Relations entre la Corée du Nord et les États-Unis

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Relations entre la Corée du Nord et les États-Unis
Drapeau des États-Unis
Drapeau de la Corée du Nord
États-Unis et Corée du Nord
     États-Unis      Corée du Nord

Les relations entre la Corée du Nord et les États-Unis sont principalement marquées par la guerre de Corée (1950-1953) et par les soupçons américains au sujet du programme nucléaire nord-coréen. Le gouvernement nord-coréen tend à vouloir normaliser ses relations avec les États-Unis, tempéré par la perception d'une attaque militaire américaine imminente.

La Suède agit en tant que puissance protectrice des intérêts des États-Unis en Corée du Nord pour les affaires consulaires, du fait que la Corée du Nord et les États-Unis n'ont pas de relations diplomatiques officielles.

Histoire des relations américano-nord-coréennes[modifier | modifier le code]

Depuis la guerre de Corée ayant pris fin en 1953, les tensions restent fortes entre les deux États et l'administration Obama poursuit la politique étrangère de l'administration Bush vis-à-vis de la Corée du Nord. Les États-Unis souhaitent une dénucléarisation de la péninsule coréenne et ont condamné les agissements nord-coréens lors des essais nucléaires de 2006, de 2009 et de 2013.

Des pourparlers à six concernant le programme nucléaire nord-coréen, réunissant la République populaire de Chine, la Corée du Sud, la Corée du Nord, les États-Unis, la Fédération de Russie et le Japon ont été mis en place en 2006, suite au retrait de la Corée du Nord du traité de non-prolifération nucléaire (TNP) en 2003. Ceux-ci se révèlent toutefois en grande partie infructueux.

Le 11 octobre 2008, les États-Unis retirent la Corée du Nord de leur liste des États soutenant le terrorisme suite aux efforts de Kim Jong-il de reprendre le désarmement de son programme nucléaire[1]. L'incident de Baengnyeong, lors de lequel la corvette Cheonan (PCC-772 천안) de la Marine de la République de Corée (Corée du Sud) fut coulée et le bombardement de l'île de Yeonpyeong en 2010, marquent toutefois un regain de tension entre les deux États. La tentative de lancement du satellite Kwangmyŏngsŏng-3, prévu pour marquer le centenaire de la naissance de Kim Il-sung, le fondateur de la Corée du Nord[2], a également été condamné par le gouvernement américain, craignant qu'il s'agissait en réalité d'un essai balistique.

Les relations américano-nord-coréennes sont également tendues par l'emprisonnement de deux journalistes américaines de Current TV le 17 mars 2009, Euna Lee et Laura Ling, qui furent arrêtées près de la frontière sino-nord-coréenne alors qu'elles tournaient un documentaire sur le trafic des femmes. Elles ont été depuis libérées par la Corée du Nord[3].

Le 30 mars 2013, la Corée du Nord a annoncé sa décision d'entrer en conflit avec la Corée du Sud et a ajouté qu'il pourrait y avoir des représailles pour les États-Unis si ceux-ci s'interposaient. Le 16 juin, la Corée du Nord propose finalement aux États-Unis des négociations afin d'apaiser les tensions dans la péninsule coréenne[4].

En octobre 2013, les Etats-Unis décident de déployer un second radar d'alerte au Japon, à Kyoto, et d'augmenter le nombre de missiles antimissiles basés en Alaska[5]. Le 6 avril 2014, suite à l'envoi de deux missiles balistiques de moyenne portée par la Corée du Nord, les Etats-Unis annoncent envoyer au Japon deux navires en plus des cinq déjà présents, équipés de système antimissile[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]