Red Bull Energy Drink

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Red Bull Energy Drink

Pays d’origine Drapeau de la Thaïlande Thaïlande
Ville d’origine Drapeau : Autriche Fuschl am See
Distributeur Red Bull GmbH
Slogan « Red Bull donne des ailes »
Date de création 1987
Type Boisson énergisante
Principaux ingrédients Eau minérale gazéifiée, caféine, taurine, vitamine B, saccharose, glucose
Couleur Ambre
Site web www.redbull.com

Red Bull Energy Drink, souvent abrégée en Red Bull, est une boisson énergisante commercialisée par la société autrichienne Red Bull GmbH depuis 1987. Elle est inventée par l'entrepreneur autrichien Dietrich Mateschitz d'après la boisson originale thaïlandaise Krating Daeng (« buffle rouge » en thai) développée par Chaleo Yoovidhya.

Composition[modifier | modifier le code]

Selon le groupe Red Bull GmbH, la boisson Red Bull Energy Drink contient de l'eau minérale alpine gazéifiée, de la caféine, de la taurine, de la Vitamine B ainsi que du saccharose et du glucose[1].

Effets sur la santé[modifier | modifier le code]

Les boissons énergisantes, et plus largement les sodas, contiennent des ingrédients sujets à controverses. Pour le Red Bull, ces controverses concernent principalement la caféine et la taurine.

Caféine[modifier | modifier le code]

La caféine est généralement accusée, lorsqu’elle est consommée en grande quantité pendant une durée prolongée, d’être à l’origine d’une intoxication connue sous le nom de caféisme. Elle est classée dans la catégorie des substances moyennement toxiques[Par qui ?][réf. nécessaire]. La Food and Drug Administration la liste parmi les « substances alimentaires à buts multiples généralement reconnues comme sans danger[2]. » Cependant, les autorités sanitaires confirment que la consommation de caféine n’entraîne aucun effet indésirable. De nombreuses autorités sanitaires à travers le monde se sont penchées sur les effets de caféine. Santé Canada a publié une documentation très complète sur ce thème[3]. Sur la base de cette étude bibliographique, les scientifiques canadiens concluent que les adultes en bonne santé ne craignent pas de risques face aux effets de la caféine avec une consommation ne dépassant pas 400 mg par jour.

Taurine[modifier | modifier le code]

La taurine, quant à elle, est l'un des ingrédients retardant l’arrivée de la boisson dans certains pays, par application du principe de précaution, peu d’études existant à ce sujet. La taurine est un acide aminé (un segment de protéines) présent naturellement dans le corps humain également présente dans de nombreux aliments courants comme les crustacés, les poissons, la volaille, ou encore les préparations alimentaires pour nourrissons (le lait de croissance Nutrilon de Nutricia, par exemple). Une personne de 70 kg possède 70 gg de taurine dans le corps[réf. nécessaire]. En période d’activité, le corps diminue ses réserves disponibles en petite quantité seulement, réserves qu’il faut recharger. La taurine est connue[réf. nécessaire] pour son action détoxifiante et favoriserait la concentration. Elle a d’ailleurs été expérimentée sur les GI durant la guerre de Corée et la guerre du Viêt Nam pour augmenter la vigilance[réf. nécessaire]. Au Canada par exemple, Red Bull est commercialisé depuis 2005 et les produits contenant de la taurine ont été inscrits dans une nouvelle catégorie de produit : Produit de Santé Naturels[4].

