Sylvia Kristel

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Sylvia Kristel

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Sylvia Kristel au festival de Cannes 1990.

Naissance 28 septembre 1952
Utrecht Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas
Nationalité Drapeau : Pays-Bas Néerlandaise
Décès 17 octobre 2012 (à 60 ans)
Amsterdam Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas
Films notables Emmanuelle
Le Jeu avec le feu
Alice ou la Dernière Fugue

Sylvia Maria Kristel est une actrice et mannequin néerlandaise, née le 28 septembre 1952 à Utrecht, Pays-Bas, et morte le 17 octobre 2012 à Amsterdam, Pays-Bas, des suites d'un cancer. Elle est connue pour avoir tenu le rôle principal dans cinq des sept films (au cinéma) de la série Emmanuelle dans les années 1970 et 1980.

Biographie[modifier | modifier le code]

Sylvia Kristel en 1973.

Enfance et mannequinat[modifier | modifier le code]

Avec un QI de 165[1], Sylvia Kristel a pu sauter quatre classes à l'école. Fille d'un champion de tir[2], elle parle néerlandais, français, anglais et italien. Après ses études secondaires, elle travaille un temps comme secrétaire dans un bureau. Elle commence le mannequinat à 17 ans et, en 1973, gagne le concours Miss TV Europe[3].

Elle obtient la notoriété pour la première fois grâce à un spot publicitaire pour un tampon périodique[4].

Les années Emmanuelle[modifier | modifier le code]

Sylvia Kristel commence sa carrière d'actrice par de petits rôles dans des films néerlandais.

En 1974, elle tient le rôle-titre du film Emmanuelle (adapté du roman d'Emmanuelle Arsan), réalisé par Just Jaeckin. Ce film, qui lui a apporté la notoriété internationale, demeure l’un des films français ayant eu le plus de succès. Il restera treize ans à l'affiche sur les Champs-Élysées à Paris. Sylvia Kristel se trouve alors liée à ce rôle et joue sur cette image. Elle reprendra le personnage dans trois autres films de la série. Entre-temps, elle joue dans des films traditionnels réalisés par les cinéastes Jean-Pierre Mocky, Claude Chabrol ou Roger Vadim, entre autres.

Elle apparaît dans l'adaptation de L’Amant de Lady Chatterley et obtient le rôle-titre dans une biographie érotique de l’espionne Mata Hari. Cette image la suit jusqu'aux États-Unis où elle joue, en 1981, Regina Copoletta, une femme séduisant un adolescent dans la comédie érotique controversée Leçons très particulières. Bien que le film soit un des films indépendants les plus rentables de l'année 1981 (listé à la 28e place du total des recettes brutes aux États-Unis pour 1981[5]), Sylvia Kristel ne reçut aucune rémunération et continue à apparaître dans des films, délaissant le rôle d'Emmanuelle entre 1984 et 1993.

Elle apparaît également dans un film adapté de la série comique Max la Menace : Le plus secret des agents secrets en 1980. Elle continue de jouer, notamment aux côtés de Michel Piccoli et d'Alain Delon.

Après le succès[modifier | modifier le code]

Malgré le soutien de la critique, Sylvia Kristel est rapidement cantonnée à des rôles érotiques et sa carrière se termine pratiquement en 1981[6].

En 1984, le quatrième volet des aventures d'Emmanuelle lui donne l'occasion de passer ostensiblement le relais à Mia Nygren, qui a le rôle principal, tandis qu'elle tient le double rôle de Sylvia et d'Emmanuelle[7]. Monique Gabrielle et Natalie Uher lui succèderont. Mais l'identification de l'actrice au personnage restera la plus forte et Sylvia Kristel reprendra son rôle d'Emmanuelle, pour le cinéma et la télévision, aux côtés de George Lazenby dans les années 1990, le rôle principal étant tenu par Marcela Walerstein.

En 2001, elle joue un petit rôle dans Pardonnez-moi, le premier film du cinéaste néerlandais controversé Cyrus Frisch. La même année, elle apparaît dans le film Sexy Boys de Stéphane Kazandjian dans lequel elle joue une sexologue. Lors de la scène de la consultation, elle est assise sur un fauteuil en osier rappelant celui d'Emmanuelle…

En 2004, elle réalise le court-métrage Topor et moi, écrit par Ruud Den Dryver dans lequel elle joue. En mai 2006, Sylvia reçoit une récompense[8] au festival du film de TriBeCa à New York. Après une pause de 8 ans, elle fait une apparition dans le film Two Sunny Days en 2010 et, la même année, elle apparaît dans la série télé Les Demoiselles du swing où elle joue la mère de Trio Lescano.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Sylvia Kristel en 2009.

Sylvia Kristel entretient une relation jusqu'au milieu des années 1970 avec l'écrivain belge Hugo Claus, qui a 23 ans de plus qu'elle, et avec qui elle aura un fils, Arthur, né le 10 février 1975, également comédien. Puis, durant cinq ans, elle a une relation amoureuse avec le comédien Ian McShane. Cette relation se termine dramatiquement, surtout pour l'actrice qui se réfugie dans la drogue et l'alcool. En effet, au bout de deux ans, elle commence à prendre de la cocaïne, ce qui provoquera sa chute. Dans un entretien, tourné dans le cadre du documentaire Hunting Emmanuelle en 2006, elle décrit cette addiction comme une supervitamine très tendance, chère et bien plus puissante que l'alcool, un carburant nécessaire pour rester dans le « style ». Cette addiction la mènera à prendre de mauvaises décisions comme vendre ses droits pour Leçons très particulières pour 150 000 dollars, alors que le film en rapporta plus de 26 millions rien qu'aux États-Unis[5].

Elle s'installe aux États-Unis pour tenter une carrière internationale où elle manque de mourir de faim après un mariage de cinq mois avec un homme d'affaires[9]. Elle sera financièrement spoliée par son deuxième mari, le metteur en scène Philippe Blot, dont elle obtiendra la séparation.

Depuis les années 1990, Sylvia Kristel vivait en couple avec Freddy de Vree (en), un producteur belge, qui meurt subitement en 2004. À partir de cette époque, elle connaît un véritable succès aux Pays-Bas en tant que peintre[10].

En 2006, elle publie son autobiographie sous le titre Nue, dans laquelle elle raconte son calvaire : victime de son innocence, escroquée, puis dépossédée, sa vie s'est effondrée, minée par l’alcool et la drogue.

Ayant beaucoup fumé (dès l'âge de 11 ans), Sylvia Kristel a été soignée pour un cancer de la gorge en 2002 puis du poumon en 2004. Fin juin 2012, elle est victime d'un accident vasculaire cérébral[11],[12].

Quelques mois plus tard, elle meurt d'un cancer du poumon dans la nuit du 17 octobre 2012[13]. Elle résida à Amsterdam jusqu'à sa mort.

Elle est inhumée le 26 octobre 2012 dans sa ville natale d'Utrecht, en présence de nombreuses personnalités dont Just Jaeckin.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Réalisation[modifier | modifier le code]

  • 2004 : Topor et moi (court-métrage)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]