Sainte-Foy-l'Argentière
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| Sainte-Foy-l'Argentière | ||
Château du marquis de Fenoyl |
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Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Rhône-Alpes | |
| Département | Rhône | |
| Arrondissement | Lyon | |
| Canton | Saint-Laurent-de-Chamousset | |
| Intercommunalité | Communauté de communes Chamousset en Lyonnais | |
| Maire Mandat |
Michel Guillarme 2008-2014 |
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| Code postal | 69610 | |
| Code commune | 69201 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Fidésiens | |
| Population municipale |
1 246 hab. (2010) | |
| Densité | 809 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 417 m — Max. 480 m | |
| Superficie | 1,54 km2 | |
| Localisation | ||
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Sainte-Foy-l'Argentière est une commune française, située dans le département du Rhône et la région Rhône-Alpes.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Étymologie [modifier]
Le village s'appelait autrefois Sainte-Foy-de-Meys[réf. nécessaire].
Le nom du village, Sainte-Foy-l'Argentière, vient d'une mine argentifère que les Romains avaient exploitée. Le mot « Argentière » vient de la contraction du gallo-romain « argentum » et du suffixe gaulois « avu », indiquant d’anciennes exploitations minières, précisément de plomb argentifère[1].
La mention la plus ancienne du village qui soit connue a été datée de 900, Sainte-Foy dépendait alors de la paroisse de Saint-Genis-l'Argentière.
Histoire [modifier]
Sainte-Foy-l'Argentière fut longtemps la seigneurie de la famille Saint-Priest, sous la dépendance des comtes de Forez passa à la famille de Fenoyl en 1771.
Dès la fin du XVIIIe siècle, la ville prend un essor industriel grâce à plusieurs initiatives de la famille de Fenoyl. L'exploitation de la houille, une manufacture de porcelaine, et une tuilerie (aujourd'hui la plus importante d'Europe) garantissent la prospérité de Sainte Foy tout au long du XIXe siècle.
Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement le nom de Foy-sur-Brevenne[2].
Aujourd'hui, Sainte-Foy s'est recentrée sur les services et les commerces, tout en restant une commune dynamique des monts du Lyonnais.
L’église [modifier]
L'église fut édifiée à l'emplacement de la chapelle du château. Le marquis de Fenoyl sacrifia une tour et une aile du château pour sa construction. L'église comprend des vitraux remarquables d'Alexandre Mauvernay ainsi que des bénitiers qui furent rapportés d'Océanie par le père missionnaire Jean de Fenoyl au XXe siècle.
Héraldique [modifier]
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Les armes de Sainte-Foy-l'Argentière se blasonnent ainsi : Écartelé, au premier et au quatrième à neuf points équipolés d'or et d'azur (qui est Saint-Priest) et au deuxième et au troisième d'azur à un taureau furieux d'or, au chevron de gueules brochant, une rivière d'argent brochant en pointe sur l'écartelé. Le blason de Sainte-Foy-l'Argentière est inspiré de celui des Saint-Priest et de celui des Fenoyl ; la rivière fait référence à l'Orgeole qui s'écoule dans la commune. À droite, blason de la famille de Gayardon de Fenoyl. |
Administration [modifier]
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 1 246 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Pyramide des âges
Le recensement de la population a eu lieu le 8 mars en 1999, l'âge "0" représente seulement les naissances ayant eu lieu entre le 1er janvier et le 7 mars 1999.
Lieux et monuments [modifier]
Dans les annexes de la gare se trouve le parc d'animation ferroviaire permettant de se confronter au modélisme ferroviaire de jardin aux échelles d'1/5e au 1/11e sur des voies à l'écartement de 5" (127 mm) et 7"1/4 (184 mm). Ce parc est géré par l’association « Le Mini train des Monts du Lyonnais ». Le voyage s'effectue à califourchon sur les wagons tractés par les locomotives réalisées par les membres de l'association, certaines fonctionnant à la vapeur vive. informations : Le Mini Train des Monts du Lyonnais
Un train touristique à voie normale circule à la belle saison entre l’Arbresle et Sainte-Foy-l’Argentière afin de faire redécouvrir d’anciennes locomotives et wagons restaurés par l’association « Chemin de fer touristique de la Brévenne ».
