Pointe-Claire

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Pointe-Claire
Le moulin de Pointe-Claire
Le moulin de Pointe-Claire
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec[1]
Région Montréal
Comté ou équivalent Agglomération de Montréal
Statut municipal Ville
Maire
Mandat
Morris Trudeau
2013 - 2017
Constitution 1er janvier 2006
Démographie
Gentilé Pointe-Clairais, aise
Population 31 128 hab. (2014)
Densité 1 644 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 26′ 00″ N 73° 48′ 41″ O / 45.433395, -73.81130245° 26′ 00″ Nord 73° 48′ 41″ Ouest / 45.433395, -73.811302  
Superficie 1 894 ha = 18,94 km2
Divers
Langue(s) Français, anglais
Fuseau horaire Heure de l'Est (UTC-5)
Indicatif +1 514, +1 438
Code géographique 66097
Localisation
Localisation de Pointe-Claire dans l'agglomération de Montréal
Localisation de Pointe-Claire dans l'agglomération de Montréal

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Pointe-Claire

Pointe-Claire est une ville de l'agglomération de Montréal, au Québec (Canada) bordant le lac Saint-Louis[2]. La ville a une population de 30 732 habitants (en 2008). Son symbole est le moulin à vent situé non loin de l'église Saint-Joachim de Pointe-Claire. La ville possède deux bibliothèques municipales, un centre aquatique, une aréna, un parc naturel et ses propres installations de filtration d'eau.

Géographie[modifier | modifier le code]

La ville est localisée dans la région administrative de Montréal (06). Elle est entourée à l'est par Dorval, à l'ouest par les villes de Kirkland et Beaconsfield, et au nord par Dollard-Des Ormeaux. Au sud, Pointe-Claire est bordé par le lac Saint-Louis. Pointe-Claire fait partie de la circonscription provinciale de Jacques-Cartier, et de la circonscription fédérale de Lac-Saint-Louis.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'origine de cette ville remonte au XVIIe siècle, lorsque le défrichage des terres sur l'île de Montréal fut assez avancé pour y implanter une route longeant la rive sud de l'île et se rendant jusqu'à l'extrémité ouest de l'île. C'est en 1705, que l'intendant Raudot ordonne la construction d'une route reliant Montréal au lieudit du Haut de Lisle de Montréal. Les terres adjacentes avait alors été concédées à un seigneur du nom de Saint-Joachim. Mais dès 1685, une première paroisse fut fondée, St-Louis du Haut de Lisle de Montréal, et son premier desservant fut le sulpicien François Saturnin Lascaris d'Urfé, marquis de Bouge. En 1689, à la suite du massacre de La Chine par les Iroquois, les colons abandonnent leur terres. En 1713, une seconde paroisse est fondée, St-François-de-Sales du Haut de Lisle de Montréal, par détachement de celles de Ste-Anne du Bout de Lisle de Montréal et des Sts-Anges-Gardiens de La Chine. Dès 1714, cette paroisse adopte le nom de St-Joachim (voir les registres subsistant dans le Fonds Drouin et les précieux microfilms du Fonds Faillon du Séminaire St-Sulpice aux Archives de l'Université de Montréal). Les registres antérieurs à 1715, donc ceux des origines, sont malheureusement en partie perdus, mais il est possible avec de la patience, de retracer certains actes de la paroisse originale parmi les plus anciens des Sts-Anges-Gardiens de Lachine.

C'est en 1854 que Pointe-Claire devint officiellement une municipalité de village de Saint-Joachim-de-la-Pointe-Claire, qui deviendra ville sous le nom abrégé de Pointe-Claire en 1911[3]. On peut signaler dans les mentions historiques celles de Nicolas Perrot, « à la Pointe Claire du lac Saint-Louis », dans son Mémoire sur les mœurs, coustumes et relligion des sauvages de l'Amérique septentrionale (1684) et de Mathieu-Benoît Collet, dans des procès-verbaux de 1721, «en la coste de la Pointe-Claire».

Le centre névralgique de l'agglomération se trouvait alors au sud de l'actuelle autoroute 20. L'arrivée du Grand Tronc (maintenant le chemin de fer du CN) en 1853, puis du Canadien Pacifique en 1887, ainsi que l'avènement du téléphone ont grandement contribué à l'essor de la ville, qui était à l'époque une destination de vacances très prisée par les anglophones.

La construction de l'autoroute 20 dans les années 1940 a eu pour conséquence le déplacement du centre-ville au nord de celle-ci. L'hôtel de ville, le centre récréatif et les postes de police et de pompiers se trouvent actuellement au coin de l'ancienne côte Saint-Jean, maintenant transformée en boulevard, et de la rue Douglas-Shand.

Économie[modifier | modifier le code]

L'agriculture fut la principale activité économique de l'agglomération pendant quelques siècles, jusque dans les années 1940 avec la Seconde Guerre mondiale. Actuellement, on retrouve les sièges sociaux de plusieurs compagnies le long de l'autoroute 40, ainsi que plusieurs centres commerciaux, le plus important étant le centre d'achat Fairview, situé sur le boulevard Saint-Jean.

Population[modifier | modifier le code]

La ville est majoritairement anglophone à 56,7 %, et francophone à 24,0 %.

Politique[modifier | modifier le code]

Au niveau municipal, la ville est divisée en 8 districts, chacun étant représenté par son conseiller à l'hôtel de ville.

Le conseil municipal, depuis les élections de 2013, est ainsi formé[4]:

  • Maire : Morris Trudeau
  • Conseillers :
    • district 1 (Cedar): Claude Cousineau
    • district 2 (Lakeside):Paul Bissonnette
    • district 3 (Valois): Kelly Thorstad-Cullen
    • district 4 (Cedar Park Heights): Aldo Iermieri
    • district 5 (Lakeside Heights): Cynthia Homan
    • district 6 (Seigniory): Jean-Pierre Grenier
    • district 7 (Northview): Dennis Smith
    • district 8 (Oneida): Jack Beaumont
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  2013 Bill McMurchie    
2013 en cours Morris Trudeau    
Les données manquantes sont à compléter.

Au provincial, Pointe-Claire est représenté par le député de Jacques-Cartier le libéral Geoffrey Kelley.

Au fédéral, Pointe-Claire est représenté par le député de Lac-Saint-Louis, le libéral Francis Scarpaleggia

Culture[modifier | modifier le code]

L'Association des artistes du Lakeshore organise des expositions, notamment au Centre culturel Stewart Hall de Pointe-Claire[5].

Sports[modifier | modifier le code]

La ville possède un vaste centre sportif comprenant une aréna, trois piscines dont une de dimensions olympiques et une tour de plongeon. Plusieurs athlètes ayant participé aux Jeux olympiques se sont entraîné à Pointe-Claire, notamment Anne Montminy en plongeon.

Il existe aussi une association de soccer amateur, l'ASAPC (association de soccer amateur de Pointe-Claire), créée en 1966.

De plus, il existe un club de canoë, le CPCC (Club de canoe Pointe-Claire), qui se distingue de plus en plus lors de compétitions provinciales, nationales et même internationales. Il se situe en bordure du lac St-Louis et de l'autoroute 20. Depuis quelques années, plus de 150 jeunes et moins jeunes participent aux programmes de compétition. Des athlètes tel Tom Hall et Andrew Willows, deux médaillés des dernières coupes du monde, sont la fierté du club et de la ville de Pointe-Claire. Lors des championnats canadiens 2006 tenus à Regina en Saskatchewan, les quelque 40 athlètes participants ont ramené une vingtaine de médailles ainsi qu'un trophée signifiant l'impressionnante victoire de Sébastien Clermont et Marc Tarling lors de l’épreuve de C2 1000M Midget. Le club, grâce à ces performance, s'est même classé parmi les 10 meilleurs au pays. Les programmes multiples dont le bateau dragon, les camps de jour et les catégories maîtres intéressent de plus en plus de participants.

Attraits[modifier | modifier le code]


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Les informations de la fiche proviennent de Gouvernement du Québec, « Répertoire des municipalités : Pointe-Claire », 66097, sur Ministère des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire du Québec (consulté le 1er 2013), sauf exceptions suivantes :
    a. Superficie terrestre : Statistique Canada. Pointe-Claire, Québec (Code 2466093) (tableau). Profil du recensement, produit nº 98-316-XWF au catalogue de Statistique Canada. Ottawa. Recensement 2011, diffusé le 24 octobre 2012. Consulté le 1er septembre 2013.
  2. Gouvernement du Québec, « Pointe-Claire », Répertoire des municipalités, sur Ministère des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire
  3. Commission de toponymie du Québec : Pointe-Claire
  4. http://www.resultats-municipales2009.gouv.qc.ca/index.php?r=6
  5. Yanick Michaud, « Art au bord du lac », L'Étoile, vol. 46, no 33,‎ 28 août 2013, p. 18 (lire en ligne).
  6. Lieux patrimoniaux du Canada : Maison Hyacinthe-Jamme-dit-Carrière

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Municipalités limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Kirkland Dollard-Des Ormeaux Rose des vents
Beaconsfield N Dorval
O    Pointe-Claire    E
S
Lac Saint-Louis,
Léry