Psaume 46 (45)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Le verset 10 du psaume 46, sur un mémorial à Charles Massey, au Royaume-Uni : Be still and know that I am God.

Le psaume 46 (45 selon la numérotation grecque) est attribué aux fils de Coré[1].

Texte[modifier | modifier le code]

verset original hébreu[2] traduction française de Louis Segond[3] Vulgate[4] latine
1 לַמְנַצֵּחַ לִבְנֵי-קֹרַח-- עַל-עֲלָמוֹת שִׁיר [Au chef des chantres. Des fils de Koré. Sur alamoth. Cantique.] [In finem pro filiis Core pro arcanis psalmus]
2 אֱלֹהִים לָנוּ, מַחֲסֶה וָעֹז; עֶזְרָה בְצָרוֹת, נִמְצָא מְאֹד Dieu est pour nous un refuge et un appui, un secours qui ne manque jamais dans la détresse. Deus noster refugium et virtus adiutor in tribulationibus quae invenerunt nos nimis
3 עַל-כֵּן לֹא-נִירָא, בְּהָמִיר אָרֶץ; וּבְמוֹט הָרִים, בְּלֵב יַמִּים C’est pourquoi nous sommes sans crainte quand la terre est bouleversée, et que les montagnes chancellent au cœur des mers, Propterea non timebimus dum turbabitur terra et transferentur montes in cor maris
4 יֶהֱמוּ יֶחְמְרוּ מֵימָיו; יִרְעֲשׁוּ הָרִים בְּגַאֲוָתוֹ סֶלָה Quand les flots de la mer mugissent, écument, se soulèvent jusqu’à faire trembler les montagnes. [Pause] sonaverunt et turbatae sunt aquae eorum conturbati sunt montes in fortitudine eius [diapsalma]
5 נָהָר--פְּלָגָיו, יְשַׂמְּחוּ עִיר-אֱלֹהִים; קְדֹשׁ, מִשְׁכְּנֵי עֶלְיוֹן Il est un fleuve dont les courants réjouissent la cité de Dieu, le sanctuaire des demeures du Très-Haut. Fluminis impetus laetificat civitatem Dei sanctificavit tabernaculum suum Altissimus
6 אֱלֹהִים בְּקִרְבָּהּ, בַּל-תִּמּוֹט; יַעְזְרֶהָ אֱלֹהִים, לִפְנוֹת בֹּקֶר Dieu est au milieu d’elle : elle n’est point ébranlée ; Dieu la secourt dès l’aube du matin. Deus in medio eius non commovebitur adiuvabit eam Deus mane diluculo
7 הָמוּ גוֹיִם, מָטוּ מַמְלָכוֹת; נָתַן בְּקוֹלוֹ, תָּמוּג אָרֶץ Des nations s’agitent, des royaumes s’ébranlent ; il fait entendre sa voix : la terre se fond d’épouvante. Conturbatae sunt gentes inclinata sunt regna dedit vocem suam mota est terra
8 יְהוָה צְבָאוֹת עִמָּנוּ; מִשְׂגָּב-לָנוּ אֱלֹהֵי יַעֲקֹב סֶלָה L’Éternel des armées est avec nous, le Dieu de Jacob est pour nous une haute retraite. [Pause] Dominus virtutum nobiscum susceptor noster Deus Iacob [diapsalma]
9 לְכוּ-חֲזוּ, מִפְעֲלוֹת יְהוָה-- אֲשֶׁר-שָׂם שַׁמּוֹת בָּאָרֶץ Venez, contemplez les œuvres de l’Éternel, les ravages qu’il a opérés sur la terre ! Venite et videte opera Domini quae posuit prodigia super terram
10 מַשְׁבִּית מִלְחָמוֹת, עַד-קְצֵה הָאָרֶץ:קֶשֶׁת יְשַׁבֵּר, וְקִצֵּץ חֲנִית; עֲגָלוֹת, יִשְׂרֹף בָּאֵשׁ Il a brisé l’arc, et il a rompu la lance, il a consumé par le feu les chars de guerre. Auferens bella usque ad finem terrae arcum conteret et confringet arma et scuta conburet in igne
11 הַרְפּוּ וּדְעוּ, כִּי-אָנֹכִי אֱלֹהִים; אָרוּם בַּגּוֹיִם, אָרוּם בָּאָרֶץ Arrêtez, et sachez que je suis Dieu : Je domine sur les nations, je domine sur la terre. Vacate et videte quoniam ego sum Deus exaltabor in gentibus exaltabor in terra
12 יְהוָה צְבָאוֹת עִמָּנוּ; מִשְׂגָּב-לָנוּ אֱלֹהֵי יַעֲקֹב סֶלָה L’Éternel des armées est avec nous, le Dieu de Jacob est pour nous une haute retraite. [Pause] Dominus virtutum nobiscum susceptor noster Deus Iacob

Usages liturgiques[modifier | modifier le code]

Dans le judaïsme[modifier | modifier le code]

Le verset 8 du psaume 46 est le neuvième verset du V’hu Rachum pour Pesukei Dezimra, et fait aussi partie de Uva Letzion. Le verset 12 du psaume se trouve dans la Havdalah. Les Juifs du Yémen l’incluent aussi dans le Yehi Kivod[5].

Dans le christianisme[modifier | modifier le code]

Chez les catholiques[modifier | modifier le code]

Ce psaume était traditionnellement exécuté lors de l'office de matines du mardi[6], après que saint Benoît de Nursie fixa sa règle de saint Benoît vers 530, essentiellement par ordre numérique des psaumes[7],[8].

Dans la liturgie des Heures actuelle, le psaume 46 est chanté ou récité à l’office des vêpres du vendredi de la première semaine[9].

Mise en musique[modifier | modifier le code]

Au XVIIe siècle, le compositeur Johann Pachelbel a réalisé un motet à partir du psaume 46 : Gott ist unser Zuversicht und Stärcke, et en 1699, Michel-Richard de Lalande aussi a composé son grand motet (S.54).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Les fils de Coré sont des lévites qui furent parmi les premiers à se rallier au roi David. Ils reçurent les fonctions liturgiques de chantres et de portiers dans le Temple de Jérusalem. Onze psaumes leur sont attribués.
  2. L’original hébreu provient du site Sefarim, du grand rabbinat de France.
  3. La traduction de Louis Segond est disponible sur Wikisource, de même que d'autres traductions de la Bible en français.
  4. La traduction de la Vulgate est disponible sur le Wikisource latin.
  5. D’après le Complete Artscroll Siddur, compilation des prières juives.
  6. Psautier latin-français du bréviaire monastique, p. 189, 1938/2003
  7. Règle de saint Benoît, traduction par Prosper Guéranger, p. 46, Abbaye Saint-Pierre de Solesmes, réimpression 2007
  8. http://www.abbaye-montdescats.fr/?page_id=1887
  9. Le cycle principal des prières liturgiques se déroule sur quatre semaines.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Nombreux sont les auteurs qui ont commenté les psaumes. Voici quelques ouvrages parmi les plus connus, classés par ordre chronologique :

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]