Psaume 123 (122)

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Le psaume 123 (122 selon la numérotation grecque) est l'un des quinze cantiques des degrés.

Texte[modifier | modifier le code]

verset original hébreu[1] traduction française de Louis Segond[2] Vulgate[3] latine
1 שִׁיר, הַמַּעֲלוֹת:אֵלֶיךָ, נָשָׂאתִי אֶת-עֵינַי-- הַיֹּשְׁבִי, בַּשָּׁמָיִם [Cantique des degrés.] Je lève mes yeux vers toi, qui sièges dans les cieux. [Canticum graduum] Ad te levavi oculos meos qui habitas in caelo
2 הִנֵּה כְעֵינֵי עֲבָדִים, אֶל-יַד אֲדוֹנֵיהֶם--כְּעֵינֵי שִׁפְחָה, אֶל-יַד גְּבִרְתָּהּ:כֵּן עֵינֵינוּ, אֶל-יְהוָה אֱלֹהֵינוּ-- עַד, שֶׁיְּחָנֵּנוּ Voici, comme les yeux des serviteurs sont fixés sur la main de leurs maîtres, et les yeux de la servante sur la main de sa maîtresse, ainsi nos yeux se tournent vers l’Éternel, notre Dieu, jusqu’à ce qu’il ait pitié de nous. Ecce sicut oculi servorum in manibus dominorum suorum sicut oculi ancillae in manibus dominae eius ita oculi nostri ad Dominum Deum nostrum donec misereatur nostri
3 חָנֵּנוּ יְהוָה חָנֵּנוּ: כִּי-רַב, שָׂבַעְנוּ בוּז Aie pitié de nous, Éternel, aie pitié de nous ! Car nous sommes assez rassasiés de mépris ; Miserere nostri Domine miserere nostri quia multum repleti sumus despectione
4 רַבַּת, שָׂבְעָה-לָּהּ נַפְשֵׁנוּ:הַלַּעַג הַשַּׁאֲנַנִּים; הַבּוּז, לגאיונים )לִגְאֵי יוֹנִים) Notre âme est assez rassasiée des moqueries des orgueilleux, du mépris des hautains. Quia multum repleta est anima nostra obprobrium abundantibus et despectio superbis

Usages liturgiques[modifier | modifier le code]

Miniature illustrant le psaume 123, Le Sauveur d'Israël, dans Les Très Riches Heures du duc de Berry, musée Condé. David priant devant un autel et entouré de quatre personnages symbolisant le peuple en danger

Dans le judaïsme[modifier | modifier le code]

Le psaume 123 est récité après la michna entre souccot et le shabbat hagadol. Le troisième verset du psaume fait partie du dernier paragraphe du tahanoun régulier[4].

Dans le christianisme[modifier | modifier le code]

Chez les catholiques[modifier | modifier le code]

Depuis le haut Moyen Âge, ce psaume était traditionnellement exécuté lors de l'office de sexte de la semaine, à savoir du mardi jusqu'au samedi, d'après la règle de saint Benoît fixée vers 530[5].

Dans la liturgie des Heures actuelle, le psaume 123 est récité ou chanté aux vêpres le lundi de la troisième semaine[6], de même que le psaume qui le suit. Dans la liturgie de la messe, il est lu le troisième dimanche du temps ordinaire de l’année B[7].

Mise en musique[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L’original hébreu provient du site Sefarim, du grand rabbinat de France.
  2. La traduction de Louis Segond est disponible sur Wikisource, de même que d'autres traductions de la Bible en français.
  3. La traduction de la Vulgate est disponible sur le Wikisource latin.
  4. D’après le Complete Artscroll Siddur, compilation des prières juives.
  5. Règle de saint Benoît, traduction par Prosper Guéranger, p. 46, Abbaye Saint-Pierre de Solesmes, réimpression 2007
  6. Le cycle principal des prières liturgiques se déroule sur quatre semaines.
  7. Le cycle des lectures des messes du dimanche se déroule sur trois ans.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Nombreux sont les auteurs qui ont commenté les psaumes. Voici quelques ouvrages parmi les plus connus, classés par ordre chronologique :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]