Abbaye Saint-Michel de Gaillac

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Abbaye Saint-Michel de Gaillac
Image illustrative de l’article Abbaye Saint-Michel de Gaillac
Présentation
Culte Catholique romain
Type Ancienne abbaye
Début de la construction 972
Style dominant Gothique méridional
Protection Logo monument historique Classé MH (1840)[1]
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Tarn
Ville Gaillac
Coordonnées 43° 53′ 50″ nord, 1° 53′ 46″ est

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Abbaye Saint-Michel de Gaillac

Géolocalisation sur la carte : Tarn

(Voir situation sur carte : Tarn)
Abbaye Saint-Michel de Gaillac

L'abbaye Saint-Michel de Gaillac est une ancienne abbaye bénédictine, située dans le département français du Tarn, dont les éléments restants sont protégés depuis 1840.

Origine[modifier | modifier le code]

Elle est fondée en 972[2], quand l'évêque d'Albi confie un domaine aux bénédictins avec pour ordre d'y fonder une abbaye. Elle s'installe sur les bords du Tarn sur des terres qui avaient été occupées dans l'Antiquité par une villa gallo-romaine.

Développement et âge d'or[modifier | modifier le code]

Ce lieu est défriché et mis en valeur, d'abord avec des cultures vivrières puis rapidement la vigne déjà plantée par les Romains permet un essor important. Un port est créé sur le Tarn, permettant d'exporter le vin vers Bordeaux.

Cette abbaye était initialement sous l'influence de l'abbaye Saint-Pierre de Moissac, et donc indirectement celle de Cluny. Toutefois, en 1079, celle-ci fut rattachée à l'abbaye de la Chaise-Dieu, filiale de l'abbaye Saint-Géraud d'Aurillac. Un manuscrit du chant grégorien Graduale Albiense, arrivé au monastère peu avant cet événement, est un témoignage de ce rattachement, avec sa composition de livre[3].

Le domaine monacal est relativement épargné lors de la croisade des Albigeois par la politique de la terre brûlée contrairement aux possessions du comte Raymond VI de Toulouse. Dès le retour de la paix, le commerce du vin reprend. Ses revenus permettent une reconstruction partielle de l'abbaye en 1273. En 1524, elle est sécularisée, un chapitre de chanoine remplace la communauté, mais le titre abbatiale est conservé.

Déclin[modifier | modifier le code]

La guerre de Cent Ans puis l'épidémie de peste noire ruinent la ville: elle perd la moitié de sa population et le commerce du vin cesse. Entre 1562 et 1572, les guerres de religion voient à plusieurs reprises des combats entre catholiques et protestants[4]. Ils s'achèvent en 1572 par un massacre de protestants. Ces derniers sont défenestrés depuis l'abbaye et achevés dans le Tarn par des bateliers.

Second âge d'or[modifier | modifier le code]

Après les déprédations des protestants, l'abbaye est reconstruite et redécorée entre 1570 et 1620. Avec le commerce du vin et l'essor de la culture du pastel, l'abbaye prospère à nouveau.

Fin de l'époque ecclésiastique[modifier | modifier le code]

L'abbaye saint Michel à la fin du XIXe siècle.

Son domaine est vendu comme bien national par les révolutionnaires à la suite du décret des biens du clergé mis à la disposition de la Nation à partir de 1789.

L'abbaye au XXIe siècle[modifier | modifier le code]

L'église abbatiale, devenue l'église Saint-Michel, est le siège d'une paroisse de Gaillac. À ses côtés, une cour matérialise l'emplacement de l'ancien cloître. Quant aux bâtiments de l'ancienne abbaye, ceux qui restent ont été restaurés. Ils abritent le musée de la Vigne et du Vin[5] sur l'archéologie, la navigation sur le Tarn, le vignoble, le compagnonnage, et les traditions et arts populaires, la maison des vins de gaillac et un caveau de dégustation[2].

Liste des abbés de Gaillac[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Notice no PA00095557, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. a et b (fr) « GAILLAC, Grand Vin du Sud-Ouest », sur GAILLAC (consulté le 23 février 2010)
  3. http://aedilis.irht.cnrs.fr/liturgie/03_1.htm
  4. (fr) « De la croisade des albigeois à la déchirure des guerres de religion », sur Site officiel de la ville de Gaillac (consulté le 23 février 2010)
  5. « Musée de l'abbaye », sur Site officiel de la ville de Gaillac (consulté le 23 février 2010)
  6. Liste établie par C. de Vic et J. Vaissette, Histoire du Languedoc, p.597 et suivantes.
  7. Les nouveaux auteurs de Gallia Christiana contestent son existence qu'ils considèrent comme douteuse
  8. Jean Tarde, Les Chroniques de Jean Tarde, annotées par Gaston de Gérard, avec une introduction de Gabriel Tarde, tous deux membres de la Société historique du Périgord, Paris, 1887, p.91.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]