Gérard Ier de Lorraine

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Gérard d'Alsace[1], né vers 1030, mort le 11 août 1070 à Remiremont, fut seigneur de Châtenois, puis duc de Lorraine de 1048 à 1070. Les textes de l'époque le désignent sous les nom de Gérard d'Alsace , Gérard de Chatenoy du nom d'un château qu'il possédait à Châtenois (Bas-Rhin) [2] ou Gérard de Flandre (car son épouse, Hedwige de Namur, est aussi nommée Hedwige de Flandre)

Il est fils de Gérard de Bouzonville († 1045), comte de Metz, et de Gisèle de Franconie, son épouse. Cette Gisèle est parfois donnée comme fille du duc Thierry Ier de Lorraine, mais rien ne permet de l'affirmer.

Histoire[modifier | modifier le code]

Adalbert d'Alsace, son frère, fut investi du duché de Haute-Lotharingie au début de 1047 par l'empereur Henri III, qui venait de le confisquer à Godefroy II. Celui-ci ne s'avoua pas vaincu et tua Adalbert dans une bataille près de Thuin, le 11 novembre 1048. Henri III donna alors le duché à son frère, Gérard d'Alsace.

Godefroy continua la lutte, aidé par des seigneurs lorrains qui s'inquiétaient de la puissance territoriale du nouveau duc, et fit rapidement prisonnier Gérard. Mais Gérard était soutenu par Bruno (un ancien évêque de Toul élu pape sous le nom de Léon IX), qui, en voyage en Lorraine, obtint la libération de Gérard en 1049. De plus l'empereur le soutint et lui fournit des troupes qui lui permirent de vaincre ses adversaires. Toutefois la noblesse lorraine continua à plusieurs reprises à créer des troubles contre le duc, soutenue par le clergé.

Tout son règne fut marqué par la fidélité aux empereurs Henri III, puis Henri IV, et par une collaboration régulière avec l'Église. Il fut avoué des abbayes de Moyenmoutier, de Saint-Mihiel et de Remiremont

Il fit construire le château de Prény, ainsi qu'une petite cité en position centrale du duché sur un lieu nommé Nancy. Cette cité se développera et deviendra la capitale du duché.

Il résidait habituellement au château fortifié de Châtenois, château dont les fortifications seront détruites par Condé en 1634[3]. Parmi ses biens, certains font partie du patrimoine foncier de l'abbaye de Saint-Denis, notamment au Stoufin, futur Haut-Koenigsbourg[4].

Descendance[modifier | modifier le code]

Il avait épousé Hedwige de Namur[5] (Hadewide), fille d'Albert Ier, comte de Namur, et d'Ermengarde de Basse-Lotharingie. Ce mariage le rapprocha de la noblesse Lorraine (voir l'ascendance de son fils). Ils eurent pour enfants :

Il mourut à Remiremont alors qu'il s'apprêtait à mater une révolte des nobles lorrains, et un empoisonnement n'est pas à exclure[6]. Il fut enterré dans l'abbaye de Remiremont.

Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Généalogie de Gérard sur le site Medieval Lands
  2. Révérend Père Dom Calmet écrivain et Abbé de Senones voir Augustin Calmet
  3. Jacqueline Carolus-Curien, Pauvres duchesses, l'envers du décor à la cour de Lorraine. Éditions Serpenoise, Metz, 2007. (ISBN 978-2-87692-715-5). p. 9.
  4. Georges Poull, La Maison ducale de Lorraine. Presses Universitaires de Nancy, 1991. 595 p. (ISBN 2-86480-517-0). p. 21.
  5. Généalogie d'Hedwige sur le sit Medieval Lands
  6. Il est peut-être mort le 14 avril 1070 (nécrologie de Châtenois) empoisonné, selon la chronique de Jean de Bayon, édition Belhomme dans Historia Mediani in monte Vosago monasterii, Strasbourg. 1724. Pages 255 et 256 : « Dux Lothariensis ambiguis venani signis moritur... ». G. Poull, op. cit. page 22