
Picolo 1’
Trompette 8’
Clarinette à pavillon 8’
Clairon 4’
Trémolo

Flûte harmonique 8’
Bourdon-Quintaton 8’
Viole de gambe 8’
Voix céleste 8’
Flûte octaviante 4’
Octavin 2’
Trompette harmonique 8’
Basson-Hautbois 8’
Voix humaine 8’
Clairon 4’
Trémolo

Contrebasse 16’
Flûte ouverte 8’
Violoncelle 8’
Flûte 4’
Bombarde 16’
Trompette 8’
Clairon 4’

Accessoires :

Orage,

Tirasses : Grand-Orgue, Positif, Récit,

Octaves graves générales.

Appels d'anches : Pédale, Grand-Orgue, Positif, Récit,

Expressions : Positif, Récit,

Accouplements : Appel G.O., Positif / G.O., Récit / G.O., Récit / Positif,

Trémolos : Positif, Récit

Anémomètre, Sonnette du souffleur.

  • [1] Page du site de la paroisse Saint-Sernin - Notre-Dame du Taur
  • [2] Page des Moments musicaux à Notre-Dame du Taur

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Notice no PA00094521, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. Saint-Sernin de Toulouse, 2008, Quitterie et Daniel Cazes, Photographies Michel Escourbiac, Édition Odyssée, p. 18
  3. Jean-luc Boudartchouk, "Autour du corps de l'évêque Saturnin de Toulouse: nouvelles considérations", Mémoires de la société archéologique du Midi de la France, tome LXI, 2001, p. 257-262
  4. De Saint-Saturnin à Saint-Sernin, Mémoires de la société archéologique du Midi de la France, tome LXI, 2001, p. 248-256.
  5. Carillon de l'église Notre-Dame du Taur

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :