Evionnaz

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Evionnaz
Blason de Evionnaz
Héraldique
Bâtiment communal d'Evionnaz
Bâtiment communal d'Evionnaz
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Valais
District Saint-Maurice
Localité(s) et communes limitrophes
(voir carte)
Localités :
La Balmaz, La Rasse
Communes limitrophes :
Champéry, Val-d'Illiez, Saint-Maurice, Collonges, Dorénaz, Vernayaz, Salvan, France
Président(e) Gilbert Jacquemoud
Code postal 1902
N° OFS 6213
Démographie
Gentilé Evionnard
Population 1 118 hab. (31 décembre 2010)
Densité 23 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 11′ 00″ N 7° 01′ 00″ E / 46.183336, 7.016651 ()46° 11′ 00″ Nord 7° 01′ 00″ Est / 46.183336, 7.016651 ()  
Altitude 469 m
Superficie 4 799 ha = 47,99 km2
Divers
Langue Français
Localisation

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Evionnaz
Liens
Site web www.evionnaz.ch
Sources
Référence population suisse[1]
Référence superficie suisse[2]

Evionnaz est une commune suisse du canton du Valais située dans le district de Saint-Maurice.

Histoire[modifier | modifier le code]

Dans les années 500, le village, alors appelé Eaponne ou Epponnaz, selon les sources est totalement enseveli par l'effondrement du mont Taurus ou Tauredunum qui se détacha de sa base. La date exacte est imprécise ; selon le Chanoine Boccard[3], l'événement se serait passé en 563 alors qu'une note anonyme des archives de la commune[4] le situe en 513. C'est suite à cette chute que les sources d'eau chaude, qui descendent des Dents du Midi remontent en surface à Lavey-les-Bains, où elles sont exploitées de nos jours encore[5].

Le 9 octobre 1635, le village est à nouveau enseveli, cette fois-ci par le Novierroz. Le cours du Rhône est alors coupé et le fleuve régorge jusqu'à Riddes. Le torrent de la Marre forme un lac au pied du Jorat et menace la population[5]. L'année suivante, les habitants terrifiés par la montée des eaux de la Marre, bâtissent une chapelle à La Rasse et changent le nom du torrent en Saint-Barthélémy. Encore aujourd'hui, le 24 août une procession se rend à la chapelle pour prier le saint.

En 1644, un incendie détruit 32 maisons dans le village.

Le 26 août 1835, aux alentours de 11 heures, une partie de la Cîme de l'Est se détache, brise le glacier et détruit le Bois-Noir. Une coulée de boue ensevelit le hameau de la Rasse.

Le 20 juillet 1900, un incendie ravage un pâté de maisons du village depuis l'ancienne poste jusqu'au café de la Couronne.

En 1923, lors de la pose du câble téléphonique, l'on ouvre la rue principale. L'ouverture aux alentours du Café de la Couronne (dont uniquement l'enseigne subsiste aujourd'hui) met au jour une sorte de cheminée d'une profondeur de plus de 30 mètres vestige probable du village des années 500, mais les recherches ne continuèrent pas plus loin et la cheminée fut remplie de terre[6].

En 1926, le Bois-Noir est enseveli par un débordement du Saint-Barthélémy accompagné d'une coulée de limon, de roche et de glace, coupant la route cantonale et le chemin de fer. En 1930, le Saint-Barthélémy récidiva, forçant ainsi la construction de 5 barrages sur son cours, aujourd'hui tous pleins de pierres et de limons.

Économie[modifier | modifier le code]

Zone industrielle

L'économie d'Evionnaz repose principalement sur le secteur secondaire avec un géant de la chimie industriel : BASF (Orgamol SA installé à Evionnaz depuis 1957, acheté par BASF en 2005 et devenu BASF Pharma (Evionnaz)SA). La commune représente 33 hectares de terrain industriel.

Tourisme[modifier | modifier le code]

  • Le parc d'attractions Labyrinthe Aventure, un grand labyrinthe de haies taillés, se trouve sur le territoire de la commune.

Transport[modifier | modifier le code]

La commune se trouve sur la ligne ferroviaire Milan - Brigue - Lausanne et est reliée à l'A9 (Brigue-Lausanne-Vallorbe) Sortie d'autoroute 19 (Bex) et Sortie d'autoroute 20 (Saint-Maurice)

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Population résidante permanente et non permanente selon la région, le sexe, le lieu de naissance et l'état civil, en 2010 », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 15 décembre 2011).
  2. « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 23 septembre 2010)
  3. Notes du Chanoine Boccard, p.24-25
  4. Evionnaz Mon village au fille du temps, Agnès Eggs-Mottet, p.10-12
  5. a et b Emile Javelle, Souvenirs d'un alpiniste, p. 73
  6. Evionnaz Mon village au fille du temps, Agnès Eggs-Mottet, p. 43

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