Rockwell Blake

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Rockwell Blake (né le à Plattsburgh, New York) est un ténor américain[1].

Débuts[modifier | modifier le code]

Dès la fin des années 70, il entame une carrière florissante de ténor belcantiste aux États-Unis. À cette époque, sa voix –déjà très souple- atteint sans problème le contre-mi bémol. Beverly Sills lui propose de chanter le rôle de Don Ramiro dans La Cenerentola de Gioachino Rossini au New York City Opera. Il fait plus tard ses débuts au Metropolitan Opera, en 1981, aux côtés de Marilyn Horne dans L'italiana in Algeri.

Voix[modifier | modifier le code]

Son timbre est souvent décrit comme laid mais sa technique laisse tout le monde pantois. Il jouit d’une étendue vocale de deux octaves et demi[2] et se livre à toutes sortes de pyrotechnies vocales. Il affectionne particulièrement l’exercice périlleux du pianissimo. Ainsi dans l’Occasione fa il Ladro de Rossini l’entend-on ponctuer l’air par un si aigu, qu’il mène ensuite vers le pianissimo et qu’il « remonte » ensuite à pleine voix, le tout d’un seul souffle. Rockwell Blake s’amusait souvent à enchaîner plusieurs phrases musicales sans respirer, au plus grand étonnement de ses collègues.

Anecdote Donna del Lago[modifier | modifier le code]

En 1983, Rockwell Blake est encore inconnu en Europe. Le Festival Rossini de Pesaro en est, lui aussi, à ses balbutiements. Le Festival confie au pianiste Maurizio Pollini la direction musicale de La Donna del Lago, un opéra relativement rare de Rossini. À quelques jours de la première, le ténor principal tombe malade et Rockwell Blake est appelé pour auditionner devant Maurizio Pollini et Alberto Zedda. Ceux-ci sont fous d’enthousiasme et décident sur le champ de l’engager. Seulement, sitôt cette nouvelle annoncée, le ténor souffrant se sent beaucoup mieux et les débuts européens de Rockwell Blake durent être différés[3].

Carrière[modifier | modifier le code]

Dès le milieu des années 80, Rockwell Blake chante essentiellement en Europe : Scala de Milan, Teatro dell’Opera de Rome, Festival Rossini de Pesaro, Opéra de Paris, Théâtre des Champs-Élysées, Liceu de Barcelone, Grand Théâtre de Bordeaux. Il retourne au Metropolitan Opera en 1987 pour Le Barbier de Séville et en 2002 au Lyric Opera of New York pour une version de concert de Marino Faliero de Donizetti.

Fin de carrière[modifier | modifier le code]

Ses dernières apparitions scéniques remontent à 2005. On l’entend cette année en Uberto (Donna del Lago) et en Libenskof du Viaggo à Reims et à Monte-Carlo. Retiré depuis, Rockwell Blake participe à un concert en 2009 au Carnegie Hall en hommage à la carrière de Marilyn Horne[4].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. The New Grove Dictionary of Opera, Oxford University Press.
  2. Notice de Rockwell Blake : Airs d'opéra français paru chez EMI
  3. Anecdote relatée par Alberto Zedda, alors directeur du Festival, à un journaliste de Forumopera.com
  4. http://www.forumopera.com/v1/actu/blaky.htm