Il y a sur la place principale du village le château de la famille de Fenoyl, construit au XVe siècle et restauré au XVIIe siècle. Le Marquis de Fenoyl a fait don d'une aile du château en 1850 pour construire l'église du village.
Économie [modifier]
Parmi les nombreux villages du Rhône, Sainte-Foy-l'Argentière fut l'un des premiers à avoir l’eau courante.[Quand ?]
Les mines de houilles L’exploitation de la houille en surface à Sainte-Foy est très ancienne. L’exploitation des mines daterait de 1740. En 1752, il y avait déjà 7 ou 8 puits ouverts. Le village s’est surtout développé quand un membre de la famille Fenoyl a acheté et développé les mines de charbon. Au début, il n’y avait que des galeries à ciel ouvert, puis des puits qui allaient jusqu’à 600 mètres de profondeur ont été creusés. En 1812, on disait Sainte-Foy-les-Houilles. L’exploitation a été arrêtée en mars 1931 puis a repris de 1940 à 1945, pendant l’occupation, pour alimenter les foyers domestiques. Il ne reste actuellement aucune trace visible de cette exploitation minière si ce n’est un terril vers la zone d’activités du Val d’Argent. À Sainte-Foy-l’Argentière, le sous-sol est très instable en raison des galeries et de la nature du sol.
La fabrique de porcelaine Après avoir donné aux mines une impulsion nouvelle et afin de résorber le chômage, le Marquis de Fenoyl décide d’investir ses capitaux dans la création d’une manufacture de porcelaine. Les conditions étaient favorables car l’approvisionnement énergétique ne posait aucun problème et la matière première était proche (kaolin à Haute-Rivoire). On fit appel à une main d’œuvre qualifiée originaire de Haute-Vienne et du Jura où le travail de la porcelaine est traditionnel. Il fit breveter des isolateurs qui ont d’abord servi pour le télégraphe puis pour l’électricité. En 1936, la manufacture occupait environ 300 ouvriers et produisait, outre des isolateurs, de la vaisselle, des articles pour pharmaciens et de la porcelaine à feu. Aujourd’hui, cette usine n’existe plus ; les fours, trop dangereux, ont été détruits dans les années 1980.
La Grande Tuilerie du Rhône Il est difficile de dire exactement quand commença l’activité des tuiliers à Sainte-Foy. Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, des tuileries artisanales (comme celle au no 5 route de Saint-Genis) existaient : les tuiliers faisaient tout à la main et moulaient les tuiles sur leur cuisses. La famille de Fenoyl fut à l’origine, vers 1880, d’une tuilerie mécanique qui, développée ensuite par la famille Balaÿ, devint la Grande Tuilerie du Rhône. Elle n’a cessé depuis d’évoluer et de se moderniser. Et les bâtiments, toujours situés au même endroit, ont été considérablement transformés et agrandis. Actuellement, lorsqu’on arrive de la Loire par la RN89, on aperçoit l’immense aire de stockage et les nouveaux bâtiments de la Grande Tuilerie du Rhône rebaptisée depuis 2000 « Imerys Couverture - Tuiles Sainte-Foy ».
Transport [modifier]
Une ligne régulière financée par le conseil général relie Sainte-Foy à Lyon
- T66:
- Direction: Aveize Centre Médicale
- Direction: Lyon Gorge de Loup ou L'Arbresle(certains services en semaine)
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Pierre-Louis de Gayardon, marquis de Fenoyl (1830-1887) : Chevalier de la Légion d'Honneur, conseiller général du Rhône, industriel. Défenseur de Belfort en 1870-1871.
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
Liens externes [modifier]
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- (fr) G. Chauvy, « Les noms de nos communes. Sainte-Foy-l’Argentière », sur leprogres.fr. Consulté le 22 aout 2011
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
