Régiment Royal-Roussillon

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Régiment Royal-Roussillon
Drapeau d’Ordonnance du régiment Royal-Roussillon
Drapeau d’Ordonnance du régiment Royal-Roussillon

Période 1657 – 1795
Pays France
Allégeance Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Type régiment
Rôle infanterie de ligne

Le régiment Royal-Roussillon est un régiment d’infanterie du royaume de France créé en 1657.

Lignage[modifier | modifier le code]

  • 25 mai 1657 : création du régiment Catalan-Mazarin
  • 13 mars 1661 : renommé régiment Royal-Catalan
  • 27 janvier 1667 : renommé régiment Royal-Roussillon
  • 1672 : scindé, une partie du régiment constituant le nouveau régiment de Languedoc
  • 1er janvier 1791 : renommé 54e régiment d’infanterie de ligne
  • 1794 : son 1er bataillon est réformé par incorporation à la 107e demi-brigade de bataille lors de la formation de la demi-brigade
  • 1795 : réformé, son 2e bataillon étant incorporé à la 108e demi-brigade de bataille lors de la formation de la demi-brigade

Équipement[modifier | modifier le code]

Drapeaux[modifier | modifier le code]

3 drapeaux, dont un blanc Colonel, « & croix blanche semée de fleurs de lys d’or », ainsi qu’aux 2 drapeaux d’Ordonnance, « bleux, rouges, verts & feuilles mortes par opposition »[1].

Drapeau Colonel

Habillement[modifier | modifier le code]

Antoine de Pradines d’Aureilhan, capitaine du régiment Royal-Roussillon, en uniforme et portant la croix de Saint Louis.

Historique[modifier | modifier le code]

Colonels et mestres de camp[modifier | modifier le code]

  • 26 mai 1657 : Joseph, baron de Caramany, maréchal de camp le 19 janvier 1652, brigadier le 27 mars 1668, † mars 1672
  • 30 mars 1672 : Joseph, comte de Ximenes
  • 30 juin 1701 : N. de Ximenes, marquis de Proissy, fils du précédent, tué au combat d’Oudenarde en 1708
  • 17 juillet 1708 : Augustin, marquis de Ximenes, frère du précédent, colonel et maréchal de camp
  • 22 juillet 1729 : Louis-Antoine de Gontaut, duc de Biron, brigadier le 20 février 1734, maréchal de camp le 18 octobre 1734, lieutenant général le 20 février 1743, maréchal de France le 24 février 1757, † 19 octobre 1788
  • 25 novembre 1734 : Charles-Bernard de Cléron, comte d’Haussonville, déclaré brigadier le 13 août 1744 par brevet expédié du 2, maréchal de camp le 1er janvier 1748, † 4 février 1754
  • 1er janvier 1748 : N., marquis de Hautoy,
  • 30 novembre 1761 : Louis-Bernard de Cléron, comte d’Haussonville, brigadier le 25 juillet 1762
  • 30 novembre 1761 : Louis Gaucher, duc de Chatillon
  • 11 mai 1762 : Marc-Antoine, comte de Levis-Lugny
  • 5 juin 1763 : Louis-Henri, marquis de Villeneuve-Trans
  • 11 juin 1774 : Jean-Toussaint de La Pierre, marquis de Fremeur
  • 13 avril 1780 : Louis-Malo-Gabriel, marquis de Vauborel
  • 10 mars 1788 : Marie-Charles-Hilaire-Flavien Froissard, marquis de Broissia
  • 25 juillet 1791 : Michel-Étienne de Gaston
  • 27 mai 1792 : Pierre-Michel-Joseph-Salomon Dumesnil

Composition[modifier | modifier le code]

Les hommes du régiment provenaient des régions de Perpignan, Roussillon et Catalogne.

Campagnes et batailles[modifier | modifier le code]

  • En 1701, au début de la guerre de succession d'Espagne dans les Pays-Bas espagnols, un bataillon du régiment Royal-Roussillon est envoyé par le maréchal de Boufflers pour défendre la place de Nieuport[2].
  • L'un des faits d'armes les plus connus du régiment concerne l’intervention de son second bataillon au Canada pendant la guerre de Sept Ans.
  • Ce bataillon (556 soldats – 525 hommes et 31 officiers, ainsi que les chirurgiens), commandé par le colonel d’Haussonville, embarque à Brest en mars 1756 et arrive en mai en Nouvelle-France (le premier bataillon resta en France). Le régiment de Royal-Roussillon est à l’origine posté à Montréal, à l’exception d’un détachement qui est envoyé à Carillon. En 1757, c’est le régiment en entier qui est mobilisé pour le fort William Henry. De plus, le régiment prend part, en 1758, à la victoire de la bataille du fort Carillon. Il se dirige ensuite vers Québec, pour défendre la ville : il participe ainsi aux batailles de Beauport, des Plaines et de Sainte-Foy[3].

Bataille de fort William Henry[modifier | modifier le code]

Au début d'août 1757, le bataillon ouvre la tranchée avec celui du régiment de La Sarre, devant le fort George, appelé aussi fort William Henry. Celui-ci ne résistera pas plus que cinq jours.

Bataille du fort Carillon[modifier | modifier le code]

Lors de cette victoire éclatante du marquis de Montcalm, le capitaine Ducoing et 18 hommes de ce régiment perdirent la vie.

Bataille des plaines d'Abraham[modifier | modifier le code]

À la bataille des plaines d'Abraham, le 19 septembre 1759, le régiment Royal-Roussillon, sous les ordres du colonel M. d'Haussonville, occupait l'aile gauche des forces françaises.

Capitulation de Montréal[modifier | modifier le code]

À la capitulation de Montréal, le 8 septembre 1760, les régiments français, dont le Royal-Roussillon, ne pouvant pas avoir les honneurs de la guerre, reçoivent l'ordre de brûler leurs drapeaux pour ne pas les rendre aux Britanniques.

Les soldats du régiment du Royal-Roussillon sont renvoyés en France sur des navires anglais en 1761. Ils sont ensuite cantonnés à Marseille, puis en Corse.

21e régiment d’infanterie de ligne

Le 1er bataillon a fait les campagnes de 1792 à 1794 à l’armée du Nord ; le 2e celles de1792 à 1794 à l’armée de la Moselle.

Quartiers[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Cinquième abrégé général du militaire de France, sur terre et sur mer, Lemau de la Jaisse, Paris, 1739
  2. Lieutenant général de Vault, « Mémoires militaires relatifs à la guerre d'Espagne sous Louis XIV », tome 1, 1835, p. 436.
  3. Nous étions le Nouveau Monde, Jean-Claude Germain, Hurtibise, p145 2009

Annexes[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Lieutenant général de Vault, Mémoires militaires relatifs à la guerre d'Espagne sous Louis XIV, vol. 1, Imprimerie Royale (Paris),‎ 1835, 910 p. (lire en ligne).
  • Chartrand, René, « Ticonderoga 1758: Montcalm's victory against all odds », Osprey Publishing, Campaign no.76, 2000, ISBN 978-1-84176-093-3

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]