Mélange avec l'alcool[modifier | modifier le code]

Une autre controverse est le cocktail vodka-Red Bull, mélange populaire dans les boîtes de nuit[5]. L’interaction entre une boisson énergisante et l’alcool est pointée du doigt. Le comité sur la toxicité (Committee on Toxicity) du Royaume-Uni établit en 2012 que « les données actuelles ne permettent pas de conclure à une interaction dangereuse entre la caféine et l’alcool, d’un point de vue toxicologique ou comportemental[6]. Aucun élément n’indique donc que les boissons énergisantes, dont le Red Bull, aient des effets particuliers, positifs ou négatifs, liés à sa consommation avec de l’alcool. »

Avis des agences sanitaires[modifier | modifier le code]

En Europe[modifier | modifier le code]

À la suite d'une demande de la Commission européenne, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) publie en 2009 un avis scientifique[7] sur deux ingrédients, la taurine et la glucuronolactone, utilisés dans des boissons énergisantes. Son groupe scientifique sur les additifs alimentaires et les sources de nutriments ajoutés aux aliments (groupe ANS) concluent qu'une consommation journalière de 350 ml (1,4 canette) comporte une teneur qui ne constitue pas un problème en termes de sécurité.

Sur la base de données provenant d’études chez l’Homme, le groupe a considéré qu'il était peu probable qu'il existe des interactions cumulées entre la taurine et la caféine qui auraient des effets diurétiques : perte d’eau et de sodium dans l’organisme. La consommation de ces boissons « soit en très grande quantité (par exemple, le cas d’une personne qui avait consommé 1 420 ml), soit en association avec une activité physique ou, plus fréquemment, en association avec de l’alcool »[8] a pu causer chez quelques jeunes de forts problèmes de santé - mais il est difficile de distinguer leur effets de ceux de la consommation simultanée d'autres produits actifs dans la plupart des cas[8].

En France[modifier | modifier le code]

En France, la commercialisation du Red Bull est retardée par l'application du principe de précaution préconisé par l'AFSSA vis-à-vis des effets inconnus de la taurine et au taux élevé de caféine[9].

Le 2 avril 2008, une première version est autorisée où l'arginine remplaçait la taurine et le glucuronolactone et avec un taux plus faible de caféine. Cette version est retirée le 15 juillet lorsque la Ministre de l'Économie Christine Lagarde autorise la commercialisation en France de la version originale, avec la mention « À consommer avec modération : maximum deux canettes par jour. Déconseillé aux enfants et aux femmes enceintes[10]. » L'entourage du ministre justifie que « cette boisson est autorisée dans 25 pays européens sur 27. Il n'y a pas d'élément probant qui démontre sa dangerosité », et passe outre les avis de l'AFSSA. À la suite de cet accord, la société Red Bull retire sa plainte contre l'État français auprès du tribunal administratif de Paris[11].

L'impact des boissons énergisantes sur l’amélioration des performances sportives est indéfini, comme leur intérêt nutritionnel et comme celui sur la santé et leur toxicité. Elles ne sont pas adaptées à l'hydratation lors d'une activité physique, et sont déconseillées par la Société française de nutrition du sport (SFNS) avant, pendant, et après l’effort[12], repris par l'Institut de recherche du bien-être de la médecine et du sport santé (IRBMS) du Nord-Pas-de-Calais[13].

Distribution[modifier | modifier le code]

En 2014, la boisson Red Bull est distribuée dans un total de 165 pays.

année Md canettes vendues Δ employés CA, Md€ Δ sponsoring, M€  % CA pays
2011 4,630 +11,4 % 8 294 4,25 +12,4 % 30% 164
2012 5,226 +12,8 % 8 699 4,93 +15,9 % 30% 165

Le groupe Red Bull GmbH a écoulé plus de 35 milliards de canettes depuis sa création[14].

Marketing[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Red Bull GmbH.
Pyramide de cannettes Red Bull.

Concurrence[modifier | modifier le code]

D'après une étude Nielsen les parts de marché sur le secteur des boisson énergisantes se répartissent de la manière suivante : Red Bull est la boisson énergisante la plus consommée en France, avec 49,0% de PDM en volume, suivie de Monster (21,2 %) et de Burn (5,7 %), deux marques distribuées par Coca-Cola. Les marques de distributeurs (Leclerc, Carrefour Discount, Casino, etc.) jouent la carte des petits prix pour grappiller quelques parts de marché et totalisent ensemble 18,8% des volumes vendus en grandes surfaces. (Chiffres Nielsen CAM P12 2013).

