Guillaume Ier de Bourgogne

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Guillaume Ier de Bourgogne dit Guillaume le Grand ou Tête Hardie (1020-1087) de la dynastie des UNROCHIDES comte de Bourgogne, comte de Mâcon et père du Pape Calixte II

Biographie[modifier | modifier le code]

Né le 1020, fils du comte Renaud Ier de Bourgogne et d'Adélaïde de Normandie (fille du duc Richard II de Normandie).

1057 il succède le 3 septembre 1057 à son père qui décède. Guillaume Ier de Bourgogne et ses fils aînés Renaud II de Bourgogne puis Étienne Ier de Bourgogne, sont des comtes de Bourgogne très puissants, régnant sur des terres dépassant largement les limites du puissant et vaste comté de Bourgogne. Ils sont vassaux contre leur gré de l'empire germanique suite au testament du roi Rodolphe III de Bourgogne mort en 1032 et à la guerre de succession de Bourgogne (1032-1034).

1039 l'archevêque de Besançon, Hugues Ier de Salins, devient l'homme de confiance favori du nouvel empereur germanique, Henri III du Saint-Empire (neveu du précédent). L'empereur accorde alors une certaine autonomie franche et le droit de s'auto-administrer par son propre gouvernement au comté de Bourgogne dont il est nommé chancelier et récompensé très largement pour sa totale et très dévouée collaboration et pour ses services de vassal à son suzerain.

1043 l'empereur germanique Henri III vient à Besançon, pour se fiancer avec Agnès d'Aquitaine, nièce du comte Renaud Ier de Bourgogne, et fille du duc Guillaume V d’Aquitaine. Pour cette occasion, l’archevêque de Besançon, Hugues Ier de Salins, obtient des droits régaliens sur la ville de Besançon (droits juridiques, politiques, fiscaux et économiques ... ) Il est nommé prince de l’empire germanique (rang maximum avant empereur) et règne en souverain sur la cité lui et ses futurs successeurs avec l'empereur et le pape Grégoire VII pour seuls supérieurs. Il échappe au pouvoir des comtes de Bourgogne

1076 l'empereur germanique Henri IV du Saint-Empire s'oppose aux pouvoirs absolus du pape Grégoire VII et se voit excommunié par le Vatican ce qui le discrédite profondément dans l'Europe profondément chrétienne où le pape a un grand pouvoir sur les têtes couronnées d'alors. C'est le début de la lutte de pouvoir entre l'empereur germanique et le Vatican (querelle des Investitures).

1078 le comte Guy II de Mâcon se fait moine à l'Abbaye de Cluny et cède son titre et ses terres à son cousin Guillaume Ier de Bourgogne.

1085 Guillaume Ier de Bourgogne s’affirme comme le personnage le plus important du comté de Bourgogne et met la main sur le pouvoir ecclésiastique après le décès des puissants archevêques de Besançon, Hugues Ier de Salins et Hugues II en y faisant ordonner ses fils Hugues III de Bourgogne archevêque et Guy de Bourgogne (futur Pape sous le nom de Calixte II) administrateur du diocèse de son frère.

1087 (11 novembre) il décède à Besançon à l'âge de 67 ans et est inhumé à la cathédrale Saint-Étienne, remplacée au XVIIIe siècle par la Cathédrale Saint-Jean, où furent transférées les sépultures des comtes de Bourgogne.

Ses fils Renaud II de Bourgogne et Étienne Ier de Bourgogne lui succèdent et meurent en croisade en Terre sainte, suivis en cela par leur frère Raymond de Bourgogne, roi de Leon et de Galice, ce qui affaiblira grandement le pouvoir de leur famille.

Mariages et enfants[modifier | modifier le code]

Il se marie avec Étiennette de Bourgogne.

Il a eu les enfants suivants[1] :

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Foundation for Medieval Genealogy : Guillaume Ier, comte de Bourgogne
  2. Europäische Stammtafeln, volume 2, planche 59

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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