Bataille de Sainte-Foy

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Bataille de Sainte-Foy
La bataille de Sainte-Foy
La bataille de Sainte-Foy par George B. Campion
Informations générales
Date 28 avril 1760
Lieu Québec
Issue Victoire française
Belligérants
France Grande-Bretagne
Commandants
François G. de Lévis James Murray
Forces en présence
2 600 soldats
plus 2 400 miliciens
3 800 soldats
27 canons
Pertes
193 morts et 640 blessés 259 morts et 829 blessés et toute l'artillerie
Guerre de Sept Ans
Batailles
Europe

Minorque (navale) • Lobositz • Reichenberg • Prague • Kolin • Hastenbeck • Gross-Jägersdorf • Moys • Rossbach • Breslau • Leuthen • Krefeld • Domstadl • Zorndorf • Saint-Cast • Tornow • Hochkirch • Lutzelberg (1758) • Bergen • Kay • Minden • Kunersdorf • Neuwarp (navale) • Hoyerswerda • Maxen • Meissen • Landshut • Emsdorf • Warburg • Legnica • Kloster Kampen • Torgau • Villinghausen • Kolberg • Wilhelmstahl • Burkersdorf • Lutzelberg (1762) • Freiberg • Baie de Quiberon (navale)


Amérique du Nord

Jumonville Glen • Fort Necessity • Fort Beauséjour • Monongahela • Petitcoudiac • Lac George • Fort Bull • Fort Oswego • Kittanning • Fort William Henry • Louisbourg • Le Cran • Fort Carillon • Fort Frontenac • Fort Duquesne • Fort Ligonier • Fort Niagara • Beauport • Plaines d'Abraham • Sainte-Foy • Ristigouche (navale) • Mille-Îles • Signal Hill


Asie

Plassey • Gondelour • Negapatam (navale) • Pondichéry (navale) • Wandiwash • Manille

[modifier] Avant l'affrontement

Le 27 avril 1760 au matin, les marins britanniques ramènent un artilleur français à l'article de la mort aux quartiers du Gouverneur James Murray. Ce Français avait été repêché des eaux glaciales après que son embarcation eut fait naufrage. Le captif avertit Murray qu'une force massive formée de Français, de Canadiens et de leurs alliés amérindiens arriverait bientôt de Montréal pour attaquer Québec.

James Murray rassembla un millier de soldats et ordonna à ses hommes de transporter dix canons jusqu'à la zone de tir. Normalement, cette tâche aurait été accomplie par les chevaux, mais les troupes affamées les avaient mangés depuis longtemps. Les soldats britanniques quittèrent la ville pour rejoindre les détachements d'infanterie légère qui se regroupaient dans de petits postes avancés à Sainte-Foy, Sillery et Cap-Rouge

Pendant ce temps, le chevalier de Lévis positionnait ses quelque 5900 soldats au-delà de la forêt, près de Sainte-Foy. Ses troupes comprenaient des soldats réguliers (2600), des miliciens (2400) et des guerriers amérindiens (près de 1000); leur mission était de reprendre Québec aux Britanniques.

[modifier] La bataille

Le 28 avril 1760, quelques mois seulement après la défaite de la France sur les Plaines d'Abraham dans la ville de Québec, le gouverneur de la Nouvelle-France, Pierre de Rigaud de Vaudreuil, et le chevalier de Lévis repoussent les Britanniques du général James Murray à la bataille de Sainte-Foy et assiègent la ville de Québec. Le sort fait en sorte que les renforts britanniques arrivent en premier en Nouvelle-France, ce qui conduit les troupes françaises à reculer puis à capituler à Montréal et à Trois-Rivières peu après.

Le chevalier de Lévis ralliant son armée

La bataille de Sainte-Foy est le dernier battement de cœur de la France coloniale au Canada. Les trois années qui suivront cette bataille seront sous un régime militaire administré par le général Murray et ce, jusqu'à la fin de la guerre de Sept Ans en Europe. La France choisit de conserver les îles des Antilles, tel que la Martinique et plusieurs autres, par le traité de Paris en 1763 . Le contexte de l'époque en appellait à la survie de la France tout entière. Les guerres en Europe ont fini par achever les réserves et le peuple criait famine. sacrifiant ainsi la Nouvelle-France aux Britanniques. En offrant toute fois à ses habitants de retourner en France.

Le Monument aux Braves, situé sur le Chemin Ste-Foy, fut dévoilé le 19 octobre 1863 pour commémorer la bataille.

Créer un livre