Histoire[modifier | modifier le code]

Lors d'un voyage en Asie en 1984, Dietrich Mateschitz, découvre le Krating Daeng[15], une « boisson tonique » thaïlandaise très populaire parmi les chauffeurs de camions et de taxis car elle aide à rester éveillé. Le Krating Daeng, qui signifie « taureau rouge » en thaï, est inspiré par une boisson énergisante japonaise, le Lipovitan, dont l'ingrédient principal est la taurine. Produite par TC Pharmaceuticals, un groupe appartenant à Chaleo Yoovidhya, self-made man et millionnaire thaïlandais, le Krating Daeng contient de la taurine et de la caféine. Mateschitz décide alors de commercialiser la boisson en dehors de l'Asie[15].

De retour en Autriche, Mateschitz cofonde la Red Bull GmbH avec Chaleo Yoovidhya. La boisson produite, le Red Bull, est une version gazeuse, moins sucrée et moins caféinée que son équivalent thaïlandais. La boisson Red Bull Energy drink est commercialisée en Autriche à partir de 1987, d'abord sous forme de canettes de 25 cl bleu et argent. Le lancement s'appuie sur une campagne de publicité composée de dessins animés minimalistes, ponctués par le slogan « Red Bull gives you wings » (« Red Bull donne des ailes »).

La boisson est commercialisée hors des frontières autrichiennes dès 1989. Elle est d'abord introduite à Singapour, puis en Hongrie en 1992 par Feldschlösschen. Elle apparaît en Allemagne en 1994, au Royaume-Uni en 1995 et en Californie en 1997.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Composition de la boisson Red Bull Energy Drink, energydrink-fr.redbull.com
  2. (en) « Code of Federal Regulations », sur gpo.gov (consulté le 18 septembre 2014).
  3. « La caféine dans les aliments », sur Santé Canada (consulté le 18 septembre 2014).
  4. « Produits de santé naturels », sur Santé Canada (consulté le 18 septembre 2014).
  5. « Vodka-Red Bull, le cocktail explosif », sur Le monde,‎ 25 juin 2012 (consulté le 18 septembre 2014).
  6. (en) « COMMITTEE ON TOXICITY OF CHEMICALS IN FOOD, CONSUMER PRODUCTS AND THE ENVIRONMENT » [PDF] (consulté le 18 septembre 2014).
  7. (en) « The use of taurine and D-glucurono-γ-lactone as constituents of the so-called “energy” drinks », EFSA,‎ 15 janvier 2009 [PDF]
  8. a et b « L’EFSA adopte un avis scientifique sur deux ingrédients communément utilisés dans certaines boissons énergétiques », EFSA,‎ 12 février 2009 (consulté le 12 février 2009).
  9. Alain Sousa, « Les Energy Drink sont-ils efficaces? », Doctissimo,‎ 23 janvier 2009.
  10. « Le vrai Red Bull autorisé en France », Le Figaro,‎ 16 mai 2008.
  11. Temps réél, « Red Bull sera vendue en france », Le Nouvel Obs,‎ 17 mai 2008 (consulté le 18 septembre 2014).
  12. « Recommandations sur la consommation de boissons énergisantes chez le sportif », Société française de nutrition du sport,‎ Juin 2008.
  13. Dr Frédéric Maton, « Des risques accrus de blessures », sur Institut de recherche du bien-être de la médecine et du sport santé (IRBMS),‎ 13 mai 2011 (consulté le 19 mars 2013).
  14. Red Bull, empire des sensations fortes, Le Monde, le 16 mars 2012
  15. a et b « Le fabuleux destin d'un vendeur de dentifrice », Le Figaro,‎ 23 mai 2008

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]