Bataille de Sainte-Foy

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Bataille de Sainte-Foy
La bataille de Sainte-Foy par George B. Campion
La bataille de Sainte-Foy par George B. Campion
Informations générales
Date 28 avril 1760
Lieu Québec
Issue Victoire française
Belligérants
Royal Standard of King Louis XIV.svg Royaume de France Royaume de Grande-Bretagne Royaume de Grande-Bretagne
Commandants
François G. de Lévis James Murray
Forces en présence
2 600 soldats
2 400 miliciens
900 Indiens
3 800 soldats
27 canons
Pertes
193 morts
640 blessés
259 morts
829 blessés
53 prisonniers
27 canons perdus
Guerre de Sept Ans
Batailles
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Coordonnées 46° 47′ 59″ N 71° 13′ 15″ O / 46.799722222222, -71.220833333333 ()46° 47′ 59″ Nord 71° 13′ 15″ Ouest / 46.799722222222, -71.220833333333 ()  

Géolocalisation sur la carte : Québec

(Voir situation sur carte : Québec)
 Différences entre dessin et blasonnement : Bataille de Sainte-Foy.

Géolocalisation sur la carte : Ville de Québec

(Voir situation sur carte : Ville de Québec)
 Différences entre dessin et blasonnement : Bataille de Sainte-Foy.

La bataille de Sainte-Foy est une bataille à l'issue de laquelle les Canadiens (aujourd'hui appelés Québécois), ont repris Québec des mains de l'occupant britannique. Elle a eu lieu près de Québec le 28 avril 1760 dans le cadre de la guerre de Sept Ans.

Avant l'affrontement[modifier | modifier le code]

Le 27 avril 1760 au matin, les marins britanniques ramènent un artilleur français à l'article de la mort aux quartiers du Gouverneur James Murray. Ce Français avait été repêché des eaux glaciales après que son embarcation eut fait naufrage. Le captif avertit Murray qu'une force massive formée de Français, de Canadiens et de leurs alliés Amérindiens arriverait bientôt de Montréal pour attaquer Québec.

James Murray rassembla un millier de soldats et ordonna à ses hommes de transporter dix canons jusqu'à la zone de tir. Normalement, cette tâche aurait été accomplie par les chevaux, mais les troupes affamées les avaient mangés depuis longtemps. Les soldats britanniques quittèrent la ville pour rejoindre les détachements d'infanterie légère qui se regroupaient dans de petits postes avancés à Sainte-Foy, Sillery et Cap-Rouge.

Pendant ce temps, le chevalier de Lévis, après avoir rassemblé ses troupes aux environ du Fort Jacques-Cartier; positionnait quelque jours plus tard les quelque 5 900 soldats au-delà de la forêt, près de Sainte-Foy. Ses troupes comprenaient des soldats réguliers (2 600), des miliciens (2 400) et des guerriers amérindiens (près de 1 000); leur mission était de reprendre Québec aux Britanniques.

La bataille[modifier | modifier le code]

Le 28 avril 1760, quelques mois seulement après la défaite de la France sur les Plaines d'Abraham dans la ville de Québec, le gouverneur de la Nouvelle-France, Pierre de Rigaud de Vaudreuil, et le chevalier de Lévis repoussent les Britanniques du général James Murray à la bataille de Sainte-Foy et assiègent la ville de Québec. La fortune fait en sorte que les renforts britanniques arrivent en premier en Nouvelle-France, ce qui conduit les troupes françaises à reculer puis à capituler à Montréal et à Trois-Rivières peu après.

Le chevalier de Lévis ralliant son armée

La bataille de Sainte-Foy est le dernier battement de cœur de la France coloniale au Canada. Les trois années qui suivront cette bataille seront sous un régime militaire administré par le général Murray et ce, jusqu'à la fin de la guerre de Sept Ans en Europe. Au Traité de Paris (1763), Choiseuil choisit de conserver les îles des Antilles, plutôt que le Canada offert par l'Angleterre, et la France perdit ainsi, l'Île Royale et l'Isle Saint-Jean. Alors que la Louisiane sera vendue par Napoléon en 1803 et que l'Acadie fut conquise dès 1713. Le gain monétaire et l'argent qu'apportaient les Antilles, l'esclavage au Sénégal, et son comptoir de Pondichéry au Inde, est tout ce que Choiseul et les riches marchands favorisaient. La France était avant tout une super puissance avec une population trois fois supérieure à l'Angleterre. L'intérêt n'y était plus, et Lévis lorsqu'il aperçut la flotte Britannique remonter le Saint-Laurent s'écria, « La France nous a abandonné ! »[1].

Le Monument aux Braves, situé sur le Chemin Ste-Foy, fut dévoilé le 19 octobre 1863 pour commémorer la bataille.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Canada-Québec, Synthèse Historique, Éditions du Renouveau Pédagogique Inc. p. 177-178

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

En français :

En anglais :

L'Église de Sainte-Foy pour commémorer la bataille